Bonsoir tout le monde ! Voici donc le troisième chapitre de cette histoire. Encore un flashback, beaucoup plus angst celui-ci comme vous l'aviez bien deviné. Pourquoi Spencer ne le balance pas ? Bah j'espère vous l'expliquer maintenant…hum Reid, dans les épisodes de ce soir, raaaaahhhhhhhhhhhhh ! *Perdue votre correspondante !*
Flashback.
Spencer avait fini par s'endormir d'épuisement, les nombreuses larmes versées le fatiguant excessivement. Il n'avait pas entendu son homme partir mais il savait parfaitement où il était parti. Allait-il lui dire maintenant ? Attendre un peu ? Il ne savait pas encore, il aimerait tellement encore profiter de l'amour de son métis. Mais sa profonde culpabilité l'empêcherait d'apprécier à cent pour cents. Que devait-il faire ?
Il regrettait totalement ce qu'il avait fait, il n'avait même pas pris de véritable plaisir, Michaël était beaucoup plus brutal que Derek. Les effets de l'alcool absorbé en bonne quantité devaient en être responsables certainement. Ils ne l'avaient fait qu'une fois et Spencer ne comprenait toujours pas pourquoi il ne l'avait pas arrêté, pourquoi ne l'avait-il pas repoussé avant que celui-ci ne le pénètre ? Quelque chose lui échappait. Pourquoi son esprit disait-il non et son corps oui ? Il était totalement conscient de ce qu'il faisait, mais il n'avait pu stopper.
Il se réveilla en entendant du bruit dans la cuisine. Se disant que Derek était déjà rentré, il s'étira longuement, profitant de ces quelques minutes où il se sentait encore le mari de Derek. Il cherchait la manière la plus simple de lui en parler. Il n'y en avait aucune en réalité mais que pouvait-il faire d'autre ? Autant être honnête dès maintenant qu'attendre un jour qu'il le découvre par lui-même, ruinant ainsi définitivement tout espoir, même minime, de pardon. Même si là, connaissant son mari, il n'y croyait pas.
Entendant cette fois du bruit dans la chambre de Leila, il décida de se lever.
Se dirigeant vers celle-ci, ses mains se mirent à trembler. Le moment de vérité n'allait pas tarder et il l'appréhendait comme jamais. Trois ans de bonheur réduits en miettes en une phrase. « Tu n'es qu'un salaud, Spencer. Comment tu as pu faire ça ? »
Prenant une grande respiration, il poussa la porte restée entrebâillée. Le spectacle présenté à lui le figea littéralement sur place.
« Qu'est ce… comment… que fais-tu chez moi ? »
Michaël tenait la petite dans ses bras. Cette dernière regardait l'homme curieusement, elle ne semblait pas effrayée mais pourtant, les yeux de l'homme avaient une lueur étrange. Quelque chose de fou et de malhonnête.
« Michaël ? »
« Tu as une magnifique petite fille dis-moi. Elle a l'air très sage, elle l'est n'est ce pas ? »
« Je ne te le répéterais pas Michaël, comment es-tu entré chez moi ? »
Il déposa un baiser sur le front de la petite avant de la déposer dans son lit. Reid était plus qu'apeuré, comment avait-il pu laisser cet homme entrer dans sa vie de nouveau.
« Tu… Tu fais quoi chez moi ? »
« Ton mari a laissé la porte de derrière ouverte, rien de plus simple pour moi pour entrer chez toi ! »
« Mais… mais qu'est ce que tu veux ? Je… je croyais avoir été clair que… »
« Que c'était la pire erreur de ta vie, que tu regrettais parce que tu aimais ton mari et tu ne voulais pas le perdre et patati et patata… balivernes oui ! »
Il s'était redressé brusquement, la lueur folle encore plus distincte dans son regard à présent, faisant avaler difficilement sa salive au jeune homme. Il n'avait qu'une envie : que Derek arrive au plus vite pour le faire sortir de chez eux.
« Tu as tout ce dont j'ai toujours rêvé. Une belle maison, un homme dont tu es « amoureux » (il fit le signe avec les doigts), une fille adorable, un super job. Et moi j'ai quoi ? Rien. Absolument rien de tout cela. »
« Qu'… qu'est ce que tu veux ? »
« Rien de plus simple Reid. »
Il s'approcha lentement de lui. Reid voulait s'enfuir, mais ses jambes semblaient gluées au sol. Il ne voulait pas laisser ce dingue seul avec son petit ange. Dieu sait dont quoi il serait capable. Il pensa à quelque chose à cet instant. Quelque chose qui pourrait sembler banal mais là, ça l'inquiétait encore plus.
« Co… comment t'as su où j'habitais ? »
« Règle numéro une : ne jamais laisser son portefeuille à portée de quelqu'un. Ton adresse était sur ta carte de visite. »
« So… sors de chez moi immédiatement ! De… Derek va rentrer, il ne va pas apprécier ce que tu fais et que tu ais osé toucher à sa fille ! »
« Ah oui ! Mais je n'en ai rien à faire de cela ! Tu as l'air totalement dingue de ta fille mais ton mari… » Il se mit à rire de façon inquiétante. « Tu ne devais pas tant l'aimer hier soir quand tu as couché avec moi ! Quand on s'est embrassé, quand on a… quand je t'ai pénétré ! Tu as aimé hein ? »
« Je… non, j'aime Derek ! J'aime Derek plus que tout au monde ! Ce… ce qu'on a fait n'était rien ! »
Pour un génie comme lui, il aurait du savoir que ce qu'il disait n'était pas la meilleure partie. Mais la peur le guidait. Il voulait vraiment l'éloigner de ses deux amours… sans penser aux conséquences. Celles-ci ne se firent pas attendre. Un poing frappa dans le mur près de lui.
« Je ne te crois pas ! Je ne te crois pas, Spencer ! Tu m'aimes j'en suis sûr ! Tu m'aimes ! »
Il déposa ses lèvres sur les siennes avec force. Le goût lui donnait envie de vomir et de pleurer. Aucune douceur, aucune tendresse, que de la brutalité. Les larmes dévalaient à présent ses joues. Quand l'autre finit par s'écarter, il ferma les yeux tentant de réfléchir au meilleur moyen à employer à présent pour l'éloigner de lui. Sa réflexion fut interrompue quand il le sentit s'éloigner, relâchant ainsi sa prise. Ouvrant ses yeux, il vit avec effroi une arme dans la main droite de son « ancien ami » pointé au-dessus du berceau. Son arme… chargée, comme toujours, même chez lui.
« Je me demande bien ce que ça pourrait donner… une petite balle dans son corps. Ça devrait faire mal, non ? Ou même la tuer ? Je te vois mal vivre avec sa mort sur ta conscience ! »
« Non, non arrêtes Michaël arrêtes ! Ne fais pas ça ! »
« Tu ne veux pas vivre avec moi ! Tu ne veux pas avoir un enfant avec moi ! Alors je ne verrai pas pourquoi toi tu conserverais ce droit ! »
« Non, laisses-la en dehors de ça s'il te plaît, ne lui fais pas de mal ! Tout mais pas elle ! »
« Oui mais si je la laisse en vie et que je sors d'ici, tu resteras avec ce cher Derek… et ça de nouveau je ne peux te le laisser ! Il devrait bien résister cet homme, à une petite balle… sauf si je vise bien. Une balle bien placée… » Il pointa son arme vers Spencer, toute trace d'humanité avait disparue de son regard. « Juste là… en plein cœur ! Qu'en penses-tu ? »
« Non, non, non, non ! » Il s'écroula au sol, secoué par les sanglots. Pas ses amours, pas eux. Ce ne sont pas eux qui avaient fauté, c'était lui. Ils ne devaient pas subir ça par sa faute. Ils étaient toute sa vie. Sans eux, il ne serait plus rien… et Michaël le savait parfaitement. Il n'hésiterait pas une seconde !
« Je… je ferai tout ce que tu voudras. Mais… mais laisses-les tranquille ! Laisses-les, ils n'ont rien fait de mal. Laisse-les ! »
« Bien Spencer… tu deviens enfin raisonnable. C'est bien ça ! Je te laisse, on se revoit ce soir de toute façon mon chéri ! »
Il passa devant lui pour sortir, déposant ses lèvres rugueuses sur la joue trempée de larmes du brun en lui disant d'un air sadique « Si tu le dis à quiconque, ils sont morts. Si tu le dis à ton mari, ils sont morts. Compris ? » Puis il quitta la maison.
La porte claquée, Spencer se précipita vers le lit. Elle était toujours éveillée, regardant son père avec des yeux rieurs et bougeait ses petits membres dans tous les sens. Il la souleva de sa couche et la serra fort contre lui, caressant son petit crâne, laissant ses larmes dévaler librement sur son visage. Si l'enfer existait sur Terre, il était en plein dedans…
Il resta avec sa fille durant de très longues minutes, dans cette position. Câlinant et embrassant son petit ange qui avait fini par s'endormir dans ses bras. Il pleurait encore et toujours, il n'arrivait plus à les stopper. C'était horrible ! Comment un homme pouvait-il faire autant de mal en quelques minutes ? Il avait affreusement mal, pire que ce matin au réveil. Il était à la merci d'un fou et n'avait aucun moyen de s'en sortir. Il n'avait plus le choix : il allait devoir être cruel… terriblement cruel avec la seule personne envers laquelle il n'aurait jamais voulu être.
(…)
« Ce… c'est une… c'est une blague Spencer ? Tu plaisantes, c'est une blague là ? »
« Non Derek, je ne plaisante pas ! J'aurai voulu te le dire autrement mais… mais c'est la pure vérité. Je… je ne t'aime plus Derek ! Je ne peux pas continuer à te mentir comme ça, c'est tout ! Je pensais que notre fille allait sauver notre mariage et augmenter notre amour… j'ai eu tort ! »
Il n'arrivait pas à le regarder dans les yeux. C'était la pire discussion qu'il n'ait jamais eu de toute sa vie. Tous ces mensonges en quelques secondes. Des mensonges horribles et cruels, donnant la sensation d'avoir un couteau planté dans le cœur. Comme si on était dans un cauchemar et que le réveil allait en être la libération.
Mais ceci était l'affreuse réalité. Et alors qu'il emballait un maximum d'affaires dans deux valises, sentant le regard incrédule, mi-rageur mi-perdu dans son dos, il ne souhaitait qu'une chose : reprendre tout ce qu'il venait de lui dire, se jeter dans ses bras et tout lui dire. L'embrasser, supplier son pardon, lui dire qu'il était toute sa vie et qu'il ferait absolument tout pour se racheter envers lui. Même s'ils devaient faire un break, même s'ils ne devaient plus que se croiser pour la garde partagée de leur bébé, il était prêt à tout.
Mais il ne pouvait pas faire ça. L'image de Michaël tenant le flingue au-dessus du lit lui revenait en permanence devant les yeux. Elle ne partirait jamais. Il n'avait aucun choix. Il devait sauver deux nouvelles vies… et devoir subir ce qu'il se doutait être sa future « relation » vers laquelle il se dirigeait aujourd'hui.
Les deux valises bouclées, les yeux toujours baissés vers le sol, il se dirigea vers la porte de sa chambre. Il n'avait jamais vu son mari dans cet état. Ses yeux étaient semblables aux siens il ya presque une heure. Mais on sentait aussi qu'il y avait de la colère pure en lui. De la colère immense.
« Alors c'est comme ça ? C'est comme ça que tu romps notre mariage ? D'un seul coup… Ces derniers mois n'ont été qu'un mensonge alors ? »
Non, non ce n'était pas un mensonge. Je ne t'ai jamais autant aimé que ces deux derniers mois. Tu es l'homme de ma vie, hurlait-il dans sa tête. Mais une fois qu'il retrouva sa voix, qu'il parvint à la maîtriser, il lança cette nouvelle phrase.
« J'ai tout fait pour me convaincre que j'étais heureux à 100%. Mais non… non, je ne le suis pas ! » Il défia enfin Derek du regard, tentant de le convaincre ainsi. Même s'il n'était pas un menteur aguerri, Derek sembla convaincu. Ses yeux étaient remplis de fureur et de dégoût. Il savait que ce dernier se retenait désespérement de ne pas lui coller son poing dans la figure. Ses bras étaient le long de son corps, ses mains serrées fortement. Il secouait la tête, incrédule. Il ne savait pas quoi dire. Une partie de lui disait qu'il devait le convaincre de rester, de lui laisser une seconde chance de le rendre heureux. Mais la plus grosse partie disait :
« Je… je… putain. »
Il sortit à toute vitesse de la maison, ne se retournant pas une seconde vers Spencer et claqua la porte avec fracas. Spencer ne s'était jamais autant détesté qu'à ce moment-même…
Retour au présent :
Ce jour-là, il avait appelé avec difficulté Garcia afin que cette dernière vienne prendre Leila. Hors de question qu'il ne l'emmène chez l'homme qui cherchait à détruire son bonheur et qui y était parvenu avec un succès retentissant.
Evitant les questions de Pénélope, lui disant juste qu'il fallait qu'il parte maintenant et que Morgan reviendrait très vite, il s'était empressé de quitter la maison… sous les yeux inquiets de son amie qui ne comprenait absolument rien à la situation.
Quelques jours plus tard, quand les filles apprirent que Spencer avait non seulement trompé Derek, mais de plus quitté, ces dernières- habituellement très proches du cadet de l'équipe- s'étaient peu à peu éloignées de lui. Il aurait tellement besoin de leur soutien pourtant, mais il ne pouvait pas se le permettre. Il ne le méritait pas. Il ne pouvait faire ça.
Assis à présent dans le canapé de l'appartement de Michaël, il lisait un livre sans vraiment le lire. A cette heure-ci, il devrait être avec lui à Chicago, à partager un repas de famille grandiose entouré de sa belle-mère, ses belles-sœurs et son beau-frère accompagnés de leurs maris et de leur fille. Ils auraient rigolé, mangé, partagé des moments de famille uniques.
A la place, il devait attendre avec une grande appréhension le retour de Michaël… se demandant quelle excuse ce dernier allait encore trouver pour le frapper ou abuser de lui…
Tbc…
Ah oui, je vous avais prévenu. Ceci est très angst pour une fois. Et c'en est pas terminé. J'espère que vous me pardonnerez…
A bientôt !
