Désolééee, je vous avais dis que l'on verrait Tom dans ce chapitre, mais je me suis un peu empressée... en tout cas, vous allez voir que les choses se mettent en place petit à petit. Enjoy :)
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Chapitre 4 : Pouvoir, Immortalité, Perfection
1er Janvier 2001
Alors que le Sauteur-de-temps tournoyait, le monde autour d'Harry se dissipa. Il ressentit à nouveau la sensation de vole maintenant familière, les détonations métalliques résonnant dans ses oreilles.
Finalement, il se retrouva, comme la foix précédente, dans le laboratoire désert.
Tout son corps trembla. Ses jambes cédèrent; le laissant appuyé contre le mur, reprenant son souffle. Chaque saut l'avait drainé de toute énergie, mais cette fois-ci, les dommages semblaient particulièrement sévères.
"HARRY!" Hermione courut jusqu'à lui. "Tu vas bien ?"
Elle prit son pouls et remarqua les battements irréguliers, erratiques.
"Plus de saut pour l'instant," elle le regarda d'un air inquiet. "La charge pour ton corps est trop importante."
Entre deux souffles courts, Harry réussit à laisser s'échapper quelques mots, "Je vais... je vais bien."
Mais soudainement il gémit et glissa au sol.
Hermione serra les lèvres, mais décida de remettre le sujet à plus tard.
"Alors, que s'est-il passé ?" demanda-t-elle.
Harry fronça les sourcils, "J'étais...euh... c'était le 31 mai, 1927."
Cinq mois. Hermione en prit note, puis tira des tableaux vers elle. Elle y dessina quelques lignes, marmonant pour à elle-même, avant de s'adresser à Harry.
"J'ai compris!... Nous devons attendre 47 jours, et ensuite tu pourras sauter et atterrir en 1946."
Harry hésita un court instant, pour ensuite tourner vers elle ses yeux émeraude sérieux et pleins de détermination.
"Je veux y retourner," il annonça simplement.
Hermione le fixa avec inquiétude. "...Pourquoi ?"
Harry pensa au bébé, si petit, les bras souples enserrés autour de son cou.
"Parce que... parce que je veux le changer ! Je veux changer sa vie, Hermione. Même...même si ce n'est qu'un tout petit peu."
Hermione regarda dans les yeux verts de son ami et fut troublée par ce qu'elle y vit. Elle su qu'elle ne pourrait pas l'arrêter. Mais elle savait aussi qu'elle ne pouvait pas le laisser détruire sa santé pour une cause sans espoir.
"Le Destin ne t'autoriseras pas à changer l'histoire, Harry. Et ton corps ne peut pas supporter tant de sauts dans le temps.
IL NE PEUT PAS. NE POURRA PAS. NE DEVRAIT PAS—"
Harry grimaça lorsque Hermione lui cria dans les oreilles.
"Mais les retourneurs de temps—" protesta-t-il faiblement.
"Un Sauteur de temps n'est pas un retourneur de temps," l'interrompu-t-elle froidement. "Les retourneurs de temps n'ont pas d'effets secondaires, tandis que les premiers sont dangereux."
Elle se pencha en avant et secoua ses épaules gentiment.
"Harry, je suis désolée. Mais tu sais que j'ai raison. Dis moi... ta tentative de changer son destin— est-ce que ça a fonctionné ?"
Harry baissa les yeux. L'ombre de ses cils longs et épais lui dissimulant le visage d'Hermione. Mais il savait qu'elle savait qu'il avait échoué.
Il n'avait pas pu tuer Tom, ni lui donner une meilleure enfance.
"Le Destin ne perd jamais. Il prévoit tout. Il tient tout en compte. Le passé est fixé dans la pierre," elle expliqua de nouveau. Certes, elle culpabilisait de briser ses espoirs, mais elle n'allait pas le laisser se blesser lui-même en vain.
"Alors... Peut-être que je suis imprévisible. Incontrôlable,"rétorqua Harry d'un air défiant. "Même si je ne peux pas— n'ai pas put— l'empêcher de devenir Voldemort, ma présence seule dans le passé est un changement en soi."
Hermione s'arrêta, secouant sa tête. Maintenant elle commençait vraiment à s'inquiéter.
"NON. Harry, tu ne comprends pas, ça ne fera pas de différence. Le destin fera— ou a fait— effacer toute trace de ta présence là-bas. Regarde!... Voldemort ne se souvient même pas de toi. S'il l'avait fait, il n'aurait pas tué tes parents. Il n'aurait pas été si avide de te voir mort!"
Harry resta silencieux.
Hermione sursauta. Elle saisit la main de son ami et s'excusa.
"Je suis navrée. Je— Je ne voulais pas mêler tes parents à ça."
Harry haussa des épaules. C'était le moindre de ses soucis.
"Harry... Tu es notre dernier espoir, alors je t'en prie, prend soin de toi. Ton imprudence—" Elle posa son regard sur ses doigts pâles et s'écria, "—MERLIN! HARRY. TU ES GLACE!"
Elle l'emmitoufla dans une couverture et l'observa à nouveau.
"Ou est ton manteau ?"
Harry grinça des dents. C'est vrai... il était parti avec un manteau et une écharpe accordés. Tout neufs, des cadeaux de Noël de la part de Lupin. Harry se jeta un sort de réchauffement, et sentit instantanément monter la chaleur dans sa poitrine.
"Je dois l'avoir laissé à l'Orphelinat."
Aww, alors qu'ils étaient neufs.
...
Ron avait été blessé.
Dès qu'ils firent un pas hors du laboratoire, Harry et Hermione furent accueillis par une Ginny en pleine panique. Elle-même ne semblait pas dans le meilleur des états. Ses vêtements étaient troués et son visage marqué de légères brûlures. Ses genoux écorchés saignaient encore, laissant une trainée rouge derrière elle.
"L'infirmerie—" elle indiqua à Hermione, qui perdit toute couleur en recevant cette nouvelle.
La fille aux cheveux bouclés courut à l'étage. Elle ne prit même pas la peine d'enlever sa blouse blanche.
Harry aurait voulu la suivre, mais Ginny le retint.
La mince jeune fille, âgée de dix-neuf ans , avait beaucoup changé pendant la guerre. Elle avait mûrie, s'était transformée en féroce guerrière, chevelure rousse époustouflante et yeux bleus tranchants.
"On en a capturé un intéressant cette fois," lui sourit-elle d'un air malicieux. Des éclaboussures de sang sec recouvraient son visage, cependant cela ne semblait pas la déranger; à l'inverse, elle les affichait avec fierté, comme un signe accentuant sa vivacité.
Harry n'avait jamais remarqué à quel point elle était jolie... Il sentit ses joues rougir.
Elle le prit par la main et l'emmena vers la salle d'interrogatoire.
"Il pleut,
Tout s'écroule,
Le ministère coule.
Je rigole,
Je pleure,
Le Phoenix se meurt."
Une voix folle et haut-perchée leur parvint aux oreilles de derrières les portes métalliques de la salle. Harry pouvait aussi percevoir les soupirs exaspérés de Percy alors que ce dernier criait quelque chose au prisonnier.
Ginny lui jeta un regard navré.
"Désolée, mais...Il ne veut parler qu'à Harry Potter."
Harry lui sourit, lui signalant qu'elle n'avait pas à s'en faire, et entra.
La nature de l'interrogatoire demandait une pièce plutôt oppressante. Bureau et chaises métalliques, cage en fer légèrement éclairée, tout était en place pour inspirer de la peur aux visiteurs, qui, ces derniers temps, étaient principalement des Mangemorts.
"Harry, tu n'as pas l'air en forme," le salua Percy.
"Il fait froid ici," Harry frissonna. Sa peau était frigorifiée. "Je pense que...j'aurais dû apporter un manteau."
Au centre de la pièce, un Mangemort en sang était menotté au bureau. La marque des ténèbres transparaissait sous ses robes en lambeaux; paraissant encore plus sinistre sous l'éclairage verdâtre.
L'homme rigola, émettant un son désagréable et désorientant.
"HAHAHA. Notre sauveur ayant besoin de prendre soin de lui... Malgré tout, sa vie pathétique appartient à mon maître."
Percy roula des yeux. Il tira une chaise pour Harry.
Le Mangemort fixa Harry, ses yeux sortant de leurs orbites. Il... semblait instable, de la pire des façons.
"J'AI DIS—que je parlerai SEULEMENT avec Mr. Potter. SEUL."
Percy fronça les sourcils. Il se tourna vers Harry, hésitant.
"C'est bon, je m'en charge," Le jeune homme sortit sa baguette et s'assit en face du prisonnier.
L'expression qu'affichait le visage de Percy trahissait sa désapprobation, mais le roux n'avait pas d'autre option. Il avait déjà tout essayé.
"Ecoute, Harry. Je serai juste derrière la porte. Appelle moi si il tente quoi que ce soit. N'importe quoi," dit Percy, avant de fermer les portes derrière lui.
Harry se massa les tempes. Il était déjà épuisé par son voyage dans le temps, et cette situation était loin de ce à quoi il aspirait à l'instant même.
"Très bien," grommela Harry. "Que veut Voldemort ?"
Le mangemort admira sa marque des ténèbres avec adoration, un sourire suffisant sur les lèvres.
"Ne prononce pas le nom de notre seigneur si légèrement, Sauveur... Profites de tes derniers instants, stupide garçon, car notre seigneur veut que tu saches qu'il te fera payer pour ces souvenirs...les Horcrux—"
Harry suivit son regard sur la marque. Le tatouage de serpent semblait se rire de lui.
Harry pensa au bébé Tom...petites mains tirant sur ses manches, gigotant.
"Le Destin fera— ou a fait— effacer toute trace de ta présence là-bas. Regarde !... Voldemort ne se souvient pas de toi."
Les mots d'Hermione se rejouèrent dans son esprit.
Harry força un sourire froid sur son visage, et laissa ses incertitudes de côté.
"Oh?... Et moi qui pensais que Voldemort n'en avait rien à faire de ses souvenirs, à propos de son enfance, non?... Il ne me parait pas vraiment du type sentimental. Pour quoi exactement vais-je payer ?"
"Notre seigneur," chuchota le mangemort. "Notre seigneur devient plus fort. Notre seigneur se débarrasse de toutes ses faiblesses. "
Le coeur d'Harry fit un bond. Alors il sait! Voldemort avait découvert qu'Harry était au courant de l'existence d'un point faible...
"HAHAHAHA, la prochaine fois... quand tu rencontreras mon maître, il sera plus puissant, plus immortel, plus... parfait," L'homme rit, ses yeux fous fixés sur le visage d'Harry.
Le rire excité le narguait. Le coeur d'Harry battait si vite, si fort dans sa poitrine, qu'il n'aurait pas été surpris de s'écrouler à l'instant, terrassé par l'émotion.
Il sauta sur se pieds et courut à la sortie. Pendant un moment, des points noirs obscurcirent sa vision, et Harry s'affaissa contre la porte, reprenant son souffle. Quand il parvint enfin à se calmer, Il ouvrit violemment cette dernière et inspira l'air froid et frais avec soulagement.
"Tu vas bien?" Percy et Ginny se ruèrent vers lui.
Harry fit un signe de tête, "Oui. Ca va.."
"Ta face est si pâle," Ginny avait l'air inquiète. "Tu devrais te reposer."
Harry marqua son accord. "Oui, bien sûr. Vous aussi... Ginny, tu dois soigner ses blessures tout de suite."
Ginny sourit d'un air entendu. Elle se retourna et les laissa.
Dès que Ginny fût suffisamment éloignée, Percy demanda rapidement.
"Alors, qu'est-ce qu'il a dit ?"
Harry hésita. IL considéra les révélations du mangemort et la nature de sa mission; ensuite, regarda Percy en grimaçant.
"Tu vas devoir continuer ton interrogatoire. Il parlait de quelque chose à propos de Voldemort devenant parfait. Voldemort prépare quelque chose de gros... Nous devons découvrir ce que c'est...et nous devons prévenir Hermione."
"Je vois," Percy semblait pensif. "Ecoute, prend une pause. Ginny a raison. ton visage est blanc comme neige."
Harry rit dédaigneusement. Ca ne pouvait pas être si grave que ça.
...
"Fred, George—"
Harry courut pour rattraper les jumeaux Weasley. Tout deux abordaient de vilaines cicatrices sur leurs faces, ce qui leur servait de parfaite excuse pour blaquer à propos de leur laideur respèctive.
"Yo, Harry," ils l'embrassèrent chaudement, de toute évidence de bonne humeur.
Harry leur rendit un sourire rayonnant.
"Ecoutez. Je peux vous demander une faveur ?"
"Sûr," dit l'un des jumeaux, enroulant son bras autour de son frère. "Tout ce que tu veux."
"Aussi longtemps que tu payes la facture, bien sûr," ajouta l'autre d'un air malicieux.
Harry passa sa langue sur ses lèvres gercées. Il vérifia qu'ils étaient seuls dans le couloir, et hésita encore.
"Oooh, si mystérieux," chuchota Fred.
"Nous sommes des citoyens respectueux de la loi," dit George. Il fit un clin d'oeil à Harry. "alors pas de magouille, okay?"
Harry les observa avec affection. Il parla rapidement.
"Il faut que vous me fournissiez de fausses pièces d'identité—moldues et magiques — et un certificat de naissance datant de 1906. J'ai aussi besoin de monnaie anglaise. Beaucoup — assez pour acheter une maison."
Maintenant ils avaient l'air intéressés.
Fred tapota l'épaule d'Harry. "Notre chère Hermione est-elle au courant ?"
Harry, honnête, indiqua que non.
George se rapprocha, baissant la voix, "c'est en rapport avec ta mission de voyage dans le temps ?"
Toujours aussi honnête, Harry acquiesça.
Fred et George se tournèrent l'un vers l'autre, identiques, un sourire malin sur leurs visages ravagés .
Ils s'exprimèrent à l'unisson, "J'aime ta façon de penser, Harry. Nous nous occupons de ça pour toi."
Harry regarda les jumeaux s'éloigner dans le couloir, bras dans les bras, chantant, riant, et il ne put s'empêcher d'émettre un soupir de soulagement.
...
voili voilou, j'attend vos commentaires. N'hésitez pas surtout, les précédents m'ont encouragé ou m'ont fait prendre conscience de certains points à améliorer ou à faire plus attention. :)
Au prochain chapitre.
