Nouveau chapitre les amis. Encore une fois merci pour vos reviews et vos encouragements
Bonne lecture
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Chapitre 34 : Mes sincères condoléances
25 Décembre, 1939
"Pour soumettre leurs ennemis à leur volonté, certain sorciers créèrent la potion d'envoutement. Cet élixir, particulièrement puissant et mal intentionné, fut interdit par le Ministère de la magie. Toute personne consommant cette potion se verra privée de ses sens, ne percevra plus rien de la réalité. Son goût, son odorat, son touché ou son ouïelui seront retirés tout comme ses émotions comme l'amour, sa joie, sa colère,… »
Tom trempa sa plume dans l'encre rouge, puis souligna les mots suivants: potion d'envoutement. Ses yeux sombres et froids brillaient d'excitation, son beau visage était tordu par une curiosité bestiale.
Le garçon inspira profondément, tentant de se débarrasser de l'horrible image qu'il avait en tête — un jeune homme doux, intelligent et une jeune femme charmante assis côte à côte sur le canapé, engagés dans une discussion des plus animées.
Ils incarnaient le couple parfait!... Et, encore une fois, Tom était de trop.
Ah... Quelle ironie!
Tom était particulièrement irrité, mais il tentait de dissimuler ses émotions, autorisant seulement un sourire moqueur à transparaître sur son visage.
Un homme, une femme, peut-être un futur bébé— La parfaite petite famille! Voilà ce à quoi devait ressembler une vraie famille, unie, heureuse, dans une maison vide de Tom Riddle.
Oh, Tom savait exactement comment l'histoire se terminerait. Un étrange petit orphelin n'aurait pas sa place dans ce merveilleux foyer; son existence ne ferait que ternir l'image de cette famille de rêve. Un beau jour, ils se débarrasseraient de lui, le renverraient là où il appartenait : à l'orphelinat.
Tom se mordit les lèvres. Tout à coup, il se souvint de la femme qui avait l'habitude de lui rendre visite à l'orphelinat avec un sachet de friandises bon marchées et hautes en couleurs.
Il se souvint aussi du serment qu'il avait prêté quand il était enfant. Il s'était juré qu'un jour il deviendrait un homme puissant... si puissant et si fort que plus personne n'oserait lui manquer de respect ou l'ignorer. Plus jamais.
À bord du Poudlard Express, Abraxas lui avait demandé s'il comptait passer noël avec Harry. Le blond avait apparemment été rassuré par sa réponse. Bien que l'héritier Malfoy se croit très subtil, Tom n'avait eu aucun mal à lire dans ses pensées…Savoir que Tom avait une faiblesse l'avait énormément soulagé.
Tant que Tom se souciait de quelqu'un, il aurait toujours une faiblesse. Tant qu'il aurait une faiblesse, il ne gagnerait jamais assez de pouvoir pour représenter une menace pour la famille Malfoy. Néanmoins… tous les Serpentards étaient connus pour leur ambition, leur soif inépanchable de succès, leur quête infinie de pouvoir... Ils ne s'arrêteraient jamais avant d'avoir atteint leurs objectifs.
Tom, lui-aussi, avait une ambition sans limite. Il voulait devenir l'homme le plus puissant qui ait jamais marché sur terre, un homme sans défaut, un homme assez fort pour se tenir seul au sommet, un homme assez influent pour conquérir le monde des sorciers si nécessaire.
Pour cela, selon toute logique, il ne pouvait pas se permettre d'avoir une faiblesse.
Il avait l'impression d'être dans une impasse, qu'une seule solution logique se présentait à lui— il devait éliminer cette faiblesse. Il devait se débarrasser de ses émotions, de ses sentiments inutiles d'affection ... Quand il aurait réussi— seulement à ce moment-là— il pourrait devenir l'être parfait, pur et assez puissant qu'il aspirait à être pour s'assurer que cet homme ne l'abandonnerait jamais.
Plus jamais.
« Tom, tu es prêt? »
Il entendit Harry l'appeler depuis la salle de séjour. Une visite du Chemin de Traverse était prévue ce jour-là. Dans quel but ? Acheter une nouvelle baguette pour Harry.
Les yeux de Tom s'assombrirent. Il ouvrit le tiroir de sa table de nuit et en sortit une petite boîte rectangulaire. La boîte était recouverte de cadenas et de sorts protecteurs. Il susurra un sort et elle s'ouvrit lentement, révélant une baguette brisée sur un morceau de velours rouge. Les différentes parties du bâton tenaient à peine ensembles grâce à l'élément au cœur de la baguette : Une plume rouge-feu, magnifique, unique. À côté de la baguette se trouvaient trois balles ensanglantées et un petit morceau de tissu imbibé de sang.
Bien évidemment, la baguette était sa baguette— du bois de houx et une plume de phœnix. Les balles avaient été extraites de sa chaire. Et le tissue était recouvert de son sang.
Vous direz peut-être que c'est de la folie... et Tom lui-même ne pouvait pas nier que sa petite collection était d'une nature profondément perverse. Malsaine... Dangereuse.
Ses doigts longs et fins caressèrent la baguette de houx avec adoration… Soudainement, il affirma sa prise, sectionnant complétement et irrémédiablement l'instrument magique.
« J'arrive! » cria-t-il joyeusement.
En rangeant la boîte dans son tiroir, Tom afficha un grand sourire. Aucune trace des ombres qui l'habitaient n'étaient visibles sur son visage.
« Ah! Ce n'est pas la première fois que nous allons ensemble sur le Chemin de Traverse, n'est-ce pas Tom? »
Harry, en bas des escaliers, lui souriait. Une écharpe en laine entourait son cou, et Joan se tenait juste à côté de lui. Pour l'occasion, la jeune femme avait échangé ses habituelles robes ternes pour une tenue plus colorée et avait détaché ses cheveux, les laissant tomber sur ses épaules. Ceci conférait à sa façade habituellement si stricte une certaine douceur. Et elle aussi souriait... probablement à cause de quelque chose qu'Harry lui avait dit.
Là, debout côte à côte, ils s'accordaient à merveille... pour Tom, l'image était d'une perfection écœurante.
Tom resta un instant au sommet de la volée d'escaliers à les observer. Son sourire ne flancha jamais, même si ses yeux s'obscurcirent.
Son monde était celui des ténèbres. L'harmonie et la douceur n'étaient pas de son goût, cependant les deux adultes rayonnaient de joie... ceci lui retournait l'estomac.
…
Harry ne s'était pas senti aussi relaxé depuis longtemps.
Famille et amis, en route pour aller faire les boutiques ensembles, profiter de la vie.
Cette petite excursion lui procurait plus de joie que tout ce qu'il avait vécu au cours de l'année.
Hmmm... peut-être qu'il devrait sortir plus souvent.
Pour l'instant, Harry était satisfait. Il profitait de la compagnie d'un jeune garçon intelligent et de bonne humeur, et de celle d'une amie calme et considérée. Il se délectait également de la vision d'un Chemin de Traverse paisible, des échoppes et des routes encore épargnés par la destruction de la guerre à venir.
Toutefois, Joan n'était pas aussi à l'aise. Elle savait quelque chose qu'Harry ignorait — à propos du petit garçon qu'il avait décrit de « bonne humeur », occupé à lui jeter des regards noirs.
Joan ralentit son pas, pour mieux observer de derrière le père et le fils qui marchaient de la même allure. Elle fronça les sourcils. Le garçon n'hésitait pas à lui montrer les crocs, tout en faisant tout son possible pour garder l'unique personne qui lui était chère dans l'ignorance. Sa prestation d'acteur était impressionnante pour quelqu'un de si jeune, un féroce louveteau dissimulant ses crocs et ses griffes, faisant semblant d'être un naïf et inoffensif petit agneau pour plaire à cet homme. C'était assez... inquiétant. Le comportement du garçon troublait Joan, mais elle ne parvenait pas à expliquer exactement pourquoi.
Parmi les Serpentards, la plupart des enfants étaient assez malins et savaient comment cacher leurs vrais sentiments à leurs parents. Mais aucun n'était aussi doué dans ce domaine que Tom, aucun n'était capable de construire une personnalité distincte avec une telle perfection.
Le garçon était... sinistre.
« Oh! Regardez donc qui voilà… » Ollivander sortit depuis sa cachette derrière un tas de boîtes en équilibre, causant inévitablement la chute de certaines d'entre elles dans son empressement. « Ah, Ne vous en faites pas. Je nettoierai tout ça plus tard. »
« Mr. Riddle, » Ollivander, qui n'avait pas encore de cheveux gris et n'était pas encore recouvert de rides, lui fit un clin d'oeil.
"J'espère que votre baguette vous convient ? Les éléments la combinant étaient des plus singuliers, bois d'if et plume de phœnix… mais de très bonne qualité. Vous vous y faites? »
« Oui, oui, je n'ai aucun souci. » Répondit Tom en hochant poliment la tête.
Ollivander se tourna vers Joan. « Miss Joan… Onze centimètres, bois de pin et coeur de cobra. Une baguette solide et flexible. N'est-ce pas? »
« C'est cela, » acquiesça Joan. « Incroyable. Après tout ce temps, vous vous souvenez encore de moi. »
Harry retint un rire. Oui, même septante ans plus tard, la mémoire du vieil homme serait toujours en aussi bon état.
« Je souhaiterais acheter une baguette, » dit Harry à l'artisan. « J'ai malencontreusement perdu la mienne dans un bombardement moldu. Malheureusement, aucun sort ne semble pouvoir m'aider à la retrouver— ou du moins ce qu'il en reste. »
À côté de lui, Tom ne se départit pas de son sourire poli. Nonchalamment, le garçon fit rouler sa baguette entre ses doigts, comme s'il n'avait pas remarqué la note de regret dans la voix d'Harry.
Harry dû passer par une série d'examens, puis se mit à essayer toutes les baguettes que lui présentait le marchand.
Avec reluctance, Harry testa chaque baguette, sa magie réagit différemment chaque fois: les sorts fusèrent dans la petite boutique, menaçant de la faire s'effondrer sur elle-même. Avec sa propre baguette de pin, Joan eut la gentillesse d'ordonner et de réparer ce qu'elle pouvait— tout en montrant une patience impressionnante. Oh, elle était une amie si merveilleuse que cela ne faisait que l'antagoniser encore plus aux yeux de Tom.
Si seulement... si seulement les mineurs étaient autorisés à utiliser leur magie en dehors de l'école... Tom continua à sourire, mais son regard se fit plus froid quand il se posa sur Miss Joan.
Il y eut une autre explosion quand un jet rouge surgit de la baguette qu'essayait Harry. Le sort rencontra une pile de boîte et tout s'effondra. Les baguettes et les boîtes en bois s'écroulèrent au sol dans un fracas tonitruant.
« Désolé! » s'exclama Harry, se grattant la tête d'un air gêné. La tentation était de plus en plus grande de dire directement à Ollivander laquelle lui conviendrait.
Pourtant, le plus de baguettes Harry essayait, plus Ollivander semblait excité. Le vieux fabriquant se tourna ensuite vers Tom, qui n'avait pas quitté sa place à côté d'Harry en dépit des sorts qui volaient, et ses yeux s'éclairèrent soudainement. Il se pencha en avant, disparaissant derrière des piles de boîtes, avant d'en sortir une et de se redresser avec excitation.
« Ah-ha! Ceci devrait faire l'affaire! » murmura Ollivander tout bas en sortant la baguette de la boîte, tandis que ses yeux se posèrent brièvement sur la baguette d'if de Tom.
Dès qu'il aperçut la nouvelle baguette, les pupilles de Tom se contractèrent, aussi noires qu'une nuit sans étoile et sans nuage.
Bien qu'Harry n'ait pas souvent utilisé sa baguette devant Tom, le garçon reconnut immédiatement la baguette dans les mains d'Ollivander— c'était la même baguette de houx que celle cachée dans son tiroir. Il plissa les yeux. Oui, il était certain que cet objet était la réplique exacte de l'ancienne baguette d'Harry.
N'étant pas un expert dans la confection de baguette, Tom ne savait pas comment il était possible que deux baguettes soient parfaitement identiques. Après tout, même les livres disaient qu'un tel fait était des plus improbables. Lui-même n'avait jamais vu une baguette en plus d'un exemplaire à Poudlard, même si à première vue quelques-unes affichaient quelques similarités il y avait toujours un détail qui démarquait deux baguettes l'une de l'autre…dans les traits, le manche, la longueur ou la courbe du bois.
Bien que Tom ne puisse pas se vanter d'avoir une mémoire photographique, il faisait confiance à ce que lui apprenaient ses sens, comme sa vue ou son touché. Il savait que ces deux baguettes étaient les mêmes.
Or... cela aurait dû être impossible.
« Oooh...oh! » Ollivander tappa des mains comme un enfant, avant de tendre la baguette à Harry. Il observa le père et le fils avec soin en souriant. « Je suppose que vous êtes très proches l'une de l'autre? »
« Oui. » Répondit Harry en lui rendant son sourire.
Ollivander parut satisfait. Ses lèvres s'étendirent, révélant des dents tordues et jaunies. « C'est ce que je me disais. Voilà... Bois de houx, plume de phoenix. Vraiment incroyable... Mr. Potter, il se trouve que le phoenix qui a donné cette plume en a donné une autre — une seule. Comme c'est curieux… très curieux. Apparemment, vos baguettes, à Mr. Riddle et vous, sont soeurs— la seule paire connue au monde. »
Tom retint son souffle.
Des baguettes soeurs— la seule paire au monde?
Les doigts du garçon se fermèrent sur sa propre baguette, la caressant doucement et soigneusement, tandis que les mots du vieil homme repassaient en boucle dans sa tête… la seule paire au monde.
Sa prise se fit plus ferme quand un feu de joie s'alluma dans son cœur.
Fierté et de satisfaction se répandirent en lui, et sa mauvaise humeur disparut en un instant.
L'adolescent aux cheveux noirs leva la tête pour poser les yeux sur Joan qui le regardait d'un air calme. Il lui offrit un sourire hautain, lui lançant silencieusement un défi malgré son air poli.
Les lèvres de Joan tressautèrent. Ah, donc… il pouvait encore agir comme un enfant, montrer la même immaturité, la même possessivité… et être si facilement satisfait.
…..
« Harry, qu'est-ce que tu penses de Joan? »
« Pardon? »
Surpris, Harry leva les yeux de son journal. Il jeta un coup d'œil au salon impeccablement rangé, et y vit Tom, occupé à arranger les fleurs sur la table basse.
« Je veux dire... tu aurais envie de l'épouser...? » Tom lui offrit un sourire éclatant. Il prit quelques fleurs roses et des tiges vertes du vase, avant de les broyer soudainement dans son poing avec tant de force qu'un peu de sève coula le long de sa main.
Harry sourit. « Joan?! J'avoue n'y avoir jamais pensé, et je doute fort que cela change. »
Voyez-vous, Harry n'appartenant pas à cette époque, toute idée de mariage ou de romance ne lui avait jamais traverse l'esprit. Pas pour l'instant, pas tant qu'il se trouvait dans le passé.
« Pourquoi pas? Je pense que... Miss Joan ferait une magnifique épouse. » Répondit lentement Tom, choisissant chaque mot avec soin tout en observant avec la plus grande attention la réaction du jeune homme. Le garçon essuya la sève de ses doigts, puis alla jeter le papier et les pétales broyés à la poubelle.
« En fait... il y a déjà quelqu'un. » Le sourire d'Harry se fit plus tendre quand il se souvint des cheveux flamboyant de Ginny et de ses yeux bleus électriques.
La main de Tom se mit à trembler. Une rose lui échappa; dans sa chute, ses épines percèrent le pouce du garçon et une goutte de sang perla.
« Alors tu penses te marier un jour? Harry, tu as déjà...plus de trente-trois ans, non? » demanda Tom en penchant légèrement la tête. Le ton de sa voix était innocent et curieux, mais ses yeux racontaient une toute autre histoire. Derrière ses cils épais, ses pupilles étaient entourées d'une froide noirceur, où transparaissait des éclats de furie qui coloraient ses yeux sombres d'un pourpre profond.
Harry ne s'en rendit pas compte. Il secoua la tête, « Non...Pas vraiment. Elle… euh… elle n'est pas… parmi nous. »
Non, La jolie rousse se trouvait en 2001. Elle n'était pas là, parmi eux, à cette époque.
Tom se tut. Puis, après quelques minutes de silence, il s'exprima d'une voix calme et réconfortante.
« ...Ah, désolé, mes sincères condoléances, Harry... Je l'ignorais. »
Harry hésita un instant, mais décida en fin de compte de ne pas corriger le garçon. Il remercia simplement l'adolescent avec un sourire chaleureux.
Tom arrangea les fleurs dans le vase. Bien qu'il en ait détruis quelques-unes, le reste des roses se dressaient fièrement dans leur enclos de verre, leurs doux pétales d'une magnifique couleur et pleine de vie.
Le bouquet de roses était assez épais pour que Tom puisse dissimuler son visage derrière celui-ci, l'adolescent se permit donc de laisser tomber son masque un instant. Un sourire satisfait tendit ses lèvres, mais il n'avait rien de plaisant. C'était un sourire qui reflétait sa malice, sa cruauté, son obsession et ses sombres désirs.
Quel dommage qu'elle ne soit plus parmi eux.
L'enfant aux cheveux noirs jais rit intérieurement, tandis que son expression affichait la parfaite quantité requise de gentillesse et de solennité.
…
J'espère que ce nouveau chapitre vous a plu !
J'ai lu un manga… le premier chapitre m'a tellement fait pensé à cette fic : un petit garçon obnubilé par son parent, et ce dernier complétement aveugle à cette affection… c'était trop chou ! XD Si vous voulez le titre, faites le moi savoir par review et je vous l'enverrai par PM
À bientôt
…
Petit bonus, une parodie (toujours de l'auteure chinoise) :
Scène 1:
Ollivander: « … vos baguettes, à Mr. Riddle et vous, sont soeurs— la seule paire connue au monde. »
Tom, avec un sourire en coin:"Des soeurs?... Je préférerais le terme… âme-soeurs."
Harry: « …Je suis l'élu, sauveur du monde des sorcier, l'ennemi du Seigneur des Ténèbres. »
Scène 2:
L'adolescent aux cheveux noirs leva la tête pour poser les yeux sur Joan qui le regardait d'un air calme. Il lui offrit un sourire hautain, lui lançant silencieusement un défi.
Tom murmura tout bas: « Où elle est ta baguette-soeur? Hein? Hein ? Et reste loin de ce qui m'appartient, bi***. »
Harry: « …Je suis l'élu, sauveur du monde des sorcier, l'ennemi du Seigneur des Ténèbres. »
