Qui c'est qui arrive à la bourre ? C'est moiii.

C'est un chapitre un peu court (bientôt) mais toujours rigolo à écrire ! Avec un peu d'action.


Une fois libéré, Doflamingo se déchaîna et troqua sa retenue contre sa sauvagerie habituelle. Il voltigea en riant aux éclats, aussi léger qu'une plume, et se percha dans les hauteurs de l'île afin d'avoir une vue bien dégagée — et un accès au nuages, depuis lesquels il pouvait planer.

Crocodile resta sur la terre ferme et étudia le terrain. Il lui aurait été facile de détruire l'île et de précipiter tout le monde dans l'océan avant de s'envoler tranquillement, mais il ne voulait pas renoncer aux richesses qui lui étaient promises. Leur ennemi était furieux ; il utilisait son nouveau corps et son apparence monstrueuse pour frapper dans tous les sens et les anéantir. Malheureusement pour lui, sa force colossale n'était pas suffisante pour ça, tous les deux étaient trop rapides.

Il lançait ses poings de géant en l'air et détruisait les édifices de son propre territoire sans toucher ni Crocodile, ni Doflamingo. En revanche, ce n'était pas plus simple pour eux. Le sable de Crocodile ricochait sur son étrange corps sans lui faire la moindre égratignure. Doflamingo, qui flottait ça et là, tenta de le trancher sans pitié. Mais ses fils ne parvinrent pas à venir à bout de la peau du Souffleur.

– Il résiste, l'animal ! Ricana-t-il. Il va falloir y aller un peu plus fort.

En contrebas, les gens fuyaient, sans comprendre comment les choses avaient pu dégénérer aussi vite. Crocodile les regardaient se jeter dans l'océan d'un œil indifférent. Il réfléchissait à un moyen de le vaincre. Doflamingo avait l'air de bien s'amuser, à voleter partout comme un colibri, mais lui n'avait plus de temps à perdre. Si le sable ne pouvait pas le blesser, il pouvait toujours l'assécher. Il fonça et posa sa main sur le flan du monstre.

Malgré sa lenteur, celui-ci réagit à temps et ne le laissa pas s'approcher davantage. Il se hérissa d'épines tranchantes. Crocodile se décolla de lui aussitôt, d'autant qu'il avait probablement utilisé le haki de l'armement. Même s'il avait eu le temps d'utiliser son pouvoir, il n'aurait sans doute pas pu faire quoi que ce soit. Transformé en banc de sable, il s'envola et rejoignit Doflamingo dans le ciel.

– Alors Croco, on galère ?

– Tu n'as pas l'air de mieux t'en sortir.

– Il résiste à mes fils, ça mérite mon admiration.

Un grognement enragé retentit et ils s'écartèrent l'un de l'autre afin d'esquiver le monceau de cristal qui avait failli les percuter tous les deux.

– Bon, qu'est-ce qu'on en fait ? Demanda Doflamingo.

– Il ne va pas se laisser tuer facilement.

– Je l'enverrai bien au fond de l'eau, tutoyer les monstres marins, qu'est-ce que tu en dis ?

– Je suis d'accord.

Ils esquivèrent un nouveau coup. Une rafale poussa Doflamingo plus haut dans les airs, à une centaine de mètres. Il hurla à l'attention de Crocodile :

– Occupe-le ! Je me charge de le faire basculer !

– Tu veux te charger de quoi à cette distance ? Abruti...

Oubliant son "allié", il chercha un éventuel point faible ou frapper. La carcasse du monstre paraissait invulnérable et il savait qu'il résistait à l'érosion. Il ne pouvait pas non plus compter sur le côté tranchant de son pouvoir, si les attaques de Doflamingo ne lui faisaient rien, alors les siennes n'auraient pas plus d'effet. En revanche, il lui sembla que la "peau" du Souffleur, au niveau du ventre, était plus fine. C'est là qu'il devait frapper.

Il vola dans cette direction, le plus vite possible.

Le monstre tenta de le stopper mais sans utiliser le haki – qu'il avait concentré dans ses épines – c'était comme donner un coup d'épée dans l'eau. Il concentra toutes ses forces, rassembla tous les grains de sable possible, et frappa. L'effet de son attaque fut similaire à celui d'une énorme massue. Ne jamais oublier que les grains de sable sont d'abord des pierres.

La peau du géant se craquela lentement. Il grogna de douleur. Son poing titanesque devint noir juste avant d'arriver sur Crocodile. Il n'eut pas le temps de le toucher, il se figea en l'air comme une statue et ne bougea plus d'un millimètre. Seuls ses globes oculaires continuaient de tournoyer furieusement. Doflamingo réapparut, se baladant à pieds sur le crâne du monstre, les mains dans les poches.

– C'est vraiment trop facile, déplora-t-il. Mon pouvoir devrait être connu depuis le temps mais non, vous vous faites toujours avoir, c'est désespérant.

– Balance-le à l'eau, au lieu de faire des phrases ! S'énerva Crocodile.

– Ca va, j'y vais.

Doflamingo s'envola, agrippé aux nombreux fils qu'il avait dispersés dans le ciel et dans lesquels le Souffleur s'était stupidement emberlificoté en s'agitant dans tous les sens pour toucher Crocodile. Il serra les poings sur les liens invisible et tira.

Le monstre, statufié par ses liens, ne put rien faire d'autre que basculer, droit dans l'océan. Ses yeux trahissaient la panique. En un dernier geste désespéré, il reprit forme humaine et se libéra des fils. Crocodile apparut à sa droite.

– Erreur fatale, susurra-t-il, juste avant de lui planter la lame de son crochet dans la chair.

Un hoquet de stupeur lui échappa, alors qu'il gardait ses yeux fixés sur la lame dorée qui lui transperçait le ventre. Lentement, il perdit connaissance, tout en essayant de retirer le crochet de ses tripes. Crocodile le regarda partir. Il voulait être sûr de sa mort avant de s'en débarrasser. La dernière fois, il avait été trop sûr de lui et il ne voulait pas commettre deux fois la même erreur.

Soudain, la tête du Souffleur sauta de son cou, tranchée nette par une force invisible. Elle tomba tout en bas, parmi les décombres de l'île. Crocodile soupira.

– Tu voulais avoir le dernier mot à ce point-là ? Dit-il à Doflamingo. Il était déjà mort.

– Il bougeait encore, grogna-t-il, contrarié de ne pas être le seul et unique vainqueur du combat.

Crocodile, balança le reste du corps d'un seul coup, comme il aurait chassé une mouche, et ils revinrent ensemble sur la terre ferme. S'ils s'étaient débarrassé de leur ennemi plutôt vite, ils étaient tout de même un peu chagrinés de voir l'état dans lequel cet imbécile de gourou avait mis son propre territoire : c'était un champ de ruines à présent.

Des corps jonchaient le sol, des cristaux brisés de plusieurs tonnes étaient répandus dans tous les sens et avaient détruit les rares structures logiques de l'île. Crocodile soupira : adieu la nouvelle base. Il se demanda si Mr.1 avait eu le temps de faire ce qu'il lui avait demandé avant que tout ne s'effondre.

– Désolé, dit Doflamingo. C'est tout cassé mais je suis sûr qu'il y a des trésors à la clé.

– Il y en a, confirma Crocodile. Et des fruits du démon par caisses entières.

Un homme en toge mauve toussa sous les décombres. Il était à l'agonie mais utilisa ses dernières forces pour cracher sa rancune aux pieds des corsaires.

– Plus maintenant, les bateaux ont quitté la baie toute à l'heure, et quand il apprendra ce que vous avez fait... Il vous le fera payer.

– Qui est"il" ? Demanda Crocodile.

– Barbe Noire !

Doflamingo haussa les sourcils de surprise.

– Ah !

– Ca se tient, lui aussi à quelque chose ambitions avec des fruits du démon en ce moment.

Tout à coup, sortis des débris et des derniers couloirs encore utilisables, une foule entière de soldats en toge mauve débarquèrent et les encerclèrent. Ils étaient tous en piteux état : le sang leur coulait de la bouche et certains peinaient à tenir debout, mais la détermination se lisait dans leur regard.

Doflamingo les considéra avec une pitié hypocrite.

– C'est mignon, mais désolé messieurs, on a plus le temps pour ça.

Crocodile sentit une lourde vibration dans l'atmosphère. Sensation qu'il connaissait bien et à laquelle il avait appris à résister mais à laquelle aucun de ses pauvres soldats ne pouvait se soustraire. Aussitôt, leurs yeux se révulsèrent et ils s'écroulèrent tous au sol, inconscients.

Cela faisait longtemps que Doflamingo n'avait plus fait usage de ce pouvoir et il avait l'air ravi de le faire.

Une fois tranquille, il se tourna vers Crocodile, enjoué.

– Bon, on part à la chasse aux trésors ?

[Ellipse]

Sans surprise, une bonne partie des coffres et des richesses avaient fini au fond de l'océan, là il n'était plus possible d'aller les récupérer sans matériel de plongée. Il ne se passerait pas beaucoup de temps avant que tout ne soit pillé ou ramassé par la Marine. Crocodile se retrouvait donc : sans le nouvel habitat qui lui était promis et sans richesses. Mais il avait un coup d'avance, sans que Doflamingo ne soit au courant. Alors il s'efforça de paraître aussi contrarié que possible, de sorte qu'il ne remarque rien.

– Arrête de faire la gueule, au moins on aura bien rigolé.

– Hilarant en effet, ironisa Crocodile.

– Tu as trouvé quelque chose d'intéressant lors de ta petite balade ?

– Non.

– Menteur.

Doflamingo se détourna de lui et slaloma entre les prisonniers. Même si les plupart des invités et des soldats étaient tombés à l'eau, les pauvres gens qui étaient venus ici en quête d'un nouveau départ n'avaient pas eu la chance de pouvoir évacuer. Ils étaient tous là, mortifiés, à la merci de deux pirates dont ils ne pouvaient pas anticiper les réactions.

– Et eux, qu'est-ce qu'on en fait ?

– T'inquiète pas pour ça, répondit Doflamingo. Au fait, je suppose que malin comme tu es, tu as prévu un plan de secours et qu'il y a donc un bateau, dont je pourrais profiter, caché quelque part dans le coin ?

– Tu essayes de me faire croire que tu n'as pas les moyens de te faire rapatrier tout seul chez toi ? Vole ou appelle tes larbins mais laisse mon bateau tranquille.

– Si, mais je me disais...

Il ne termina pas sa phrase et afficha une moue équivoque qui ne fit qu'augmenter l'exaspération de Crocodile. A croire que tout ce cirque n'avait été qu'un prétexte pour lui remettre le grappin dessus. C'était désespérant. Il changea de sujet.

– Et Barbe Noire ? Tu vas le gérer comment ? Si tu viens de détruire tout un lieu de transit pour les fruits du démon qu'il convoite, ça va mal se passer pour toi.

– T'inquiète pas pour ça. Il n'aura aucun moyen de savoir que je suis partiellement responsable.

– Tu comptes éliminer tous les témoins ? C'est absurde. Même si tu les tues, leur absence va quand même se faire remarquer, ils sont des centaines.

Les prisonniers se mirent à trembler, tous avaient compris que l'on parlait d'eux et que leur avenir n'avaient rien de brillant.

– J'ai dit : t'inquiète pas pour ça.

Doflamingo – qui avait également caché un petit escargophone dans une poche – appela ses sbires. C'est une petite voix fluette lui répondit.

– Sugar, je vais avoir besoin de tes services, dit-il avec un sourire mortel.


Ecrire les méchants, toujours très sympa.

Je pense que le prochain chapitre sera le dernier (j'avais dit que cette fic serait courte) et j'aurais aussi une petite annonce à faire :) les gens qui savent, spoilez pas !

A la prochaine, je vais essayer d'être moins en retard cette fois.