Helloo ! Merci pour vos super commentaires. Ils m'encouragent beaucoup !
Bonne lecture :-)
Hermione, le lendemain matin, n'en revenait toujours pas. Son livre préféré lui était revenu d'entre les cendres, tel un Phoenix. Elle se demandait encore comment il était arrivé sur cette table.
Dans la Grande Salle, Harry ne cessait d'examiner son amie.
Elle ne mangeait pas.
Son petit-déjeuner était servi dans son assiette mais celle-ci ne se vidait jamais, ce qui était devenu récurent les derniers jours.
Le regard de la lionne était perdu dans le vide, ses joues se creusaient de plus en plus et son teint était blanchâtre.
C'était ainsi depuis la rentrée et cela ne s'améliorait pas.
Habituellement, Hermione serait en train d'hurler sur un Ron glouton ou en train de réciter une formule de cours apprise la veille. Mais il n'en fut rien, Harry avait l'impression de la voir se transformer en un fantôme et il se sentait impuissant face à cette situation.
La brune, remarquant le regard appuyé de son meilleur ami, releva alors les yeux et Harry détourna le regard.
Elle soupira.
Elle espérait du plus profond de son coeur qu'il ne se doutait de rien.
ooOOoo
Un octobre presque hivernal arriva.
La chute de température ne faisait qu'empirer les maux de tête de Hermione.
Elle restait donc souvent enfermée dans l'appartement après les cours, tandis que les deux garçons évitaient le froid chez leur ami Hagrid.
- Que se passe-t-il avec notre petite Hermione ? Il y a longtemps qu'elle n'est pas venue. Se soucia le demi-géant tandis qu'il servait un peu de thé à ses invités
- On ne sait pas nous-mêmes. Soupira Harry, las
- Eh bien, elle vit avec Zabini. Il y a de quoi déprimer.
- Justement Ron, elle devrait sortir, pas être enfermée avec lui.
Le rouquin se tut aussitôt, il n'avait pas pensé à cela.
- Il y a de quoi s'inquiéter ? Hagrid fronça les sourcils
- Je ne sais pas Hagrid, mais ça ne va pas continuer longtemps cette histoire. Lâcha l'élu, la mâchoire serrée
De son côté, Hermione s'était installée dans le canapé avec son roman adoré, ne se souciant guère des inquiétudes que ses meilleurs amis portaient à son égard.
- Tu ne sors donc jamais ? Soupira Zabini en sortant de la salle de bain
Hermione daigna enfin un peu relever la tête de son livre.
- Je suis malade et le temps dehors n'arrangera rien.
Le Serpentard leva les yeux au ciel, il n'avait même pas envie de chercher plus loin.
Depuis cette fameuse soirée où ils s'étaient tant acharnés sur elle, Hermione était devenue encore plus froide avec le préfet et cela lui convenait parfaitement.
Alors que Blaise allait monter dans sa chambre pour chercher sa baguette, il dut se résigner.
Un certain Draco Malfoy entra en bombe dans l'appartement.
Rien qu'à son expression du visage, Blaise devina qu'il allait exploser de fureur, mais le blond s'était stoppé en apercevant la Gryffondor.
Il posa ses yeux gris sur le bouquin qu'elle tenait entre ses mains mais Hermione fit comme si Draco n'était pas là, ne voulant pas qu'on lui brûle à nouveau son livre.
Blaise suivit alors le regard de son ami et il comprit.
- Le livre. Le livre qu'on avait brûlé ! Draco, c'est toi. Tu lui en as acheté un nouveau. S'exclama Zabini, avec de gros yeux
Hermione, abasourdie, avait doucement levé ses yeux fatigués vers les deux Serpentards.
Derrière les mèches de cheveux blonds qui tombaient sur son front, Malfoy planta son regard noir dans celui de la brune.
La remarque de Blaise ne semblait pas lui avoir plu.
Il se tourna ensuite vers lui et répliqua d'un ton plus cassant que jamais.
- Je n'aime pas quand on gaspille de l'argent.
- Ah bon ? Ricana le préfet
- La ferme. Gronda Draco
Zabini se racla la gorge, frottant l'arrière de son crâne.
Il se rendit compte qu'il venait d'humilier son ami en disant cela.
La jeune lionne n'en revint pas de ce qu'elle venait d'entendre. Son ennemi de toujours lui avait racheté le livre auquel elle tenait tant. Eprouvait-il enfin un peu de remords ? Comment était-ce possible ? Lui qui semblait tant aimer son Maître, il ne pouvait faire une telle chose dans son dos, surtout pas envers une sang-impur.
- Suis-moi Blaise. Siffla Draco
Son ami ne se le fit pas dire deux fois.
Il allait le regretter, il le savait.
Une fois sortis de l'appartement, Malfoy demeura un instant immobile. De dos au préfet. Blaise pouvait voir que ses mains pâles s'étaient refermées, se serrant jusqu'à devenir translucides.
Puis, sans prévenir, Draco se retourna d'un coup et il empoigna Zabini avec fermeté, par le col de sa chemise.
Il le souleva presque.
- Humilie-moi encore une fois devant cette sang-de-bourbe, encore une fois, et tu ne pourras plus jamais échapper à ce que je te ferai subir ! J'ai fait ça pour ne pas attiser plus de haine entre nous et les trois idiots. Si on commence à faire vivre un enfer à la moldue, cela va se retourner contre nous.
Le blond bouillonnait, il avait tellement honte de celui qu'il appelait autrefois son ami.
- C'est bon excuse-moi, pas besoin de me menacer Draco. Je ne me suis pas contrôlé.
Malfoy le relâcha et le toisait à présent avec un air de dégoût.
Dans ces moments, Blaise se sentait si faible face au serviteur de Voldemort.
Certes, il avait échoué à la mission que le Lord lui avait donnée en sixième année.
C'était lâche pour un mangemort, mais Blaise le respectait pour cela.
Car il avait réussi à refuser quelque chose au Mage.
Un acte que jamais personne n'aurait osé.
- D'ailleurs, il faut que je te parle à ce propos. Nous avons un problème. Ajouta Draco
Ils s'en allèrent aussitôt, vers un endroit bien plus discret que devant l'appartement des préfets-en-chef.
ooOOoo
Quelques jours plus tard, en fin de soirée, alors que le couvre-feu était tombé, il fut temps pour les préfets de faire la ronde.
Et cette nuit, Hermione et Blaise allaient l'exécuter ensemble.
À certains moments, ils s'arrêtaient afin de faire une pause ou pour surveiller un endroit suspect. De ce fait, Hermione avait emmené son livre avec elle. Elle ne s'en rendait pas compte mais elle tenait bien plus à ce bouquin qu'à celui d'avant. Bien plus qu'à ses livres de cours.
Le titre la faisait toujours aussi rire, Orgueil et Préjugés. Cela résumait parfaitement la relation que les Gryffondors et Serpentards entretenaient depuis leur première année.
- Tu ne lâcheras donc jamais ce foutu manuscrit ?
Elle ne répondit pas, fatiguée de son comportement.
- Une habitude inutile de moldu certainement. Rajouta Zabini
- Tout ce qui ne concerne pas la magie noire est inutile pour vous.
- Qu'est-ce que tu viens de dire ? S'emporta Blaise, se retournant vers Hermione
- Rien. Soupira-t-elle
Quelques fois, Hermione devait s'arrêter car ses maux de têtes étaient de plus en plus violents les derniers jours.
Le froid, les rondes de plus en plus nombreuses, rien ne l'aidait.
Elle n'aimait pas du tout accomplir cette tâche dans ces conditions.
À chaque pause de la malade, Blaise montrait de plus en plus son mécontentement.
- Excuse-moi par Merlin, on a encore le droit d'être fatigué et malade par ce temps.
- Si tu crois que je vais te plaindre. Grogna le Serpentard
Ils tombèrent sur trois Serdaigles de deuxième année et Hermione n'avait pas osé leur enlever des points.
Elle s'était vue à la place de cette fille aux cheveux bruns et Ron et Harry à la place des deux autres.
Le bon vieux temps qui lui semblait désormais bien lointain.
Le sentiment d'être invincible lui manquait, bien qu'en première, deuxième, troisième et cinquième année elle avait failli mourir, elle s'en était tirée, comme toujours. Grâce à ses amis. Elle se sentait immortelle à leurs côtés.
À présent, la maladie lui avait enlevé tout espoir. Elle était redescendue au stade de mortelle, elle pouvait s'en aller du jour au lendemain. Et cette fois, ni Ron, ni Harry, ni les médicaments ou autres, ne pourraient la sauver.
- Draco !
Hermione sortit aussitôt de ses pensées et fronça les sourcils.
Devant son homologue et elle, Draco apparut. Sa cravate pendait légèrement, mal serrée. Son regard de glace était plus sombre dans la pénombre mais la brune entrevit bien qu'il les toisait d'un air moqueur.
- Mince. Trouvé. Je me cachais. Ricana le vadrouilleur
- C'est pas drôle Draco. Souffla son ami qui savait que sa collègue allait devoir lui enlever des points
- Cinq points en moins pour Serpentard. Déclara Hermione, les bras croisés et le regardant de haut
Pour une fois, elle pouvait se sentir supérieure à lui sans qu'il ne dise quoi que ce soit.
- Quel remerciement. Maugréa Malfoy qui faisait allusion au rachat de son livre
Ce n'était que pour la tiquer. Il n'en avait rien à faire. Faire gagner des points à sa maison l'importait peu. Tout le monde ici savait que l'affrontement arriverait bien avant la coupe des maisons.
La brune comprit alors qu'il parlait du bouquin.
Mais qu'importe, elle bomba le torse en le toisant.
- C'est le règlement, Malfoy.
Et pour seule réponse, le Serpentard sourit. Un sourire froid, indifférent. Comme s'il n'avait pas entendu les mots que Hermione venait de prononcer. Ce qui énerva la lionne bien plus que s'il lui avait répondu.
Draco ne lui laissa pas le temps de s'énerver, il se décida à partir en prenant soin de bien la bousculer.
Bien trop brutalement pour la lionne.
Elle se retourna pour lui hurler dessus, mais elle n'eut pas le temps.
Un choc. C'était tout ce qu'elle avait ressenti, une lumière l'avait aveuglée. En une seconde, elle avait eu mal comme jamais. Puis plus rien. Elle s'était effondrée.
Blaise s'était retourné en sursaut.
Au début il ne sut quoi faire, puis il hurla pour appeler son ami.
Celui se détourna mais ne vint pas tout de suite, hésitant.
Sur le coup il ne comprit pas, et la réalité le frappa de plein fouet.
- Merde, merde. Pesta-t-il en murmurant
Draco revint vers les deux préfets.
Hermione était au sol, inconsciente, alors qu'une minute plus tôt elle était sur le point de lui crier dessus.
- Porte-la Blaise !
- Non mais ça va pas ? S'indigna le Serpentard
Malfoy l'épia pendant un instant, il se demandait ce qui ne tournait pas rond dans la tête de son ami.
- Soit on l'emmène, soit on est fautif. Tu n'as donc aucune logique ? On ne va pas réveiller le château, je te rappelle que je ne suis pas censé être là à cette heure-ci. Cracha-t-il en la prenant alors dans ses bras, perdant patience, il n'avait même pas pensé à la faire léviter
Elle n'était pas lourde, il réussit donc à courir.
Avant d'arriver à l'infirmerie, le blond se stoppa un instant pour s'assurer qu'elle respirait toujours.
Elle était si pâle, son visage était si creusé.
Il avait du mal à la reconnaître.
Il voulait tant la regarder avec dégoût en ce moment même, il voulait se sentir sale de porter une sang-de-bourbe dans ses bras.
Mais il n'y arrivait pas.
C'était la première fois qu'il la voyait ainsi, si faible.
Il ne voyait plus de Miss-Je-Sais-tout en elle.
Ce qu'elle venait de subir n'était pas un simple malaise. Elle cachait quelque chose.
Pourtant, il ne parvint tout de même pas à éprouver de la pitié ou de la compassion pour elle.
Il avait vécu pire que cela, après tout.
Du moins, c'était ce qu'il pensait.
- Toi et Potter, vous êtes des nids à problèmes. Lui chuchota-t-il, bien qu'elle ne l'entendrait certainement pas
Blaise le suivait quelques pas derrière, au fond de lui il sentait une boule de stress lui ronger le ventre.
Effrayé à l'idée que Hermione ne se réveille et ne rejette toute la faute sur eux.
- "Elle s'est cognée contre un mur" ? Par Merlin Blaise, elle n'avait même pas de blessures ! Je me demande ce qu'il se passe dans ta tête des fois. Râla Draco en sortant de l'infirmerie
- Je n'y peux rien, je stressais à l'idée qu'elle se réveille et dise que tout est de notre faute.
Blaise avait dû mentir à l'infirmière pour se protéger, bien sûr elle n'avait rien dit puisqu'elle savait déjà ce qui arrivait à la brune.
Draco ne répondit pas, il serra les poings.
Ils allaient avoir des ennuis, il les sentait déjà venir.
Pourtant, en ce moment même, il en voulait plus à Zabini qu'il n'en voulait à Granger.
- Pourquoi donc fallait-il que cela tombe sur toi. Un idiot comme toi en tant que préfet-en-chef. Avec la sang-de-bourbe en plus de ça. Et le pire dans tout cette histoire, c'est que ce n'est même pas Granger le problème, mais toi. Tu cherches les ennuis, tu la pousses à bout avec cette conne de Parkinson et cet imbécile de Theodore. Et ce qu'il vient de se passer confirme la chose. J'en ai assez Blaise, assez. C'est un dernier avertissement que je te donne là, et la prochaine fois ce ne seront plus des mots mais des gestes. Crois-moi, je me ferai un plaisir de te faire du mal si tu ne changes pas de comportement. Et ce sera pareil pour Theodore et Pansy.
Sur ces mots, avec un dernier regard noir, Malfoy laissa le préfet en plan au milieu du couloir.
Blaise partit de son côté, la gorge nouée.
Il savait de quoi son ami était capable.
Il savait que depuis cet été, après qu'il ait assisté à la vengeance du Lord pour ne pas avoir exécuté la mission qu'il lui avait donnée, Draco Malfoy avait perdu toute pitié pour qui que ce soit.
oOOo
« - Hermione ! Hermione !
- Oui ?
- Comment vas-tu ?
- J'ai mal. Chaque jour. Répondit-elle, les larmes aux yeux
- Il faut te dire que bientôt tu seras libérée de cette souffrance.
Elle essayait tant bien que mal de voir qui était son interlocuteur, mais il était caché.
Elle épia alors les alentours et remarqua qu'elle était dans une forêt, une belle forêt aux couleurs vertes.
Elle était assise sur un banc dont le bois était blanc, le soleil brillait.
L'endroit semblait irréel.
C'était si beau, elle voulait rester ici pour toujours.
- Ma chérie ?
- Papa ?
C'était donc son père qui se tenait face à elle. Et d'un coup, ce ne fut plus la Hermione de dix-huit ans qu'elle voyait dans son rêve, mais celle de six ans. Elle comprit. Elle se trouvait dans la forêt préférée de son père, là où ils allaient se promener chaque dimanche quand elle était petite. Ce paradis qui lui manquait tant.
- Tiens mon cœur.
Son père lui tendit un ballon de baudruche rouge, il y avait une inscription écrite en blanc dessus. « Espoir ». Elle s'en empara. Malheureusement, les petits doigts de Hermione le lâchèrent sans faire exprès. Son « Espoir » s'était envolé.
Et son père ne réagit pas. Il regardait le ballon partir, avec un sourire. La petite fille se mit alors à pleurer. Si fort qu'un mal de tête apparut. Mais pourquoi avait-elle mal à la tête ? Elle n'avait que six ans dans ce rêve. Elle n'était pas encore malade. Les larmes coulaient le long de ses joues roses et encore rondes.
Son père daigna enfin tourner la tête vers elle, sa petite fille chérie.
Ses yeux qui devaient normalement être encore innocents n'exprimaient que de la tristesse et de la souffrance.
Alors que Hermione allait s'effondrer de chagrin, un ange montra tout à coup le bout de son nez.
Il était si lumineux que les yeux de l'enfant s'étaient fermés.
Il se posa à terre et sourit.
À présent, Hermione ne se voyait plus comme la petite fille de six ans dans son rêve, mais comme l'élève de quatrième année, celle de quatorze ans.
Elle était vêtue d'une robe rose. Sa robe de bal.
Elle comprit à nouveau.
C'était Cedric Diggory, cet ange. Il était encore plus beau que dans ses souvenirs. Et qu'avait-il dans ses mains ? Son ballon, « l'Espoir » était de retour. Il s'approcha de la brune et l'embrassa sur la joue.
- Hermione, il ne faut pas pleurer. Il ne faut pas pleurer. Ça va aller, je te le promets. Ça va aller. Murmura cet ange qui fut autrefois un brillant Poufsouffle »
Et il s'en était allé, Hermione aussi.
Un sursaut et elle se réveilla, perlante de sueur.
La Gryffondor cligna plusieurs fois des yeux, et elle réalisa qu'elle était dans l'infirmerie.
Elle ne chercha même pas à se demander qui pouvait bien l'avoir amenée ici.
Elle venait de faire un rêve merveilleux, merveilleux mais si triste. Elle avait revu son amour perdu. Du moins, Cedric. Ce garçon qui la faisait tellement rire, ce garçon qui l'avait emmenée au bal de Noël, ce garçon qui lui avait offert son premier baiser. Elle n'avait jamais vraiment été avec lui, mais il lui avait tant appris et elle n'avait jamais pu le remercier.
Elle regrettait tellement. Il lui manquait horriblement.
Tout cela, personne ne le savait.
Ils s'étaient cachés, pas un élève n'avait été au courant de leur "relation".
Et c'était mieux ainsi.
Au moins, personne ne lui parlait de lui.
Ce qui permettait à la brune d'oublier son chagrin petit à petit.
Ses joues étaient encore chaudes, elle avait sûrement pleuré lorsqu'elle rêvait.
Elle avait si mal à la tête.
Elle avait tant envie de retourner dans cet autre monde et d'y rester pour toujours.
Toutefois, ce qu'elle ne comprenait pas, c'était que dans son rêve elle s'était vue à ses six ans et les maux de tête étaient déjà présents.
Était-elle malade depuis longtemps ?
L'indifférence de son père dans son rêve, était-ce un signe ?
Ses parents lui avaient-ils caché cette horreur ?
La tête lourde, les pensées confuses et les yeux encore humides, la lionne se rendormit afin de ne plus y penser. En espérant retourner dans son rêve une dernière fois, être heureuse encore une fois.
oOOo
- Hermione ?
La concernée se réveilla en sursaut.
Harry était là, accompagné de Ron et Ginny. Elle émit un faible sourire.
Elle craignait déjà ce qu'ils allaient lui dire.
- Que t'est-t-il encore arrivée Hermione ? Soupira Harry d'un air désemparé
- Un malaise, je mange très peu en ce moment..
- On l'a remarqué vu ta maigreur. La coupa Ron, les sourcils froncés
- Laissez-la un peu tranquille par Merlin, elle vient de se réveiller. Railla Ginny
Son frère n'en rajouta pas plus, tout comme Harry.
- Oui, un petit malaise en effet. Il vous faudrait manger un peu plus ma chère. Approuva l'infirmière en adressant discrètement un regard désespéré à la malade
- C'est ce que je compte faire.
- D'ailleurs, vous direz à ce cher Blaise Zabini que son excuse n'était pas très convaincante. Ah... Ces élèves, parfois !
- Qu'a-t-il dit ? La questionna Hermione, qui comprit donc que c'était Blaise qui l'avait ramenée
- Monsieur Malfoy vous tenait dans ses bras et cela ne semblait pas lui plaire, la façon dont il regardait Monsieur Zabini a sûrement fait peur à celui-ci. Alors il a répondu précipitamment « elle s'est cognée contre un mur ». J'en ai entendu dans ma vie, mais se prendre un mur et n'avoir aucune égratignure... Par Merlin, ces Serpentards.
Ginny ne put s'empêcher de rire.
Hermione ne réalisa pas tout de suite ce qu'elle venait d'entendre.
Lorsqu'elle comprit, elle eut un sourire moqueur en imaginant le fait que Draco avait très certainement dû se faire violence pour réussir à la porter.
S'imaginer dans ses bras lui fit très bizarre, se rendant compte que c'était alors la première fois qu'il n'avait pas voulu être violent envers elle.
Par contre, Harry et Ron ne semblaient pas être très contents de cette nouvelle.
- Il a osé te toucher. Il a osé prétendre t'aider alors que les seules fois où il a essayé de t'approcher c'était pour te faire du mal. Siffla l'Elu entre ses dents
- Harry... Tenta Hermione, elle n'avait pas envie de se prendre la tête
- Alors c'est pour ça qu'on te voit de moins en moins, tu fais ami-ami avec les deux Serpentards. J'espère que tu te rends compte que dans quelques mois environ nous allons nous battre contre eux, n'est-ce pas ?
- Mais.. Ronald.. Qu'est-ce que tu me racontes ? Hermione était incrédule, elle n'en revenait pas qu'ils pensent de telles choses
- Surtout avec ce foutu mangemort ! Tu oublies l'enfer des autres années, la guerre qui arri..
- La ferme ! Vous la fermez, compris ?
Ron et Harry se figèrent.
Les yeux de Ginny s'écarquillèrent.
Hermione, devenue livide, s'excusa aussitôt, honteuse.
Elle ne comprenait pas, jamais elle n'aurait pu dire ça à ses amis.
Qu'est-ce qu'il lui arrivait ?
Certes, ses amis étaient en faute à croire des choses pareilles, mais ce n'était pas une raison pour leur répondre de cette manière.
Les deux amis s'excusèrent à leur tour, la bataille leur montait bien trop à la tête.
Plus rien n'était comme avant et cette tension devenait chaque jour de plus en plus difficile à apaiser.
L'infirmière laissa Hermione sortir, mais elle était encore très fatiguée. Harry prit alors le bras de la brune pour le poser sur son épaule. Elle lui lança un petit sourire de remerciement, même si elle se sentait écoeurée de paraître si faible face à eux. Elle ne supportait pas cela.
Pour eux, ce malaise n'était dû qu'au manque d'appétit de la rouge et or, mais ils ignoraient que c'était bien plus grave.
Et malgré cette frustration, Hermione était toujours résolue à ne jamais leur faire part de la vérité.
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Mi-octobre, le temps se faisait presque glacial par moment. Plus les années passaient et plus il faisait froid. Hermione détestait cela. La misère était moins pénible au soleil.
Emmitouflée dans une grosse veste et une belle écharpe rouge et or, elle avait fait l'effort de venir dehors et elle observait ses amis qui lançaient des cailloux sur le grand lac.
Depuis la première année elle avait l'habitude de voir cette scène chaque hiver.
Harry ne faisait pas seulement cela pour s'amuser, mais aussi pour penser à autre chose. Entre la bataille qui approchait, les questions sur ce que pouvaient être les trois derniers horcruxes que Dumbledore n'avait pas eu le temps de trouver et bien sûr, les questions sur ce qui arrivait à Hermione, il se sentait dépassé. Ces temps-ci, c'était surtout pour cela qu'il s'inquiétait. Ron aussi d'ailleurs.
Hermione était toujours la Miss-Je-Sais-Tout qui lisait sans cesse, apprenait tout et rectifiait tout le monde, mais quelque chose avait changé, et pas qu'un peu.
Ils ne la comprenaient plus. Ils avaient peur pour elle.
Ils avaient de plus en plus le pressentiment qu'elle leur cachait quelque chose, mais elle ne disait rien.
Rien à Ginny. Ni même à Luna ou à Neville. Personne. C'était une tombe.
Du moins une tombe qui mentait.
Les excuses, elle en avait un paquet.
Harry avait fini par le remarquer.
- Pourquoi Hermione ne vient pas ici ? Demanda Ron en soupirant
- Elle est malade, sois content qu'elle ait accepté de sortir. Répondit Ginny
- Bien sûr, elle nous la sort depuis un mois celle-là.
- Franchement Ronald, ça se voit non ? Regarde comment elle est habillée. Quand je suis à côté d'elle elle tremble de froid.
Ron ne répliqua pas, il lança un caillou d'un geste rageur.
- Il faudrait tout de même qu'on ait une conversation tous les trois. Déclara Harry, en s'adressant à Ron
- Oui, mais pas que à propos de Hermione j'imagine...
- Exact Ron.
Harry avait plein d'idées et il fallait qu'il en fasse part au cerveau du Trio d'Or.
Il se retourna vers Hermione et lui sourit, mais elle ne répondit pas.
Il ne savait même pas si elle le regardait lui, ou le vide.
Le sang du garçon à la cicatrice se glaça.
Soudain, Theodore Nott arriva en bombe.
Bousculant presque la lionne, mais elle semblait l'ignorer volontairement.
Ron et Ginny se retournèrent à leur tour.
- Qu'est-ce qu'il cherche à faire ce petit con ? S'énerva l'Elu
Depuis la mort de Dumbledore, Harry éprouvait une haine bien plus forte qu'auparavant envers les Serpentards.
- Arrête ! Ne cherche pas d'ennuis. Il ne fait rien pour l'instant. Dit Ginny en le retenant d'aller vers eux
En effet, Nott semblait déjà partir dans une autre direction.
Harry se ravisa alors et Ron lui lança un regard soucieux. Le garçon aux lunettes rondes soupira et se tourna vers le lac à nouveau. Il l'avait pourtant dit, cette cohabitation Gryffondor Serpentard ne leur apporterait que des ennuis. Cela allait finir par exploser entre eux.
Quelques secondes plus tard, Harry ne put s'empêcher de jeter à nouveau un coup d'oeil vers son amie afin de s'assurer que le Serpentard était bien parti et qu'il ne lui faisait donc rien.
Sauf qu'elle n'était plus là.
Et voilà pour le chapitre 4.
Ce n'est pas mon chapitre préféré mais bon.
Qu'en pensez-vous ? Le geste de Draco avec le livre ? Malfoy qui emmène Hermione à l'infirmerie ? Et ce rêve, que signifiait-il ? J'espère que le Hermione/Cedric ne vous dérange pas, moi j'aime bien ce ship haha (no worries ça restera que dans les rêves et les souvenirs, cette fiction est total Dramione !)
Que se passe-t-il à la fin selon vous ? J'ai hâte de recevoir vos avis. Merci pour votre lecture ! Bises :-)
