Les flics partirent avec le médecin légiste en chef sur les talons, ils n'arrivèrent pas à argumenter avec lui pour qu'il reste en sécurité. Ils prirent la direction du bâtiment pour interpeller le suspect, Delgado avait appelé des renforts. Mais dans l'entrée.

-Jérôme tu restes en retrait, j'ai une idée pour le faire sortir espérant sans problèmes.

-Mais, Hélène, il a déjà essayé de te tuer…

-Je sais, mais je ne veux pas que vous soyez pris entre deux feux, en plus ton poignet. Enfin bref, Balthazar vous me suivez ?

-Toujours.

Elle prit sa main dans la sienne et le tire avec elle dans les escaliers.

-Agis comme si on rentrait d'un rendez-vous…

-Pas de soucis.

Il l'embrassa alors tendrement, la plaquant presque contre le mur.

-Comme ça ?

-Il faut que j'ai les mains libres, dans le cas où je devrais sortir mon arme. Chuchota-t-elle dans le creux de l'oreille de son amant à bout de souffle

Alors il passa un bras autour de sa taille, sa main placée très bas dans son dos, déposant des baisers dans son cou. Il prit ses clefs dans ses mains, allait ouvrir la porte quand ils entendirent celle d'en face s'ouvrir doucement. Hélène essaya de rester cool, mais elle était tendue. Raphael lui donna juste assez d'espace pour qu'elle puisse saisir son arme sans encombre, il ouvrit la porte. Du coin de l'œil, il aperçut un couteau, il devina que c'était l'arme du crime, du moins pour la dernière victime. Il poussa Hélène sur le côté, le tueur avait réagi plus vite que lui et lui entailla profondément le bras. 3 coup de feu se firent entendre dans l'immeuble, venant du Capitaine Bach qui avait sorti son arme juste au moment où son amant l'avait poussé hors de la trajectoire de frappe. Le corps sans vie du voisin de palier de Balthazar s'écrasa sur la porte d'entrée de ce dernier.

-Hélène ? Balthazar ?

-Je vais bien, mais appelle une ambulance.

-Compris

Elle se dirigea vers lui, complètement inquiète pour lui.

-Ça va, ne t'inquiète pas pour moi. Il n'a touché que du muscle, je vais être bandé pendant quelques jours, rien de grave.

Il caressa doucement sa joue, tenant fermement la blessure avec son autre main. Bon, fallait pas s'inquiéter certes, mais il avait perdu un peu de sang quand même.

-Merci. dit-elle doucement

-Dis donc vous deux, le petit spectacle que vous avez donné dans les escaliers plus tôt, il était bien réel pour moi. Vous ne me cacherez pas quelque chose ?

Ils rougirent légèrement tous les deux, c'était mignon. Mais les ambulanciers virent leur donner une bonne diversion afin d'éviter de répondre à la question. Ils s'occupèrent du Docteur sans l'emmener, ils recousirent la plaie et le bandèrent sans trop de difficultés. Puis le reste du commissariat était de nouveau sur le palier de notre bon Docteur. Ils prirent les dépositions de leurs collègues, les indices et le corps. Ils entrèrent alors dans l'appartement situé en face de celui du Docteur.

-Euh, je dois flipper…

-Balthazar… soupira Hélène

-Attendez, vous ne pouvez pas me dire que vous trouvez ça normal ??

Dans le salon, se trouvait comme Hélène s'y attendait, des photos, des dizaines de photos d'elle, de Raphael et quelques-unes de Jérôme et les deux assistants/amis de Balthazar.

-On tombe quand même dans le stéréotype du chasseur, je veux dire, regardez un peu tout ça.

Mais ce qui inquiétait vraiment Hélène c'était de ne s'être pas rendu compte qu'on la suivait, mais il y avait aussi sur certaines d'entre elles, Antoine et ses enfants. Balthazar avait suivi du regard la progression de son amante dans les photos et il comprit pourquoi elle s'était tendue face à certaines d'entre elles.

-Capitaine ? demanda-t-il doucement.

-Je ne sais pas… Je ne me suis pas rendue compte qu'on me suivait, cet enfoiré a pris en photo mes enfants, je…

-Tout va bien, vous l'avez eu. Il ne leur fera pas de mal, ne t'inquiète pas.

Il la prit dans ses bras, elle accepta volontiers son étreinte. Delgado revint vers eux après avoir examiné les pièces restantes.

-Bon, j'ai trouvé d'autre trucs dans la chambre, dont les notes de Balthazar.

-Ok, on a tous ce qui faut pour fermer le dossier.

-Rentrez chez vous.

-Euh, je voudrais bien. Mais j'ai plus vraiment de chez moi.

-Pourquoi ? mon appartement ne vous plaît plu ? demanda la Capitaine taquine

Il était surpris de voir qu'elle voulait qu'il rentre avec elle.


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