Bon voilà la suite. Désolée pour l'attente et encore un très grand merci pour les reviews. Vous ne pouvez pas savoir comment je suis contente de voir le chiffre augmenter ou la petite flèche quand je me connecte. Et oui Aliza, c'était bien « ambiance ». J'ai l'impression que le précédent, j'ai fait beaucoup d'erreurs de cohérence. J'espère que ça le sera plus maintenant.

Le mot avait été passé au sein de l'équipe juste avant leur départ pour le week-end. Ils devaient parler à tout prix à Spencer en revenant au bureau. C'était primordial.

Ils avaient choisi de mettre Derek en-dehors de ce choix à la base. Avec tout le stress et la fatigue accumulés ces derniers mois, il avait bien le droit à quelques jours de repos loin de Quantico, auprès de sa famille. Oublier pendant quelques temps le travail et son quotidien.

Il en avait bien profité. Arrivé le vendredi soir assez tard, il n'avait pas tardé à aller se coucher avec sa fille, en voyant que seul son petit-frère était réveillé dans l'habitation.

A neuf heures, il fut réveillé par des rires bien distincts et des personnes qui se « disputaient » gentiment à l'étage en-dessous. Ses sœurs étaient arrivées, il reconnaissait également le rire de sa jeune nièce, Emmy la fille de Greg et Nick. Il s'empressa de s'habiller, réveillant en douceur sa puce installée dans le berceau et descendit rejoindre ses proches pour le petit-déjeuner.

Le repas se passa dans la bonne humeur, chacun s'amusant de voir Emmy tentant de nourrir Leila. Mais cette dernière gigotait beaucoup dans sa chaise haute et envoyait des projections de nourriture partout, déclenchant les rires chez leurs pères et leurs tantes.

La journée se partagea entre les courses pour les jeunes, tandis que Fran prenait un malin plaisir à garder ses petites-filles. Les deux sœurs et Greg voulaient vraiment remonter le moral à Derek qui, même s'il essayait de ne pas le montrer, ne parvenait à dissimuler aux yeux des siens sa tristesse et sa nostalgie. Le sujet de sa séparation et le sujet de Spencer étaient évités de leur côté. Pas besoin de remuer le couteau dans la plaie non plus, surtout quand on voyait le bonheur évident chez les deux scientifiques. Rien n'y faisait : même avec toute la bonne volonté de chacun, Derek n'arrêtait pas de penser à Spencer.

Spencer, l'homme qu'il n'a jamais cessé d'aimer et qu'il ne cessera jamais même s'ils ne sont plus en couple en principe. Officiellement, aucun divorce n'avait encore été prononcé. Il n'en avait pas le courage. Il s'accrochait encore et toujours à cet ultime espoir que son beau brun viendrait chez lui pour lui dire qu'il l'aimait toujours, qu'il avait fait une énorme connerie et qu'il réclamait son pardon. Ok, cela semble pathétique et trop facile. Mais une petite partie de lui en rêvait qu'il le fasse. Certes, le brun n'avait pas montré un seul signe d'un intérêt quelconque envers lui ces derniers temps mais il espérait que ceci ne soit qu'une façade. Que l'espoir était toujours là.

Quelque chose lui semblait bizarre d'ailleurs dans son comportement. Il ne savait pas si c'était du à leur séparation ou non mais il avait remarqué que le génie était redevenu comme à ses débuts : peu ouvert, triste avec des belles cernes sous les yeux. Il avait également perdu du poids, chose qui commençait à vraiment se voir à force de le voir porter des vêtements amples. Non il y avait vraiment quelque chose qui clochait chez son ex. Et malgré toute sa colère, sa rancœur, sa déception, il ne pouvait s'empêcher d'être vraiment inquiet pour le jeune homme.

Mais bon, ce n'était pas le moment de penser à tout cela. Il verrait bien la semaine prochaine quand il reviendrait travailler. Maintenant, tout ce qu'il souhaitait c'était de profiter de ces moments privilégiés.

Ils partirent acheter la nourriture nécessaire pour le repas ainsi qu'un gâteau commandé chez le pâtissier. Une fois cela fait, ils dégustèrent un « café potable »- comme aime le qualifier ainsi Greg- en terrasse.

Ils rentrèrent ensuite rapidement chez leur mère pour l'aider à faire la cuisine et prendre le relais pour les enfants. Les deux ne tenaient plus en place maintenant qu'elles avaient terminé leur longue sieste.

La soirée fut excellente, aucun souci à signaler- le cauchemar d'il y a quelques années bien derrière- mais l'absence de Spencer se fit ressentir de nouveau chez notre métis. Il cherchait toujours sa présence à ses côtés, guettant le moindre coup de sonnette ou autre. Mais rien, absolument rien.

Il ne dormit pas bien cette nuit-là, laissant couler de nouveau quelques larmes silencieuses. Et comme souvent dans ces cas-là, il prenait sa petite fille avec lui pour dormir, les battements de son petit cœur, la chaleur de son petit corps finissant par le bercer. Ne se doutant pas une seule seconde qu'à 957*kilomètres de là, l'homme qui le trouble tant était en train de vivre un cauchemar et qu'il ne souhaitait qu'une chose : reprendre sa place aux côtés de ses deux amours.

Le lendemain matin il eut beaucoup de mal à ouvrir ses yeux, brouillés par la fatigue et les larmes. Il fut surpris puis affolé quand il remarqua que Leila n'était plus sur lui. Ni dans le lit, ni dans le berceau. Il se leva à toute vitesse, craignant soudainement le pire- même s'il était chez sa mère, le boulot lui avait bien appris que tout pouvait arriver.

Il descendit les escaliers quatre à quatre et poussa un gros soupir de soulagement en voyant sa fille dans les bras de sa mère.

« Je l'ai entendue pleurer, alors je me suis dit que pour une fois j'allais te laisser dormir et m'occuper de ma petite fille. »

Derek sourit et vint embrasser sa mère puis salua le reste de la famille.

Rien d'autre en particulier ne se passa ce jour-là. Manger, boire, discuter, jouer aux cartes ou aux échecs, aller promener les enfants dans le parc à proximité… un dimanche comme un autre jusqu'au soir et un coup de fil donné par Garcia.

« Hé Princesse, comment vas-tu ? »

« Bien et toi mon bel Apollon ? »

« Ca peut aller oui. Alors que me vaut cet appel aussi tardif ? » Il entendit sa meilleure amie pousser un gros soupir à l'autre bout de la ligne et un silence s'établit pendant de longues secondes. Déjà ceci n'était pas normal. Venant de la blonde si joyeuse et pleine d'entrain, ce silence était plus qu'étonnant.

« Petit cœur, tu es sûre que ça va ? »

« Je… c'est… c'est Spencer, Derek ! »

A l'entente du nom, il se laissa tomber dans le canapé sous les yeux inquiets du reste de la famille. Il passa une main sur son visage, se préparant doucement au pire.

« Je… enfin qu'est ce qui se passe ? Il va bien ? »

« Je… je pense que tu devrais rentrer au plus vite. Spencer court un très grave danger. »

Clairement, directement, elle avait balancé cette phrase sans aucune hésitation. Elle avait passé une très grosse partie de l'après-midi au bureau, incapable de tenir en place et d'attendre le lendemain pour découvrir la vérité sur l' « amant » d'un de ses meilleurs amis.

Enfance, scolarité, amants, fréquentations : elle avait tout épluché, tout étudié grâce à son ordinateur. Enfance difficile, scolarité brillante mais des problèmes avec ses camarades, plusieurs amants… quand elle parvint à son dossier judiciaire et qu'elle vit que ce dernier était soupçonné d'avoir un lien avec différents meurtres sauvages sur Las Vegas, son sang n'avait fait qu'un tour. Elle n'avait pas attendu plus longtemps pour contacter son ami.

Elle savait que, même si celui-ci était encore en colère et profondément blessé, il n'hésiterait pas une seconde à venir à la réunion de confrontation qui aurait lieu le lendemain matin avec l'équipe au complet. Elle avait juste contacté Hotch, lui donnant les informations souhaitées sachant parfaitement que ce dernier en parlerait à Dave juste après. Elle préférait ne pas ruiner la fin du week-end de ses deux amies. Mais prendre contact avec Derek était indispensable. Il était le seul qui parviendrait à faire parler Spencer sans retenue.

Derek écouta les explications de son amie, la laissant faire. Il en était persuadé à présent : cet homme était un grand malade- malgré tout très intelligent- et Spencer faisait les frais de sa maladie. Bien entendu, il ne savait absolument rien des menaces faites à son égard et celui de Leila. Mais ce qu'il entendait sur Michaël lui fichait la chaire de poule et il savait ce qu'il avait à faire à cet instant. Et comme si sa famille avait compris, sans qu'il ne dise rien, Greg s'empressa d'aller réserver deux billets d'avion retour pour Quantico.

(…)

Le lendemain matin, le soleil était à peine levé quand Derek dit au revoir à son petit-frère qui venait de l'accompagner à l'aéroport. Ils avaient décidé finalement qu'il serait préférable de laisser Leila à Chicago et que l'un d'entre eux la ramènerait plus tard.

Il n'avait pas eu besoin d'expliquer ce qui s'était passé. Quand sa famille avait vu son visage juste après ce coup de téléphone, tout était dit. Et pour cela, il les en remerciait.

Les deux heures de vol le séparant de Quantico lui parurent une éternité. Il n'arrêtait pas de se ronger les sangs et de s'inquiéter pour son Pretty Boy. Pourquoi n'avait-il rien dit ? Pourquoi n'avaient-ils rien fait en voyant le cadet de leur équipe au plus bas ? Pourquoi ne l'avait-il pas protégé ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Des dizaines de questions résonnaient dans la tête du métis. Il culpabilisait comme jamais de n'avoir rien vu plus tôt. Trop rongé par la colère et le ressenti, ignorant totalement le mal-être de celui qui était redevenu un simple collègue et le second père de leur fille ces trois derniers mois. Il aurait du mieux savoir. C'était un profiler après tout, les signes semblaient tellement évidents.

Spencer l'avait peut-être trompé mais il ne méritait pas une telle chose. S'il était réellement en danger et qu'il subissait ce qu'il croyait, non il ne le méritait pas. Ce fut sur cette dernière révélation qu'il se décida d'enfin passer au-dessus de sa colère et de tout faire pour venir au secours de celui qu'il aimait toujours.

Le trajet entre l'aéroport et le Bureau d'Analyse des Comportements fut moins long. Il arriva dans les quartiers du FBI et s'empressa de rejoindre l'étage correspondant. Arrivé dans le hall, il ne vit personne de son équipe. Il en déduisit alors qu'ils étaient réunis dans la salle de conférence, il suivit alors cette direction.

Quand il y entra sans frapper, le silence régnait en maître dans la pièce. Ses six collègues étaient bien là, tournés vers lui pour observer son arrivée ou se demandant ce qu'il pouvait bien faire là.

Il posa d'abord son regard sur Hotch et Rossi, qui lui adressèrent un bref signe de tête en salut. Les filles esquissèrent un sourire très léger. Il pouvait voir des larmes pointer au bord des paupières de JJ, ce qui l'incita donc à passer rapidement vers Spencer.

Il grinça des dents en serrant fortement ses poings en voyant un hématome bien évident sur la joue du jeune homme. Il l'observa encore plus : ses traits étaient tirés et d'énormes cernes se formaient sous ses beaux yeux marron. Il fut tenté de s'approcher de lui et de le prendre dans ses bras. Mais d'abord il voulait tout savoir, qu'on lui explique enfin ce qui se passait.

Hotch et Garcia lui firent un résumé de ce qu'elle avait trouvé et ce qu'ils avaient déjà expliqué au reste de l'équipe. Il ne les coupa pas une seule seconde, écoutant avec effroi et ouvrant en grand les yeux en observant les photos des différentes victimes.

Il observa Spencer. On aurait dit que ce dernier ne voulait qu'une chose : s'éloigner loin de ce bureau ou de se cacher dans un petit trou de souris. Cela suffit à Derek pour confirmer ses craintes. Reid, qui adorait son travail et toujours le premier à prendre la parole, ne s'exprimait pas. Toute lueur de joie avait disparue de ses yeux. Il se contentait d'écouter, les yeux baissés vers le sol, les bras croisés sur sa poitrine.

Il savait qu'il n'avait aucun choix : il allait devoir révéler la vérité. SA vérité. Mettre en danger encore plus les membres de sa famille. Car pendant les explications, il comprit qu'ils n'avaient aucune preuve évidente pour pouvoir accuser Michaël des différents meurtres. Ils n'avaient donc aucune bonne raison de l'arrêter et le mettre en prison. Et s'ils venaient à l'interroger et qu'il sortait ensuite, il se retournerait forcément contre lui. Contre Derek, contre Leila, sa famille, ses collègues, sa mère… sa mère qui ne se rappelait même pas que son fils était maintenant séparée de son compagnon. A cet instant, il n'avait jamais eu aussi peur de toute sa vie.

La question suivante ne le surprit donc pas le moins du monde.

« Spencer, est ce que tu connais ces victimes ? » le questionna Rossi le plus calmement possible. Il releva les yeux. Tout le monde le regardait, attendant sa réponse avec impatience. Il soupira un grand coup, se disant que ça y est, il ne pouvait plus reculer. Quoi qu'il dise maintenant ne les fera pas lâcher l'affaire de toute manière. Il ne pouvait plus mentir.

« Oui. Ce sont… ce sont des anciens camarades de facs de Michaël et moi. » Sans même le regarder, il savait que Derek était devenu tendu à la mention de ce prénom.

« Les cinq victimes étaient des jeunes hommes de notre âge. Ils avaient… plutôt tendance à nous « martyriser » tous les deux. Nous étions les deux intellos de l'établissement, les plus jeunes aussi. Donc ils s'y donnaient à cœur joie. »

« Tu penses que ça aurait pu suffire à Michaël pour les assassiner aussi… sauvagement ? » lui demanda Prentiss.

La question qu'il appréhendait tant. Ça y est, elle était arrivée. Trois mois passés à tenter de cacher l'abominable vérité et là, il était au pied du mur. Qu'allait-il faire, qu'allait-il faire ?

« Je… je pense que… je pense que oui. »

« Tu penses ou tu en es sûr, Reid ? »

« Je… j'en suis sûr. »

Les mots sortaient difficilement de sa gorge. Il était pris d'une violente nausée et des larmes menaçaient de couler.

« Et qu'est ce qui t'amène à penser ça Spence ? »

« Je… il m'a… enfin il m'a fait… il m'a fait exactement la même chose. »

Il entendit plusieurs hoquets de surprise, des doigts que l'on faisait craquer, quelques reniflements. Impossible de relever la tête. Il avait tellement honte de lui, de tout. Il se dit qu'il avait commis une grave erreur en venant au bureau ce matin.

« Tu… mais… mais pourquoi Spencer ? Pourquoi ? » Demanda Garcia, la voix nouée par l'émotion. Même Hotch ne pouvait dissimuler la sienne de son regard. Lui d'ordinaire si froid et si droit montrait à présent tout le contraire.

« Pa… parce que j'ai fait la plus grosse erreur de ma vie… et qu'… qu'aujourd'hui je dois en subir les conséquences. Pa… parce que je l'ai laissé… je l'ai laissé de nouveau entrer dans ma vie et que… que… »

« Que quoi, Spencer ? » Derek retrouva suffisamment de voix pour poser cette question. Il avait peur de la réponse, mais il savait que dans celle-ci se trouverait la réponse à ces nombreuses interrogations de ces trois mois.

Spencer tourna la tête vers lui quelques secondes. Il hésita avant de lui parler les yeux dans les yeux. Il finit par détourner son regard de nouveau en répondant.

« Que… que si je ne te quittai pas… il vous… il vous tuerait tous. Toi et Leila en premier. Je… je suis désolé Derek. Je… je n'ai jamais… voulu te faire de mal. »

Ce dernier resta figé sur place, sans voix, la bouche ouverte fixant toujours Spencer. Il n'arrivait pas à y croire, ce n'était pas possible. Pas ça, pas lui.

Emporté par la rage, il quitta la pièce précipitamment envoyant au passage son poing contre le mur. Garcia sortit juste derrière lui, ayant peur soudainement qu'il fasse une grosse connerie. Les autres ne dirent rien pendant un petit moment, encaissant ce que venait de leur dire leur jeune collègue. Aucun doute maintenant que s'ils ne faisaient rien immédiatement, Spencer serait le prochain sur la liste des victimes de Michaël.

Hotch finit par se lever après avoir échangé quelques mots avec Dave. La décision la plus évidente et la plus sûre était prise.

« Tu as bien conscience que nous pouvons pas te laisser comme ça avec Michaël. Tu cours un grave danger Reid et il est hors de question que tu retournes chez toi ce soir. »

« Mais… mais si je ne reviens pas, il va… il va se douter de quelque chose. Et vous n'avez aucune preuve pour l'arrêter. Je… je refuse. »

« Non Reid, on ne te laissera pas faire. Tu fais parti de notre famille et en tant que membre, tu dois être protégé… comme chacun d'entre nous ici. Nous allons continuer nos recherches sur les différentes victimes ici. Nous allons tout analyser, tout étudier, tout revoir… et cela sans aucune contestation de ta part. On aurait du intervenir avant Reid, il est hors de question qu'on le fasse maintenant. Me suis-je bien fait comprendre ? »

« Pa… parfaitement Monsieur. »

« Très bien. Dave vous emmènera chez lui ce soir, Morgan et toi. Tu as suffisamment de place pour les deux, de toute façon. »

« Mais… je ne veux… enfin je… »

« T'inquiètes pas Spencer. Comme je passe la moitié de mon temps avec Hotch, vous aurez la maison pour vous deux. Donc si… enfin si vous ne souhaitez pas ma présence- qui me semble nécessaire quand même- je vous laisserai tranquille. C'est là je pense que vous serez le plus en sécurité jusqu'à ce qu'on mette Michaël sous les verrous. »

« Je… je sais pas si c'est… si c'est une bonne idée. Je… »

« Quelqu'un a-t-il mieux ? » Chacun d'entre eux hocha la tête. La maison de Rossi était la plus isolée de la ville. En plus de Dave, qui n'était quand même pas très jeune, plusieurs policiers seraient postés devant la maison afin de monter la garde 24sur24. « Non bon c'est décidé alors. Reste plus qu'à prévenir Derek maintenant. »

« Je suis là ! »

Ils se retournèrent. En effet il se tenait aux côtés de Garcia qui avait posé sa main sur son épaule. Il les regardait tous, toute trace de rage disparue. Encore un peu de colère mais plus maîtrisée qu'avant. Mais certainement pas dirigée vers Spencer en tout cas.

Les mots de l'excentrique blonde semblaient l'avoir calmé.

Il ne parla pas plus, contentant d'écouter les plans formulés par Hotch. Il n'y trouva absolument rien à redire, répliquant simplement par un « Ok ! ». C'était la meilleure solution pour l'instant. Et qui de mieux pour protéger et éventuellement faire parler Spencer ?

Oui parce que maintenant, s'il voulait envisager l'éventualité de lui pardonner totalement ou de se remettre définitivement ensembles un jour, alors oui des explications sont de rigueur. Elles sont même plus qu'essentielles.

Spencer fit remarquer qu'il n'avait pas de vêtements avec lui et qu'il devrait aller les chercher chez Michaël. Mais Morgan mit fin à cette idée tout de suite.

« J'ai encore… des affaires à toi à la maison, me semble t-il ! Je vais aller faire un détour par là pour récupérer mes affaires et je prendrai les tiennes en même temps. Comme ça, Dave et toi vous vous rendez chez lui et je vous y rejoins. »

Les deux concernés hochèrent la tête en acquiescement. Le plus tôt ils le faisaient, le moins de risques ils prendraient.

« Et euh… qu'est ce que je fais si… s'il m'appelle ? » Bien sûr il était évident que Michaël allait se demander ce qu'il se passe quand Reid ne rentrerai pas ce soir. Il habitait chez lui après tout, forcément il trouverait ça bizarre.

« Tu peux bien le convaincre que tu es parti sur une affaire avec l'équipe. Il croit toujours que Morgan est à Chicago n'est ce pas ? »

« O-oui, c'est là que… enfin qu'il me… qu'il me laisse partir sans rien dire. »

Cette dernière phrase ne semblait pas très claire pour certains, mais ses collègues comprirent le message : quand il partait sur une affaire avec Morgan, cela devait mettre dans une colère noire l'autre homme. Et ils n'osaient même pas imaginer ce qu'il devait encore subir des fois.

« Ok bon bah on fait comme ça ! J'espère juste que l'on n'aura pas une affaire tout de suite. Morgan tu as une heure. On ne sait pas ce que Michaël a l'intention de faire, on ne prendra donc aucun risque en te laissant là-bas plus longtemps. Dave, Emily et moi allons accompagner Reid. JJ, Garcia, vous continuez vos recherches. J'espère juste qu'on parviendra à stopper cette ordure au plus vite. »

Ils acquiescèrent et chacun partit de leur côté. Il fallait juste attendre et espérer maintenant que Michaël ne se doute pas de ce qui était en train de se tramer derrière son dos… et Derek se demandant s'il arriverait à se rattraper envers Spencer…

Tbc…