« Chère Lily,
Je suis désolée que tout n'ai pas fonctionné comme tu le voulais, mais il ne faut pas désespérer, je suis sûre que James t'écrira cet été. En tout cas, je voulais te dire que tu m'as beaucoup aidée même si ça n'a pas duré longtemps. Saul Funestar a arrêté de se moquer quand j'ai eu une meilleure note que lui en potions. Tu avais raison, il est bête.
Merci, envoies moi plein de hiboux l'année prochaine STP
Charity. »
Lily replia le parchemin, le rangea dans un tiroir du bureau de sa chambre et donna un biscuit à la chouette de la jeune Serdaigle qui l'avala tout rond et manqua de s'étouffer avec, faisant paniquer Lily pendant deux ou trois secondes, puis elle s'envola rejoindre sa maîtresse.
Elle n'avait même pas eu l'occasion de beaucoup parler avec la petite Charity avant de quitter Poudlard, elle l'avait juste brièvement saluée sur le quai de la gare et s'en était allée avec ses parents. Elle avait voulu éviter qu'ils ne croisent ceux de James, et elle avait presque réussi. Ils chargeaient sa grosse malle dans le coffre de leur voiture quand Euphemia Potter leur adressa un grand signe de main et que sa mère s'empressa d'y répondre et d'aller vers elle.
Elles avaient passé plusieurs minutes à discuter pendant que James attendait, les bras croisés, le regard vissé sur l'horizon à l'opposé de Lily. Son père n'était pas là, et c'était une bonne chose car s'il l'avait été, cela ne faisait aucun doute qu'Ellen les aurait invité à dîner. Sirius, lui, était en train d'étreindre Peter qui partait lui même avec ses parents.
C'était assez déstabilisant de voir leurs mères papoter comme si elles étaient deux vieilles amies d'enfance. Il y avait une certaine différence d'âge entre elles, mais elles paraissaient sur la même longueur d'onde, et Lily n'avait même pas osé écouter leur conversation parce qu'elle n'aurait pas été surprise de les entendre dire que James et elle étaient bien malpolis l'un envers l'autre, et elles n'auraient pas eu tort. Ils ne s'étaient même pas dit au revoir.
Lily avait essayé de lui faire un signe quand ils montaient dans la locomotive, mais James lui avait simplement tourné le dos. Sirius lui avait adressé un sourire compatissant. Lui et James s'étaient aussi disputés le jour où il avait appris la vérité à propos de Marlène, mais ils semblaient s'être réconciliés juste avant de quitter le château.
Leur départ de Poudlard avait eu lieu une semaine auparavant, et elle n'avait toujours pas de nouvelle ni de l'un, ni de l'autre. Elle avait passé plusieurs jours chez Mary, ce qui avait largement détourné son attention, mais maintenant qu'elle se retrouvait sous son propre toit avec pour seule distraction le flot d'insultes incessants de sa sœur, elle accusait le coup.
« Lily ! L'appela son père du bas de l'escalier. »
Elle sauta de sa chaise de bureau et descendit les marches jusqu'à arriver devant lui et il lui fit signe de le suivre dans la salle à manger où une pile d'assiettes étaient entassées sur la table ronde par dessus laquelle il avait jeté une nappe blanche qu'il ne sortait que pour les grandes occasions.
« Aides-moi à mettre la table, veux-tu ? Ils ne vont pas tarder.
- Qui ça ? demanda t-elle en étalant les assiettes.
- Les Potters, voyons. Ah, ta mère a encore oublié de t'en parler ? »
La dernière assiette lui échappa mais elle la rattrapa in extremis avant qu'elle ne s'éclate sur le sol. Elle avait cru qu'elle s'en était bien tirée ce jour là, devant la gare de King's Cross, mais visiblement, elle s'était bercée d'illusions.
Elle compta rapidement les assiettes. Huit. C'était fini. Elle était morte. James et Sirius venaient tous les deux. Merlin, quelle ambiance. Elle avait soudainement très, très mal au ventre. Elle posa le dernier verre et se tourna vers son père.
« Je ne sais pas si je vais pouvoir manger, je ne me sens pas très bien.
- Tu as mal quelque part ? s'inquiéta t-il en posant sa main sur son front pour voir si elle avait de la fièvre.
- Je n'en sais rien, je me sens un peu barbouillée...
- Vas t'allonger, ta mère et moi t'excuserons.
- Merci papa. »
Il hocha la tête et lui lança un bref sourire. Elle évita son regard lorsqu'elle passa devant lui pour retourner dans sa chambre, mais elle savait très bien qu'il n'était pas dupe. Elle n'était plus tout à fait la même depuis qu'elle était rentrée de Poudlard. Elle était d'avantage renfermée et plus susceptible à tout ce que Pétunia pouvait lui dire, ses parents s'en étaient rendus compte. Ils voyaient toujours ces choses là.
Ce qu'elle aimait chez eux, c'était qu'ils ne disaient rien. Ils attendaient toujours qu'elle soit prête à parler et qu'elle engage elle même la conversation tout en sachant que cela n'arriverait peut-être jamais. Ils ne la poussaient pas. Peut-être qu'ils auraient dû parfois, mais là, Lily trouvait extrêmement agréable le fait de ne pas avoir à expliquer quoi que ce soit. Elle n'en avait pas envie.
Elle venait de s'échouer sur son lit lorsqu'elle entendit la porte d'entrée s'ouvrir et des exclamations chaleureuses retentir. Elle ne comprenait pas un seul mot de ce qui se disait, mais elle reconnut la voix d'Euphemia Potter et celle de Sirius qui semblait positivement ravi d'être ici. Elle songea qu'il changerait probablement d'avis quand il rencontrerait sa stupide sœur.
Elle tendit l'oreille pour essayer de distinguer celle de James mais elle ne l'entendit que brièvement, et celle de son père la couvrait à chaque fois. Elle serra sa couette contre elle. C'était vraiment bizarre de le savoir ici.
Elle resta aux aguets pendant un long moment avant de finalement s'endormir. Ses nuits avaient été courtes depuis son retour de Poudlard. Elle se torturait trop. Elle se revoyait ce jour là, face à Marlène et James, et elle s'en voulait de ne pas avoir su trouver les bons mots, de ne pas avoir pu convaincre Marlène, de ne pas avoir parlé à James en premier lieu... Ne pas pouvoir revenir en arrière la rendait malade.
A quoi bon être une sorcière si elle ne pouvait pas gommer les moments les plus imparfaits de sa vie pour les corriger ? Lily Evans était une perfectionniste mais aucun aspect de sa vie ne lui avait semblé parfait depuis trop longtemps, et c'était une véritable torture pour elle. Elle savait que la vie n'était pas destinée à n'être qu'une suite de moments irréprochables et que seules les pires chutes provoquaient les plus belles ascensions, mais elle n'était pas faite pour les montagnes russes.
Elle fut réveillée par quelques coups frappés à la porte de sa chambre. Elle cligna des yeux plusieurs fois et jeta un bref regard vers sa fenêtre. Il faisait toujours jour. L'horloge au dessus de son lit indiquait 16h12. Elle était un peu dans les vapes lorsqu'elle émergea de son lit pour aller ouvrir. Elle s'apprêtait à pester contre Pétunia de l'avoir privée de quelques minutes de sommeil de plus, mais après s'être rapidement frottée les yeux, elle constata que James était celui qui se tenait devant sa porte.
« Salut, lâcha t-il simplement. »
Elle resta droite devant lui, cligna des yeux et les plissa pour s'assurer que son esprit ne lui jouait pas des tours, et quand elle réalisa qu'il la dévisageait comme si elle agissait bizarrement, elle comprit qu'elle était parfaitement éveillée et en train de passer pour une folle.
« Salut, répondit-elle alors.
- Ton père nous a raconté que tu ne te sentais pas bien, alors j'ai proposé de te monter quelque chose à manger... Mais maintenant que je le dis à voix haute, je réalise que n'était peut-être pas une bonne idée, expliqua t-il en lui tendant une assiette qui contenait une grosse part d'un joli gâteau doré.
- Merlin merci, je meurs de faim, s'exclama t-elle en attrapant l'assiette. »
Elle lâcha sa poignée de porte et s'installa à son bureau, enfournant une grosse bouchée du gâteau avant de réaliser que ce n'était définitivement pas la couverture la plus plausible pour quelqu'un qui prétendait être malade, mais après tout, elle n'avait pas vraiment menti. Elle se sentait réellement mal. Elle osa un regard vers James. Il attendait devant sa chambre d'un air gêné. Il avait l'air de vouloir discuter, et c'était la chose la plus réconfortante dont elle ait été témoin depuis une semaine.
« Tu peux entrer, tu sais, lui dit-elle entre deux bouchées. Merlin, ce gâteau est divin, est-ce que ce sont tes parents qui l'ont fait ? »
Elle se détestait de parler de ce fichu gâteau alors qu'ils avaient tant d'autres choses à se dire, mais elle avait peur de prononcer le mauvais mot et de le faire fuir si elle s'engageait dans LA discussion qu'ils appréhendaient tous les deux d'avoir.
« Ma mère. Elle ne voulait pas partir sans que tu n'y goûtes. Sirius avait proposé d'en faire un, mais sa recette comprenait des herbes pas tout à fait légales. Mes parents n'ont pas trop appréciés et ils nous ont puni tous les deux... Expliqua James en esquissant un sourire gêné.
- Toi aussi ? Pourquoi ?
- Je l'ai aidé à dissimuler les herbes en question.
- Oh... Alors... Vous avez été obligés de les suivre ici, c'est cela ? l'interrogea t-elle sans pouvoir cacher sa déception. Elle avait espéré qu'ils seraient venus de leur plein gré.
- Non, pour ça, nous étions partants. C'était probablement notre seule chance de sortir avant les dix prochaines années, répondit-il en grimaçant. »
Elle lui lança un regard désolé et se laissa basculer au fond de sa chaise après avoir terminé la dernière bouchée du divin gâteau d'Euphemia Potter. James avait fait quelques pas dans sa chambre et son regard s'était arrêté sur sa penderie. Un gros costume de licorne rose et blanc en dépassait. Lily le vit sourire. Ses yeux suivirent les siens, et elle ne put s'empêcher de repenser à cette nuit là.
Ils s'étaient tous les deux endormis dans les bras l'un de l'autre, mais elle avait été réveillée par la musique quelques minutes plus tard. Elle s'était défaite de son étreinte, l'avait regardé comme elle n'avait jamais regardé qui que ce soit avant, et elle avait discrètement enfilé la robe beige qu'il lui avait enlevé un peu plus tôt.
Elle était restée quelques secondes debout dans la chambre de Mary a hésiter entre partir et rester, et le voir dormir si paisiblement ne l'avait pas aidée à prendre une décision. Le drap s'arrêtait à sa taille et ses yeux avaient vagabondé pendant un moment le long de son dos. Elle n'avait eu qu'une envie : retourner se caler contre lui, mais elle n'avait cessé de se rappeler de ce que Marlène McKinnon avait révélé aux filles un peu plus tôt, et elle s'en était voulue, alors elle avait chassé une larme de sa joue et quitté la chambre de Mary.
« J'ai parlé avec Sirius... commença t-il, la sortant de sa rêverie.
- Hmmm ?
- Et aussi un peu avec Charity. Cette petite racaille m'envoie des lettres tous les deux jours pour savoir si j'ai pris de tes nouvelles, termina t-il en lâchant un rire.
- Oh j'en ai une là aussi, lui indiqua Lily avant d'ouvrir son tiroir et de lui brandir la missive en question.
- Elle est pénible, mais elle va me manquer, commenta James alors que Lily acquiesçait vigoureusement. Enfin... Tout ça pour dire que j'ai réalisé que j'avais été dur avec toi. J'étais énervé contre Marlène, et sur le coup, j'avais l'impression que vous m'aviez tous menti alors que vous étiez juste en train d'essayer de faire en sorte que je découvre les choses par moi-même... Ou qu'elle m'en parle comme elle aurait dû le faire il y a longtemps... Termina t-il le visage sombre. »
Lily pivota sur sa chaise et laissa son menton reposer sur le dossier alors que James s'était assis sur le bord de son lit et se frottait nerveusement les mains comme elle avait l'habitude de le faire quand elle regrettait profondément quelque chose.
« J'aurais dû diriger ma colère sur elle plutôt que sur vous, reprit-il.
- Tu as des nouvelles d'elle ?
- Je ne veux pas en avoir, répondit-il immédiatement après avoir secoué la tête de gauche à droite. Pas après avoir entendu ce qu'elle t'a dit dans le couloir ce jour là. Elle ne m'a pas écrit non plus. Et dire que mes parents pensent que j'ai un don pour la Métamorphose alors qu'en fait, mon véritable talent c'est d'accorder ma confiance aux mauvaises personnes. »
Il avait l'air si triste que Lily sentit son mal de ventre revenir au galop. Si elle ne s'était pas partiellement sentie visée par ses propos, elle se serait empressée d'aller s'asseoir à côté de lui pour passer son bras autour de ses épaules. Merlin, elle en crevait d'envie. Il ne s'ouvrait jamais de cette façon, pas devant elle en tout cas, ou pas au point de montrer ses failles comme il le faisait maintenant.
« Tu dis ça comme si c'était une mauvaise chose d'accorder sa confiance... lui glissa Lily.
- Parce que c'est le cas.
- Non. Au contraire. C'est très honorable de penser que tous les gens sont aussi loyaux que toi. Je suis désolée de ne pas avoir été à la hauteur.
- Tu l'as été, la corrigea t-il aussitôt. Tu as essayé de faire en sorte que Marlène avoue.
- J'aurais dû t'en parler.
- Tu n'en as même pas eu le temps, Sirius m'a tout expliqué en détail. Lily, vraiment, avec le recul, je comprends ta démarche, ce n'est même pas la peine d'en reparler, je n'aurais pas dû m'énerver contre toi. »
Elle laissa échapper un soupir. Rien de ce qu'il ne disait ne pouvait l'empêcher d'avoir des regrets.
« James ?! l'appela sa mère d'en bas.
- J'arrive maman, deux minutes s'il te plaît ! répondit-il sur le même ton en se levant du lit de Lily. »
Elle n'avait plus envie qu'il parte maintenant qu'ils avaient discuté et qu'elle savait qu'il ne lui en voulait pas. Elle le reverrait le week-end suivant car ses parents organisaient une fête pour ses ASPICs, mais elle avait pris l'habitude de le fréquenter tous les jours à Poudlard, et s'asseoir derrière lui en métamorphose lui manquait terriblement.
« Au fait, quand tu disais que ta sœur était pénible, je pensais que tu exagérais, lâcha t-il au seuil de la porte.
- Oh non, qu'est-ce qu'elle a fait ? lui demanda Lily en esquissant une grimace.
- Tu veux dire, à part nous dévisager pendant tout le repas comme si nous étions des acromantulas et refuser de nous saluer ?
- Je suis sincèrement désolée... Au moins, peut-être que la prochaine fois, tes parents autoriseront Sirius à amener son gâteau aux herbes... Je suis sûre qu'il pourrait avoir d'incroyables vertus sur Pétu...
- Je pense qu'il vaudrait mieux qu'elle les ingère directement sans la pâte autour, répliqua James, la faisant éclater de rire. »
Elle se leva de sa chaise de bureau pour le rejoindre devant la porte de sa chambre, et quand la voix d'Euphemia parvint encore une fois à leurs oreilles, James grimaça.
« Maman espérait te voir aujourd'hui. Je crois qu'elle a le béguin pour toi depuis ce jour où vous vous êtes rencontrées à Pré-au-Lard, plaisanta t-il.
- Je devrais aller la saluer...
- Elle comprendra si tu ne te sens pas d'attaque...
- Tu viens de me dire qu'elle espérait me voir et j'ai dévoré son gâteau comme une recluse dans ma chambre. Je vais m'en vouloir si je ne descends pas au moins la remercier pour ses talents culinaires, trancha Lily avec un bref sourire
- Attends d'avoir goûté la cuisine de mon père, tu ne t'en remettras pas, lui dit-il en descendant les escaliers alors qu'elle le suivait. »
Cette simple phrase la réconforta. Il n'y avait peut-être aucune arrière pensée pour James, mais Lily y voyait de l'espoir. Tout ce qui s'était passé à Poudlard ces dernières semaines laissait planer une ombre au dessus d'eux, mais James semblait vouloir tourner la page sur cette histoire et elle le voulait aussi. Elle avait envie de chercher le soleil avec lui et d'y rester.
« Bonjour madame Potter, comment allez-vous ? lança Lily au pied des escaliers alors que la mère de James était dos à elle devant la porte du salon en train de presser Sirius et Fleamont.
- Oh Lily ! Il ne fallait pas descendre si tu ne te sentais pas bien. Et par la barbe de Merlin, appelle moi Euphemia, répliqua t-elle en se hâtant d'aller la serrer dans ses bras.
- Je me sens mieux. C'est sûrement grâce à votre gâteau, il était vraiment délicieux.
- Lèche bottes, lui glissa discrètement James alors que son père et Sirius apparaissaient aux côtés de sa mère dans le couloir.
- Regarde Fleamont ! Je te l'avais dit, qu'elle était mignonne comme tout, non ?
- Elle a son petit caractère, vous savez, intervint Ellen Evans en attrapant sa fille par les épaules, lui faisant lever les yeux au ciel.
- On sait, commenta Sirius, taquin, avant de lui donner une petite tape amicale à laquelle elle répondit par un sourire ironique.
- Bonjour Lily, j'ai beaucoup entendu parler de toi, la salua le père de James. »
Il était aussi grand que James et tout aussi vieux que sa femme, mais le ton de sa voix était ferme sans être désagréable, il était juste... Confiant, et Lily ne put que confirmer ses soupçons quant au fait que James tenait son assurance de lui. Elle serra la main qu'il lui tendait en songeant avec amusement qu'elle avait fait l'exact même geste vers la mère de James quand elles s'étaient rencontrées et qu'elle l'avait prise dans ses bras.
« Nous pourrons compter sur ta venue le week-end prochain, n'est-ce pas ? S'inquiéta Euphemia.
- Ne dis pas non, s'il te plaît, tu risques de lui briser le cœur, intervint Sirius, faisant rire Fleamont aux éclats.
- Il n'a pas tout à fait tort, tu sais, ajouta ce dernier. »
Lily leva les yeux vers James pour évaluer sa réaction, et il hocha la tête en lui adressant un sourire. Il voulait qu'elle vienne.
« Les résultats des ASPICs devraient arriver cette semaine, croisons les doigts.
- Tu sais très bien que nous sommes brillants Euphemia, je ne sais pas de quoi tu as peur, pointa Sirius.
- Je ne m'inquiète pas de savoir si vous les aurez ou non, j'ai confiance en vous, lui répondit-elle avant de glisser plus secrètement à Lily : j'ai parié avec Fleamont que James n'obtiendrait pas un Optimal en potions et si je perds, c'est moi qui devrais m'occuper de faire la conversation au ministre le week-end prochain... Parfois, j'ai l'impression d'être une horrible mère. »
Lily laissa échapper un rire discret. A son humble avis, Euphemia avait l'air de tout sauf d'une horrible mère. Elle était juste très drôle et ressemblait beaucoup à son fils pour qui les paris avec SIrius étaient monnaie courante à Poudlard, mais elle se garda bien de le lui révéler.
« Alors tu viendras ? l'interrogea Sirius. »
Elle hocha la tête pour toute réponse. James lui avait silencieusement donné son accord, et elle n'allait certainement pas se priver de le revoir. Elle en avait besoin. Peut-être qu'ils en avaient tous les deux besoin, peut-être que Poudlard était devenu trop étroit pour eux et qu'il était juste nécessaire qu'ils voient le monde pour se retrouver. Elle l'espérait.
