-Balthazar ?!

-Je suis là Capitaine, je vais bien.

Elle tourna la tête vers le son de la voix de son ami, il était vivant en face d'elle. On les avait parqués tous les deux dans une chambre d'hôpital. Ils avaient quelques contusions et bleus partout sur le corps.

-J'ai entendu toute la conversation alors je suis sortie quelques secondes plus tôt de ma voiture. J'ai eu de la chance, je me suis éloigné assez pour éviter la mort.

Elle sourit mais n'osa pas le regarder dans les yeux. S'il avait entendu toute la conversation, cela voulait aussi dire, qu'il avait écouté sa confession. Voyant son mal être, il s'approcha d'elle doucement pour éviter de lui faire peur. Après la soirée qu'ils venaient d'avoir, la seule chose qui le réconfortait, c'était de savoir qu'elle l'aimait aussi, que ses sentiments étaient réciproques. Comme d'habitude, il avait fallu qu'ils frôlent la mort ensemble pour se rendre compte des choses.

-Hélène, regarde-moi s'il te plaît.

Elle leva les yeux vers lui, incertaine.

-Après la soirée qu'on vient d'avoir, j'ai envie de te dire des tonnes de choses. Mais je pense qu'une action vaut mieux que des mots.

Prenant une nouvelle fois son courage à deux mains, le médecin légiste embrassa son amie. Un baiser tendre et doux, montrant tous les sentiments qu'il avait pour elle. Une des mains de la jolie blonde passa à l'arrière du cou du beau brun. Il mit fin au baiser avant que ça aille encore plus loin, il colla son front contre le sien, la regardant amoureusement. Ils furent coupés par une toux quelque peu amusé venant de Delgado, attelle pour son poignet cassé durant l'explosion.

-On peut dire que vous nous avez fait peur tous les deux. Ça ne doit pas devenir une habitude. Malheureusement, le temps qu'on s'occupe de vous, il avait filé.

-Il avait choisi le lieu en connaissance de cause. Dit Balthazar.

-Par contre, il va falloir une garde rapprochée, il a quand même menacé Balthazar. Et toi aussi Hélène, tu as cassé son délire.

-Je… Commença Balthazar

-Je vais le prendre avec moi pour ce soir, on organisera une meilleure patrouille demain. Poste quelques hommes devant chez moi.

-Entendu.

Balthazar tenta de dire quelque chose, mais le regard que lui lança la Capitaine coupa court et puis en y repensant, passer la nuit chez elle, cela avait certains avantages. Les médecins permirent aux deux protagonistes de sortir de l'hôpital. Delgado les conduisit vers l'appartement d'Hélène en écoutant Raphael se plaindre du fait qu'il n'avait plus de voiture.

-Je n'ai pas de voiture et je n'en fais pas un plat ! éclata le Capitaine après de longues minutes à l'écouter se plaindre.

Ce qui étonnement, connaissant le caractère de Raphael mis fin à la conversation, il sut qu'il devait se rattraper. Alors quand ils arrivèrent à destination, il ouvrit avec galanterie la porte de son amie, amoureuse ? il ne savait pas encore. Elle accepta volontiers ce geste et sortit de la voiture ; elle remercia son ami et rentra avec Balthazar chez elle. Elle savait que ses enfants étaient chez leur père pour la semaine, elle avait déjà reçu des messages de soutien de leurs parts quand l'affaire avait fini dans la presse.

-Faîtes comme chez vous. Dit elle

Il observa autour de lui, content d'être avec elle. Il entendit son ventre gargouillait, il comprit alors ce qu'il devait faire pour se rattraper du comportement qu'il avait eu dans la voiture.

-Allez, je vais faire le diner. Vous avez quoi ?

-Euh Balthazar… tenta-t-elle

Comment lui dire, qu'elle n'avait quasiment plus rien dans son réfrigérateur. Elle n'était pas la cuisinière la plus douée et comment dire, elle avait plutôt tendance à commander. Il ouvrit le frigo avant qu'elle n'ait eu le temps de dire quelque chose. Le choc sur le visage du médecin légiste fut vite remplacer par de la consternation, alors d'un pas décidé et sachant qu'il ne pouvait pas sortir, il prit une feuille et nota quelques trucs dessus.

-Vous faîtes quoi ? demanda Hélène

-Une petite liste rapide pour faire à manger. Et avant que vous ne disiez quelque chose, ce n'est pas moi qui vais aller chercher les ingrédients. On a bien une garde rapproché non ?

-Ils ne sont pas à votre service Balthazar.

-Si on veut manger, ce soir, si. Dit-il d'un ton ferme

Il ouvrit la porte pour tomber sur un policier, lui donne la liste avec un peu d'argent avant de refermer.

-Bon, plus qu'à attendre. Dis-moi que tu as quelque chose à boire quand même ?

Le tutoiement fut facile, après leurs deux baisers, c'était comme une évidence pour lui. Surprise au début, elle n'en montra les signes que quelques secondes avant de se tourner et d'aller chercher les verres et une bouteille de vin. Elle servit deux verres et en tendit un à l'homme en face d'elle. L'atmosphère était quelque peu tendue entre eux et il ne savait pas trop pourquoi. Il décida de bouger, de faire un autre pas vers elle.

-Comment vont Hugo et Manon ?

La question sembla la détendre un peu, elle lui expliqua les dernières choses que ses enfants avaient fait avec elle, comment ils s'en sortaient à l'école. Elle lui dit même, qu'elle était un peu stressée car Hugo allait partir à la Fac et qu'elle n'était pas prête pour ça. Elle lui dit aussi qu'elle s'était beaucoup rapproché d'eux depuis le divorce et qu'elle trouvait ça quelque peu ironique. On toqua alors à la porte.

-Docteur, j'ai tous les ingrédients.

Il alla alors ouvrir pour prendre le sachet, il dit alors au policier de garder la monnaie pour lui afin de le dédommager pour le déplacement.

-Les choses sérieuses vont pouvoir commencer. Dit-il avec un grand sourire.


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