Hey, hey ! Voici le texte 13, sur le mot "mer" !


– C'est un océan ! S'exclama Mckay, en regardant les données de son pc portable, ou des statistiques plus obscure les unes que les autres s'affichaient.

– Ce n'est pas possible, si on tient compte de la surface, du taux de salinité, et de la profondeur, c'est un océan, corrigea Zalenka en remontant ses lunettes sur son bout du nez.

– Vous vouliez me voir McKay ? S'enquit Sheppard, arrivant sur la digue ouest.

– Oui ! S'exclama-t-il, avec verve, tandis que Zalenka marmonnait des réflexions dans sa langue natale en parcourant l'écran d'un air concentré. Nous avons besoin de savoir si l'étendue d'eau qui nous entoure est un océan ou une mer.

Le lieutenant colonel resta dubitatif. Le scientifique lui posait fréquemment des questions étrange, mais celle-ci c'était le pompon.

– C'est forcément un océan puisqu'il est bordé par un continent, s'exaspéra le deuxième scientifique.

– Et pourquoi ce ne serait pas la mer de lantia ? Le continent peut très bien être une péninsule ! Quel est votre avis, Sheppard ?

Dans un soupir, sachant qu'il n'allait pas avoir la paix avant de les avoir départagé, il s'accroupit près du bord, regardant l'eau qui était une dizaine de centimètres plus bas, comme s'il pouvait avoir une réponse. Soudain, il entendit une exclamation, puis se sentit poussée avant de rencontrer l'eau.

Sortant la tête de l'eau en toussant, il vit le regard abasourdi des deux docteurs en physique.

– J'ai… J'ai trébuché sur mes câbles et … bégaya minablement Rodney, pendant que Sheppard s'hissait péniblement sur la plateforme.

– La prochaine mission avec le département Botanique, c'est pour votre pomme, siffla John, en délassant ses rangers imbibée d'eau.

Après avoir enlevé l'eau de ses chaussures et rendu la liberté à un petit poisson pris au piège à l'intérieur, il enleva son t-shirt pour l'essorer, puis le remit. Il n'était pas sur que le colonel Carter apprécie de le voir se balader torse nu dans la cité.

– Sheppard ? Osa interpeller Zalenka alors que McKay n'avait pas quittée sa tête horrifiée.

– Quoi ? Répondit ce dernier avec hargne, alors qu'il allait rentrer à l'intérieur.

– Vous saignez.

Suivant son regard, il constata une large éraflure qui prenait place sur l'avant-bras gauche, ne faisant qu'augmenter son énervement.

Laissant les deux zigotos, il se dirigea vers ses quartiers, indifférent aux regards incrédules du personnel qu'il croisait sur sa route.

Une fois sec, il grommela en voyant que l'éraflure saignait encore. Un peu à contre cœur, il prit le chemin de l'infirmerie, cherchant du réconfort dans l'idée de voir Jennifer.

Penser à elle lui apporta quelques questions. Ils étaient trop proches pour être de simples amis, mais pas assez pour se considérer comme un couple. Et pourtant, il en avait la certitude, elle l'aimait.

Repoussant ses pensées, il la saluât gaiement avant de lui expliquer sa mésaventure.

– Vous êtes tombé dans l'eau ? Répéta la médecin, incrédule.

– Je n'en serais pas la si McKay et Zalenka n'auraient pas eu cette question existentielle de savoir si c'est un océan ou une mer qui nous entoure.

– Ils prennent leur travail très à cœur, plaisanta la femme, en nettoyant le bras.

– Je hais les scientifiques.

– Mais du coup, mer ou océan ?

Sheppard secoua la tête amusée devant la plaisanterie.

– Si la question vous intéresse, on peut toujours se retrouver un soir pour débattre, tenta le lieutenant, en regardant la femme droit dans les yeux.

– A condition que vous ne plongiez plus dans l'eau. Je ne veux pas votre noyade ou votre pneumonie sur la conscience. Pourquoi pas demain soir ? Je suis d'astreinte ce soir.

– Parfait, ça me laisse le temps de préparer mes arguments !

Quittant l'infirmerie avec un sourire aux lèvres, il pensa que finalement cette journée ne s'annonçait pas si atroce. Si ce n'était pas un rencard, il voulait bien passer une semaine entière avec le département scientifique et botanique réunis.