-On a un nouveau corps, je préviens Tic et Tac. Je t'ai envoyé l'adresse sur ton téléphone.
Pas de repos pour les braves pensa Hélène. Il fallait vraiment qu'ils attrapent ce tueur avant que les corps ne commencent à s'empiler. Balthazar attrapa ses affaires et les conduisit hors de son appartement. Mais ce qu'il cacha aux autres, c'était son anxiété. Leur première victime connue était un sain en public, mais il battait sa petite amie. Ils ne savaient pas encore qui était la deuxième victime alors pour le mobile, ils pouvaient encore attendre. Mais bon, les réponses à leurs questions allaient être trouvé dans l'entrepôt dans lequel ils arrivèrent.
-On continue dans le glauque. Maugréa Raphael
-Pas besoin de commentaires Balthazar. On est là pour le travail.
Il ne répondit pas, il savait qu'il ne pouvait pas gagner un débat avec elle, quand elle était en mode travail. A peine furent-ils entrés que l'odeur de sang les prirent au nez. Sous leurs yeux s'étalaient une scène de crime propre et en même temps c'était un bain de sang. Une pure contradiction s'étalait devant eux. Ils purent voir des projections allaient dans toutes les directions, comme une œuvre d'art mais pas une trace autour du cadavre ; comme si on avait pris son temps pour le nettoyer. Balthazar commença à douter qu'il trouverait quelque chose sur le corps.
-Alors, je suis d'accord avec Balthazar. Dit Delgado
La capitaine ne répondit pas, elle ne disait rien car elle traitait encore les informations qui se trouvaient devant ses yeux. Elle en avait vu des choses durant sa carrière, mais là…
-Bon, vous avez gagné. Dit-elle d'un ton las.
Heureusement pour lui, Raphael avait enfilé sa combinaison avant de rentrer. Aucun des policiers n'avaient osé s'approcher de la victime et il comprit pourquoi. Ils avaient sans doute trouvé la personne a qui appartenait le cœur qui se trouvait dans le coffre de sa voiture. Ils ne leurs restèrent plus qu'à trouver ce que la victime avait fait pour attirer les foudres de son assassin. Il se mit alors au travail, examinant le corps de la victime tout en mettant les pensées négatives qui lui traversaient l'esprit. Il recueillit avec minutie tous les indices qu'il trouva sur et autour du corps, autant dire pas grand-chose. Il commença à penser que la rencontre entre Bach et le tueur devenait une nécessité pour mettre fin à cette série de meurtre. Alors qu'il allait renoncer, il se souvient d'une chose qu'il avait écrite mais non publier.
C'était non-dit, mais tous ceux qui avaient lu le livre du Docteur Balthazar savaient que cette scène de crime était dans le livre. Alors ils ne furent pas étonnés, mais quand même curieux ; quand ils virent le médecin légiste aidé de ces deux assistants lever le corps dans une position assise.
-C'est bien ce que je pensais… Capitaine !
Elle grommela dans sa barbe, ne voulant pas approcher de trop près le cadavre. Mais son médecin légiste appelait donc, elle devait venir pour voir ce qu'il avait trouvé.
-Quoi Balthazar ?
-Nous avons trouvé ça sous la victime, c'est un mot.
-En plus de celui trouvé dans votre appartement.
-Celui-là est adressé à moi, enfin mon personnage. Il demande…
Un léger clic se fit alors entendre, le cœur de Raphael s'emballa. Il regarda rapidement sous le socle pour voir un engin, il se fustigea lui-même pour ne pas avoir regardé avant, il avait 5 secondes pour bouger, mettre les autres à l'abri. Il ne connaissait pas la portée de la bombe, mais ses amis étaient beaucoup trop proche du cadavre.
-Mettez-vous à couvert !!!
Il hurla, espérant qu'Eddy tirerait Fatim loin du cadavre. Il se jeta sur Hélène pour l'éloigner de la déflagration. Tous avaient reculés sous l'ordre venant du Docteur. L'explosion envoya des morceaux de cadavre dans tous les sens, une vraie boucherie. Raphael avait plongé sur elle, la protégeant avec son corps, des flammes et des morceaux qui avaient atterris un peu partout. La situation commença lentement à prendre tout son sens dans le cerveau de la capitaine de police. Elle regarda son légiste qui se trouvait au-dessus d'elle.
-Balthazar ?
Lui était encore sonné par l'explosion.
-Capitaine ?
-Vous allez bien ? Balthazar répondez moi.
L'inquiétude commença à gagner l'esprit de la flic, elle devait s'assurer que tout le monde allait bien, mais surtout lui. Il grogna dans son cou quand elle tenta de bouger ; bon au moins, il était conscient, c'était déjà ça de gagner.
-Il faut que vous bougiez Balthazar…
-Je… Il faut m'aider, je suis sonné, j'ai un peu de mal là Capitaine.
Ok, ça devait être important pour qu'il lui demande de l'aide, en tout cas, il parlait maintenant, c'était encore une amélioration. Alors elle plaça une main sur sa joue, le forçant à se concentrer sur elle. Parce qu'il faut bien le rappeler, dans leurs chutes, ils s'étaient retrouvés dans une position un peu compromettante, elle rougit en pensant à ce que ses collègues penseraient de tout cela.
-Il faut vous concentrer, vous êtes trop lourd pour moi là. Je n'ai même pas une prise pour tenter de vous bouger, car je crois que votre combinaison est recouverte de quelque chose et j'ai pas du tout envie de toucher à ça. Alors il faut se bouger maintenant.
-Et moi, qui pensait que vous aimeriez m'avoir sur le dessus.
Elle le frappa à l'arrière de la tête, cette réflexion était de trop dans leur petite joute verbale.
-Pardon, je crois que j'ai une commotion cérébrale
Elle allait acheter cette excuse merdique pour le moment, mais elle aurait une autre conversation avec lui plus tard, quand elle sera sûre que cette enquête sera finie. Alors dans un effort surhumain pour lui, il se glissa hors de son corps sur le ventre pour ne pas contaminer les éventuelles preuves qui se trouvaient encore dans son dos. Elle le regarda un peu désolé pour lui mais il fallait qu'elle repasse en mode flic pour voir les dégâts que cette explosion avait causée.
-Tout le monde est encore entier ? demanda-t-elle
Elle entendit des grognements venant de certains coins et des bouts de phrase, le centre de l'explosion était encore en feu, les pompiers prévenus ne devraient plus tarder en même temps que l'ambulance, enfin elle espérait. Mais elle attendit 3 autres réponses qui ne vinrent pas tout de suite.
-Jérôme ?
-Je suis là, je crois que je me suis cassé le poignet.
Elle alla vers son ami pour observait les conséquences et elle vit que son poignet était enflé.
-Balthazar ne pas t'aider pour le moment, je vais voir où son Tic et Tac, ils étaient à côté de nous quand…
-Je sais qu'ils encore en vie, ils sont jeunes…
-Capitaine Bach, Eddy va avoir besoin de soin. Dit Fatim
Le Capitaine sut que le jeune homme avait barrage à la bombe avec son corps.
-L'ambulance est en route Capitaine. Dit un de ses hommes.
C'est là qu'elle prit le temps d'observer le carnage qui avait eu lieu sous ses yeux. Balthazar était hors service pour une durée indéterminée, Tic et Tac encore sous le choc de ce qui venait de se passer et son bras droit avait un poignet cassé, quel bilan formidable.
Merci d'avoir lu ce chapitre :)
