Ah toute contente. Merci Gloomy, tu es la seule à m'avoir fait la remarque. Je confirme tes dires, même si ici il ne sera que très légèrement mentionné ainsi que son compagnon. Merci à vous tous aussi pour les reviews. Oui Derek ne va pas tarder à le découvrir… n'en dirais pas plus. Vous laisse découvrir…attention je ne l'ai pas mis mais sujet sensible, je pense que vous avez compris pourquoi.
C'était assez facile pour lui de dissimuler tout cela. Il n'était plus aussi souvent qu'avant sur le terrain avec l'équipe. Ce qui faisait donc moins de voyages donc moins de chambres à partager avec un membre de l'équipe. Oh évidemment, Michaël faisait bien attention à ne pas laisser de marques trop visibles et n'abusait réellement de lui « que » les week-ends, ceux où Leila était chez Derek. Il était peut-être violent, mais il était assez intelligent pour savoir ce qui était à faire pour ne pas amener la suspicion chez les collègues de son jouet préféré.
Car oui, pour lui, l'amour se prouvait par des relations sexuelles forcées ou des coups portés. Sa mère n'avait pas quitté son père pendant des années même si elle subissait exactement la même chose. Elle disait qu'elle l'aimait et que lui aussi l'aimait. Si l'amour était comme ça, alors il en serait de même entre lui et Spencer. « Ca reste entre nous, hein mon bébé ? » Lui répétait régulièrement sa mère. Oui tout cela était resté entre eux, absolument tout et même quand cette dernière est décédée, il n'avait jamais rien dit… et il ne le dirait jamais. Tout comme les fois où son père se montrait également violent envers lui. Il n'en dirait jamais rien à personne. Spencer se doutait certainement de quelque chose sur son passé. Pendant ses années d'université, il n'avait jamais rien montré laissant sa vie s'écouler.
Mais maintenant qu'il l'avait retrouvé, hors de question de le lâcher…
Il avait toujours été prudent jusqu'à maintenant. Mais avant-hier soir, Spencer l'avait poussé à bout. Il s'était senti obligé de le punir ainsi. Un homme qui aime une autre personne se devait de tenir sa maison à carreau, de préparer les vêtements correctement, de lui faire un bon petit repas bien prêt rien que pour lui et d'accepter de l'embrasser quand lui le souhaitait.
Mais hier soir, Spencer avait refusé, il n'avait rien préparé, rien tenu. Il avait osé le défier. La colère était montée chez lui d'un seul coup.
Flashback.
« Pourquoi est-ce qu'il n'y a rien de prêt ici ? C'est un véritable foutoir cet appartement ! Et réponds-moi quand je te parle ! »
« Où vois-tu que c'est le foutoir ? Je viens de passer une heure à ranger l'appartement. Et comme Derek est venu… »
« Ah Derek, LE fameux Derek. Ça faisait longtemps que je ne t'avais pas entendu en parler comme ça ! C'était bien, t'as pu tirer ton coup tranquille avec lui pendant que j'étais parti, sale petite pute ? »
« Mais… mais non, rien du tout ! Il est juste venu chercher Leila pour… »
Une gifle monumentale atterrit sur sa joue droite. Cinglante, marquante, elle allait lui faire mal pendant un petit moment celle-ci. Apeuré, il releva les yeux vers Michaël. Ceux de ce dernier étaient noirs de colère et de rage. Spencer en était plus que certain maintenant : quoi qu'il dise maintenant, tout serait prétexte à un coup de folie de l'aîné.
« Ne me mens pas Spencer. Je suis sûr que tu couches encore avec lui en cachette. Je suis sûr qu'en fouillant bien ou autre je trouverai une preuve de ce que j'avance. Mais en attendant, je vais devoir te punir pour tes mensonges Spencer. »
« Je ne te… »
De nouveau, il reçut un coup au visage. Un véritable coup de poing au visage cette fois, toujours sur la même joue, l'envoyant valser au sol. Rien d'inattendu mais cela faisait toujours aussi mal à chaque fois. Il porta la main à sa joue endolorie. Il pensa pendant quelques secondes : comment vais-je pouvoir cacher ça ? Je ne vais pas pouvoir affronter les autres lundi…
Il n'eut pas plus le temps d'y penser que de nouveaux coups lui furent portés à l'estomac, cette fois des coups de pieds. Répétitifs et plus que douloureux. Reid se retenait de hurler. Il savait à quel point l'autre homme détestait ça. Mais de grosses larmes roulaient sur ses joues. Cela continua encore pendant un moment comme ça. A cet instant il ne voulait plus qu'une chose : mourir. Qu'on le laisse mourir en paix ! Au moins ses deux anges seraient en paix ! Il ne pensait qu'à eux à ce moment. A son si beau mari et son sourire resplendissant, sa petite fille- leur petit trésor- si joyeuse, si câline. A sa mère qui se souvenait à peine de lui, sa belle-famille qu'il avait du décevoir au plus haut point quand Derek avait du leur annoncer leur rupture… des images heureuses dans lesquelles il se laissa emporter, tentant d'oublier en peu de temps toute cette violence, cette atrocité qu'il vivait pratiquement tous les jours depuis trois mois. Il l'avait choisi et il n'en serait pas autrement. Tout ce qui compte c'était de protéger les siens avant tout.
Soudain, les coups s'arrêtèrent. Spencer tenta de se redresser mais une douleur violente lui paralysait le corps. Il entendit ces mots soufflés au creux de son oreille. « Tu vois ce que je suis obligé de faire, Spencer ? Tu vois ce que je dois faire ? On pourrait tellement être heureux ensembles mais tu ne me laisses pas de choix. Je t'aime pourtant, pourquoi tu m'obliges à faire cela ? »
Dans le brouillard qui englobait son esprit, il entendit le bruit reconnaissable entre mille d'une ceinture qu'on ôtait. Un crachat dans une main, une rapide manipulation d'un sexe. Ses sanglots redoublèrent. La nausée lui montait à la gorge, c'était insupportable. Pourquoi personne ne pouvait le stopper ? Pourquoi devait-il subir tout ça ? Des images de ses anges lui revinrent à l'esprit et ce fut ces visions qui l'aidèrent à tenir alors qu'il sentait deux mains le soutenir par les hanches et il perdit presque la conscience quand le sexe dur et gonflé de son ancien ami le pénétra avec violence. « Je t'aime Derek ! » se répéta t-il durant de longues minutes, subissant ce cauchemar une fois de plus…
(…)
Bien entendu, il s'était fondu en excuses, comme à chaque fois. Les mêmes excuses débiles, invraisemblables que Spencer était forcé de faire semblant d'accepter. Autrement, le même cauchemar recommencerait. Il se regarda dans la glace : l'image que le reflet lui renvoyait le dégoûtait littéralement. Il était encore plus pâle que d'habitude, sa maigreur devenait réellement inquiétante- il avait pris plusieurs kilos grâce à Derek et sa belle-mère. Tout l'art d'adorer la cuisine faite avec amour. Mais avec Michaël, le peu qu'il mangeait il le rendait presqu'immédiatement et même s'il s'empiffrait à l'extérieur, loin de son appartement, son métabolisme habitué au manque de nourriture l'empêchait de garder correctement celle-ci dans son corps. Des cernes se dessinaient nettement sous ses yeux et maintenant un énorme hématome barrait sa joue. Comment allait-il pouvoir dissimuler cela ? Il n'en avait aucune idée. Jusque là, on lui faisait quelques remarques sur ses cernes, lui prétextant qu'il avait quelques migraines en ce moment. On lui conseillait alors d'aller voir le médecin, ce qu'il ne faisait pas évidemment. Sinon il devrait alors expliquer son horrible présent et alors, qu'adviendrait-il des siens ?
Il carburait donc au café et aux vitamines. Très mauvais mélange, il le savait parfaitement. Mais c'était la seule chose qui l'aidait à tenir le coup.
Aujourd'hui était un autre souci. Il se souvint alors d'un petit pot de fond de teint qu'avait laissé « par mégarde » Michaël dans la salle de bains. Il s'en recouvrit totalement le visage. Ça ne faisait pas grande illusion mais bon, peut-être qu'on ne l'interrogerait pas ainsi. Tant pis, il n'avait pas le choix. Cette semaine, il devait aller au travail comme Derek était absent.
Hotch avait jugé de bon ton que chacun ait le droit à ses congés parentaux comme il se devait, surtout dans la situation dans laquelle ses deux agents se trouvaient.
Michaël le savait bien, et pour une fois il avait totalement carte blanche pour se rendre au bureau et « éventuellement » partir sur une affaire.
Tout devrait donc bien se passer, il n'y avait pas de souci. Une journée à passer. Au pire, s'ils avaient une affaire, il ferait comme il le faisait toujours : lancer ses statistiques, aider à résoudre l'affaire… faire son Reid habituel quoi ! Tout devait bien se passer !
C'était alors sans compter sur deux yeux inquisiteurs qui se posèrent sur lui dès sa sortie de l'ascenseur…
Tbc…
Je n'ai pas osé m'étendre sur les scènes difficiles. C'est la première fois que j'écris une scène de ce genre plutôt détaillée. Enfin je pense que vous non plus n'avez pas envie d'en savoir plus. Enfin bref, je me tais maintenant et pars me coucher. Ouch, cinq heures ça fait mal…
