-Jérôme, des nouvelles des empreintes trouvées dans mon appartement ?
-Pas encore, mais le labo est dessus. Ça va ?
-Je sais pas trop quoi penser de cette histoire, je me sens coupable pour toutes les vies que ce dingue à prise à cause de mon livre mais dans un sens, je me dis qu'elles ne feront plus de mal aux gens qui les entouraient. Je sais que…
-Oui, je comprends. J'ai eu la même réflexion. Bon, tant que vous deux ça va, j'ai un peu moins de soucis à me faire.
Delgado lui tapota l'épaule de sa main libre, avant de partir. Il se demanda si elle allait le rejoindre, mais Eddy l'appela pour rentrer au labo. Une prochaine fois peut être, il fallait qu'il se concentre sur l'affaire pour attraper le dingue qui avait failli le tuer.
-Bon au boulot. Dit-il joyeux
-Dit donc Baltha, tu nous avais caché tes plus noirs fantasmes. Dit Eddy en brandissant le livre.
-Et tu nous considères vraiment comme des amis ou des larbins qui obéissent au moindre de tes désirs. Continue Fatim
-Parce qu'on ne va pas se mentir, cette histoire « d'amour » entre les deux personnages, qui sont censés être nous, c'est une folie. T'es pas bien dans ta tête mec !
Fatim frappa alors son collègue dans les côtes, elle leva les yeux au ciel.
-Ce n'est pas de ça dont je parle-moi ! J'aimerais un peu plus de considération et de respect de ta part !
-Je vous respecte, je tiens à vous. Je suis désolé, si dans le livre vous trouvez que le personnage principal ne respecte pas les personnages qui le seconde.
-Autant dire toi non ?
Il était à court de mot pour contre argumenter, alors il baissa la tête.
-Je suis désolé, je ne pensais pas que mon livre serait mal interpréter.
Ses deux amis le regardèrent surpris, ils avaient l'habitude de le voir sur de lui, parfois imbu de sa personne alors le voir s'excuser, c'est une première pour eux.
-Bon d'accord, tu as gagné, on accepte tes excuses. Dit la jeune femme
-Merci. Répondit le médecin avec un large sourire.
Il tapa dans ses mains, ses deux assistants savaient ce que cela voulait dire. Ils reprirent le travail afin de donner à la police toutes les clefs pour arrêter ce malade qui s'en prenait à leur Capitaine mais aussi ami sans oublier leur patron. Personne ne sait vraiment depuis combien de temps, les trois compères étaient penchés sur le cadavre, ce qui les tira de leurs brumes professionnelles, c'était la venue de Bach et Delgado.
-Du nouveau ? demanda la Capitaine
-Notre cher homme de Dieu s'est fait poignardé directement dans le ventricule droit, enfin ce qu'il en reste. Car comme vous pouvez le constater, les tigres ont grandement facilité l'ouverture du corps. Ma première hypothèse était la bonne, le tueur lui a ouvert l'estomac pour sortir les viscères, on peut clairement voir les marques sur la peau qui reste au niveau du pelvis. Delgado, vous voulez voir ?
-Euh, non, ça va aller.
-Vous savez quel vice, notre homme de prière a commis ?
-Pédophilie. Répondit Hélène
-Oh, c'est fantastique, un pur cliché. Dit Balthazar
-Pas besoin de ça maintenant Balthazar.
-Entendu mon Capitaine
Il continua de délivrer tout son rapport. Jusqu'au moment, où le téléphone de Delgado sonna. Il sortit de la pièce pour répondre. Raphael échangea un rapide coup d'œil avec son amante, voulant savoir comment elle allait. Mais il n'eut pas le temps de déchiffrer ses expressions que Delgado revint dans la pièce, la mine grave.
-Le Labo vient d'identifier les empreintes, ça ne va pas vous plaire.
-Pourquoi ? Jérôme qu'est ce qui se passe ? demanda Balthazar inquiet
-Il s'agit de Pierre Chaussin.
-Attends, je connais ce type…
-Oui, il habite juste en face de chez toi.
-C'est pour ça que la silhouette que j'ai vu l'autre soir me semblait familière, nous avons interrogé tous les voisins, mais il n'a répondu à nos questions seulement dans la pénombre de son entrée, j'ai trouvé ça bizarre. Dit la Capitaine
-Qu'est-ce que vous attendez pour aller le choper, ce taré ?! s'exclama Eddy
merci d'avoir lu :)
