Coucou tout le monde !
Je ne sais pas quel jour on est (je perds un peu la trace du temps, j'avais un portable, mais je l'ai égaré quelque part), mais je profite d'une journée plus tranquille que les précédentes pour vous donner un petit peu de lecture.
Pour celles et ceux qui se demandent ou je suis, hier j'étais aux pieds de la Montagne du Destin (tous ceux qui ont vu le Seigneur des Anneaux savent de quoi je parle, sinon... vous êtes nés dans une grotte ou quoi ? :p ), de son nom Maori Ngauruhoe. Un beau stratovolcan encore actif, tout de blanc vêtu. -13°, rafales à 85 km/h, neige et glace... Je me serais crue sur la North Moutain. J'ai même fait un mini bonhomme de neige sur le chemin. The cold does bother me anyway ^^
Je ne sais vraiment pas quand sera la prochaine mise à jour, alors profitez bien de celle-ci, et envoyez-moi plein de message pour me donner du courage :)
Chapitre 16
Rien qu'au bruit qu'elle avait fait en refermant la porte et en posant ses affaires, Olaf devina qu'Elsa avait pleuré. Sans attendre un seul instant, il sauvegarda son travail, ferma son ordinateur et descendit dans le salon. Elsa s'était enfermée dans la salle de bains. Il poussa un soupir il n'aimait pas ça, il n'aimait pas ça du tout. Il détestait voir Elsa pleurer.
Le temps qu'elle sorte, et le thé infusait déjà dans la théière, posé sur un plateau en compagnie de deux tasses, d'un sucrier et d'une soucoupe contenant tout ce qu'il leur restait de chocolats de Noël. Il porta le plateau dans le salon, et sourit lorsqu'il vit la reconnaissance pétiller dans les yeux de sa meilleure amie. Il n'était peut-être pas l'ami le plus brillant, ni le plus avisé, mais il était celui qui comptait le plus pour Elsa, alors autant se montrer à la hauteur.
- Raconte-moi ce qu'il s'est passé, dit-il en lui mettant une tasse de thé dans la main. Tu lui as parlé, n'est-ce pas ?
- Si on veut, répondit Elsa en serrant nerveusement les doigts sur la petite tasse.
- Tu as fait ton truc ? Le mot sur sa feuille ?
- Oui.
- Ca a marché ? demanda-t-il en s'enfonçant dans son fauteuil.
- Techniquement, oui. On s'est retrouvées dans une salle déserte pendant à peu près trois minutes.
Elsa parlait d'une voix monocorde, comme si elle était trop en colère contre elle-même pour s'autoriser la tristesse.
- C'est tout ? s'étonna-t-il. Et qu'est-ce que tu lui as dit ?
- Moi ? Rien. J'ai rien réussi à dire. C'est elle qui a parlé.
L'expression sur le visage d'Olaf passa instantanément de la curiosité à la surprise. Ses sourcils étaient si hauts qu'ils avaient presque disparu sous ses cheveux.
- Eeeeeet ? risqua-t-il.
- Et quoi ?
- Et bien, qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
Elsa ferma les yeux et crispa encore plus fort ses mains sur la pauvre tasse. Quelques gouttes de liquide chaud débordèrent et coulèrent le long de ses doigts, avant d'atterrir sur le parquet. Une ou deux larmes en firent autant.
- Elle me donne le choix, dit-elle finalement.
Olaf se gratta la nuque. Fallait-il qu'il lui extirpe tous les détails de force ? Pourquoi ne faisait-elle pas un bon gros monologue, qui limiterait le risque d'interventions inutiles de sa part ? Il ne voyait plus que le sommet de son crâne, tant elle était penchée, les coudes sur les genoux, écrasée par le poids de son angoisse.
- Tu… tu mets du thé partout, Elsa, marmonna-t-il en lui reprenant la tasse des mains.
Il posa sa tasse sur la table basse et toussota légèrement, pour l'inciter à poursuivre.
- Elle a dit qu'elle comprenait la… difficulté de ma situation, et qu'elle me laissait choisir.
- C'est sage, approuva-t-il.
- Oui, admit Elsa. Non, se reprit-elle d'un ton soudain véhément, et elle donna un coup de poing rageur sur le rebord du canapé. NON ! C'est pas sage, c'est... c'est lâche ! Elle rejette toute la responsabilité sur moi ! Si je refuse d'avoir… quoi que ce soit, avec elle, ce sera ma faute, mais si je prends le risque et que quelque chose arrive, je devrais assumer d'avoir fait ce choix ! Tu vois, elle se décharge complètement !
- Je ne pense pas, dit Olaf d'un ton songeur.
- Et qu'est-ce qui te permet de dire ça ? s'exclama-t-elle. Tu ne la connais pas !
- Non, mais contrairement à toi, j'ai été quelqu'un d'à peu près normal à dix-sept ans.
Elsa lui lança un regard excédé et se leva brusquement. Elle état stressée maintenant, ses mains se crispaient sur sa tresse, et elle se mit à faire les cent pas dans la pièce, tournoyant autour d'Olaf qui était toujours confortablement assis dans son fauteuil, une tasse dans une main et sa soucoupe dans l'autre, à l'image d'un Lord anglais, ou d'un Hobbit d'un mètre quatre-vingt.
- Il va falloir que je lui donne une réponse.
- C'est certain.
- Il va falloir que je prenne une décision.
- Ca vaut mieux.
- Il va falloir que je lui dise non.
- Ou que tu lui dises oui.
Elsa interrompit son piétinement et se tourna vers son meilleur ami. Olaf la regardait avec une moue compatissante, sa tasse à mi-chemin entre sa soucoupe et ses lèvres.
- C'est la seule issue possible, Olaf, et tu le sais.
- Non, tu refuses juste de regarder les autres possibilités.
- Tu n'es pas sérieux ! s'exclama-t-elle avec colère.
- Ecoute ma belle. Quand elle n'était qu'une élève sur qui tu avais un béguin, je pouvais aller dans ton sens, dire que c'était irréalisable, rien qu'un rêve, te conseiller de tout laisser tomber. Mais maintenant que tu sais qu'elle t'aime ? Je veux que tu sois heureuse, Elsa, et tu n'es pas heureuse, donc il faut bien que je fasse quelque chose.
La jeune femme ouvrit la bouche pour parler, mais il l'interrompit d'un geste de la main.
- Prends ta décision, celle que tu veux. Je te soutiendrai quoi que tu fasses, de toute façon. Mais réfléchis bien.
Anna mit le point final à sa composition et se redressa. Mordillant l'extrémité de son stylo, elle s'adossa à sa chaise et allongea les jambes devant elle pour attaquer sa relecture dans une position plus confortable. Elle s'était forcée à travailler ces derniers jours, elle avait bien révisé, et elle était confiante, ce qui ne lui était pas arrivé depuis un bon moment.
Mme Gerda passait dans les rangs avec des sourires encourageants pour chacun. A côté d'elle, Mérida était encore plongée dans la rédaction, mais Tiana avait déjà fini depuis plusieurs minutes déjà. Rapidement, les élèves se levèrent pour déposer un par un leur copie sur le bureau avant de sortir, recevant au passage quelques mots d'encouragement ou de soutien de la part de l'enseignante, qui se comportait parfois, et surtout en période de DS, plus comme une coach que comme une prof.
Comme d'habitude, Anna avait attendu Mérida, et les deux adolescentes furent parmi les dernières à se lever et à quitter la salle.
- Ca a été ? demanda Mme Gerda tandis qu'Anna lui donnait sa copie.
- Oh, oui, je pense m'être bien débrouillée.
- Ha, tant mieux ! J'ai corrigé ton devoir que tu as fait pendant les vacances, il est pertinent et bien construit. Je retrouve enfin l'Anna que je connaissais.
- Heu, merci, balbutia l'adolescente, les joues rouges comme ses cheveux.
- Tu as l'air d'aller mieux, on dirait, dit l'enseignante d'un ton approbateur.
- Oui, répondit-elle avec assurance, car c'était vrai.
- Bien ! Continue comme ça !
Anna répondit par un sourire reconnaissant, et finalement, les deux lycéennes quittèrent la pièce et se dirigèrent vers le self pour y prendre leur déjeuner.
- J'dois en déduire que tu n'es plus complètement obnubilée par ton coup de foudre ? demanda Mérida une fois qu'elles furent seules dans le couloir.
- C'est pas un coup de foudre, rétorqua Anna avec humeur.
- Ok, ok, répondit la grande rousse avec un geste apaisant de la main. Mais elle ne t'empêche plus de bosser en tout cas, c'est plutôt cool. T'as fini par te résigner et te convaincre qu'elle était inaccessible ?
Les lèvres de sa meilleure amie s'étirèrent en un immense sourire.
- Non. Je crois plutôt qu'elle aussi est amoureuse de moi.
Anna savoura l'expression de surprise sur le visage de Mérida, qui la fixait, les yeux écarquillés et la mâchoire à demi pendante. Elle lui referma la bouche d'un claquement sur le menton et éclata de rire. La tête de Mérida valait son pesant de cacahuètes en cet instant.
Anna avait toujours été une optimiste. Elle voyait toujours le meilleur de chacun, partait positive à l'école, et ne se plaignait pas à outrance quand une tuile arrivait, la plupart du temps en tout cas. C'était comme ça qu'elle était. Depuis une semaine, son optimisme qui avait été mis à mal pendant un mois était revenu au grand galop.
La donne avait changé, complètement changé. Elle n'était plus une idiote de lycéenne désespérément et stupidement amoureuse d'une prof ignorante de ses émotions, non non, elles étaient deux personnes avec des sentiments pour l'autre, sauf qu'elles n'étaient pas capables d'oser quoi que ce soit. Voila. Il ne leur restait plus qu'à trouver le courage d'oser malgré les risques qui étaient inévitablement présents.
Du moins dans la tête d'Anna, c'était comme ça que les choses se passaient.
Ca ne serait peut-être pas facile, elle en avait conscience. Elsa refuserait probablement de s'engager dans quoi que ce soit de sérieux tant qu'elle serait au lycée, mais s'il fallait attendre la fin du bac, et bien tant pis, elles attendraient ! Maintenant qu'elle savait qu'Elsa avait elle aussi des sentiments pour elle, qu'elle était peut-être même amoureuse d'elle, elle pouvait bien attendre l'éternité !
En tout cas, elle en était persuadée.
Et elle en resta persuadée à peu près une semaine, pendant laquelle l'enseignante l'ignora superbement, comme si elle, de son côté, avait peur de lui adresser la parole ou même de la regarder. Comme si elle n'avait pas les mêmes aspirations qu'Anna. Et ce n'était pas du tout ce que la lycéenne voulait.
Si Anna était optimiste, la patience était loin de faire partie de ses vertus. Elle pensait avoir été sage, intelligente et mature en laissant à Elsa le soin de décider. Mais visiblement, Elsa n'avait pas fait le choix qu'Anna espérait.
Et comment faire pour la convaincre de changer d'avis ?
Les jours s'écoulaient sans aucun changement. Il paraissait maintenant clair pour Anna qu'Elsa n'avait pas du tout l'intention de se rapprocher d'elle de quelque manière que ce soit, ni maintenant, ni plus tard. Elle n'était pas stupide ni irresponsable, en tout cas elle en avait l'impression, alors pourquoi Elsa continuait-elle de l'éviter, de faire comme si rien ne s'était jamais passé ? Car Anna ne pouvait pas croire qu'il n'y avait rien, Elsa n'aurait pas cherché à la voir en privé si c'était vraiment le cas. Et elle ne se serait pas mise à pleurer dans sa voiture, ajouta-elle mentalement. Et ça la tuerait de venir me parler au moins pour me dire ce qu'elle a décidé ?
Chaque jour au lycée, chaque cours de math rajoutait une dose d'inquiétude et de stress. Dans un coin de sa tête, elle commençait à en avoir ras-le-bol.
Elle aurait aimé pouvoir s'inspirer de précieux conseils, mais de qui ? Kristoff n'était absolument pas un expert en amour, même si lui au moins ne la jugerait pas, Mérida se moquerait d'elle et ne comprendrait pas vraiment, quant à cette inconnue sur Internet… comment pouvait-elle davantage l'aider ? En suivant son conseil, qui lui avait paru plutôt avisé, elle avait laissé le choix dans les mains d'Elsa, et voila ce qu'elle avait gagné.
Anna était persuadée que c'était la divine providence, ou quelque chose d'approchant, qui avait poussé Mme Bulda à répondre à sa petite annonce, quelques mois plus tôt.
- … tout à l'heure, à midi, disait-elle au téléphone. Il faudrait que tu puisses aller chercher mes petits à la sortie de l'école. Ca ira ?
- Sans aucun problème, Mme Bulda ! répondit Anna.
- Je finis assez tôt, mais mon mari rentrera probablement en premier, vers quinze heures. C'est Margot qui aura les clés de la maison. Ah, je dois raccrocher, ma réunion commence. A cet aprèm, Anna !
La communication avait coupé avant qu'Anna n'ait eu le temps de répondre. Elle rangea son téléphone dans son sac. Elle finissait à midi comme tous les mercredis, et elle savait que Winter finissait à la même heure. Cette session baby-sitting était peut-être l'occasion rêvée pour Anna de pouvoir lui parler à nouveau. Et elle avait un plan.
La Mini bleue se gara sur le parking à l'instant même où Anna arrivait devant l'immeuble avec un enfant surexcité accroché à chaque bras. Margot sortit un trousseau de clé de sa poche et ouvrit la porte d'entrée.
- Allez, Anna, dépêche-toi ! s'exclama Victor en tirant la jeune fille par la manche.
Anna décrocha son regard de la petite voiture – elle avait espéré croiser les yeux bleus de Winter - et suivit les enfants qui couraient déjà dans les escaliers.
- Vite, on va rater le début !
Les deux enfants filèrent comme des boulets de canon, à peine la porte de l'appartement ouverte, en direction du poste de télévision.
La première fois qu'elle avait vu les enfants agir ainsi, elle avait été choquée. Mais Mme Bulda lui avait expliqué en rentrant que c'était la seule émission télévisée qu'ils avaient le droit de regarder en rentrant de l'école, et qu'à part ça ils n'avaient pas le droit de regarder la télé sauf des films le dimanche et des épisodes de C'est pas Sorcier quand il pleuvait trop pour sortir. En conséquence, ses enfants étaient devenus complètement accros à leur dessin animé, et n'en auraient manqué une seule minute pour rien au monde.
Anna accrocha son blouson sur le portemanteau, et approcha son oreille de la porte restée entrouverte. Elle entendit des bruits de pas dans les escaliers, était-ce un étage au-dessus ou un étage en dessous ? Elle attendit une minute supplémentaire, pour être sûre, puis se tourna vers Margot et Victor, déjà confortablement installés dans le salon.
- Je reviens dans quelques minutes, je dois donner un coup de téléphone.
- D'accord ! répondirent-ils en chœur sans lever les yeux du dessin animé.
- Vous m'faites pas de bêtises, hein ?
- Promis ! répondit l'aînée, tandis que son petit frère suçotait déjà sa peluche préférée.
Anna poussa la porte d'entrée et tendit la tête dans le couloir. Personne en vue, mais elle entendit des bruits de clés provenant des étages supérieurs. Allait-elle oser monter et frapper à cette porte ? Je n'ai pas vraiment le choix.
Trop tôt, trop vite, avant qu'elle ne soit prête, elle se retrouva devant la porte au flocon de neige.
Il y avait des bruits de l'autre côté de la porte, une clé posée, un manteau accroché, des chaussures ôtées. Il fallait faire vite, avant qu'elle ne s'éloigne. Ou avant qu'elle-même ne change d'avis.
- Allez Anna, murmura-t-elle entre ses dents, c'est le moment. Je suis prête. Je suis née prête.
Elle s'avança tout contre la porte, et frappa doucement de son poing.
Toc toc.
- Mme Winter ? Elsa ?
Les mouvements dans la pièce s'interrompirent aussitôt. La scène qu'elle se faisait dans sa tête était vivace. Elle imaginait Elsa, complètement figée et prise par surprise en reconnaissant sa voix, se retourner, tendre la main vers la poignée... ouvrir la porte, la prendre dans ses bras, l'embrasser... Non.
Les bruits de pas se rapprochèrent lentement de la porte.
Anna se mordilla les lèvres. Elle n'arrivait pas à savoir si elle avait davantage envie qu'Elsa ouvre la porte, ou si elle préférait qu'elle l'écoute de l'autre côté. Elle prit une grande inspiration et se lança.
- Je suis désolée d'être partie si vite la dernière fois, commença l'adolescente d'une voix un peu précipitée. J'aurais dû rester pour qu'on puisse avoir une conversation, et qu'on décide ensemble de ce que... de ce qu'on va faire. Je suis deux étages plus bas. Si vous voulez qu'on ait cette conversation aujourd'hui… sachez que je finis à 15h.
Elle toussota une ou deux fois, baissa les yeux, puis regarda à nouveau le flocon de neige fixé sur la porte, comme s'il s'agissait de ces yeux immensément bleus.
- J'espère que je ne vous ai pas imaginée, ajouta-t-elle d'une voix plus basse, et que vous êtes bien derrière la porte à m'écouter, sinon je me sentirai vraiment ridicule, lorsque je vous attendrai tout à l'heure… si vous ne venez pas.
Elle fit demi-tour, et redescendit les marches pour rejoindre les enfants, qui n'avaient pas bougé d'un pouce. Accrochée sur un mur du salon, bien en évidence, l'horloge commençait déjà à égrener les minutes qui la rapprochaient d'Elsa.
Anna eut du mal à s'occuper des enfants cet après-midi. Elle n'arrivait pas à s'intéresser à leurs jeux, leurs chamailleries, leurs futilités, alors qu'à quelques dizaines de mètres d'elle, Elsa était chez elle, tournait en rond, réfléchissait, pensait à elle, peut-être.
Tout son esprit était concentré sur cette unique question : Elsa allait-elle venir ?
Elle eut tout d'abord peur d'avoir halluciné et parlé à un appartement vide. Et puis , même si Elsa avait effectivement été là pour l'entendre, qu'est-ce qui lui assurait qu'elle aurait envie de lui parler ? Et enfin, ne risquait-elle pas de venir juste pour lui dire de lâcher l'affaire et de la laisser tranquille ? Ouais, les probabilités pour que l'une de ces trois possibilités soit la bonne étaient quand même sacrément élevées.
M. Bulda arriva peu avant quinze heures. Les enfants l'accueillirent bruyamment, et rapidement, Anna se retrouva dehors. Elle resta immobile devant la porte, et attendit. C'était difficile, douloureux, et stressant. Elle sursautait au moindre bruit, s'attendant à chaque instant à entendre son nom, un « psst », n'importe quoi. Trente-cinq passa, puis quarante. Il lui fallait partir, sinon elle risquerait de croiser Mme Bulda, ce qui créerait immanquablement des questions aux réponses compliquées.
Et c'est lorsqu'elle se résigna enfin à rentrer à la maison qu'elle vit le post-it.
Elle s'approcha, tremblante d'excitation, du carré de papier jaune fluo et le décolla du mur.
« Demain, même heure, même endroit ».
A très bientôt. Les pages de mon carnet se noircissent petit à petit des prochains chapitres.
Ankou
