Voici le texte 9, avec le mot "Mariage". Bonne lecture


En cette période de permission, John parcourut des yeux la vitrine des bijouteries, une idée en tête. Cela faisait maintenant 7 ans qu'il fréquentait la médecin-chef de la cité d'Atlantis. Et presque autant de temps que le programme avait commencé. Il ne savait pas combien de temps il durera, ou quelle sera la décision de la CIS pour le futur, mais aujourd'hui, cela l'indiffèrait. Ses pensées étaient toute autre. Il savait que sa décision allait impliquer beaucoup de chose, autant au niveau personnel que professionnel, mais il en était sûr.

– Bonjour, je peux vous aider ? S'enquit la vendeuse, grand sourire, à peine la porte passée.

– Je regarde, merci.

– N'hésitez pas si vous voulez des renseignements.

Il ne répondit pas, regardant la vitrine, où des bagues de tout genre s'alignaient, accompagnée d'une étiquette discrète pour le prix. Discrète, on ne pouvait pas en dire autant des bagues, bien trop voyante à son goût. Pour cela, il en était persuadée, Jennifer n'aimerai pas, aimant la simplicité.

Après avoir remercié poliment la vendeuse, il sortit de la boutique, remontant la rue commerçante. Une bijouterie, deux bijouteries… Il ne voulait pas n'importe quel bijou, il voulait avoir un coup de coeur pour l'alliance.

Penser au mariage lui rappela vaguement à son ex-femme Nancy. C'était lui qui avait demandé le divorce après 2 ans de vie commune. A cette époque, il était une tête-brulé. Fonceur, avec l'habitude de discuter les ordres, voire d'y désobéir. Il l'avait aimé, mais c'était un amour arrivé trop vite pour être durable. Mais maintenant, il se considérait comme un adulte. Bien sûr, il adorait toujours autant la bière, le pop-corn, le skateboard, les fêtes foraines, les manèges, le football universitaire et n'importe quoi qui se déplaçait à plus de 300 kilomètres par heure, mais l'avenir à deux ne lui faisait plus peur.

Dans cette troisième et petite bijouterie qui ne payait pas mine, alors qu'il s'attendait comme les autres à ne pas trouver, une alliance attira son attention. Elle était simple, en or rouge, ni trop large ni trop fine. C'était celle-ci qu'il voulait, et pas une autre.

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Il était rentré de ses congés, et aussitôt avait-il posé un pied sur la cité que le Colonel Carter l'avait envoyée en mission. C'était une simple mission de reconnaissance, mais il n'eut pas le temps d'aller saluer, il l'espérait, sa future femme. Jennifer Sheppard. Ca sonnait plutôt bien. Ou Jennifer Keller-Sheppard.

– Enfin rentrée ? S'amusa la femme, en le retrouvant sur une digue, comme à leur habitude, en cette soirée qui était déjà bien avancée.

S'asseyant à côté de lui, elle laissa pendre ses jambes dans le vide, avant d'enlacer sa main avec celle du lieutenant-colonel.

– A chaque fois on pense que la mission sera simple, mais avec notre chance légendaire, il y a toujours un souci, soupira Sheppard. La navigation assistée du jumper, et même tout ce qui est électronique, est tombée subitement en panne lorsque nous survolions la planète. Heureusement, nous n'étions pas très éloignés, donc nous sommes rentrés, mais Mckay a voulu faire quatre ou cinq fois le tour de la cité pour voir s'il pouvait reproduire la panne, puisque les systèmes ont fonctionnées de nouveau lorsque nous sommes arrivés.

– Et vous avez réussi ?

– Non, il pense que c'était peut-être une interférence électromagnétique. Enfin, il doit toujours être dans le hangar à étudier les données des capteurs. J'ai jeté l'éponge avant.

Keller eut un petit sourire amusée, avant de regarder les lourds nuages noirs qui arrivaient au loin, annonçant un orage.

– Jennifer Keller, Commença John, attirant le regard de la femme, perplexe de l'utilisation de son nom et prénom. Acceptes-tu de te marier avec moi ?