Ce texte devait être un calendrier de l'aven, mais en fait non, puis en fait oui mais probablement que non. Et finalement... Oui ! J'ai le plaisir de vous présenter le 15eme texte de l'aven !

Il est là, il est beau, il est chaud, il est un peu long, (en vraies préparerez vous un thé ou un p'ti truc a coté pour siroter.) mais il est surtout fais avec le cœur !

Je ne m'y connais rien en druidisme. J'ai tenté d'interpréter le druidisme tel que Teen Wolf nous l'a montré en accompagnant de source diverses. Même en dehors du druidisme, les informations que vous trouverez ici ont été principalement basés sur mes souvenirs de lectures lointaines ou glané sur internet via de multiples sources aussi fiables que Wikipédia (comprendre : moyen fiables). Cette fiction n'a aucun autre but que celui de vous divertir, et j'espère qu'elle l'atteindra.

Merci au groupe Sterek qui me régale avec tout ses textes !
Merci au Discord Sterek sur lequel on a eu une discussion passionnée sur "Quel est l'animal totem de Stiles", vous découvrirez dans ce récit ce que j'en pense (et que j'ai très subtilement évoqué sur discord. Mais de façon modéré et discrète, c'est passé presque inaperçu)

Merci à celleux qui m'ont soutenue dans l'écriture de ce texte, aka les gens qui ont eu le malheur de traîner sur le discord Sterek ce dernier mois et qui ont été inondé de gif pseudo mignon.

Mais surtout un grand merci à mes bêtas lectrices : Petit elfe schizophrene pour le premier chapitre (celui ci donc) et Shiny Snotra pour le second. Merci encore les filles de m'avoir aidé à nettoyer mes horreurs d'orthographes .


[Le saviez-vous ?]

Les deux tiers de nos rêves sont porteur d'idée négatives, ils sont communément appelés « mauvais rêve ».
Le mot « cauchemar » désigne uniquement les mauvais rêves qui nous réveillent.

- Laisse-moi entrer. Laisse-moi entrer... Laisse ! Moi ! ENTRER !

Stiles se réveilla en hurlant.

Son lit était trempe de sueur, et ça n'avait rien à voir avec la température.

Il compta.

- Un, deux, trois, quatre cinq, six, sept, huit, neuf, dix.

Re-compta.

Un : pouce. Deux : index, trois : majeur, quatre : annulaire, cinq : auriculaire, six : pouce. Sept : index, huit : majeur, neuf : annulaire, dix : auriculaire.

Un cauchemar. Ce n'était qu'un cauchemar.

Il s'autorisa à respirer.

Mais ne réussi pas.

Au fond de son esprit une voix blasée, une voix qui ressemblait un peu trop à celle de l'autre, quand l'autre squattait son corps, susurra « bah oui mon grand, tu ne croyais pas que ça allait s'arrêter là ? Prends toi donc une bonne dose de crise d'angoisse ! »

Il sentit comme un étau autour de sa cage thoracique. Il ne pouvait pas respirer, l'air ne venait pas, il n'y arrivait pas, comment allait-il faire ? Il allait mourir, là, en pyjama sur le sol de sa chambre, crever comme un rat parce qu'il n'était pas foutu de respirer.

Ça... Non... Souffle. Il devait. Doit. Non. Juste. Ouvre la bouche. Non. Ça ne marche pas. Il ne peux pas...Il...

- Stiles. Écoute ma voix. Écoute-moi.

Une voix grave. Derrière lui. Vague de chaleur. Écouter.

- Stiles, concentre-toi sur ma voix. Tout va bien. On est a la maison. Regarde. On va compter nos doigts ensembles.

Deux main devant ses yeux. Une à lui. Une autre qui tient doucement mais fermement la sienne. Elle soulève le premier doigt. Le gros-là dodu et pratique. Stiles ne sait plus comme on l'appelle.

- Un

Puis elle attrape le second à coté. Stiles ne sait plus comment on l'appelle non plus

- Deux. Stiles, compte avec moi.

- D..deux.

- Bien. Trois ?

Celui du milieu. C'est un majeur.

- Toi..tr...trois.

- Quatre ?

- Quatre ?

- Et cinq.

- Cinq.

Stiles lève lui même sa main gauche mais laisse l'autre déplier le premier doigt. C'est un pouce. Il s'en rappelle. C'est bon. Il sait comment appeler ses doigts. Cette pensée est pitoyablement réconfortante.

- Six ?

- Six

- Sept

- Sept

- Huit

- Huit. Neuf. Et dix.

- Voilà. Tu es avec moi. On est à la maison, il fait nuit, ce soir le ciel est dégagé mais il fait froid. Les étoiles sont belles. Tu veux aller voir les étoiles ?

La voix est toujours aussi calme. Seul Stiles la connaît assez pour entendre la pointe de soulagement qui réveille chez lui une vague de culpabilité

- Il est quelle heure ?

- Il est 4 heure du matin.

- Je suis désolé.

- Bonjour désolé, je suis Derek.

Stiles pouffe malgré lui. Ce simple rire un peu nerveux fait considérablement baisser la tension.

- N'essaye pas d'être drôle. C'est mon rôle.

- Ça c'est ce qu'on te laisse croire.

Stiles laisse tomber sa tète en arrière, sur l'épaule de Derek, pour reprendre son souffle.

L'autre homme le laisse faire, en caressant doucement son bras, il ne dit rien. Ne demande rien.

Et c'est exactement pour ça qu'il est le meilleur des colocs.

D'un point de vus administratifs, ils vivaient ensembles depuis quelques mois

D'un point de vus pratique, l'odeur de Stiles imprégnait chaque pièces de la maison depuis 3 ans.

Cette situation aurait put paraître surprenante. Elle aurait dû être surprenante.

Mais elle était arrivée tout en douceur, et c'était imposé d'elle-même avec trop de tact pour qu'on puisse songer à protester.

Tout avait commencé il y a longtemps, Stiles avait commencé ses études pour travailler au FBI, parce qu'il voulait travailler au FBI.

Il avait une nouvelle vie cool, était le petit ami officiel de Lydia Martin, faisait les études de ses rêves...

Tout allait bien, l'année de ses 19ans était SON année.

Si ce n'est que la fatigue lui vrillait le crane. D'abord de léger maux de tête, puis après quelque mois des migraines terriblement violentes.

Et impossible de passer un scanner. Depuis les événements, il faisait des crises d'angoisse d'une rare violence à l'idée d'un IRM. On avait du l'endormir pour voir...Qu'il n'y avait rien.

Rien du tout.

On accusa le surmenage.

Stiles était rentré chez son père prendre du repos. En un mois, il pétait de nouveau la forme, alors il retourna en cours.

Et la migraine revint, accompagnée de vomissements et de vertiges.

Qui disparurent à noël.

Une fois est un hasard, deux fois, une coïncidence...

Stiles retourna en virginie, ou la douleur revint. Il rentra à Beacon Hills dans le mois et fut guérie en 5 jours.

Trois fois... trois fois c'est un motif.

S'éloigner de Beacon Hills le rendait malade. Il mena l'enquête, et la réponse lui arriva relativement rapidement.

Sachant qu'il avait des capacités d'étincelle, était membre de la meute en charge du territoire, avait été marqué par le nogitsune, une chimère et défait les ghost rider, le nemeton l'avait choisi en tant qu'émissaire druidique

Et Stiles ne voulait pas.

Il proposa cordialement à Deaton d'avoir un coït avec le parent de son choix, (dans la mesure où chacun est consentant) avant d'aller déguster ses défunts (dans le cadre d'une alimentation équilibré). Cette proposition se fit en des termes un peu plus taquins. Puis Stiles repartit en virginie.

[Le saviez-vous ?]

Le mot gaulois « nemeton » désigne le sanctuaire, le lieu spécifique dans lequel les Celtes pratiquaient leur culte, sous la direction des druides.

La première étape fut le déni.

Il retourna en cours, refusant d'en parler, ignorant les appels de ses amis, mentant sur sa santés. Jusqu'à que la douleur le fasse s'évanouir alors qu'il conduisait, manquant d'écraser un passant. Et Stiles ne put plus faire semblant.

Vint la colère.

Pourquoi cette merde lui tombait encore sur la gueule, et pourquoi lui ? Pourquoi jamais les autres. Bordel, il passait son temps à sauver le cul des gens, il ne pouvait pas avoir droit à un peu de répits ? Deaton portait encore aujourd'hui à l'épaule la cicatrice de quand Stiles lui avait envoyé une chaise dans la figure, et Lydia portait la douleur des horreurs que Stiles lui avait hurlé.
Puis Stiles avait voulu marchander.

Et si il partait 3 semaines par mois ? Et si il étudiait par correspondance et si...
Et si rien ne marchait. L'appel du nemeton était de plus en plus fort, plus il se refusait à l'accepter, à accepter son héritage, plus Stiles se sentait mal.

Puis vient le désespoir :

Et si il était coincé pour toujours ? Et si il l'avait mérité ? Le couple, déjà fragilisé ne survécut pas à la demande en mariage foireuse et désespéré d'un Stiles ivre et dépressif. Ses amis ne savaient que faire pour l'aider, Lydia déménagea à New York, laissant un vide dans la meute, et un Stiles apathique.

C'est là que Derek était arrivé, lui avait balancé une truelle en aboyant « j'ai besoin d'aide et tu fous rien de tes journée. Met un pantalon, je te veux dans ma voiture à 11h pétante. Et prend une douche : tu sens le sale »

En effet, pendant que la vie de Stiles partait en cacahuète, Derek avait fait construire une agréable maison dans la réserve, il travaillait dessus depuis 2ans, mais c'était la première fois que Stiles venait sur le chantier.

Il y revint presque tous les jours pendant 3 mois, aidant aux finitions, puis à l'aménagement de cette spacieuse masure.

Quand le dernier meuble fut posé, Stiles partit aussi sec et conduit jusqu'à la clinique. Il déboula en trombe et confronta Deaton.

- Apprenez moi à être druide.

Stiles avait 21 ans et il avait accepté que quand on ne peut pas lutter, on peut s'adapter.

[Le saviez-vous ?]

Chez les scandinave le solstice d'hiver était nommé « Yule »

Au début il vivait chez son père, mais le cottage de Derek était à dix minutes à pied de l'endroit où Deaton l'entraînait et certains exercices de druidisme étaient si intense que Stiles s'endormait au volant.

Alors il faisait des siestes chez Derek pour éviter les accidents.

Puis il avait investit une des 4 chambres d'ami, pour quand il restait la nuit.

Puis remplit le frigo de nourriture qu'il aimait.

Et décora le salon d'un immense triptyque Justice League.

Et installa une serre pour cultiver les plantes essentielles à ces potions dans le jardin.

Et à coté, un cabinet d'étude dans laquelle il faisait ses retraites spirituelles.

Finalement, il y a quelque mois, il avait carrément changé d'adresse postale parce qu'il n'était chez son père que le dimanche de 11h à 14h.

La colocation se passait merveilleusement bien.

La présence de Stiles entraînait celle de Malia et Scott, donc celle de Liam, donc celle de Mason et Corey. Bref la meute traînait chez lui et c'était exactement ce que Derek voulait en construisant une maison aussi grande sans oser en parler aux autres.

La présence de Derek empêchait Stiles de se sentir trop seul, en lui donnant tout l'espace dont il avait besoin car Derek n'était pas vraiment un coloc chiant.

Il ne voulait aucun loyer, ce qui tombait bien parce que druide, c'était pas rémunéré. Demandait juste à ce que ça soit un minimum rangé, et semblait toujours ravis que Stiles cuisine. Même quand il faisait réchauffer une pizza

Ça c'était la version officielle.

Parce qu'il y avait un point dont ils ne parlaient pas.

Les crises d'angoisses.

Comme celle que Stiles venait de faire.

Stiles se rappelait de Lydia qui essayait de comprendre, posait des questions, lui en parlant, tout le temps et l'exhortait d'aller chez le psy.

Il se rappelait avoir commencé à lui cacher la vérité, de peur qu'elle s'inquiète. De peur qu'elle recommence à en parler, qu'elle n'en provoque une autre en essayant de disséquer ses traumas, comme elle disséquait ses sujets de thèse.

De Scott qui essayait de positiver, sans comprendre que ça donnait juste à Stiles l'impression que son angoisse n'était pas légitime, et renforçait sa culpabilité du survivant.

De son père qui était désemparé, et culpabilisait à chaque fois qu'il voyait son fils incapable de respirer, couché au sol comme une vermine.

Malia qui préférait juste partir en grognant « ho calmes-toi, moi si tu fais un cinéma pareil je te laisse ! »

Derek restait prés de lui, le rassurant en utilisant les méthodes que Stiles lui avait apprise, celle qui convenait à Stiles, il était présent sans juger.

Et sans jamais poser de question sur le comment du pourquoi.

Jamais.

Et il y avait, moins connu que les cauchemars de Stiles, qui étaient un secret de polichinelle : les crises d'angoisse de Derek.

Elles étaient rares, dures, violentes et dangereuses.

Derek accumulait chaque once de mal-être et un jour, Enfin non, une nuit, jamais un jour, toujours la nuit, eh bien, il accumulait et, une nuit, il se brisait.

Comme un barrage qui s'effondre.

Il s'effondrait au sol, yeux lumineux, griffes et crocs sorties, il poussait des gémissements d'animal blessé, déchirait sa peau, se mordait jusqu'au sang et convulsait en pleurant.

C'était de loin la chose la plus pitoyable que Stiles ai jamais vus.

La premier fois il avait paniqué et jeté un seau d'eau sur Derek le rendant plus pitoyable encor. Derek c'était enfuit.

Stiles avait passé la nuit à ne pas savoir si il devait appeler le reste de la meute ou le laisser tranquille.

Il choisit la seconde option.

Derek était revenu aux aurores, nu, couvert de blessures qui cicatrisaient mal, des branches dans les cheveux et l'air coupable.

Stiles l'avait shampouiné, désinfecté les blessures et mit de jolis pansements Batman dessus. Puis ils avaient eu une discutions.

Derek avait parlé à mi-voix de l'anniversaire de son frère qui aurait eu quinze ans si il n'était pas mort intoxiquée par la fumée dans son berceau pendant que Stiles lui grattouillait la nuque.

Quand cinq mois après il y eu une autre crise, Derek savait quoi faire. Juste avant de craquer, il kidnappait Stiles, posait son visage sur ses genoux et parlait pendant des heures. Il s'endormait là et Stiles continuait à lui caresser le dos jusqu'à que son bras lui fasse mal.

Mais l'avantage de ces moments violents et tristes, c'est qu'après ça, il ne peut y avoir que du bon.

C'est exactement pour cette raison qu'à 4h du mat, ils firent frire une dizaine d'œufs saupoudrés de fromage, avec beaucoup trop de jus d'orange frais, une quantité indécente de brioches moelleuses, sirop d'érable et de cette confiture de rose ultra chère que Derek achetait à l'épicerie bio du coin.

Le menton dégoulinant de gras, Stiles regarda autour de lui

- Mec. On est genre le 17 décembre. Ya pas un problème ?

- Le fait que tu ais le même pantalon que celui que tu as enfilé le 15 au matin ?

- Non. Regarde notre salon.

- Malia a oublié une autre veste ?

- Non. Pas ce qu'il y a dans le salon. Ce qu'il n'y a pas.

- Touts les bibelots que t'as cassé ?

- Derek. Un peu de concentration.

- Il est 5h du mat. Je ne peux pas t'offrir mieux. Repasse dans 10h

- Les décorations. On n'a pas décoré pour noël

- On n'a pas décoré l'année dernière.

- L'année dernière on a passé le mois de décembre à empêcher des farfadets de mettre la ville à sac. Cette année on va décorer.

- Ok. On passe au magasin demain aprèm ou on reste éveillé le matin ?

- Non. Maintenant.

- Je suis presque sur que l'épicerie 24/24 ne vend pas de guirlande lumineuse.

- J'en ai chez mon père.

Derek goba son dernier œuf avant de se lever.

- Je conduis.

Y'avait pas a dire. « Best coloc ever » pensa Stiles en enfilant un manteau par dessus son pyjama.

[Le saviez-vous ?]

Les décorations de noël sont un désastre écologique.

Le shérif fut réveillé par un sixième sens.

Il n'était pas seul dans la maison.

Tendant l'oreille, il constatât qu'effectivement, de légers bruits se faisaient entendre en bas. L'homme attrapa la batte chromé qu'il gardait au pied de son lit. Première question, est-ce que c'était quelqu'un ou quelque chose ?

Non par ce que le face à face avec les yeux globuleux d'un vodianoï dans sa salle de bain, avait été un épisode assez traumatisant.

Puis il y eu un fracas énorme suivit d'un « Putaiiiin » assez retentissant. Noah reposa la batte et enfila sa robe de chambre en soupirant et en descendant les escaliers.

- Stiles, qu'es que tu fais ici à...5heure et demi ? Bordel Stiles il est 5h et demi du matin. Il y a un problème ?

- Oui, y'a un problème.

- Une attaque ? C'est quoi ? Il y a des blessés ? Reste là je m'habille et tu me raconte sur le chemin du poste

- Hein quoi ? Non. Calmes-toi papa. Je trouve pas la grande guirlande.

- La quoi ?

- On avait une immense guirlande lumineuse. Qu'on avait mis sur le toit, genre quand j'avais 18ans. Elle est où ?

- Je que... pourquoi faire ?

- Mais papa, c'est noël.

- Et il est 5h du matin.

La porte de derrière s'ouvrit

- - Bonjour shérif, salua Derek avant de se tourner vers son coloc. Elle est pas dans le garage.

- Bonjour Derek. Pourquoi vous cherchez la guirlande à 5h du matin ?

- Stiles veut décorer la maison.

- Comment ça « Stiles » ? S'insurgea l'intéresse. Tu ne veux pas décorer la maison ?

- A quel moment j'ai manifesté la moindre envie de décorer la maison ? Si ça ne tenait qu'à moi on n'aurait même pas peint les murs

- C'est bien pour ça que je ne te laisse pas diriger les opérations. Je gère la déco, toi tu es mon homme de main.

- On ne mettra pas un père noël téléguidé sur le toit.

- Mais Derek penses-y !

- J'y pense et c'est non.

- Mais, si ont fait ça, les voisins vont être si impressionné !

- Nos voisins sont un troupeau de biches et des hérissons. Ils vont être effrayés.

- Dit le tout de suite si t'aime pas décorer !

- J'aime pas décorer.

- Alors pourquoi on est la ?

- Parce que tu l'as demandé. Moi je m'en contrebalance de la décoration.

- Si tu t'en contrebalance pourquoi je ne peux pas mettre mon père noël télécommandé ?

Le regard du shérif passait de l'un à l'autre, comme dans un match de tennis. Il leva une main en signe de temps mort

- Il est trop tôt pour ça. Je vais me faire un café. Vous prenez ce dont vous avez besoin et surtout. Surtout. Ne me consultez pas. Sur aucune décision.

- Papa, c'est maman qui choisissait la déco du salon quand j'avais 5 ans. Personne ne te demandera de conseil en déco. Personne.

- Parfait. Maintenant agissez comme si je n'existais pas. Oh, et la guirlande je t'ai demandé de la décrocher avant que tu rentre à la fac. Si tu ne l'as pas fais ça veut dire qu'elle est encore sur le toit.

- Génial. Derek, va récupérer la guirlande, je me charge des boules.

Le shérif regarda son fils sortir des cartons poussiéreux du placard en se demandant si il voulait vraiment savoir.

A 9h du matin, leur maison rayonnait. Littéralement.

Ils avaient décoré le sapin dans la clairière derrière la maison, qui clignotait frénétiquement. Et leur salon faisait mal aux yeux pour cause de trop-de-paillettes. Derek n'avais aucune idée de pourquoi les Stilinski avaient une boite avec cents bonhomme de neige dorées qui jouaient de la guitare, mais dorénavant, il y en avait dans toute la maison.

Ils auraient pus profiter de ces couleurs chamarrés, de la beauté de l'éclat du soleil hivernal sur les décorations brillantes.

Ils auraient pu.

Si ils ne s'étaient pas endormis dans le salon comme des grosses loques.

Au fond de son fauteuil, juste avant que le sommeil le cueille Stiles s'était demandé si passer d'aussi bon moment avec Derek ne valait pas le coup de faire des crises d'angoisses.

[Le saviez-vous ?]

Il est impossible de mourir d'une crise d'angoisse. Même quand les symptômes ressentit sont très violents, il n'y a aucun risque physique.

Stiles n'était plus du tout d'accord avec cette idée quand le lendemain soir, il compta frénétiquement ses doigts dans son lit en essayant de se convaincre que la voix qu'il entendait dans sa tète n'existait pas.

Il lui sembla qu'une éternité s'écoulait avant que Derek ne vienne s'occuper de lui.

Il s'effondra en larme sur son épaule

- Je veux dormir Derek. Je dois dormir, c'est important.

- Je sais, je sais.

- Pourquoi je ne dors pas Derek ?

Le loup garous lui caressa la joue

- Je ne sais pas Stiles. Tu veux en parler ?

Stiles se figea. Çà lui ferait peut être du bien ?

- Je..y a... Derek je... tu sais je...Derek. En fait je...Fais moi réchauffer des pancakes.

- Avec du chocolat fondu ?

- Pleins de chocolat fondu.

S'en suivit une autre nuit d'insomnie, de 5h à 7h du matin.

Derek était soucieux, très prévenant, presque trop.

Ils s'endormirent devant une rediffusion de téléfilm de noël. Stiles se réveilla à 9h, prit sa douche et parti chez Deaton. Quand il arriva, Marine l'attendait devant la clinique. Il aimait bien les cours avec elle. Plus que ceux de Deaton, dommage qu'il ait plus souvent à faire à ce dernier. Elle était rêche mais très directe, contrairement à Alan qui lui offrait des phrases sibyllines à deux balles. D'ailleurs, elle le prouva encore une fois en le regardant fixement

- Tu as une tête épouvantable Stiles. Tu as encore fais une nuit blanche.

Ce n'était pas une question.

- J'ai mal dormi.

- Oui. Hier aussi.

- On va parler des mes nuits ou on va s'entraîner ? S'emporta le jeune homme

- On va parler de tes nuits. Assied toi.

- Mais ça sert à rien, je fais des cauchemars, j'en fais depuis mes 17ans, on le sait, on ne va pas épiloguer. Yule arrive à grand pas, je devrais me préparer.

- Et le fait que tu enchaîne 3 nuits de cauchemars à l'arrivé de la célébration de Yule n'est pas anodin.

- Bah oui ? Être angoissé vis à vis de cette grande étape dont vous me rabattez les oreilles depuis deux ans, en m'expliquant à quel point ça va déterminer l'entièreté de ma vie, mais quel surprise !

- Ce n'est pas ce que j'ai dis.

Alan sortit de la clinique et demanda :

- Qui veut une tisane au millepertuis ?

Les deux autres protagonistes le fusillèrent du regard

- Le millepertuis fait parti du processus de purification de l'esprit recommandé à l'approche de la découverte de ton animal intérieur

Stiles poussa un grognement mais entra dans la maison.

[Le saviez-vous ?]

Le druidisme étant principalement transmis par voie orale, nous avons perdu une très grande partie de ce savoir.

Quand il ressortit six heures plus tard, Stiles n'avait pas le sentiment d'être plus avancé. Le rituel était, comme tous les autres rituels, obscur et étrange.

Le druidisme était... compliqué. Ça consistait avant tout, à une masse de connaissance. L'herboristerie, connaissance sur les créatures surnaturelles, la nature en général, mais aussi sur la science, l'astronomie et plein d'autre domaine très varié. De là, ça faisait 80% du druide. Mais ce qui changeait tout, c'était « l'étincelle ».

L'étincelle c'était cette petite chose qui lui permettait de comprendre ce qu'il étudiait, mais aussi de le vivre. Stiles pouvait sentir les choses. C'était une sensation très ténue, lointaine.

Ça se composait d'une grande part d'empathie. Qu'il le veuille ou pas, Stiles savait quand les animaux, les plantes autour de lui, allaient mal. Il était d'ailleurs devenu végétarien, ce qui était le cas de la majorité des druides. Il pouvait le sentir vaguement avec les humains.

Il y avait une grande part de médiation, car le druide est un guide. Et autant au début, Stiles avait été persuadé qu'il échouerait, autant il avait fini par réaliser qu'il était bon à ça. Scott lui avait fait remarquer que, à sa manière, Stiles le guidait dans son rôle de loup garou puis d'alpha depuis le début.

De manière assez décevante, il n'y avait pas de grandes formules magiques, sort et truc du genre, juste des gestuelles très compliquées, aux pouvoirs relativement minimes. Mais bien utilisées certaines potion pouvait être impressionnantes. Genre celle qu'il avait utilisé pour faire fondre l'immense golem en mars dernier avait eu beaucoup de succès.

Et il y avait les runes. Elles avaient généralement assez peu de pouvoir, certaines runes pouvais aider a éviter des mauvais sort, mais elles n'étaient utiles qu'aux druides et leur force dépendait de leur porteur.

Stiles les comparaient à des boucliers.

Elles pouvaient être très utiles, puissantes et bien utilisées, servir pour attaquer. Mais entre des mains inexpérimentées, elles étaient impressionnantes, certes, mais facilement contournables. Un bon cercle de sorbier était toujours plus facile et plus utile face à une menace imprécise.

En fait, Stiles en avait rarement eu l'utilité en dehors des rituels.

Les rituels...

Ils avaient toujours lieux à des moments importants, des solstices, équinoxes, des éclipses...

Tous avaient un but, mais l'intitulé été sibyllin, volontairement flou.

A son premier rituel, il devait « relier son étincelle au cosmos »

Bonjours la merde. Stiles avait stressé, partant du principe que c'était un peu comme le partiel de druidisme : il avait révisé toutes ses connaissances et été arrivé remontés à bloc au milieu des bois.

Alan l'avait fait se foutre à poile, lui avait donné une tisane dégueulasse, allumé un feu de bois de santal, et lui avait peint des runes avec une liquide rougeâtre que Stiles avait espéré ne pas être du sang.

Pas de chance. C'était (en partie) du sang.

Celui de chaque membre de sa meute.

Et, à poil, recouvert de dessins chelous, dans une forêt au milieu de la nuit, debout sur le Nemeton, entouré de tous ses potes. Il avait du faire un câlin à Scott en parlant le vieux gaélique.

Ça c'était fini comme ça et en vrais, c'était très décevant.

Il c'était attendu à un effet de dingue, et bon. Un câlin à son pote c'était toujours cool. Mais c'était juste un câlin de Scott. En plus ridicule parce qu'il avait le cul à l'air.

L'effet était venu plus tard, quand il avait compris ce que c'était. Il avait intégré la meute.

Il n'ait pas un membre

Il était un composant.

Il pouvait sentir la meute au fond de son âme, il ressentait la présence de chacun de ses amis, comme de lien d'âme qui le liait à chacun d'entre eux.

C'était comme de la musique en fond dans une pièce. Tu ne l'entends pas vraiment, mais tu sais qu'elle est là. D'ailleurs, si il se concentrait, il pouvait sentir la présence des autres quand ils n'étaient pas trop loin, et pouvait ressentir les très gros danger (genre Liam kidnappé par un Kelpi).

[Le saviez-vous ?]

Les furets sont des animaux très sociaux. Ils peuvent se lier avec d'autres furets, des humains, des chats, des chiens...

La solitude peut mener à de l'agressivité, de l'apathie voir de la dépression

Il su avant de voir les voitures, que la meute l'attendait à la maison.

Cette pensée le remplie de joie. Scott l'accueillit d'une chaleureuse accolade, Liam et Malia suivirent puis Derek.

- T'arrive à temps. Je crois que Derek a faim.

- T'as pas mangé ? Mais mec il est genre 16h

- Si j'ai mangé.

- Derek. Un gâteau sec trempé dans ton café, c'est pas un repas.

Il y eu un léger silence

- Tu vas faire du vrai manger ?

- Je me demande souvent comment tu as survécu jusque là. Stiles se dirigea dans la cuisine où il sortit tous les ingrédients, et regarda le reste des loups. Je suppose que vous aussi vous voulez manger ?

Scott et Liam semblait fortement intéressé par cette idée. Malia moins. Ce qui inquiétait fortement Stiles

- Mali ? Touts vas bien ? Tu veux en parler ?

- Ah non t'inquiète. J'ai un date ce soir, et il semble vouloir absolument m'inviter au restaurant avant qu'on baise. Et je ne veux pas arriver le ventre plein et louper un repas gratuit. Je volerais des trucs dans l'assiette de Scott.

- Oh. d'accord.

Scott s'insurgea.

- Pourquoi mon assiette ?

- Toi tu ne mords pas. Derek et Liam mordent les gens qui volent dans leur assiette.

- Je pourrais me mettre à mordre.

- Mais quel alpha affreux refuserait de nourri un de ses bêtas ? Nargua Derek.

- Toi, quand on n'est pas capable de faire des pâtes et qu'on attend sa p'tite femme pour bouffer, on se la ferme.

Stiles déposa sa spatule et regarda Liam dans les yeux.

- Sa « p'tite femme ? »

Vous ressemblez plus à un vieux couple, que les vieux couples que je connais, répondit le bêta

- Ca on le sait. Mais pourquoi « petite ? »

- Et pourquoi femme ?

Stiles avait parlé en premier, Derek en second.

Stiles fait la même taille que moi.

- Et jusqu'à preuve du contraire, je me sens bien en tant qu'homme. Même si vous êtes tous un complexe ambulant pour la virilité. Oui, même toi Malia.

Cette fois ci Derek avait commencé, et Stiles avait enchaîné.

- Ouhlaaa, j'abandonne. J'ai juste dis ça comme ça.

- Tu nous cuisines quoi Stiles ?

- Changement de sujet peu subtil Scott, mais je prend. Je suis partit sur une tarte aux pommes avec boule de glace. Vus que c''est l'heure du goûter. Mais pour les feignasses qui n'ont pas eu de déjeuné, il y a un reste du risotto aux champignons dans le frigo.

- Je suis tellement jaloux de Derek qu'il t'a comme coloc.

- Vous avez les clés, vous savez que c'est ouvert, répondit l'aîné en cherchant le Tupperware de risotto.

- Derek, ne soit pas aussi prompt à les laisser envahir notre maison. Le prochain qui joue sur ma partie et bousille mes sauvegardes, je le cuisine en guise d'accompagnement.

- T'étais pas végétarien ?

- T'inquiète Malia, je peux faire des exceptions.

Ils commencèrent à parler du date de Malia, ils avaient dérivés sur les relations en général quand Stiles arriva avec le goutter. A ce moment-là, même Mason et Corey arrivèrent

-Je vois qu'on est là juste à temps.

- Le sixième sens du dessert a encore frappé ! Plaisanta Corey en servant 2 généreuses parts de tartes.

Ils s'installèrent confortablement

- Alors Stiles, c'est bientôt le grand jour ! Partir à la recherche de ton animal totem, ça à l'air génial

- Pour le moment c'est aussi obscur que les autres rituels.

- Mais tu vas faire quoi ? Te transformer en animal ?

- Non. Apparemment je vais hériter de certain attribut de mon animal totem jusqu'à la nouvelle lune. Ça peut être relou. Mais j'ai de la chance, la nouvelle lune commence le 25, je n'aurai a pas ces attributs longtemps. L'animal totem de Deaton est la tortue et le solstice a eu lieu au premier croissant. Il a eu une carapace pendant presque toute une lune, ce qui a beaucoup fait rire Marine.

- La tortue ? S'étonna Scott

- Moi je trouve que ça lui vas bien, répondit Liam. On le connaît depuis 10 ans et jamais il n'a eu l'air de sortit vraiment de sa carapace.

- Et puis il est putain de lent ! Ajouta Malia

- Et végétarien !

- Les végétariens t'emmerde Corey, susurra Stiles.

- C'est quoi exactement l'anima totem ? Parce qu'on a tous une idée vague mais en vrais ça représente quoi ?

Mason était très curieux, et adorait se renseigner sur l'enseignement de Stiles. D'habitude, Stiles répondait avec enthousiasme, là Scott et Derek, assis à ses cotés, le sentirent se tendre, mais il ne laissa rien paraître.

- Plus ou moins l'animal qui est la représentation du genre de druide que je vais devenir. Les tortues sont des émissaires solitaires, qui ne s'intègrent pas à une meute précises, mais offre leurs conseils à tout ceux qui en ont besoin. Ils sont sages, mais lent à rendre un jugement. Les druides avec un totem loup par exemple se lient à une meute pour la vie, ils se dédient entièrement en elle, et font partis des membres actifs.

- Trop bien. Mais ça change quoi de le savoir ?

- Mon animal totem me guide vers la façon dois je dois pratiquer mon druidisme.

- Mais tu peux choisir, genre si l'animal te vas pas tu peux décider de t'en foutre ?

- Pas vraiment. Stiles attrapa la main de Derek et en caressa le dos. Jennifer, la darach, elle, était un druide sous le signe du furet. Chez eux, le lien avec une meute est très important. Et son alpha l'a laissé pour morte. En refusant de se lier à une autre meute, elle a combattu son animal totem et a fini par le perdre, pour devenir la folle qu'on a connue.

- Comment tu sais ça ? Demanda son coloc.

- J'ai rencontré d'autres druides au rituel de la flamme bleu. Certain l'avaient connus, avant.

Scott passa sa main dans le dos de son bêta, la posant sur le triskèle.

Derek ne dit rien, mais il était reconnaissant de leurs présences.

- Et toi ? Quel sera ton animal ? Demanda Corey

- Je le découvrirais à la cérémonie, ça ne sert à rien d'y penser maintenant

Les autres ne prirent pas sa phrase en compte.

- Un animal intelligent, c'est sur ! S'exclama la coyote

- Genre un dauphin ?

- Si Stiles se met a emmètre des ultrasons on est pas sortit de l'auberge, soupira l'aîné. Et puis il a horreur de l'eau

- Un raton laveur ?

- Vas y Liam, dit tout de suite que mon meilleur ami est un nuisible !

- Peut être un piaf, genre un pivert ou un corbeau ? Essaya Malia.

- Le corbeau c'est le symbole de l'intelligence dans beaucoup de cultures.

- Derek a raison. Ou alors un truc chelou, genre un ornithorynque, ou un échidné

- Pourquoi des monotrèmes Mason? J'ai une tronche à pondre des œufs ? De toute façon je le saurais dans...

Mais ce n'était plus la peine de les retenir, personne ne faisait attention à lui.

- Une loutre ? C'est malin et mignon !

- Les loutres tuent le bébé phoques pour violer leur cadavre.

- C'est dégueux, où t'as appris ça Scott ?

- Internet est beau. Internet est grand.

- Ou alors un truc genre une belette ou un écureuil ?

Mason pausa sa main sur celle de son petit ami et eu un sourire triomphant.

- Arrêtez tout ! Je sais ! Je sais quel est l'animal totem de Stiles. Un animal rusé, et farceur ! Stiles est un...renard !

Pour sa défense, il était vraiment fier de sa trouvaille. Il déchanta très vite quand Stiles se leva d'un bond, lui assenant un énorme coup de tète.

Il y eu une demi seconde de suspension où tous regardèrent Mason à terre, et Stiles écumant de rage.

Puis les cris commencèrent.

- MAIS FERME TA PUTAIN DE GUEULE ! JE NE T AI RIEN DEMANDE ! POURQUOI T'ES CHEZ MOI EN TRAIN DE ME FAIRE CHIER AVEC TES CONNERIES ?!

- Mais je...

- DEGAGE ! DEGAGEZ TOUS ! PARTEZ DE CHEZ MOI !

Ils déguerpirent en lui lançant des regards inquiets, mais Derek leur fit un mouvement de tète, signifiant qu'il s'en chargeait.

La première chose qu'il fit fut de lui laisser de l'espace. Le loup s'installa dans sa chambre, porte ouverte et oreille tournées vers ce qu'il se passait en bas. Il entendait Stiles fulminer, marcher de long en large et claquer les portes, mais cette maison était werewolf-proof, elle supporterait le coup de colère d'un jeune druide. Surtout que ce n'était pas la première fois que Stiles s'emportait.

Quand l'odeur de rage eu diminué, Derek descendit, attrapa la patte d'ours et les gants de boxe, avant d'aller voir son coloc et proposer :

- Tu veux que je colle la photo de Mason dessus où ça ira ?

Stiles attrapa les gants rembourrés avec un froncement de nez méprisant et commença à marteler la patte d'ours.

Ça n'avait ni logique, ni technique, les coups étaient nuls, plus agressifs qu'ajustés mais c'était ce dont il avait besoin.

Une fois qu'il eu fini, il se sentait déjà mieux. Il s'assit sur le canapé pour souffler et se frotta les yeux

Quand il les ouvrit, il était toujours sur le canapé, mais il faisait nuit noire et un plaid avait été déposé sur lui. L'horloge indiquait minuit passé et, assit sur le fauteuil, Derek lisait un livre

- Alors belle au bois dormant, on se réveille enfin ?

- Et toi tu ne dors pas encore ?

- Et qui veillera sur ton sommeil ?

- Veiller sur mon sommeil genre mère aimante ou genre Edward Cullen flippant ?

- Genre preux chevalier.

- Le preux chevalier il est pas supposé l'agresser sexuellement dans son sommeil ?

- Le genre de preux chevalier qui est un mec décent.

Stiles s'assit et avisa les boites blanches déposées sur la table

- Tu nous as pris un thaï à emporter ?

- Curry d'aubergine et pomme de terre. Et oui, j'ai demandé un supplément cacahuète.

- T'es le meilleur, s'exclama Stiles avant d'ouvrir sa boite.

Derek le regarda engloutir son plat. Une fois qu'il eu fini, le loup prit sa voix la plus douce pour demander :

- Tu veux en parler ?

Stiles se figea, baguettes en main.

- Tu n'es pas obligé. Mais si tu le veux on peut. Continua son coloc.

L'odeur d'angoisse monta tout à coup, piquant le nez sensible du garou.

- Si tu veux en parler mais que tu n'y arrives pas, prend moi la main. Et si tu n'en a pas envie c'est pas grave, on à pas encore fini de regarder Sherlock.

Stiles ne fit rien. Au bout de 3 minutes, Derek se leva et alluma l'écran

Bien plus tard, il somnolait en regardant Watson et Sherlock visiter le centre de recherche militaire Baskerville, quand la main de Stiles se glissa dans la sienne, et qu'il dit d'une voix plaintive

- Derek. Si j'étais un renard, es ce que ça me rapprocherais de lui ?

Le garou du remettre ses pensée en ordre avant de répondre.

- Non Stiles. Le renard n'est pas un animal mauvais, aucun animal ne l'est.

- Mais.. Mason à raison, le renard est mon animal totem, j'en suis persuadé. Il m'a possédé pour ça la ruse, la malice, la curiosité... j'ai tout de lui, j'ai regardé Derek, les caractéristiques du renard. Et c'est moi. Et je sais qu'il l'a vu. Il a vu le renard en moi. S'il avait brisé mon animal totem en me possédant ? Et si je finissais comme Jennifer ?

- Tu ne finiras pas comme elle. Tu es une bonne personne.

- Elle était une bonne personne. Avant que son animal spirituel ne soit brisé tu sais, son histoire me rend triste. J'excuse pas son comportement, ce qu'elle a fait est ignoble mais.. c'est Kali qui a tué son animal totem. Elle..elle était juste folle de douleur, perdu et triste. Il sanglotât doucement. Je ne veux pas devenir comme ça Derek.

- Et tu ne deviendras pas comme ça. Tu as une meute qui t'aime et te soutins, inconditionnellement.

- Je crois plus en ce genre de chose Derek. Pas depuis Lydia.

Derek drapa ses bras autour de lui

- Stiles, si ton animal avait été brisé, tu aurais pus commencer la formation ?

- Je ne sais pas. Le lien ne s'établira qu'a Yule. Pour le moment je suis juste...moi. Si je ne continue pas, je serais un druide incomplet, comme Harris. Et si je continue... Derek, Il a maudit mon animal totem, il l'a salit. Je vais devenir un monstre Derek.

- Et si tu devenais juste... un excellent druide ? Tu sais, genre l'étincelle choisit par de Nemeton lui même, le cœur de la meute du true alpha, celui qui partage le territoire du dernier des Hale, l'ancre de Malia et genre de père nourricier des autres bêtas.

- Derek, cette chose a vécu dans moi. Il a utilisé mon corps, tué Aiden et Alisson. Il ne peut pas ne pas y avoir de conséquences.

- Tu peux arrêter, tu peux juste rester toi, envoyer Deaton se faire foutre et vivre ta vie. On est avec toi, quoi qu'il se passe.

- Non. Je veux continuer. Si je m'arrête, le Nemeton me renverra ses migraines et... c'est trop douloureux. J'en peux plus de lutter contre lui. Le solstices d'hiver est la dernière étapes cruciales, après ça je pourrais arrêter de me consacrer pleinement au druidisme, rentrer dans l'école de police, voir même envisager une relation vaguement romantique. Avoir une vie tu sais.

- Alors on te soutiendra.

Ils recommencèrent à regarder l'écran, Derek s'écroula d'épuisement, mais ne lâcha pas la main de Stiles.

Celui-ci ne fit même pas mine de la retirer.

[Le saviez-vous ?]

En principe, de 300 à 600 g de nourritures suffisent à assurer la ration quotidienne d'un renard adulte.

Si la nourriture abonde, le renard cache les proies qu'il apprécie le moins en prévision des temps plus rudes.

Le lendemain, Stiles avait la ferme intention de parler de ses craintes à Deaton et Marine. Il arriva en même temps qu'un couple très angoissé pour leur furet domestique.

Il repensa à Jennifer. Il devenait de plus en plus urgent qu'il en parle à Deaton. Ce qui fit que logiquement... il n'évoqua pas le sujet.

La journée fut consacrée à la purification de son énergie vitale et c'était aussi chiant que ça en avait l'air.

Il médita de longues heures, en buvant une tisane, qui pour une fois, n'était pas mauvaises, et en faisant des postures ressemblant à un genre de thaï chi druidique, en se connectant aux arbres au abord de la clinique.

Et ce fut assez efficace.

Il se concentra sur le lien de meute, assez pour ressentir la culpabilité et l'inquiétude des autres.

Stiles n'avais jamais eu de gros soucis à se concentrer sur les liens individuels de la meute. Bien sur, certains étaient plus simples que d'autres. Les liens avec Scott, Malia et Derek étaient d'une simplicité enfantine. Parfois trop car il était toujours plus ou moins lié à eux. Ceux avec le reste de la meute n'étaient pas beaucoup plus dur, juste moins instinctifs.

Mais se connecter avec la meute en tant que groupe était assez compliqué, il ressentait chacun d'entre eux, mais aussi une part de vide qui lui faisait comprendre qu'il ne ressentait pas le lien complet.

Marine l'avait rassuré sur ce point, être lié à une meute entière avant la fin de sa formation était relativement rare. Il y verrait plus clair une fois guidé par son animal totem. Après un autre bol de tisane, vraiment pas mauvaise, il rentra chez lui.

Derek l'attendait, habillé pour sortir.

- Mason propose un resto, tu veux bien le laisser s'excuser ou je l'envoie paître et on se fait un ciné entre nous ?

- Je veux bien accepter ses excuses. Mais si il relance le sujet, je lui met un autre coup de boule.

- Parfait.

- Je vais prendre une douche. Et pisser. Je crois que j'ai bus 4L de tisane.

Une fois dans la voiture, Stiles rajusta son t-shirt Groot et demanda :

- Tu crois que je devrais m'excuser ? Je lui en veux d'avoir insisté mais bon, un coup de boule, c'était peut être un peu excessif.

- Stiles, tu me demandes à moi pour des excuses ? Vraiment ?

- C'est vrai que si tu faisais du catch, l'absence d'excuse c'est ton mouvement signature. Du coup ça veut dire que je ne fais rien ?

- Tu ne fais pas rien : tu commandes un Kitchari et tu profites de ta soirée.

- C'est l'indien à coté de la bibliothèque ? Ou celui derrière la boutique de maquillage ?

- Celui de la bibliothèque, sinon je t'aurais conseillé un Biryani aux pois chiches. Tu me prendre pour qui ?

Stiles rigola.

Il rigola moins quand il vit la bosse sur le front de son ami. Il ne dit rien, mais son accolade fut plus chaleureuse qu'a l'ordinaire.

Personne n'évoqua le solstice d'hiver, ils s'installèrent tous à table et discutèrent en attendant le serveur. Corey demanda à Derek des conseils pour son mémoire sur la poésie du 20eme siècle. Chacun savait qu'on les avait perdu pour tout le repas, et discutèrent de leur coté en attendant que le serveur les voit. Quand il arriva ils savaient déjà ce qu'ils voulaient.

- Un Hyderabadi Hiryani avec 10 Samosas, commanda Malia.

- Moi ça seras un Murgh Makhani et unTtikka Masala pour lui. Et on prendra tout les deux du riz s'il vous plaît, demanda Mason en montrant son petit ami.

- Un Karahi avec du riz s'il te plait, enchaîna Liam.

- La même chose que lui mais avec des légumes s'il vous plait, demanda son alpha

- Un Kitchari pour moi et un poulet Korma avec double dose de riz pour Derek s'il vous plaît, finit Stiles.

Le serveur prit leurs commandes et la meute reprit sa discutions, Malia leur racontant sa soirée de la veille. Et c'était assez drôle. Elle fulminait car le mec avait été incroyablement romantique et repoussait toutes ses tentatives de sauter à la conclusion.

- Il m'a laissé sur le pas de la porte avec un bisou sur la joue et un « bonne nuit » ! C'est dingue, on peut même plus s'envoyer en l'air sans tomber sur un connard de romantique !

- Abandonne et drague en un autre

Oui. Mais je l'aime bien. A part le fait qu'il persiste à rester trop courtois, je passe de bon moments avec lui.

Stiles allait la taquiner quand il fut interrompu par un splendide jeune homme qui se dirigea vers leur table. L'apollon mit une main sur l'épaule de Derek sans accorder un regarda à la tablée

- Et bien çà alors, Derek Hale quelle bonne surprise !

- Bonsoir Joey.

- Ça fait des années qu'on ne c'est pas vu, qu'es que tu deviens ?

Bonsoir Joey, s'imposa Stiles. Ravis de te rencontrer, je suis Stiles. Et voici nos amis, Corey, Mason, Malia, Liam et Scott.

Rien dans son attitude ne laissait sous entendre que Stiles était « ravis ». Ça n'échappa à personne.

- Enchanté, « Stiles ». Lui non plus ne semblait pas enchanté. Sa main sur l'épaule de Derek se fit presque caressante. Et sinon cette maison que tu construisais, tu en es ou ?

- Elle est magnifique, c'est un vrais bonheur de l'habiter, répondit Stiles. Il mit sa main sur l'autre épaule. Pas vrais Derek, notre maison est splendide, j'adore particulièrement la terrasse, regarder le soleil se coucher sur la foret avec ce délicieux sentiment d'être loin de tout. Surtout des connards.

Joey remis sa mains dans sa poche.

- J'ai compris le message petit tigre, tu peux rentrer tes griffes. Et laisser Derek parler pour lui même aussi, même si je me rappelle très bien qu'il préfère réserver sa langue à d'autres... occupations...

Il partit avec un clin d'œil subjectif.

Stiles se tourna vers Derek et siffla :

- T'as couché avec ce naze ?

- Ça va, j'ai fais pire, il est un peu péteux mais pas méchant, en comparaison avec mes ex aux tendances meurtrière, ça passe.

- Attendez. Mason leur lança un regard surpris. Derek tu heu.. toi et le monsieur vous heu...avez eu des rapprochements pas du tout hétéros ?

- Je l'ai baisé sur chacune des surfaces disponibles de mon ancien loft. Mais à l'origine on faisait du basket ensemble quand j'avais 15ans, et les douches dans les vestiaires n'étaient pas du tout hétérosexuelle. Notre relation dans l'ensemble était aussi hétérosexuelle qu'Oscar Wilde

- Mais...

- Je te l'avais dis babe, t'es le gay avec le pire gaydar du monde !

- Mais Corey, tu savais ?

J- e m'en doutais, quand il parle de M. Darcy dans Orgueil et préjugé il devient tellement sulfureux que j'ai envie d'être Elizabeth Bennet

- Mais mon gaydar est pas si nul, j'ai deviné pour Stiles depuis super longtemps !

- Personne n'a plus de doute sur le penchant pour les hommes de Stiles après avoir reniflé l'odeur d'excitation qu'il dégage à chaque fois qu'on regarde un Marvel, répondit Scott

- Mais Derek ne sens rien devant un Marvel, releva Liam.

- Si Derek était excité par les hommes musclés il aurait une érection à chaque fois qu'il croise un miroir, fit remarquer Stiles.

- Ça serait très gênant à la longue, soupira l'intéressé.

- Tu dis ça, mais je suis sur que Jackson à déjà eu ce genre de problème, répondit Stiles au tac au tac.

- On va manger et la dernier chose que j'ai envie de penser c'est Jackson qui se tripote devant un miroir, grimaça l'alpha.

- Donc je suis le seul choqué que Derek balance comme ça qu'il est bi. Genre on vient de vivre un coming out et personne ne tressaille

- Perso je le savais. Je ne sais plus d'où, mais je savais que Derek était bi.

- Comme Scott. Ça fait un bail que je le sais. Je crois que je l'ai vu tripoter un mec y a un moment. Je me demande même si ce n'est pas celui qui vient de se barrer. Bref, savoir qui couche avec mon cousin m'intéresse peu.

- Les gens partent toujours du principe que je suis hétéro. Ça dois être genre mon dixième « coming out » alors tu sais j'en ai plus rien à faire. Surtout que je pensais que tout le monde savait.

- Je vie avec lui depuis 3 ans. Derek ne regarde pas de films pornos mais j'ai bien compris que « En mâle d'amour » et « Le corps d'Alexi » n'était pas des œuvres majeures de la littérature contemporaine mais surtout une version ultra daté de brazzers.

- Moi et ma littérature érotique on t'emmerde Stiles.

- Trop de détail, trop de détail ! Gémit Scott.

Heureusement, le destin devait avoir entendu leur appel car les plats arrivèrent enfin et le sujet changea. Mais ils ne reparlèrent pas de Yule.

[Le saviez-vous ?]

Les jours de solstice, le soleil passe à la verticale de l'un des deux tropiques.

Quand ils rentèrent, ils étaient tout les deux détendu et de bonne humeur, ils s'étalèrent sur la canapé avec deux tasses de thé orange cannelle bien chaudes. Stiles vint se blottir contre son coloc, ce qui était rare, généralement il faisait ça uniquement pendant les crises d'angoisse. Derek ne dit rien et vient caresser son dos.

Il remonta tendrement jusqu'à son cou, et Stiles soupira d'aise, fermant les yeux sous la douceur du geste pendant que son corps se détendait.

Au contraire, la respiration de Derek s'accéléra, et son corps fut agréablement tendu et ses yeux ne pouvaient se détacher de la vision des jolies lèvres roses ourlés en un doux sourire.

La main chaude et calleuse remonta jusqu'à sa joue, son pouce venant en caresser doucement la bouche. Le visage de Stiles vient se frotter contre sa paume. Derek prit le visage de Stiles en coupe et s'approcha très doucement de lui.

Quand les lèvres tant admirées parlèrent :

- Derek, si je deviens un monstre, tu pourras me tuer avant que je fasse du mal ?

La magie éclata.

Une vague d'horreur secoua le loup garous incapable de quitter le regard implorant de son ami.

- Non Stiles je...

- Derek… s'il te plait. Scott n'y arrivera jamais, papa non plus, Chris est loin. Je t'en supplie, j'ai besoin de savoir que je ne ferais plus jamais de mal. Que je ne deviendrais pas un monstre comme eux. T'es le seul à être assez fort pour ça.

- Tu ne peux pas me demander ça Stiles. C'est trop cruel.

- Au contraire, je ne peux demander qu'a toi. Quand ils ont rendu Boyd et Cora fou, tu étais prés à les abattre, même si ça te brisais le cœur. Pour le bien commun. J'ai besoin de savoir que tu feras ça pour moi.

- Es ce que tu te rends compte de ce que tu me demande ?

- Oui. Mais j'ai besoin de savoir Derek. J'ai besoin de savoir si tu le feras pour moi quand on aura la preuve que je suis entrain de devenir un monstre, ou si je dois le faire moi même aux premiers soupons.

- Mais tu ne vas pas devenir un monstre Stiles ! Tu n'en es pas un, et tu n'en sauras jamais un !

- Si tu en es si certain promets-moi, tu ne cours aucun risque. Parce que moi, au premier symptôme je me fous en l'air Derek. Si tu ne me le promets pas de le faire toi, je le ferai seul.

Derek le sera contre lui l'étouffant dans son étreinte

- Je jure. Juste pour pas que tu fasses une connerie. Parce que je SAIS que tu n'es pas mauvais.

- Si tu en es si sûr, pourquoi tu pleures ?

Il n'y eu aucune réponse à cette dernière phrase. Stiles se dégagea de l'étreinte de son ami et monta dans sa chambre

Personne ne dormis cette nuit là.

[Le saviez-vous ?]

Les renards roux élèvent leurs petits, ils le font au sein de petits groupes familiaux vivant dans des terriers sous la terre.

Lorsqu'il n'a pas de renardeaux à élever, le renard chasse et dort seul.

Stiles arriva éclaté chez Deaton. Ce dernier essaya de le faire parler mais Stiles était têtu et avait prit sa décision.

Il ne le dirait pas à Deaton. Marine ne reviendrait que pour le rituel, et il refusait que le druide réponde à ses angoisses avec une citation sortie de son chapeau à base de métaphore sur la pluie et les nénuphars ou il ne savait quelle connerie. Il finit les baumes et potions qu'il allait utiliser la nuit de Yule.

Puis il prépara sa tenue qui était composé d'un pagne qu'il avait tissé lui même sa première année d'apprentissage, et, heureusement car on était quand même en hiver, une lourde cape en la même matière, par contre il serait pieds nu.

Puis il prit les bijoux de cérémonie, qui se composaient d'un lourd collier avec une petite carapace de tortue et une plume de chouette pour symboliser ses maîtres druides, puis 3 crocs de loups et un de coyote mêlaient à des perles en bois de prunier et noisetier.

Et des bracelets, deux en métal qui s'enroulait autour de ses biceps, et un orné de feuilles de houx, lierre et d'if et de plusieurs longues aiguilles d'aubépines le long de son avant-bras droit, et un autre avec juste un crane de pigeon et des perles en bois de bouleau au poignet gauche.

Il les nettoya avec un onguent spécial qu'il avait concocté il y a 6mois et qui sentait bon la cire et la fleur de sureau, puis il les disposa sur une table en chêne.

Il avait fini, il n'y avait plus rien à faire. Demain il devrait faire des prés-cérémonie, danse et autres, mais pour aujourd'hui, il avait fait son maximum. Il ne lui restait qu'à méditer. Il se connecta aux animaux et aux plantes de la forêt.

Derek avait peut être raison, Stiles était peut être autres chose. Un genre de… heu...

Un truc un peu cool genre un cerf, ça serait bien, un druide cerf, roi des forets et tout le bordel.

Un machin badass sinon. Quand il était petit, il rêvait d'être un tricératops. Ça serait cool d'être un T -rex. Ou au moins un crocodile.

Quoi que les vrais héritiers des dinosaures n'étaient pas les crocos, mais les oiseaux.

Un corbeau ? Cool le corbeau, oiseaux d'Odin et tout.

Il serait sûrement un animal malin comme...

Malin comme un renard.

Il en sentit un au loin et se connecta avec lui.

Le goupil chassait sa proie. La pistait, regardait partout, furetait, à la recherche d'une odeur, d'une trace de pas…

Comme Stiles cherchant les indices.

Mais déboula un lynx. Le renard fuit, il couru, passa sous des branches, au dessus des buissons de ronces, accélérant l'allure, et Stiles savait ce qu'il faisait.

Ça ne manqua pas, le renard sauta au dessus d'un tronc, le lynx y prit appuis.

Et le tronc céda, laissant au renard juste le temps de se mettre à l'abri dans son terrier.

Comme Stiles qui piégeait les ennemis plus fort que lui.

Il se déconnecta du canidé et se leva, il attrapa un cahier, un stylo et nota, la liste de tout ce qu'il voulait faire avant que Derek ne doive tenir sa promesse.

Ce jour là, il déjeuna avec son père après avoir envoyé un message à son coloc pour qu'il ne l'attente pas.

Stiles sortit son plus grand jeu de comédien, le shérif ne fut pas entièrement convaincu, mais mis ça sur le compte du rituel qui arrivait.

Il fut un peu inquiet quand son fils le serra dans ses bras plus fort qu'il n'en avait l'habitude en lui disant qu'il l'aimait, mais l'enlaça en retours et lui dit à quel point il était fier de lui.

Sur le chemin du retour, Stiles s'arrêta sur le bas coté de la route pour pleurer.

Arrivé chez lui, la maison était vide, il monta dans sa chambre et fit des recherches complémentaires sur comment repérer un Darach, et comment le tuer. Le poison était plutôt efficace, au moins Derek ne serait pas obliger de le regarder.

Puis il écrit des lettres.

Une pour Derek, avec des instructions assez précise sur comment le tuer, et des remerciements pour ce qu'il faisait pour lui.

Une pour son Scott, pour lui expliquer, lui dire qu'il l'aimait.

Une pour Malia, pour lui dire de prendre soin des autres après son départ, et qu'elle était assez forte pour vivre sans ancre, qu'il était fier d'elle.

Et une pour son père : Pour lui demander pardon.

Il essaya d'écrire à Lydia mais abandonna.

Il pleura sur son lit et s'écroula de fatigue.

[Le saviez-vous ?]

Si le solstice d'hiver est nommé « Yule », on appelle celui d'été « Litha »

Il se réveilla plus tard en entendant le bruit de la voiture de Derek dans l'allée.

Malgré un sacré mal de tête, il était déterminé. Il se rinça le visage et se lava les dents avant de descendre. Sans surprise, il retrouva son coloc sur le canapé avec un livre.

- Derek, je peux te demander un truc ? Un service important. Du genre personnel et chelou.

L'interpellé se tendit mais pencha la tête sur le coté, invitant l'apprenti druide à continuer

- Si heu je.. si ça tourne mal

- ça ne tournera pas mal Stiles. C'est l'angoisse qui te fais dire ça, tu seras un putain de magnifique renard, poulpe, girafe, ou je ne sais quel bestiole, mais tout va bien se passer.

- SI. J'insiste sur le SI, ça tourne mal, j'ai un seul gros regrets. Je..je sais bien que je suis attiré par les mecs. Mais comme je n'ai rien eu qui ressemble de prés ou de loin à une relation depuis la rupture, j'ai jamais pus en profiter.

Derek sentit son ventre se tordre douloureusement : il savait ce que Stiles allait lui demander.

Et il savait ne pas être capable de refuser.

- Je sais que t'es en mesure de faire la part des chose entre sexe et pote, vus que t'es resté ami avec Braeden, moi pareil SI, tout se passe bien quand même, je suis parfaitement en mesure de faire la part des choses et qu'on brouille pas notre amitié. On est proche, on se connaît par cœur, on se fait confiance, bref, il n'y a aucun autre homme à qui je voudrais demander ça. Bref, je voulais savoir si tu voulais bien coucher avec moi, juste pour que, tu vois, j'essaye quoi.

Derek réprima un grognement.

Non.

C'était NON.

Stiles n'en avait pas besoin parce que tout allais bien se passer. Après Yule, Stiles aurait tout le temps de flirter avec d'autres hommes, pas par désespoir mais par envie.

Derek ne devait pas, c'était mal, ça ne devait pas être lui. Si il le faisait lui, c'était mal sain, c'était profiter de la souffrance de son ami.

Derek ne voulait pas être ce genre d'homme.

Stiles mis une main sur sa cuisse.

Derek était faible.

Il tira la main de son coloc pour l'asseoir sur ses genoux et caressa sa joue.

- Tu es sur ? Tu peux dire non à tout moment

- Je sais. Je veux juste coucher avec un homme en qui j'ai confiance. Et puis c'est toi, je sais que tout va bien se passer. Tout se passe toujours bien quand je suis avec toi. Et puis, je t'ai toujours dis que tu étais très sexy.

Derek embrassa tendrement son cou.

- Sexy toi même !

- C'est bon pour toi ? Tu peux aussi me dire quand tu ne veux pas Derek, je comprendrais.

Derek mit son front contre le sien et le regarda dans les yeux.

- Jure moi Stiles, juste moi qu'âpres çà, notre amitié ne sera pas impacté. Je ne peux pas perdre ce lien, j'en ai trop besoin.

- Je le jure

- Et... on fait ce que tu veux ce soir. Cette nuit est consacrée au sexe, pas de tabou, pas de timidité, que du plaisir. Mais ça sera une fois. Une seule.

- Oui. Je te le jure Derek.

- Parfait… tu veux être pénétré ou pénétrant

- Wow… Direct dans le vif. Stiles prit une inspiration. Ça m'excite tellement.

- Ce ne me dis pas si je vais te baiser ou si tu vas me baiser.

- Oh putain ! Je sais pas, t'es où d'habitude ?

- On s'en fou, c'est ta première fois, je veux que TU choisisse. Dis moi Stiles, dis moi lequel de nous deux va se faire sauvagement pilonner ?

Stiles pouvait sentir que Derek avait déjà un début érection, il se frotta subtilement contre.

Et ce fut bon.

- Moi. C'est moi qui vais me faire prendre.

Derek poussa un grondement sourd et attrapa les cuisses de son ami avant de le soulever, il glissa immédiatement ses main sous ses fesses qu'il caressa copieusement, gagnant ainsi des gémissements incroyable.

- Où ?

- Dans le cul !

Derek le mordit.

- Où dans l'appart, idiot ! Ta première fois tu la veux où ?

- Wouah, j'ai le choix ?

- T'as tout les choix.

- Je sais pas, un truc sexy genre la table, ou contre un mur. Ou debout, putain il parait que c'est incroyable de se faire baiser debout.

- Je peux le faire

- Je sais. Braeden parle de cul dés qu'elle est ivre.

- C'est gênant

- T'inquiète, quand elle parle de toi c'est tout à ton honneur.

Derek eu un grognement amusé puis il essaya de retirer le pull de Stiles. Ce qui dans cette position était terriblement difficile. Après deux ou trois essais infructueux, Stiles lui embrassa les pommettes et murmura

- Je crois que si tu me veux nu, tu vas devoir me poser.

Derek soupira mais accepta de lâcher Stiles. Il entreprit immédiatement de retirer son pull, puis son sous pull, puis son sous sous pull, son t-shirt à manche longue...

- J'ai l'impression d'éplucher un oignon.

- L'odeur en moins j'espère.

- Ça je te le dirais quand j'aurais retiré les 15 couches.

Stiles rigola et Derek le fit taire en lui mordant le lobe de l'oreille. Finalement, il arriva à la peau nue et frémis de satisfaction.

Il avait déjà vus Stiles nu. Mais Stiles n'étais jamais nu pour lui. Il n'était jamais à lui.

Ce soir, juste ce soir, Derek avait un Stiles tout nu rien que pour lui. Il mit de coté ses réserves.

Il l'avait une nuit, une seule dans toute sa vie, alors il embrassa chaque centimètre de peau à sa portée avec félicité.

Stiles ploya sous les baisés, devenant souple et chaud entre ses mains, il s'accrochait à la crinière brune en murmurant des trucs qui n'avaient aucun sens. Derek lui retira son jean, grogna en découvrant un leggins sous le jean, mais le retira d'un geste brusque en même temps que le caleçon. Il fit une boule compacte, incluant les chaussettes fourrées et balança le tout de l'autre coté.

- Et toi c'est quand que t'es tout nu ? Soupira Stiles.

- Après que tu m'aie déshabillé logiquement.

Stiles couina d'anticipation, il tira sur le Henley à manche longue de son amant et le jeta de l'autre coté de l'appartement, puis attrapa sa braguette avec un air qu'il voulait sexy. Le « BIM » de la lampe en forme d'étoile qui s'écrasa sur un des bonhommes de neige guitaristes transforma ça en air coupable.

- C'est pour ça que j'aime pas la déco, soupira Derek.

- Je t'ai vus jouer avec le gang des bonhommes de neige hier.

- Je le déplaçais pour pouvoir poser mes livres.

- On peut en revenir au moment où j'allais lécher ta bite ?

- Oui. Carrément oui !

Stiles recommença à défaire la braguette, la faisant lentement coulisser, l'érection déformant déjà le caleçon bordeaux. Très rapidement Derek se retrouva les fesses à l'air face à un Stiles qui fixait sa bite avec curiosités.

- T'es pas obligé tu sais. De me sucer, c'est la première fois, je comprends que se soit impressionnant.

- C'est vrai que... j'en ai envie mais d'un coté c'est vachement gros. Je peux lécher ?

- Tu crois vraiment qu'il y a un univers où je peux répondre non à cette question ?

Stiles rigola et attrapa timidement le pénis du bout des doigts et approcha son visage. Derek devait faire appel à chaque parcelle de self contrôle qu'il avait en lui pour ne pas pousser ses hanche en avant. Stiles prenait confiance.

- Le goût est assez surprenant, pas désagréable mais je m'étais attendu à ce que ce soit aimer ou soit à détester. Au contraire ça ne me fait pas trop d'effet. La texture par contre est vraiment pas top.

- Tu t'es crus dans Top chef ?

- Non, mais je découvre. Ça te gêne que je commente ?

- Non. C'est toi, je savais que tu allais commenter.

- Alors de quoi tu te plaint, ronchonna Stiles avant d'enfourner la gland dans sa bouche.

Derek hoqueta à la sensation. Ça faisait longtemps, très longtemps que personne ne lui avait fait ça et, certes c'était inexpérimenté, bien trop baveux, la langue ne passait pas aux bons endroits, c'était trop lent et pas assez profonds, mais c'était déjà très agréables.

Surtout avec le regard tantôt malicieux, tantôt concentré de Stiles qui expérimentait plein de mouvements différents.

Après quelques minutes de jeu, il se recula, lâchant le pénis avec un petit bruit mouillé

- Tu veux que je te suce jusqu'au bout ? Moi j'aime bien en fait. Même si le goût est pas extra.

- Non merci, il y a plein d'autres truc sympa a découvrir sur le sexe gay.

- T'es sur ? Moi je veux bien.

Derek eu un sourire contrit, il caressa la joue de Stiles et l'incita à se relever en tirant doucement sur son bras.

- Stiles. Tu ne va pas me faire jouir en me suçant, pas ce soir.

- Tu ne veux pas ou tu penses que je ne peux pas ?

- Stiles, j'aime les fellations sales et très profondes. Le genre de truc hardcore qu'on ne voit que dans les porno. Les autres ne suffisent pas à me faire jouir.

- Mais je peux...

- Non. C'est ta première fois avec un mec, vas y doucement, accepte que tu ne peux pas tout faire le premier soir, surtout pas une gorge profonde et laisse moi te montrer où se trouve exactement ton point G.

- Ça a l'air cool. Mais t'es sur que je ne peux pas essayer de...

- Est-ce que tu veux que je te suce exactement comme j'aime être sucer ?

- Oui. Putain oui.

Derek rigola et attrapa Stiles dans ses bras, il l'amena dans sa chambre et le déposa sur le lit en positon assisse.

- Tu t'es déjà fais sucer avant ?

- Oui. Pas souvent, genre Malia qui savait pas rentrer les crocs, y avait pas moyen que je mette mon pénis dans sa bouche. Et l'autre parfois, mais je n'étais pas fan. Notre vie sexuelle était globalement décevante. Je crois qu'on cherchait le même truc chez l'autre

- Une bite ?

Stiles rigola et caressa les stupides sourcils de Derek.

- En parlant de bite, tu ne m'avais pas prom...wouha aaa. HOU !

Ces bruits venaient du fait que Derek avait gobé sa queue.

Gobé.

Ses lèvres enroulées autour de la base, frôlant les couilles, sa langue et sa gorge travaillant la colonne de chaire avec beaucoup de vigueur. Une main vint attraper les testicules pour les malaxer doucement.

Il y avait pile le bon ratio entre salive et langue. Et le loup avait les yeux plantés dans les siens, Stiles aurait préféré se faire brûler la rétine que de le lâcher parce que par tout les dieux, il avait le sentiment d'être la personne la plus désirable du monde sous ce regard et ça lui faisait du bien.

Peut être un peu trop parce qu'il se vida dans la bouche de Derek de façon trop rapide pour que ça ne soit pas humiliant.

- Mec tu...je...merde... Il inspira profondément avant de demander : Est-ce que tu as une glotte au moins ?

- Tu vois pourquoi je t'ai dis que tu ne pouvais pas. Il en faut des pipes pour apprendre à prendre une queue entière sans avoir des hauts de cœur.

- Et bien après ta prestation, je ne doute pas que tu t'es entraîné.

- A mon époque, impossible d'entrer dans l'équipe de basket sans que je ne te suce dans les vestiaires. Je te jure c'était une occupation à temps plein. Résultat on avait la team la plus LGBT friendly du coin. Et la plus motivé aussi.

- Tu m'étonne, si je m'avais sucé comme ça à chaque fois que je marquai, j'aurais été assez motivé pour recevoir une bourse sportive à la fin de l'année.

Derek rigola et vient se coucher à coté de son amant Stiles qui se glissa immédiatement contre lui, frottant contre l'érection encore tendu.

- Tu veux que je m'en occupe maintenant ou on attend que je sois d'attaque pour le round 2 ?

- Round 2. Je vais commencer à te chauffer, ça serais dommage que tu sois enrhumé pour noël.

- Quel gentleman... Et tu vas me chauffer comment ?

- T'as déjà pris un doigt qui ne soit pas le tien ?

Les cuisses de Stiles s'écartèrent d'elle même, sous le rire de son ami. Il se mit au dessus de lui et commença à caresser son ventre du bout du nez.

Il etait fasciné par le corps de Stiles, en oublia tout le reste, découvrant chaque grains de beauté, chaque cicatrices, chaque cm² de peau pale. Il était complètement perdu dans ses contemplations quand Stiles lui tira les cheveux.

- Mec, je bande comme un chien et j'ai toujours pas eu mon doigt

- T'es tellement beau.

Et Stiles rougie. Comme un adolescent en fleur.

Il y a 5minute, il pilonnait la bouche de Derek sans pudeur, et là, il se comportait comme un gamin...

La caresse sur sa joue et le baisé sur sa pommette ne l'aidèrent pas à être plus détendu.

Puis la main de Derek se glissa entre ses fesses, venant titiller l'anneau de chair.

- Putain oui, s'te plais, je veux goûter, j'ai jamais rien eu d'autre que mes doigts et mes jouets.

- Je sais. Je vous entends.

- Ça pourrait être grave embarrassant.

- Ça pourrait. Stiles, tu veux mon doigt ?

- Oui

- Tu le veux où.

- Où dans l'appartement ?

- Mauvaise réponse. Derek enfonça deux phalanges d'un coup, faisait glapir l'autre homme.

- T'es pas censé me puniiiiiir pour les mauvaise ré...ré...ponce ? Parce que la c'eeeest, une..une...uuuuuune Réco...ré..com... OH OUIIII !

- Une quoi ?

- Uneee je... Putain Derek c'est bon !

- Tu aimes ?

- Tellement bon quand c'est toi ! Plus !

- Attend un moment amor, je vais m'occuper de toi, fais moi confiance.

- Je veux plus de toi !

Derek venait taquiner l'entrée, insérant doucement un second doigt, admirant Stiles se déhancher dessus, en réclamant plus, toujours plus. Cet homme serait sa perte, il le savait, depuis presque 3 ans il savait que Stiles était sa damnation éternelle.

Il grava dans sa mémoire chaque mimique.

Celle de quand il ajouta un troisième doigt.

Celle de quand il trouva la petite boule de nerf qu'il cherchait.

De quand Stiles chouina pour aller plus loin.

Et de son visage quand Derek obéit à sa requête.

Dès qu'il le pénétra, Derek perdit tout capacité à réfléchir.

Les talons de Stiles s'enfonçaient dans ses cuisses, et ses parois se refermaient autour de lui.

Puis, alors qu'il ne s'y attendait pas, Stiles attrapa ses épaules.

- On va pas baiser en missionnaire comme un putain de couple de retraité ! Pas si c'est mon seul sexe gay. On doit faire mieux Derek.

- Oui, tout ce que tu veux Stiles, absolument tout pour toi amor, mais vite, tu veux quoi ? Dis moi et je le ferais, juste laisse moi te prendre amor. Je ferais ce que tu veux, mais laisse moi m'occuper de toi amor.

En un mouvement Derek eut d'agréable surprise de se retrouver sur le dos, Stiles assit sur lui à le chevaucher comme un cow boy.

Très agréablement surpris.

Voir Stiles monter et descendre sur sa queue en se branlant fut la vision de trop, Derek jouit sans pouvoir prévenir son amant. Gentleman, il l'allongea sur le dos et fini de le masturber d'une main, l'autre étant trop occupé à masser sa prostate. Le loup fut incapable de retenir la litanie de compliments cochons qui sortirent sa bouche, mais visiblement Stiles aimait bien être appelé « délicieuse salope » et semblait excité a la perceptive d'être « fourré comme une dinde de noël et léché comme un sucre d'orge ».

Cinq minutes plus tard, Derek essuya les traces de leur acte sur son torse et attira Stiles dans ses bras.

- Wouah. J'avais raison, je suis bi.

- T'en doutais ?

- C'est différent de me branler en pensant à Ryan Reynolds, et de chevaucher ta queue.

Derek soupira puis enfonça son visage contre la nuque de Stiles. D'une toute petite voix il demanda :

- Je peux te demander un service important et chelou moi aussi ?

- Quoi ?

- Dors avec moi cette nuit. Reste dans mes bras jusqu'à l'aube. S'il te plait ?

Stiles ne dit rien mais appuya son visage contre l'épaule de son ami, et s'endormit dans la foulé.

Il ne se réveilla qu'une ou deux fois cette nuit, à chaque fois Derek le prenait contre lui embrassait son front et Stiles se rendormait assez vite.

Le lendemain il se réveilla juste avant le levé du soleil. Les premières lueurs du jour éclairaient la chambre car Derek ne fermait jamais les rideaux. Il pressa son front contre celui de son amant d'une nuit, profitant une dernière fois de sa chaleur avant d'y déposer un baisé papillon et de quitter la pièce.

Sous la douche il découvrit un bleu en forme de main sur sa fesse qui le fit rire, si ça devait être sa seule expérience avec un homme, il était heureux que se soit avec Derek.

[Le saviez-vous ?]

Un cycle lunaire dure 29 jours et demis.

La journée de préparation à Yule passa très vite. Stiles disposa les cercles de pierres, et autres plantes sacrées autours du Nemeton, bu des décoctions, se baigna dans un bain infusé aux fleurs de pommiers, inscrivit les runes autour de la souche, déposa un grand miroir contre un des chênes et en un rien de temps, le crépuscule arriva.

Il laissa ses deux maîtres peindre sur son corps les runes rituelles. Les élixirs chargés d'ouvrir son esprit à la connexion animale l'avait mis dans un état second.

Sa meute, et ses proches vinrent. Ils étaient tous habillé chaudement mais de manière relativement élégante.

Au milieu, Stiles portait son pagne. Il était dans un état trop second pour penser à quel point sa tenue contrastait avec les autres.

Il avait chaud.

Si chaut.

Le Nemeton l'appelait, murmurant dans sa tête.

D'un geste, Stiles retira sa cape, abandonnant au sol. Il s'avança vers l'énorme souche, inconscient du regard des autres, sans entendre les prières celtiques qu'ils murmuraient, le bruit de la lyre de Marine. Il n'entendait rien d'autre que le Nemeton.
L'entité magique ne murmurait plus, elle chantait.

C'était doux, hypnotisant, sans s'en apercevoir Stiles reprit le chant, fredonnant sans honte au milieu des autre. Il s'avança pieds nu, indifférent à la terre froide sous ses orteils.

Il se plaça debout au milieu de la souche, bras ouverts vers le ciel.

Les étoiles devinrent brillantes.

Très brillantes.

Aveuglantes.

Il dut fermer les yeux. Quand il les rouvrit, il était au milieu de la lumière.

Rien d'autre.

Il flottait dans un océan de lumière.

Il était propulsé dans un plan spirituel. Il n'y avait que le la lumière, ni sol, ni ciel. Juste la lumière.

Puis loin, très loin, une silhouette apparue.

Il savait : c'était son animal totem. Il ne voyait pas grand-chose, essayant d'en distinguer les traits.

A quatre pattes.

Des petites oreilles?

C était un renard. Il le savait !

Mais il était grand. Et chelou comme renard. En fait plus la silhouette avançait, moins ça ressemblait à un renard.

Et ça avançait.

Vite.

Déterminé.

En courant.

La silhouette semblait comme incapable de s'arrêter.

D'ailleurs elle ne le fit pas.

Elle percuta le ventre de Stiles qui décolla en l'air et se sentit projeter en arrière.

C'était… Il le voyait, son animal… C'était... C'était...C'était...

Le saviez vous ?

Le aviez vos ?

L aviez vos ?

L avie vos ?

avie vos ?

avie vs ?

ave vs ?

ave v ?

ve v ?

v v ?

v ?

?

[Le sentez-vous ?]

Chaleur.

[Le sentez-vous ?]

Couleurs.

[Le sentez-vous ?]

Douleur

[Le sentez-vous ?]

Obscurité

[Le sentez-vous ?]

Douceur

[Le sentez-vous ?]

Complet

[Le sentez-vous ?]

Cornes ?

[Le sentez-vous ?]

Lumière

[Le saviez-vous ?]

Odeur

[Le sentez-vous ?]

Barbiches ?

[Le sentez-vous ?]

Attend. QUOI ?

[Le sentez-vous ?]

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Le programme doit être éteint… Veuillez attendre la fin de installation de et redémarrer le dossier.

Tatalotus corps vous propose de profiter du temps de chargement pour vous faire un thé pain d'épice-clémentine, un lait de poule ou un chocolat chaud afin de garantir une ambiance hivernale.

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JH

KDE

RMLV

CSGMR

HRNCAZE

La mise jour est terminée. Veuillez faire redémarrer le programme, et pensez à souffler sur votre boisson chaude.

Une brûlure est si vite arrivée.

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avie vos ?

L avie vos ?

L aviez vos ?

Le aviez vos ?

Le saviez vous ?

[Le saviez-vous ?]

Parfois on a si peur de quelque chose, qu'on est incapable de se dire que ça peut arriver autrement.

A son réveil, ses amis étaient autours de lui.

Stiles se sentait incroyablement mal.

Stiles se sentait incroyablement bien.
Stiles se sentait incroyablement perdu.

Il se sentait comme si son monde avait explosé, que chaque parties de son âme avait été déchirées, puis qu'elles avaient re-fusionné.

C'était jouissif et douloureux.

Il était encore dans le coltard, ne comprenait pas vraiment ce qui se passait. Il sentait la surface douce et chaude contre laquelle il était allongé, sa peau qui tirait comme un vêtement trop petit, la douleur qui irradiait à l'arrière de son crane, et au dessus aussi, la main protectrice de Derek sur son épaule et son sourire rayonnant.

- Je t'avais que c'était pas un renard.

Il sortie de sa léthargie très rapidement.

- Je l'ai vu. Derek, j'ai vus mon animal totem. C'est pas un renard.

- On sait que ce n'est pas un renard.

La voix venait de derrière lui, contre son oreille.

Bonne nouvelle : la surface douce et chaude c'était Scott.

- Vous l'avez vu aussi ? Ça a surgit, et ça m'a chargé. Bordel Scotty mon guide spirituel m'as chargé dans mon sanctuaire spirituel. Ce manque de respect c'est affligeant.

- Tu t'es pas fait charger que sur le plan spirituel. T'as fais un vol plané et tu t'es évanouis.

- C'est pour ça que j'ai mal à la caboche ?

- En partie.

- Ok. Stiles se frotta les yeux et frotta sa joue contre la main de Derek. Les gars, je dis peut être des conneries... mais je crois que mon animal totem c'est un genre de cerf, mais un teigneux. Comme un petit cerf très énervé…

Il y eu des rires. Et Stiles remarqua que le reste de la meute était rassemblait autours de lui, et fixait le haut de tête.

Stiles tata prudemment son crane.

C'était...

Il l'avait pas vus venir celle la.

Il bondit comme un cabri et se jeta sur le miroir

Il était toujours habillé de son pagne de cérémonie, pieds nu et couverts de runes antiques et des bijoux de cérémonies.

Mais de son pagne dépassait une petite queue pourvue de poils châtain.

Exactement le même couleur que le petit bouc qu'il abordait sur son menton, lui qui avait toujours été imberbe, ça le changeait bien, au moins autant que ses pupilles horizontales.

Par contre, ses oreilles avaient disparue. Enfin non, elles n'avaient pas disparue, elles avaient changé de place, au lieu de se situer sur ses tempes, elles se dressaient juste au dessus de l'endroit où ses oreilles habituelles terminaient. Et elles étaient plus petites, ovales, légèrement tombantes et couvertes d'une douce fourrure brun clair.

Ça aurait pu être choquant, mais clairement, ça passait inaperçu face aux deux grandes cornes couleur ivoire enroulées sur elle mêmes qui prenant naissance juste au dessus de ses oreilles.

- Je suis une chèvre. Je suis une chèvre ? PUTAIN JE SUIS UNE CHEVRE !

C'était lui qui psychotait ou sa voix ressemblait a un bêlement sur la fin de la phrase ?

- Moi je dirais bouc. Rapport au genre mais tu le vois comme tu veux.

- C'est pas le moment Liam.

Stiles s'affala sur la souche.

- Au moins je ne suis pas un renard.

- D'où vient cette histoire de renard ? Demanda Marine.

Il eu un silence Stiles soupira.

- Je pensais que mon animal totem serait le renard et avait peur que le Nogitsune l'ai en quelque sorte altéré.

- Mais pourquoi tu n'en a pas parlé ? Demanda Deaton.

- Vous m'auriez sortie une phrase à la con sur le destin et l'équilibre.

- Non. Je t'aurais dis que ton animal totem ne peux pas être le renard. Ton étincelle est tournée vers la meute. Le renard ne prend pas son énergie dans la meute. Ça ne pouvait pas être ça. Tu es cœur-de-meute, tu ne peux être que sous la protection d'un animal grégaire Stiles.

- Oh... C'est logique.

Stiles se sentit soudainement très con. Un couinement attira son attention.

Il se tourna, en fait tout le monde se tourna, vers Derek.

Car c'était lui qui venait de pousser ce couinement.

- Tout va bien ? Demanda le shérif

- Oui. Juste je... Vous n'avez pas vus, Stiles ya… Heu…

- Quoi qu'es qu'il y a ? S'inquiéta l'intéressé.

- Quand tu t'énerves tes oreilles bougent un peu. Et ta petite queue aussi.

Tout le monde regarda Derek.

- Quoi, vous avec pas vus, LA! Là il le fait.

- On a vus Derek, soupira le shérif. Mais juste on ne comprend pas la pertinence de le relever.

- Mais si ! bon sang c'est... admettez que objectivement, c'est adorable !

- Définit « objectivement adorable », demanda Marine.

- Vous avez déjà vus un truc plus mignon ? Regardez comme ses oreilles gigotent, c'est vraiment très ch...

Derek ne pus jamais finir le mot «choupi »

Une paire de corne, précédé d'un garçon de 60KG l'envoyèrent contre un arbre.

- Le prochain qui fait un commentaire sur les oreilles ou la queue je l'assomme, capiche ?

- Tu voulais dire « capriche » ?

Le coup de tête suivant envoya Scott volé sur plusieurs mètres. Stiles lui était déjà en chemin pour la maison


Comment Stiles va apprendre à gérer son animal totem ?

Est ce que Derek va avouer qu'il crève d'amour pour son coloc ?

Peut ont qualifier ce lemon de chèvre chaud ?

Vous saurez tout dans la seconde partie, très prochainement. Pas de date, mais je poste avant 2021, promis
Et joyeux noel à vous !