Chose promise chose due! Voici déjà un nouveau chapitre. ^^ L'enthousiasme de vos review m'ont fait rire la dernière fois… j'espère que ce chapitre vous plaira autant. Bonne lecture !
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Chapitre 37 : Un sablier en argent
Novembre, 1941
L'automne est la saison préférée de nombreuses personnes. En cette saison, l'air est frais sans qu'il ne fasse froid pour autant, le taux d'humidité est parfait, et les couleurs vives des feuillages enchantent les esprits, aidant la plus ennuyeuse des leçons à passer plus vite.
« Eh bien, quelqu'un pense-t-il pouvoir répondre à cette question? » Professeur Slughorn, avec son ventre assez protubérant pour rivaliser avec celui du plus gros des éléphants de mer, se tenait sur l'estrade tout en indiquant la question écrite au tableau. Dans sa main, l'homme tenait un petit flacon rempli d'une potion opaque qui brillait comme une perle.
L'homme lança un regard curieux vers Tom. Ce dernier était assis dans un coin de la classe.
Cependant, à la grande déception de Slughorn, son élève favori ne leva pas la main. Un livre recouvrait le visage de Tom, comme s'il s'était endormi.
« Tom, essaye donc. » Dit Slughorn, faisant trembler sa moustache épaisse.
Tom leva les yeux. D'un air agacé, il observa le flacon dans la main de Slughorn. « C'est de l'Amortentia, monsieur, ce qui… je crois, fait partie du programme de sixième année. »
À la mention d'Amortentia, des garçons de Gryffondor se mirent à ricaner. Ils envoyèrent des clins d'oeil et sifflèrent à des filles assises derrière eux.
« Oui, c'est bien cela... Evidemment, je n'attends pas de vous que vous sachiez concocter cette potion avant votre sixième année, mais… »
Slughorn leur fit signe de se calmer. Puis, il demanda à Tom de venir devant le tableau. « Viens, ne sois pas gêné. »
Tom fronça les sourcils, mais dissimula rapidement son agacement derrière un sourire poli. Sous le regard inquisiteur des élèves de quatrième année de Gryffondor et Serpentard, il se leva calmement et vint rejoindre le professeur.
« Très bien, très bien. Maintenant, Tom, sent ceci et décris nous son odeur. » Lui demanda simplement Slughorn en plaçant la potion juste sous le nez de Tom. Au passage, le professeur de potion offrit un regard bienveillant au garçon.
Tom n'eut même pas besoin de renifler la potion pour se rendre pleinement compte du danger que représentait l'Amortentia. Instantanément, une odeur des plus envoutantes s'éleva du flacon et lui remplit les narines. Les yeux du jeune homme s'assombrirent alors que le merveilleux parfum l'appelait comme le chant fatal d'une sirène
Il plissa les yeux et tenta de réprimer son envie soudaine de s'emparer du tube pour en inhaler lentement et profondément sa senteur.
« Ça sent le parchemin neuf, monsieur, » L'expression de Tom était calme et sincère, comme si aucun mensonge ne pouvait sortir de sa bouche.
« Ah, donc tu aimes lire, comme je m'y attendais... Autre chose? » Quand Tom secoua la tête, Slughorn haussa les épaules d'un air déçu et se tourna vers la classe. « Et moi qui pensait que Tom allait percevoir le parfum d'une charmante jeune fille. Or, et hélas, ce ne fut pas le cas. Tu peux aller te rassoir, Tom. »
Slughorn leva le petit tube de verre au-dessus de sa tête de façon à ce que tout le monde puisse le voir. De la fumée s'échappait encore du flacon. Son énorme moustache trembla lorsqu'il prit la parole.
« Voici la potion d'amour la plus puissante au monde. Je ne crois pas avoir besoin de vous en expliquer l'utilité. Normalement, son odeur diffère pour chacun … selon ce qui vous attire. Par exemple, si vous aimez la natation, vous pourriez sentir l'air salé de la mer. Ou bien... disons... si une fille a le béguin pour notre jeune Tom ici présent… » Il fit un clin d'oeil à une fille rougissante assise au premier rang, « … l'odeur pourrait être celle du shampoing que Tom utilise. »
« L'Amortentia ne peut pas réellement faire naître de l'amour, bien sûr. Fabriquer ou imiter le vrai amour est impossible. Non, cette potion ne provoque qu'une forte obsession ou infatuation. Son effet, heureusement, n'est que temporaire. La portion que contient ce flacon, par exemple, ne durera pas plus d'une douzaine d'heures. »
Slughorn lissa sa moustache. Il leur offrit un grand sourire, ce qui lui donna l'air d'un vieux renard comploteur (un assez large, avec un visage assez rond).
« Et ceci— damoiselles et damoiseaux — sera le prix que l'un d'entre vous remportera à la fin de cette leçon. Un petit flacon d'Amortentia attendra celui qui concoctera la meilleure potion de grossissement avant la fin de ce cours. Ainsi, l'un d'entre vous, l'heureux vainqueur, connaîtra peut-être le meilleur rendez-vous amoureux de sa vie... Ou plutôt, cela vous aidera à obtenir ce fameux rendez-vous. »
Aussitôt que ces mots furent sortis de la bouche du professeur, les yeux des filles présentes s'éclairèrent.
Slughorn rit à plein ventre. « Faites bien attention, jeunes gens. Le compte à rebours est lancé… maintenant! »
La potion de grossissement étant la plus compliquée des potions qui se trouvaient dans leur manuel de quatrième année, Slughorn avait estimé qu'une petite récompense pousserait les élèves à faire de leur mieux. Toutefois, malgré l'ardeur de la tâche, l'attention de Tom n'était pas pleinement dédiée aux ingrédients devant lui.
Son esprit était encore accaparé par ce fascinant et dangereux parfum.
Evidemment qu'il n'avait pas senti l'odeur de parchemin frais. Pas du tout. Tom n'aimait pas lire. Tom aimait juste utiliser les connaissances que recelaient les livres pour devenir plus puissant. Le pouvoir l'attirait, non le savoir.
Tom avait senti l'odeur du pouvoir pur sortir de ce petit flacon de verre — L'odeur du vieux cuire de qualité, qui représentait à ses yeux le pouvoir et la prospérité l'odeur sulfureuse de la poudre à canon qui lui évoquait la force et la destruction.
Mais... le parfum le plus tentant était d'une toute autre nature. Quelque chose surprenant, et pourtant parfaitement mêlé aux deux autres. C'était une odeur familière... une odeur ferreuse comme le sang, sulfureuse comme des explosifs et salée comme les larmes et la sueur. Il avait déjà sentit ce parfum— au beau milieu du Blitz de Londres, quand il s'était acharné sur le cou de cet homme, s'était accroché au corps de cet homme, tentant désespérément d'inscrire l'odeur de cet homme dans sa mémoire, dans ses veines.
L'odeur d'Harry. L'odeur d'un mourant, d'un homme désespéré. Une odeur dangereuse, et néanmoins si chaude et si attrayante.
Le seul souvenir de cette odeur suffisait à plonger l'esprit de Tom dans l'obscurité, à l'attirer dans un monde de débauche.
Tom remuait la potion bouillonnante dans le chaudron, perdu dans ses pensées.
Il serra les lèvres; ses yeux noirs jais comme hypnotisés par le mouvement du liquide opaque devant lui.
Serait-il… amoureux D'Harry?
Cela paraissait l'explication la plus logique.
En arrivant à cette conclusion, une grimace dédaigneuse tordit le visage du jeune Seigneur des Ténèbres tandis qu'une lueur moqueuse grandissait à l'intérieur de ses yeux sombres.
De l'amour? — Il n'avait que faire d'un sentiment si pathétique. L'amour— célébré par poètes et artistes comme une entité éternelle et magnifique —était, en réalité, la chose la plus fragile et trompeuse au monde. Cela ne pourrait que l'affaiblir, l'attirer vers le bas, au niveau des gens ordinaires.
Il n'oublierait jamais comment la grosse nounou de l'orphelinat avait décrit sa mère, sur base des ragots qui courraient en ville. Apparemment, tout le monde savait que sa mère était une femme pathétique, abandonnée par son mari.
L'amour, la famille... ne menaient qu'à la trahison.
En vérité, l'égoïsme était la nature même de l'être humain. L'amour et tous autres sentiments farfelus ne feraient jamais le poids contre le pouvoir pur, un statut, et la richesse. Combien de familles s'étaient-elles déchirées pour un bout de papier sur lequel était écrit un nombre? Combien d'époux et d'épouses s'étaient-ils tournés l'un contre l'autre en un clin d'oeil, leurs vœux oubliés pour le juste prix ? Combien de jeunes couples passionnés, qui s'étaient promis un amour éternel, finissaient par rompre à cause de la tentation ou de la pression du monde réel?
L'amour?
Non... Tout ce dont Tom avait besoin —et désirait — c'était le pouvoir absolu! Seul le pouvoir, la magie et l'autorité étaient réels, et ils lui seraient utiles… Quant à l'amour? — HA!
Tom ne put retenir un sourire sardonique avant de recouvrir les ténèbres qui l'habitaient par la façade d'un jeune homme courtois et respectueux.
« Mes enfants, le temps est écoulé, » déclara Slughorn en frappant des mains, ce qui fit soupirer de déception quelques filles.
Slughorn déambula dans la classe, inspectant les chaudrons de chacun. Il s'arrêta devant Tom, puis agita la louche pour tester la viscosité de sa potion. Le professeur hocha la tête, mais ne parut pas complétement satisfait.
« Eh bien, Tom. Bien que ton travail surpasse celui des autres, la qualité n'est pas la même que d'habitude. »
En dépit des défauts évidents du vieil homme, ses capacités en tant que maître de potion ne laissaient rien à désirer.
Tom acquiesça poliment sans laisser son agacement transparaître. « Vous avez raison, monsieur. J'étais quelque peu distrait durant cet... assignement. Je crois avoir un peu abusé de la poudre de ver, malheureusement. »
Slughorn fut plutôt content que Tom reconnaisse son erreur. Il sortir le petit flacon de sa poche et le tendit au garçon. Puis, avec un sourire des plus sympathiques, il dit « Voici ta récompense. Cependant, je doute fort que tu en aies besoin, jeune homme. Quelle fille refuserait ton invitation? »
Tom glissa l'Amortentia dans sa poche, jetant un regard évasif aux filles du premier rang qui le fixaient d'un air plein d'espoir. L'adolescent afficha un sourire éblouissant, son beau visage aussi lumineux que le soleil d'été. « Merci, monsieur. En fait, je serais honoré de passer du temps en compagnie de si... charmantes demoiselles. »
Une mèche de doux cheveux noirs tomba devant ses yeux de façon tout à fait naturelle. Ses yeux brillaient d'une confiance à peine retenue.
Et oui... des émotions comme l'amour n'avait aucune utilité... si ce n'était comme outil de manipulation.
…..
Tom ferma la porte de son dortoir. Il jeta un coup d'oeil au lit de son camarade de chambrée. À nouveau, celui-ci était vide.
Depuis la dernière soirée, Ovidius l'évitait comme la peste. Le garçon maigrichon ne revenait que lorsque le couvre-feu approchait.
Ceci ne dérangeait absolument pas Tom. Pour dire vrai, qu'Ovidius ait l'intelligence de rester loin de lui lui convenait parfaitement.
Le jeune Seigneur des Ténèbres détacha sa cravate verte et argentée avant de la jeter sur son lit. Il aperçut la pointe d'une queue reptilienne dépasser de sous son oreiller. Il soupira.
« Sors de là, Nagini. »
« Non, »pleurnicha Nagini, enroulée sur elle-même bien que l'oreiller ne soit pas assez large pour la recouvrir complétement. « Méchant Tom.J'ai rampé depuis Londres jusqu'ici pour te voir et tu ne me salues même pas?... Je ne te dirais pas ce que j'ai vu, dans ce cas. Méchant… »
Tom enleva sa chemise, révélant un corps jeune et musclé. Bien qu'il paraisse plutôt svelte sous ses vêtements, l'adolescent était devenu un jeune homme au corps sain, avec des abdos solides et des muscles plus fonctionnels que proéminents. Son corps était marqué par de longues et magnifiques lignes musculaires qui laissaient entrevoir un pouvoir inattendu et néanmoins destructeur.
Tom était de bonne humeur. Il avait compris que le problème venait de ses hormones, rendant toute résistance inutile. Maintenant, Tom était prêt à aborder le sujet de sa… distraction — la distraction qui l'avait obsédée depuis qu'il n'était qu'un petit garçon.
« Qu'as-tu vu » demandaTom d'un ton curieux. Il tira Nagini de sous l'oreiller, ses yeux aussi sombres et mystérieux que les confins de l'espace.
« Hm… Je ne dirais rien! Je ne te dirais pas comment Harry a disparu »" siffla Nagini. Elle était encore énervée contre Tom pour l'avoir ignoré plus tôt. À l'image de son corps de serpent qui gagnait en largeur et en longueur, son intelligence et sa personnalité s'étaient également développés; cependant, malheureusement pour Tom, se personnalité s'avérait plutôt infantile et capricieuse.
Harry avait disparu?! — Tom se figea à cette nouvelle.
« Disparu, » répéta sèchement Tom. Un orage s'annonçait. Bien que le noir de ses pupilles restaient aussi pur et foncé qu'une nuit sans étoile, quelque chose en leur sein avait soudainement changé— inexplicablement, l'obscurité s'était étendu, grondante, colérique et aussi dévastatrice qu'un trou noir aspirant toute lumière.
Harry lui appartenait!... Et ses possessions ne pouvaient pas juste... disparaître!
Nagini était une créature magique. Si elle ne savait pas lancer de sort, elle savait toutefois ce qu'était le transplanage et la poudre de cheminée — donc, quand elle disait « disparu », elle faisait référence à quelque chose de tout à fait inhabituel.
Nagini agita la queue, satisfaite d'avoir gagné toute l'attention de Tom. « Oui! Oui! Il a fait tourner ce sablier et puis — pouf— il a disparu. »
« Un sablier?! Comme le pendentif qu'il garde toujours autour du cou? » demandaTom. Les lumières environnantes jetaient une lueur douce sur son visage, sans pour autant parvenir à adoucir son expression sinistre. Ses sifflements restèrent calmes et posés, et pourtant la question fit frissonner Nagini.
« Oui, Oui. Il était assis dans son bureau, puis il a fait tourner cette chose, puis il n'était plus là. »
Tom l'avait souvent vu— ce fameux sablier qu'Harry portait toujours autour du cou.
Depuis le jour de leur rencontre, le cou d'Harry avait toujours été orné du pendentif argenté. Tom l'avait examiné de près, une fois, alors qu'Harry dormait profondément. Le bijou était petit, complexe, fait d'argent et recouvert de runes qu'il n'était pas parvenu à déchiffrer. Tom avait alors pensé que ce n'était qu'un charme protecteur, un objet enchanté comme l'anneau de famille d'Abraxas.
Tout à coup, les propos d'Abraxas lui revinrent à l'esprits— « Si mon animal osait me désobéir, alors il serait puni, il ne deviendrait plus qu'un jouet dispensable. »
L'adolescent se retourna et se dirigea vers la salle de bain.
Peu importait que ce soit un animal ou un jouet... ce qui appartenait à Tom Riddle, lui appartenait pour l'éternité! Et Tom n'aimait pas perdre ses biens— pas même ceux qui tentaient de le quitter; et sûrement pas celui qui venait juste de disparaître.
…
Lorsque Tom sortit de sa douche, il était déjà huit heures du soir.
L'adolescent jeta un essuie sur ses épaules et laissa les gouttes glisser le long de ses cheveux. Elles descendirent ensuite le long de son torse dénudé, laissant des marques humides sur la peau douce et crémeuse.
« Nagini, » Tom s'essuya le visage. « Comment es-tu entré dans le château? »
Le serpent s'étendait maintenant sur plusieurs mètres de long. Il était impossible qu'elle ait pu simplement parcourir un couloir de l'école sans attirer l'attention de quelqu'un.
D'une humeur joueuse, Nagini se tortilla sur le lit de Tom. « J'ai rampé le long des bois morts dans la Forêt Interdite. Puis, j'ai utilisé la plomberie de Poudlard »"
Tom fit une pause. Voilà une information... intéressante.
« Ouais! Plein de tuyaux! » Nagini tenta de décrire l'incroyable labyrinthe qu'elle avait parcouru à Tom, mais son vocabulaire limité lui donna de la peine. « Plein, plein, plein de tuyaux, ici, dans les murs de Poudlard. Beaucoup, beaucoup, beaucoup! De longs et larges tuyaux partout! »
Tom jeta l'essuie de côté, avant de mettre une chemise. Ses yeux brillèrent.
Il s'assura de l'irréprochabilité de sa tenue puis sortit de la chambre.
Des tuyaux... Peut-être qu'il était allé chercher trop loin.
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« Tom, tu attends quelqu'un? » la voix interrompit son examen attentif d'un couloir vide.
Tom jura tout bas, avant de se retourner, un grand sourire sur le visage. « Bonsoir, Professeur Dumbledore. »
Le vieux sage portait une robe d'un bleu céleste, sa barbe rousse touchait presque le sol. Par rapport au directeur bienveillant qu'il deviendrait septante ans plus tard, ce Dumbledore était encore plein de vigueur, et tout aussi entêté.
Dumbledore lui fit un clin d'oeil. « Le couvre-feu approche, Tom. »
S'entendant bien avec Harry, le professeur de métamorphose avait accordé une attention particulière au garçon. Et, ce faisant, il s'était forgé une opinion à propos de Tom Riddle. Néanmoins, à cause de l'influence d'Harry, ce Dumbledore ne se méfiait pas autant de Tom qu'il aurait dû. Cette fois-ci, il n'avait pas pu percevoir aussi clairement la véritable nature.
« Je sais, monsieur... Je dois juste voir un ami avant d'aller me coucher, » répondit poliment Tom avec un sourire impeccable.
Les yeux bleus perçants de Dumbledore, derrière les verres en demi-lune de ses lunettes, le fixaient d'un air songeur. Bien que l'expression de l'enseignant ne soit en rien accusatrice, Tom avait l'impression d'être soumis à un interrogatoire.
« Ah, Tom, mon garçon. J'espère que tu ne m'en voudras pas de te faire remarquer... que ton ami a un sens de l'humour bien étrange pour choisir comme lieu de rencontre… » Le vieil homme inspecta l'espace qui les entourait. Des rides apparurent aux coins de ses yeux quand il sourit d'un air bienveillant, bien que l'éclat dans son regard ne change pas d'un chouïa. « — les toilettes des filles? »
Tom prit un air surpris. « Oh! Je me suis trompé. Je devais le retrouver devant la classe d'Histoire de la Magie. Mais... Je dois avoir emprunté le mauvais chemin à un moment ou l'autre. C'est la faute de ces maudits escaliers, monsieur. Ils n'arrêtent pas de bouger! »
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Albus Dumbledore se tenait devant les fenêtres du hall du premier étage, observant la silhouette du garçon s'éloigner. Il était perdu dans ses pensées.
Au cours d'un demi-siècle, il avait gagné en sagesse et avait appris à lire les gens. Bien que le jeune Tom ne soit pas un livre ouvert, Dumbledore parvenait tout de même à voir à travers — vaguement seulement —la façade du garçon. Les yeux de l'adolescent reflétaient l'ambition qui sommeillait en lui, ce qui, en soi, n'avait rien d'alarmant. Après tout, l'ambition régnait dans le cœur de la plupart des serpentards. Cependant... ce qui le tracassait, c'était l'ampleur de cette ambition. Le feu insatiable qui brillait dans ces yeux intelligents, identique à celui des yeux d'une vieille connaissance.
Le garçon avait les mêmes yeux que Gellert— avec la même avidité; les mêmes faux sourires; et le même charisme qui pouvait se révéler si ravageur.
Tout à coup, Dumbledore, d'habitude si jovial, sembla accablé de fatigue.
Mais... ce garçon n'est pas Gellert. Il a encore quelqu'un cher à son coeur... quelqu'un qui pourra l'aider, le calmer, l'aimer. Se souvint le vieil homme.
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De plus en plus d'indices pour Tom…
Bref, j'espère que ce chapitre vous a plu. N'hésitez pas à laisser des reviews ^^
À bientôt.
