Un petit changement de POV ! Yeah ! Voici Voldi !

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Chapitre 22 : Le seigneur des ténèbres

14 Janvier, 2001

« Etes-vous prêts, mes loyaux serviteurs ? »

Des pupilles rouge-sang brillèrent dans l'obscurité. Au centre d'un magnifique hall doté d'un haut plafond, les mangemorts formaient un cercle autour d'un trône surélevé. L'apparence de leur maitre n'était désormais plus la peau blanche farineuse, le visage squelettique, mais plutôt des traits ciselés et une peau pâle aussi lisse que du marbre.

Au pied du trône, les serviteurs des arts sombres s'agenouillèrent devant lui. Avec révérence et fervente adoration, ils répondirent, « Oui, Maître! »

« Très bien, » le Sombre Roi ricana en passant en revue les nombreux individus recouverts de capes noires.

Il se leva et sortit du hall, un python dont la largeur égalait celle des humains glissant à ses côtés.

Bientôt, le monde entier lui appartiendrait.

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Il sortit d'un pas mesuré du grand hall, seulement accompagné par le son des glissements de Nagini sur le sol en marbre. Pour un moment, il ressentit une illusion de paix.

Paix? Il grimaça. Aux yeux du Seigneur des Ténèbres il n'existait que peur, destruction et le silence des morts, rien de semblable à la paix. La nuit est plus sombre juste avant l'aube, de même que l'heure favorite du Sombre Seigneur. Cette heure était pleine de désespoir, de peur et de ténèbres impénétrables, et lui, tel un maître vampire errant dans la nuit, n'en était que plus satisfait et puissant à force de festoyer de cet effroi.

Il ne faudra pas attendre longtemps avant que le monde magique, lui aussi, se retrouve enveloppé dans les ténèbres.

Le temps s'arrêterait à cet instant, figeant le monde dans une nuit éternelle sans aucun espoir de voir apparaître le soleil . Ses lèvres se courbèrent vicieusement. Peu importe la beauté de son visage actuel... la noirceur au fond de lui le transformait en un être tordu.

Oui, ce ne serait pas long avant que le présupposé sauveur, l'Elu, perde tout. Le garçonquiavaitsurvécu?—HA! Bientôt viendrait le jour où lui aussi tomberait sous un éclair de brillante lumière verte. Le jour où il mettrait fin à la légende du garçon de ses propres mains.

Ses yeux rouges se plissèrent de contentement. Penser à la mort et au sang éveillait une faim qui sommeillait dans ses veines. Des doigts pales et osseux caressèrent sa baguette d'if en contemplation.

Il pouvait sentir ses pouvoirs revenir à lui; il pouvait sentir son esprit s'éclaircir et s'aiguiser; il pouvait sentir ses horcruxes se fondre à nouveau en lui. Il redevenait parfait.

Personne n'en savait plus sur l'art interdit de la fabrication d'horcruxes que lui-même... pas même ce vieux fou maintenant six pieds sous terres.

Horcrux — C'était un symbole de vie éternelle, d'une âme immortelle; cependant, il y avait un revers fatal. Cela brisait son pouvoir, diminuait sa capacité de réflexion.

À parier que le vieux fou ne s'y attendait pas, ricana-t-il. Le Seigneur des Ténèbres abandonnant consciemment son immortalité pour réunir son âme—par caprice, rien de plus— juste parce qu'il le pouvait.

Le seigneur des ténèbres sourit. Parce que je peux faire mieux.

Tout à coup, il fut à nouveau plein de pouvoirs et de vitalité, avec une soif de sang et une résolution de fer à exorciser cette stupide faiblesse. Immédiatement.

Tandis qu'il pensait à sa faiblesse, son visage se fit sombre, meurtrier.

Les rêves sont souvent révélateurs du subconscient, exposant les faiblesses et les peurs de chacun. Mais... enfoui profondément dans les rêves du Seigneur des Ténèbres, il n'y avait qu'un écran blanc, accompagné de tâches et de bruits parasites comme un brouillard l'empêchant de voir les détails vraiment importants. Et... il ressentait aussi de la peur dans ses rêves, une terreur monstrueuse tapis au fond de lui, pareille à la marée ascendante, rapide et furieuse, qui le submergeait jusqu'à ce qu'il ait l'impression de se noyer. Cela venait inexplicablement, sans avertissement, accompagné d'une agonie telle qu'il avait l'impression que l'on arrachait son cœur de sa poitrine.

Depuis qu'il avait créé son premier horcrux, il n'avait plus ressentit pareille instabilité émotionnelle. En plus de l'immortalité, les horcuxes avaient d'autres intérêts — ils l'avaient débarrassé de ses émotions, et surtout celles associées aux souvenirs de son enfance. Il avait mis de côté tous ces souvenirs et sentiments passés —ses expériences de jadis heureuses, tristes, douloureuses ou agréables —et avait ensuite scellé tous ces encombrements inutiles dans ses horcruxes. Ce faisant, il s'était élevé au-dessus des hommes. Il était capable d'observé ses souvenirs avec calme et objectivité, comme s'il était un étranger visionnant sa propre — non, celle de Tom Riddle —vie.

C'était supposé le rendre calme, sans pitié et cérébral. Il avait donc été suspicieux lorsque des émotions puissantes avaient de nouveau surgies dans son esprit , même si ce n'était que dans des... rêves.

Il avait pris conscience que quelque chose d'important manquait et que quelque chose avait effacé les souvenirs de sa soi-disant faiblesse.

Il avait une faiblesse.

Le Seigneur des Ténèbres ne pouvait pas se permettre d'avoir une faiblesse, et particulièrement une dont il ne parvenait pas à se souvenir.

Il devait découvrir ce que c'était! Cette faiblesse... et il devait aussi découvrir la cause de la peur inexplicable dans ses rêves. Pour cette raison, il avait commencé à réabsorber ses horcruxes.

….

Au final, même les ténèbres les plus sombres de la nuit cèdent place au jour. L'éclat de l'aube dorée apparut à l'horizon. Le Seigneur des Ténèbres trouvait cette lumière naissante des plus irritantes. Il se retourna brusquement, ses robes noires flottant dans l'air telles les ailes d'une immense chauve-souris.

« Nagini, retourne dans la chambre »ordonna-t-il. Il ne trouvait repos que dans les endroits plongés dans une obscurité parfaite.

Il était le seigneur des ténèbres. Il était allergique à toute chose venant de la lumière ou d'une douce nature.

Parce qu'il détestait la lumière, de tout son être, et il haïssait l'Elu ainsi que tout ce que représentait le garçon.

Même si le soleil levant brillait de l'autre côté des fenêtres, la chambre du Sombre Seigneur restait sombre, juste comme il l'aimait.

Même si sa seigneurie ne se souciait guère que ses meubles soient de la meilleure qualité que l'on puisse trouver en Europe, ses serviteurs avaient insisté, et il en venait à s'allonger dans des draps de soie, entouré par les plus beaux ornements. Même s'il ne se souciait pas de détails aussi triviaux...Non, en tant que Seigneur des Ténèbres, tout ce dont il se souciait était la guerre.

Se réveillant en sursaut d'un rêve, Voldemort s'assit sur le lit, fronçant des sourcils.

C'était un effet secondaire de l'absorption des horcruxes. Irrité, il jeta quelques reducto à tout ce qu'il trouva dans la chambre, détruisant le meilleur d'Europe. À l'exception du lit sur lequel il reposait, bien sûr.

L'effet secondaire consistait à expérimenter à nouveau ses anciens sauts d'humeur. Une nouvelle fois, dans l'intimité de ses rêves, il était assailli d'émotions superflues — espoir, désir, obsession, et... une profonde et persistante tristesse.

Après avoir absorbé la pièce d'âme logée dans le diadème de Serdaigle, petit à petit, il s'était remémoré tous ses souvenirs suivant son vingt-cinquième anniversaire, et ressentit toutes les émotions perplexes qui les accompagnaient. Cette année-là, il s'était présenté pour le poste de Défense contre les forces du mal à Poudlard, à nouveau, et avait été rejeté grossièrement pour cause de « manque d'expérience ». Il s'était souvenu comment sa confiance s'était changé en déception et rage dévastatrice, qu'il s'était alors tourné vers les arts sombres ce qui l'avait mené sur la route qu'il suivait actuellement.

Autrefois, il avait adoré Poudlard. Tout sorcier qui venait à grandir entre les murs du vieux château ne pouvait s'en empêcher. Et même lui, en dépit de sa nature arrogante et paranoïaque, avait voulu repayer l'établissement pour ce qui lui avait été offert. Mais... Poudlard lui avait fermé les portes au nez.

Le beau seigneur fit l'effort de se calmer. Il sourit d'une façon provocatrice, Presque séduisante.

Au final, Poudlard était tombé entre ses mains. Maintenant, l'école n'était plus qu'un outil pour lui... un outil à utiliser contre l'Elu. Oui, son leitmotiv était vrai —Il n'y ni bien ni mal, juste le pouvoir.

Il se leva et se vêtit d'une robe noire.

…..

Le Seigneur de Ténèbres était retourné à son apogée.

Son apparence était différente. Il n'était plus la créature serpentine, mais avait retrouvé son physique d'autrefois — une silhouette grande et élancée, avec de larges épaules, des cheveux noirs jais, et de long membres puissants. Seulement septante ans, assez jeune à vrai dire. Pour un sorcier moyen dont l'espérance de vie allait jusque 300 ans, il était dans sa prime jeunesse.

« Seigneur, » une personne encapuchonnée approcha le trône et s'agenouilla. Quand il leva la tête, ses yeux fervents et fous parurent atrocement familiers. C'était le même mangemort que Ron Weasley avait capturé peu de temps auparavant.

« Tu es donc de retour, » remarqua simplement le Seigneur des Ténèbres. Son beau visage se tordit d'un sourire cruel.

« Comment cela s'est-il passé? »

Le mangemort émit un rire sec. « Ces derniers temps, notre cher héros a été plutôt occupé. Il ne se montre qu'une fois par semaine. La dernière fois que je l'ai vu, il était aussi fin qu'un bâton. Faible... Emacié... Peut-être qu'une brute à baisé notre petit héros en secret, l'a baisé sacrément… »

Un ensemble de rires sortirent de la bouche des mangemorts présents. Tout le monde savait que l'Elu était plutôt attaché à son ami idiot et largement bâtit, Ronald... quelque chose — ces deux-là avaient été une source de moquerie dans leur cercle.

Blague à part, le mangemort avait complété sa mission d'une façon exemplaire. Sans tarder, il présenta la carte indiquant la base de l'Armée de Dumbledore à son maître. Connaissance est source de pouvoir — ceci leur donnait l'opportunité parfait pour attaquer.

La victoire les attendait.

« Hmmm, » huma le Seigneur des Ténèbres.

« Seigneur, c'est notre chance de nous débarrasser de Harry Potter— une bonne fois pour toute! » déclarèrent les mangemorts avec enthousiasme.

S'affaissant dans son trône, le sombre Seigneur bougea les lèvres tandis qu'un sifflement cruel à peine humain remplit la pièce.

« Harry Potter... Ah, la mort ne lui sera pas accordée si facilement. »

Les mangemorts écoutèrent les mots sifflés avec extasie. Même s'ils n'en comprenaient pas un traître mot, ils saisissaient l'intention de ceux-ci —fourchelangue, le don de la ligné de Serpentard.

Rang après rang les mangemorts s'agenouillèrent devant le trône, leurs faces encapuchonnées contre terre avec révérence, comme des adorateurs devant l'hôtel sacré.

Le future peut toujours changer... Même le Destin ne peut controller ce qui n'est pas encore arrivé.

Le temps s'écoule dans une chaine infinie d'évènements, le futur lié au passé, tous connecté par les choix que nous faisons— d'un côté du lien se trouvaient le Seigneur des Ténèbres et ses serviteurs; de l'autre, faisant un petit saut dans le temps, un jour calme qui touchait à sa fin.

« Pourquoi ne pas rester au Chaudron Baveur ce soir? » suggéra Harry. Bien que le voyage jusqu'à la maison ne fut pas très important, à en juger par l'expression de Tom le garçon ne voulait pas partir si tôt.

« D'accord, » accepta le garçon sans hésitation.

Harry sourit. Prenant Tom par la main, ils marchèrent vers le vieux bar.

Tom le suivit docilement. Son visage était impassible, néanmoins ses iris se remplissaient d'ombres pleines de rage contenue.

Toute la journée, Harry n'avait jamais lâché sa main. Pas une seule fois.

Tout d'abord, c'était un geste de protection — Harry avait peur que l'enfant se perde dans la foule sans fin, et l'avait donc gardé à proximité pour l'avoir à l'oeil. Mais, au fur et à mesure, les intentions d'Harry avaient changé. L'homme avait agrippé Tom, une restriction pareille à celle des menottes aux poignets d'un prisonnier, tandis que ses yeux verts surveillaient Tom avec une paranoïa à peine voilée— avec suspicion — comme si Tom devait être mis sous haute garde... Comme si Tom avait fait quelque chose de mal.

Tom put sentir la transformation dans l'humeur d'Harry tandis qu'ils s'avançaient dans le monde magique. Harry était devenu plus méfiant... Non — Harry était toujours méfiant avec lui, mais cette méfiance était particulièrement exacerbée en cet endroit.

Les paumes du jeune homme étaient douces et chaudes dû à la sueur, et cette chaleur brûlait la main de Tom.

Normalement, Tom n'aurait aucun mal à mettre en place une façade, prétendre d'être un bon petit garçon reconnaissant envers Harry pour son attention. Normalement, Tom aurait agis dans son intérêt personnel, avec une logique froide et objective pour atteindre ses objectifs. Mais pour l'instant... il n'avait pas envie de faire semblant.

Peu importe la persona qu'il affichait, Harry ne lui ferait jamais complétement confiance. Le jeune homme serait toujours le même — tout sourire et chaleureux en apparence, mais, à l'intérieur, toujours méfiant envers Tom.

L'enfant leva la tête vers l'homme à ses côté et afficha un sourire moqueur. La colère s'étendit dans sa poitrine; l'amertume laissa un goût de sang dans sa bouche.

Harry aussi est un bon acteur, non? Toujours à porter son masque— à prétendre être un bon père aimant, tout en complotant derrière son dos.

Mais dans ce cas, tous deux pouvaient jouer à ce jeu.

Tom effaça l'expression vicieuse sur son visage et sourit doucement.

« Deux chambres, s'il vous plait, » déclara Harry à Tom le tenancier.

« Dix pièces. »

Harry s'arrêta. Il n'avait que huit pièces et quelques centimes dans sa poche.

Il sourit d'un air penaud. « Euh... vous acceptez la monnaie moldue? »

Le vieux Tom lui lança un regard sévère. « Non. »

Légèrement pris au dépourvu par la fermeté du vieil homme, Harry se frotta la joue et ouvrit la bouche.

Avant qu'il ne puisse parler, son Tom l'interrompit. « Prend juste une chambre, Harry. »

Il semblait que le garçon désire réellement rester cette nuit dans le monde magique.

Harry hocha la tête. Il sortit cinq pièces et les présenta au tenancier.

« Ce n'est pas assez… »

« Ah? »

« Six pièces par chambre, » dit le vieil homme, l'expression fermée et inébranlable.

Oh, donc dix pièces était déjà le prix réduit? Harry sourit en sortant une pièce supplémentaire.

Les auberges magiques étaient bien plus hospitalières que celles moldues. Chaque chambre était équipée d'un sort d'expansion et de chaleur, ainsi que d'autres techniques utiles à l'intérieur d'une maison.

Après un jour si long que même lui en sortait épuisé, il n'était guère surprenant qu'un enfant de sept ans s'endorme aussitôt au lit. Harry s'assit au bord de la couche, caressant gentiment les cheveux du garçon. Ce n'était qu'une fois Tom paisiblement endormi qu'Harry pouvait baisser sa garde et traiter l'enfant comme il le devait— comme si Tom était son propre enfant. Joueur, il pinça les joues douces du garçon et sourit lorsque le garçon fronça les sourcils, agacé.

Pour être honnête, il avait eu peur d'emmener Tom dans le monde des sorciers. Il y avait tant de choses à propos desquelles se soucier. Il avait peur que Tom découvre la section sur la magie noire chez Flourish and Blotts; il avait peur que Tom trouve le passage du chemin de Travers; il avait peur que —en fait, Harry savait qu'avoir peur n'arrangerait rien. Que pouvait-il arriver de si catastrophique? Que le future ne change pas? Eh bien, dans ce cas, le pire était déjà derrière lui.

Peut-être que tout ce que pouvait espérer Harry c'était de ralentir le déroulement des évènements. De prolonger leur relation actuelle un peu plus longtemps.

Peut-être qu'Harry avait été impulsif... Peut-être qu'il n'aurait pas dû amener Tom ici. Il voulait juste que... Tom soit heureux. Il voulait montrer au garçon le monde auquel il appartenait, tout comme Hagrid le lui avait montré des années auparavant. Il ne voulait plus jamais entendre Tom lui demander — "Donc on n'est pas des monstres?"

Le Voldemort du futur ne cessait de devenir plus menaçant, sans pitié et puissant... Donc Harry avait une raison de s'inquiéter. Il sourit amèrement en passant une mèche de cheveux derrière l'oreille de l'enfant.

Dans le futur, lorsqu'il devrait se battre contre Tom— pourrait-il voir l'enfant qu'il avait élevé, qu'il avait éduqué et aimé, comme son ennemi mortel?

Tom faisait semblant de dormir. Il perçut les soupirs délicats d'Harry tandis que la main de l'homme passait dans ses cheveux, répandant une chaleur addictive sous son crâne.

Tom faisait semblant de dormir, les yeux fermé paisiblement, l'image même de l'innocence.

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Plusieurs choses :

Quelqu'un m'a indiqué qu'il y avait une petite confusion dans les dates comparées à l'âge de Tom. Possible, et merci de me le faire remarquer. Si cela vous perturbe, je vous conseille de ne vous référez au dates que pour savoir à quelle époque se déroule le chapitre. Sinon, référez-vous à l'âge de Tom mentionné dans le chapitre. (trop paresseuse pour chercher l'erreur- je sais c'est pas bien)

Ensuite, j'ai promis toutes les deux semaines… cela pourrait varier (d'une semaine tout au plus). Je dois aussi continuer avec l'autre histoire que je traduis, et à cela s'ajoute la reprise des cours. Merci de votre patience !

Enfin… damn ! le POV de voldi était sacrément difficile à traduire. Je m'excuse donc à l'avance des petites erreurs de syntaxes ou de frappes que vous avez rencontrez.

Comme d'habitude, toutes vos remarques sont bienvenues

À bientôt