Avec du retard, je m'en excuse. Voici le texte pomme ! Prenez soin de vous, bonne lecture.


L'équipe médicale courrait en direction d'une salle d'entraînement, faisant rouler un brancard. Sur ce dernier un sac de premier secours était posé, ainsi qu'un moniteur portable et une bonbonne portable d'oxygène. C'était une urgence vitale, et chaque seconde qui passait était une chance de moins pour son patient de s'en sortir. Le personnel s'écartait sur leur chemin, murmurant entre eux, se demandant pour qui, pourquoi. La rumeur d'un blessé grave, voir d'un mort se répandit comme une traînée de poudre, et chacun y allait de sa théorie. Mutinerie ? Rébellion ? Crime camouflé en accident de travail ? Après tout, ce n'était plus un secret que le scientifique Peter Kavanagh donnait des envie de meurtre à quiconque travaillait avec lui, tout comme Mckay donnait des envies de suicide.

Ils ouvrirent la porte d'un mouvement devant les cristaux du détecteur, s'engouffrant dans la pièce sans poser de question. Au sol, une personne, du sang, une flèche, l'arme du crime. Debout, à proximité, une autre personne qui regardait la scène avec une curiosité non feinte.

Sans un mot, la docteur s'agenouilla et commença l'examen, pendant que son équipe installait les câbles du moniteur puis l'oxygène. Son visage était fermé, ses yeux rivé sur la courbe du signal électrique du cœur et autre données qui s'inscrivaient.

– Sa saturation s'effondre, son poumon est perforée, déclara-t-elle, comme un couperet, en enlevant son stéthoscope. Il y a très probablement du sang dans un lobe.

– On pourrait retirer le bout de bois ? Proposa le lieutenant, qui jusqu'à la n'avait pas dit un mot.

– Surtout pas ! S'exclama Keller. Il saigne déjà trop, ce sera un miracle s'il survit !

L'instant d'après, ils courraient en sens inverse, Ronon sur le brancard, inconscient, n'ayant jamais été aussi pâle. Sheppard, lui était convoqué dans le bureau du colonel, qui ne se débarrassait pas de son expression incrédule.

– Mais comment Ronon c'est retrouvé avec une flèche dans le corps ?

– C'est un carreau d'arbalète, corrigea John, qui mangeait une sucette.

– Où avez-vous trouvé une arbalète ?

– Teyla.

– Qui vous a appris à vous en servir?

– Chuck. Vous saviez qu'il avait fait du tir à l'arc en compétition ?

– Et qui a eu l'idée de tirer sur Ronon ?

– Je voulais tirer dans la pomme à l'origine. Vous savez, comme dans la légende de Guillaume Tel, qui devait percer d'un carreau d'arbalète une pomme posée sur la tête de son propre fils. Bon, il est vrai que j'ai loupé ma cible, je devrai peut-être reprendre des cours avec Chuck.

La consternation de la dirigeante était totale. La voix de la médecin à la porte l'empêcha d'ajouter quelques chose.

– Il est mort.

– Eh bien, déclara Sheppard, imperturbable, en sortant son arbalète de nul part. Je n'ai plus qu'à essayer avec vous.

Le carreau parti sans qu'elle eût le temps de dire non.

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Se réveillant dans une grande inspiration et se relevant par la même, elle porta une main à son thorax pour vérifier l'absence de flèche. A peine apaisée, elle se leva, les jambes encore flageolante de son mauvais rêve, puis s'habilla après une douche froide pour remettre les idées en place. Elle connaissait bien le caractère de Sheppard et de Ronon. Et son sixième sens lui disait que ce rêve n'était pas arrivée sans raison.

Six heures approchait, et la cité s'éveillait au rythme de ses habitants. Malgré que ce ne soit pas encore l'heure de sa prise de poste, elle passa vérifier les passages de cette nuit, même si elle savait qu'en tant que chef elle aurait été averti en cas d'urgence. Rien, Nada, zéro. Zéro personnes cette nuit, même pas Mckey pour un petit bobo.

Ce fut à peine rassurée qu'elle gagna le mess, tombant sur Teyla et Sheppard en grande discussion malgré l'heure matinale.

– Sheppard, Savez-vous utiliser une arbalète ? demande-t-elle, en guise de salut.

– Euh non, hésita le concerné, étonné, échangeant un regard perplexe avec Teyla. Mais j'ai entendu dire que la mise en jour est similaire à celles des armes à feu, d'épaule ou de poing. Pourquoi ?

– Il n'y a pas d'arbalète dans votre peuple ? S'enquit Keller, en regardant l'Athosienne tout en s'installant à table sans plateau, trop sur les nerfs pour manger.

– Nous avons quelques armes, mais ce sont des couteaux en pierre, des bambou taillée en pointe, mais pas d'arbalète à ma connaissance, déclara Teyla, faisant redescendre d'un coup la tension de Keller.

– Très bien, approuva la femme, en se levant pour aller chercher de quoi manger, maintenant qu'elle était sûr que rien de catastrophique ne pourrait arriver.

Buvant tranquillement son jus pomme, elle se tourna vers Sheppard quand celui-ci l'interpella.

– Au fait Keller, Avec Ronon tout à l'heure on va essayer de planter une pomme posé sur sa tête en lançant un couteau. Vous voulez venir voir ?

Elle recracha son jus de pomme en entendant sa phrase. Mais cette fois, elle était bien éveillée.