Bonjour à tous !

Quelqu'un a essayé de me faire croire en review que sisi, les filles et les filles ça pouvait sortir ensemble, moi ça me paraît un peu louche et trop beau pour être vrai.

Je suis sûre qu'Anna est de mon avis.

Sinon à part ça, j'ai fêté mes noces de coton ce week-end, vive le mariage pour tous :D


Chapitre 8

Anna se gara à son emplacement habituel dans le sous-sol du lycée. Elle ôta son casque avant de l'accrocher comme d'habitude à sa roue, et entreprit d'enlever ses gants de cuir, ses sous-gants, son écharpe et son gros pull polaire.

- Merci l'hiver, s'exclama-t-elle. J'ai vraiment l'air d'un bibendum.

Sa voix résonna dans le silence du parking. Elle rassembla toutes ses affaires dans une sorte de baluchon avant de monter dans les couloirs. Les escaliers du sous-sol n'étaient pas chauffés, chaque respiration créait un nuage de vapeur en ce frisquet début de décembre, et Anna regrettait déjà d'avoir enlevé ses gants.

Elle arriva au rez-de-chaussée et se dirigea vers le casier qu'elle partageait avec Mérida et Tiana, mais qu'en vérité elle squattait presque à elle toute seule. Il fallait dire qu'à part y entreposer leurs blouses blanches et leurs affaires de sport le lundi, ses deux amies ne s'en servaient jamais. Elle fourra son baluchon de vêtements, son livre d'histoire et son livre de maths, referma la porte et verrouilla le cadenas. Ca y est, elle ressemblait à une ado normale maintenant, c'est-à-dire avec un sac presque vide et pas assez de vêtements pour supporter le froid.

Mme Gerda, la prof principale de leur classe, profita de l'heure de méthodologie du mardi matin pour pouvoir faire le bilan du conseil de classe qui avait eu lieu jeudi dernier. Evidemment, les délégués de classe leur avait déjà dit tout ce qui était important pour eux : leur moyenne, leur mention, et si les profs avaient cassé du sucre sur leur dos.

Elle repensa à ce que lui avait dit Stéphane, leur délégué, le vendredi précédent. « Bon toi Anna rien à dire hein, c'est parfait quoi. Bon pas tout à fait, Weselton t'aime pas, mais te fais pas de bile, il n'aime presque personne le prof d'anglais est jaloux que tu bosses pas autant chez lui que chez les autres et t'as reçu tellement de compliments de Gerda et Winter qu'on aurait cru qu'elles allaient finir par te demander en mariage. Enfin, je schématise quoi. Bref, t'as les féloches, continue comme ça, bac, mentions et tout le toutim ! T'as des questions ? »

Tiana et Mérida n'avaient eu aucune mention toutes les deux, et pendant un moment, la jeune fille s'était sentie coupable. Elle n'était pas la seule à avoir eu les félicitations, elle n'était même pas la meilleure de la classe, seulement la meilleure en maths, mais tout de même, ça l'embêtait de ne pouvoir aider ses amies plus que ça.

- Mais c'est pas ta faute, Anna, s'exclama Tiana pendant le repas, alors qu'Anna leur faisait part de ses inquiétudes.

Mérida hocha la tête vigoureusement, la bouche pleine de gratin de pommes de terre qu'elle s'empressa d'avaler.

- Ouais, t'y es pour rien si nous on est des glandeuses et qu'une fois sur deux on a bâclé notre travail la veille au soir.

- Quand c'est pas dans le bus le matin, d'ailleurs.

- En fait, je pense même qu'on te doit bien deux points de moyenne, toutes les deux, pas vrai Tia ?

- Grave !

Elles éclatèrent de rire, et Anna se sentit un peu mieux. Kristoff, dans sa classe d'éco, avait eu lui aussi les félicitations, et elle était carrément fière de la réussite de son meilleur ami.

Après le déjeuner, Kristoff et Rapunzel les quittèrent pour aller au CDI, et Tiana partit voir le bureau de la Vie Scolaire pour régulariser un retard. Mérida et Anna, laissées toutes les deux, n'avaient pas la moindre envie de travailler. Comme tous les mardis, l'après-midi c'était philo, et comme à chaque fois, elles s'ennuyaient et désespéraient par anticipation.

Elles se dirigèrent vers la cafét', dans la partie du lycée réservée à la détente et à l'amusement des lycéens. Elles cherchèrent du regard des chaises inoccupées à emporter avec elle, et n'en trouvant aucune, décidèrent de se posèrent dans un coin tranquille, entre la cafét' et les escaliers déserts qui menaient vers les salles d'étude.

Anna s'assit par terre comme à son habitude. Elle s'adossa au mur, replia ses genoux contre sa poitrine et posa ses coudes dessus, la tête entre les mains. Ainsi installée, elle laissa son esprit vagabonder tandis que son estomac digérait tranquillement son déjeuner. Elle serait bien restée comme ça jusqu'à la sonnerie, mais au bout de quelques minutes à peine, Mérida s'assit face à elle, l'air visiblement surexcitée.

- Bon Ginger, raconte-moi tout !

- Hein ? questionna Anna en sortant de sa bulle.

Mérida avait-elle dit quelque chose qu'elle n'avait pas entendu ? C'était bien possible, elle était dans un tel tête à tête avec ses rêveries qu'elle ne l'avait même pas vue s'asseoir devant elle.

- Ben, tu craques sur qui ? demanda son amie d'un ton évident. Allez, dis-le moi !

Anna secoua la tête comme pour remettre ses pensées en place. Elle avait définitivement manqué une étape dans la conversation, ou alors Mérida avait trop abusé du gâteau au chocolat qu'elles avaient eu comme dessert.

- Je ne craque sur personne, se défendit Anna en fronçant les sourcils. De quoi tu parles ?

- Tu déconnes, tu as trop la tête de la fille en train de penser à son mec.

- Mais non ! s'exclama Anna, complètement prise au dépourvu

- Tu fais drôlement bien semblant alors.

Mérida semblait bougon, comme si elle était persuadée qu'Anna lui cachait un terrible secret. Elle poussa un long soupir, et revint contre le mur, son épaule droite accolée à l'épaule gauche de son amie. Anna pouvait presque sentir l'impatience bourdonner dans le corps de la grande rousse.

- Tu ne penses pas à Hans, j'espère ?

La voix était définitivement désapprobatrice, presque accusatrice. Anna était sûre qu'elle prendrait comme un affront personnel le fait qu'elle soit à nouveau amoureuse de Hans.

- Excuse-moi, se reprit son amie d'une voix plus douce. Tu as le droit de penser à lui après tout…

- Mais je ne pense pas à lui !

- Je te connais comme si je t'avais faite, insista Mérida, avec plus d'humour dans la voix. Tu penses forcément à un mec. T'es sûre que t'es pas un tout petit peu amoureuse ? T'as rencontré quelqu'un ?

Amoureuse ? Mais ça sort d'où ?

Anna secoua de nouveau la tête. Elle n'avait rencontré personne ces derniers temps, et il y avait bien longtemps qu'elle ne pensait plus à Hans quand elle se mettait à rêvasser, et ses dernières rêveries à son sujet avaient plutôt été source d'angoisse. Alors pourquoi Mérida croyait-elle qu'elle était amoureuse ? Avait-elle déjà été amoureuse, au moins ?

- Mais amoureuse de qui ? murmura Anna, faisant écho à ses propres pensées.

- Ca, j'aimerais bien le savoir, approuva son amie, avant de se tourner vers elle. Tu pensais à quoi y'a une minute ?

Anna réfléchit tout en jouant avec les lacets de ses bottines. A quoi songeait-elle avant que Mérida n'interrompe ses réflexions avec ces conneries ? Elle avait pensé à beaucoup de choses en vérité, son esprit avait passé son temps à sauter d'une idée à l'autre, incapable de rester fixé sur une seule et unique pensée. Elle avait d'abord pensé à Kristoff. Mais je ne suis pas amoureuse de lui, c'est presque un frère, ce serait limite incestueux. Puis aux vacances qui s'approchaient, à ce qu'elle aimerait faire à Noël et à Nouvel An. Et à ses cours de maths…

Elle sourit intérieurement. Je ne suis pas amoureuse de mes cours de maths.

Elle avait pensé à ce qu'elle aimerait faire l'année prochaine, aux différentes universités qui lui tendaient les bras, à cette énigme super difficile qu'elle avait lue dans ce magazine au petit déjeuner, et si demander à Winter de l'aide pour le résoudre serait tricher, et si elle pouvait survivre avec cet affront fait à son honneur.

- Ah ! Tu vois que tu craques sur quelqu'un ! s'exclama Mérida d'un ton victorieux.

L'enthousiasme de son amie laissa Anna encore plus surprise qu'auparavant.

- Mais non !

- Tu dois être sacrément aveugle, ou alors il y avait un truc pas net dans mon verre à la cantine. A qui tu pensais, là, tout de suite ?

A Winter… répondit immédiatement son esprit.

… Wait, what ?

Anna sentit ses joues se mettre à brûler. Elle n'avait fait que penser à Winter pendant une seconde ! Comment Mérida pouvait-elle voir…

- Ca se voit tant que ça ? s'inquiéta-t-elle.

- Non, c'est parce que je te connais trop bien ma poule ! Bon alors, c'est qui ?

La jeune fille réfléchit. Non mais sérieusement, c'était du n'importe quoi, elle ne pouvait pas craquer sur Winter, enfin ! C'était une femme, une prof, elle aimait bien ses cours, discuter avec elle parce qu'elle était jeune et sympa, c'est tout !

A cet instant, et comme si son cerveau lui jouait des tours, elle repensa à leurs discussions de mardi dernier au sujet de Hans, de l'autre jeudi au sujet des robots… et au mélange étrange d'envie et d'amertume qui l'envahissait chaque fois qu'elles mettaient fin à une conversation. Non, elle l'appréciait beaucoup, c'est vrai, mais elle ne faisait que regretter la barrière de leurs statuts respectifs d'élève et de prof qui les empêchait d'être amies

Amies, hein ?

Son ventre se serra tout d'un coup comme si une boule venait d'apparaître à l'intérieur. C'était une sensation inhabituelle, un peu comme lorsqu'elle réalisait qu'elle n'avait pas du tout révisé pour un DS, ou bien comme lorsque, plus jeune, elle avait fait une bêtise et elle redoutait par avance la grosse engueulade.

Sauf qu'en cet instant, cette boule était dix fois plus grande, grossissant et enflant, et manquant presque de l'étouffer.

Elle revit dans sa tête le visage souriant, aux yeux du bleu des glaciers, encadrés de ses cheveux à la couleur incroyable, et tout son corps fut parcouru d'un long et très désagréable frisson.

Putain mais c'est quoi cette connerie ?

Avait-elle des sentiments pour… pour Winter ?

- Je le connais ? demanda Mérida d'un air avide, en regardant Anna froncer les sourcils, se mordiller les lèvres et se tortiller les doigts.

Anna sursauta en se rappelant la présence de la grande rousse assise à ses côtés.

Mérida était sa meilleure amie, elles se connaissaient depuis plus de cinq ans, elle lui avait toujours dit tout ce qui lui passait par la tête. Mais lui faisait-elle confiance au point de tout lui dire ? Lui révéler qu'elle avait peut-être des sentiments pour leur prof de maths ? Alors qu'elle ne savait même pas qu'elles s'étaient déjà vues en dehors de la classe, qu'elles avaient déjà parlé d'autres choses que d'équations et de géométrie, qu'elle lui avait déjà posé des questions personnelles, qu'elle savait sur elle des choses qu'un élève normal n'aurait jamais savoir ?

Elle ne pouvait pas lui dire ça.

- Non, répondit-elle d'une voix ferme à Mérida. D'une, je ne suis pas amoureuse. De deux, la réciproque est impossible.

La grande rousse répliqua par un grand sourire accompagné d'un clin d'oeil.

- Mais non Anna, rien n'est impossible, faut juste avoir le courage d'oser ! Qu'est-ce qui te fait croire que c'est pas possible ? Il est déjà maqué ?

- Non. Je le sais, c'est tout. C'est juste carrément pas envisageable.

J'essaie de convaincre Mérida, ou de me convaincre moi ?

Son amie pouffa et leva les yeux au ciel, le tout accompagné d'un sourire typiquement Méridaien. Anna réalisa à cet instant que Mérida allait tout faire pour lui tirer les vers du nez. Et, qu'elle le veuille ou non, Mérida finirait par savoir.

- Il est au lycée ? Dans notre classe ?

Ca y est, l'interrogatoire commençait déjà. Anna envisagea de se lever et de s'en aller, pensa à une excuse pour partir, là, tout de suite mais à quoi bon ? Mérida reviendrait sur le sujet à la prochaine occasion, alors prendre la fuite ne servirait à rien. Autant s'en débarrasser maintenant, et lui dire qu'il était inutile d'insister. Mais saurait-elle lui mentir ? Lui avait-elle déjà volontairement menti ?

- Allez, si tu veux pas me dire qui c'est, dis-moi au moins à quoi il ressemble !

- Tu risques d'être surprise…

- Pourquoi ? demanda-t-elle d'un ton curieux. Il est moche ? Il est vieux ? Ah, je sais ! C'est une meuf !

L'estomac d'Anna se noua brusquement, sensation imprévue. Quelque chose dut transparaître sur son visage, ou bien la grande rousse avait définitivement un don pour lire en elle comme dans un livre, car Mérida s'arrêta aussitôt de rire, et écarquilla les yeux.

- Sans déconner ? J'disais ça pour la vanne… C'est sur une fille que tu craques ?

Anna baissa les yeux. Jamais ses pompes ne lui avaient paru aussi jolies qu'aujourd'hui.

- Je craque pas, se défendit-elle. C'est juste… je sais pas, je pense à elle, c'est tout…

- Ouais, donc tu craques. Putain !

- Quoi ? s'exclama Anna en relevant la tête.

Son cœur se mit à battre de plus en plus vite, et son cerveau tourna à plein régime. Une sensation lui vrilla la gorge et elle réalisa que c'était de la peur. Des images, des paroles s'affichèrent dans son esprit. Des mots qui, jusqu'à présent, ne la concernaient pas. Qu'elle n'aurait jamais cru qu'ils puissent la concerner un jour.

Mérida, sa meilleure amie, sa sœur de substitution, allait-elle la juger, la rejeter, la haïr ? S'il y avait bien une chose dont elle avait besoin, c'était du soutien inconditionnel de la grande rousse, pas de la voir s'enfuir.

Mérida, s'enfuir ? rit une petite voix dans sa tête. Est-ce qu'elle connaît ce mot au moins ?

- Rien, répondit la sportive, inconsciente de la tempête qui se déroulait dans le crâne de son amie. C'est juste que je ne m'y attendais tellement pas !

- Moi non plus… avoua Anna, et Mérida pouffa.

- C'est la première fois qu'une fille te plait ?

Elle ne me plait pas, c'est ma prof, putain…

- Je crois, oui, répondirent ses lèvres, comme si son cerveau avait arrêté de lui demander son avis. T'as déjà craqué sur une fille, toi ?

- A part sur toi, personne, répondit Mérida, et Anna ouvrit des yeux ronds de surprise. Non j'déconne ! s'exclama-t-elle en lui donnant un petit coup amical dans l'épaule. Du coup je comprends mieux le côté « non envisageable ». Tu crois que c'est pas du tout jouable ?

Non, elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas, elle ne devait pas se poser cette question !

- Ecoute, je ne sais même pas ce que j'en pense vraiment. T'as tout chamboulé là. Jusqu'à il y a cinq minutes, je réalisais que dalle, et là… Putain mais non, c'est pas possible ! Je ne peux pas être amoureuse !

- Bah y'a pas trente-six façons de le savoir, dit Mérida d'un ton expérimenté. Tu penses à elle combien de fois par jour ?

Anna hésita, pas tout à fait certaine de savoir si elle voulait vraiment connaître la réponse à cette question. Combien de fois Winter occupait-elle son esprit ? Combien de fois avait-elle fait le tour du couloir juste comme ça, juste au cas où elle la croiserait, juste pour pouvoir simplement lui sourire ?

- Heu…

- Une fois par heure ? tenta Mérida.

- Ouais, au moins…

- En cours quand tu t'ennuies ? Le soir avant de t'endormir ? Le matin quand tu te réveilles et que tu sais que tu vas la voir aujourd'hui ?

Mérida était en train de taper dans le mille, et chacune de ses phrases était comme une flèche qui s'enfonçait un peu plus dans sa poitrine.

- Oui… admit Anna d'une petite voix.

- Bon, ne cherche pas plus loin, affirma Mérida. T'es bel et bien amoureuse.

La sentence était tombée. Les mots de son amie l'écrasèrent, l'étouffèrent, comme si un poing enserrait violemment son cœur et l'empêchait de battre comme il fallait. Elle avala douloureusement la boule bloquée au fond de sa gorge et ferma les yeux pour empêcher les larmes de couler.

- Pourtant je ne m'imagine pas du tout sortir avec elle et tout ça, dit-elle en se mordillant les lèvres.

- Une chose à la fois Ginger, laisse-toi le temps.

Le temps ? Mais le temps de quoi ? De savoir si je suis tombée comme une imbécile amoureuse de ma prof de maths ?

Des rires et des bruits de conversation se rapprochaient d'elles. Anna leva la tête et vit Rapunzel et Kristoff arriver dans leur direction.

- Salut ! lancèrent-ils en chœur. Vous parliez de quoi ? demanda Rapunzel en s'asseyant en face d'Anna.

- De Hans, mentit Mérida en prenant un ton dégagé, et Anna lui en fut extrêmement reconnaissante.

- Ca taille on dirait ! ricana la blonde. Il te prend toujours la tête, ce boulet ?

- Non, répondit Anna d'un ton boudeur. Et c'est pas la peine de le traiter de boulet.

- Ouais enfin… C'était pas le rêve, ce mec, on est toutes d'accord là-dessus.

Anna ne ressentit pas l'intérêt de répondre. Sa tête était occupée à chercher une solution à un problème autrement plus important.

- Te bile pas, choupette, dit Kristoff en l'attrapant affectueusement par les épaules.

- Ouais… murmura Anna. Ouais, t'as raison, dit-elle d'une voix plus assurée, comme revigorée par la simple présence confortable de son meilleur ami.

Lui au moins c'était un ange, pensa-t-elle en le regardant son sourire amical. Pouvait-elle lui faire confiance et lui dire la vérité ? Et Rapunzel ? Non, définitivement pas Rapunzel, ni Tiana, elles parleraient trop.

- Ca va sonner, dit Mérida en regardant son portable. Vous allez en cours de quoi là ?

- Anglais, répondit Kristoff.

- Nous philo. On va pouvoir faire nos exos de maths !

Anna, qui n'écoutait que d'une demie oreille, toujours plongée dans ses tourments intérieurs, releva brusquement la tête en entendant le dernier mot prononcé par son amie.

- Hein ? s'exclama-t-elle. De quoi tu parles ?

- Je disais qu'en philo on pourrait s'avancer en maths.

- Ah… oui…

Comment ce simple mot pouvait la faire trembler à ce point ? Ressentait-elle vraiment quelque chose pour Winter ? Pour une prof ? Pour une femme ?

La sonnerie retentit, et la bande de lycéens se dirigea vers le couloir de lettres.

Dix minutes plus tard, Anna avait déjà décroché de son cours de philo. C'était presque un miracle qu'elle ait pu être concentrée ne serait-ce qu'un instant. Elle ne cessait de gamberger. Sur le trajet, elles avaient croisé Winter, et elle lui avait souri. Pas souri à leur groupe, mais à elle, Anna en était sûre c'était elle qu'elle avait regardée dans les yeux. Son cœur avait battu si fort qu'elle eut peur qu'on ne l'entende résonner dans tout le couloir.

Pourquoi, pourquoi, pourquoi avait-il fallu que Mérida lui parle de ça ?

Et je fais quoi, maintenant, putain ?


Merci à mes supers reviewers-euses pour leur soutien et leurs commentaires :)

Quelqu'un a espéré un bisou ou un gros clash vers le chapitre 12, qui prend les paris ?

A bientôt,

Ankou