Voici le texte 15, avec « je ne sais pas »

Concentrée, elle jeta un rapide coup d'œil aux moniteurs, avant d'ordonner à l'infirmerie de bloc d'injecter un produit dans la perfusion.

– Allez Lieutenant, vous n'allez pas nous laisser comme ça.

Blessure par lame tranchante. Quelques centimètres plus à gauche, la lame aurait perforé les intestins. Plus haut, l'estomac. Utilisant des compresses pour absorber le sang, elle chercha la source de l'hémorragie. c'était une course contre la montre.

Derrière le grondement sourd des machines, elle pouvait entendre un minuteur imaginaire, qui comptait les minutes et les secondes avant que la perte de sang ne soit trop critique et ne cause une défaillance des organes. Elle cautérisait des vaisseaux, suturai, dans des gestes sur. Dans son esprit, elle imaginait tout le corps du lieutenant. Sous ses mains, elle sentait pulser les artères, vibrer les veines. les moniteurs s'affolaient, elle s'affairait. Elle ne laisserait pas tomber. Il n'avait pas de nanites, lui.

Un dernier point et soudain, le calme. La tempête était passé, l'hémorragie était contrôlé, la tension était basse mais stable. Le minuteur s'était arrêté. Elle n'avait pas encore gagné pour autant.

Pendant qu'une infirmière faisait les derniers pansements, elle compta ses compresses, vérifia que tous ses instruments soient présents. Elle félicita et remercia son équipe. Une vie ne se sauvait pas seule.

Vingt minutes plus tard, changée, elle regarda son patient qui avait été transféré dans une pièce isolé. Parcourant le dossier de soin, elle pensa. Que répondra-t-elle à l'inévitable question de "va-t-il s'en sortir ?". Elle ne pouvait pas dire oui, mais ne pouvait pas dire non pour autant. Il fallait attendre. Mais au fond d'elle, elle se doutait de la réponse.

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– Bienvenue parmi nous, déclara-t-elle avec un sourire, après le réveil de son patient.