Merci merci merci pour vos commentaires, ils me font tellement plaisir ! Je réponds à toutes les questions donc n'hésitez pas !
Bonne lecture !
Quelques jours plus tard, alors qu'il devait être une heure du matin passée, Hermione fut réveillée par un bruit sourd.
Elle se releva en un sursaut et se précipita aussitôt vers le salon de son appartement.
Ron s'y trouvait. Blaise n'avait probablement pas bien fermé la porte en rentrant de son escapade.
- Ron ? Qu'est-ce..
- Harry.. Il a eu une vision.. cette nuit. Il a vu.. un mangemort.. s'infiltrer dans Poudlard. Expliqua le rouquin à bout de souffle suite à sa course jusqu'à l'appartement des préfets. McGonagall veut que tous les élèves soient réunis dans la Grande Salle, je crois bien qu'on va y finir notre nuit.
Et ce fut ainsi qu'Hermione se retrouva à marcher en direction de la Grande Salle à presque deux heures du matin, en compagnie de Zabini qu'elle avait dû chercher jusque dans sa chambre.
Celui-ci demeurait silencieux, il ne posait aucune question, ce que sa partenaire trouvait bizarre.
Il semblait qu'il ne se doutait de rien.
Pourtant, cela le concernait peut-être. C'était presque évident.
Ce n'était pas seulement à cause de la vision de Harry que tous les élèves devaient se réunir dans la Grande Salle. Le tableau du Chevalier l'avait vu, pour de vrai, ce mangemort.
Impossible de le reconnaître, il devait être un nouveau partisan. Il avait de longs cheveux noirs frisés et les yeux aussi verts que l'émeraude. Pour le Chevalier il n'y avait aucun doute puisqu'il avait, selon ses paroles, remarqué la marque sur le bras gauche de l'intrus.
Pour la directrice de Poudlard, ce n'était que des balivernes.
Aucun mangemort ne pouvait entrer dans le château, mais elle préféra tout de même faire dormir les élèves dans la Grande Salle, le temps que les professeurs et autres aillent à la recherche de ce mangemort ou au moins de l'issue possible qui lui avait permis d'entrer.
En arrivant, Blaise se dirigea immédiatement vers Draco et ses amis.
Il en avait déjà la gorge nouée.
Le préfet avait peur de ce que Draco allait lui dire.
Blaise n'en pouvait plus de cette atmosphère.
Il avait l'impression d'être constamment à l'affût du moindre danger.
De vivre continuellement dans la terreur et l'angoisse, à l'idée que Draco ne fasse une bêtise et ne l'entraîne dans sa descente aux enfers avec lui.
Comme si le fait qu'ils avaient rejoint les rangs du Mage Noir n'était pas suffisant.
Il se stoppa net en apercevant la plaie sur la joue du blond, si récente que du sang en coulait encore. Draco tentait tant bien que mal de la cacher.
- Est-ce que..
- Ferme-la Blaise ! Pas un mot. Pas ici.
- Je t'avais prévenu Draco. Siffla Theodore, les dents serrées
- Toi aussi Nott, tais-toi. J'en ai assez de votre indiscrétion. Parlez encore de ça sans que je ne vous le demande et croyez-moi vous n'entendrez plus parler de moi. C'est mon problème, je n'ai pas besoin de vous. Murmura Draco, le visage figé par la haine
Les deux garçons tournèrent la tête aussitôt.
Millicent et Pansy observaient Malfoy avec pitié et tristesse.
Cependant, le regard de celui-ci se tourna vers la lionne.
Elle le toisait, la bouche ouverte comme si elle venait d'émettre un hoquet de surprise. Ou de peur ? Le serpent fronça les sourcils. Elle savait probablement ce qu'il venait de se passer. Et c'était de la faute de Nott qui la mettait constamment en garde.
Malfoy s'éloigna d'eux, il n'était bon qu'à se faire coincer s'il restait avec ces personnes qu'il jugeait comme des moins-que-rien.
Allait-elle dire quelque chose ?
Draco se dit que non, elle savait ce qui lui arriverait si elle révélait quoi que ce soit.
C'était la seule chose que le Serpentard ne pouvait pas nier à propos de Granger, elle était bien trop intelligente pour faire une telle bêtise.
Hermione n'écoutait pas Seamus et Dean qui blaguaient à propos de cette intrusion sûrement hallucinée. Elle jetait des coups d'œil vers Malfoy qui s'éloignait de ses amis la tête haute.
Elle arrivait pourtant à lire un sentiment de panique dans ses yeux gris.
Après avoir vu sa plaie, la préfète-en-chef n'eut plus de doutes.
Ce mangemort était bien venu, contrairement aux propos de Seamus et Dean, et il était venu pour Malfoy.
Elle ne savait pas si elle devait s'en vouloir ou non.
Elle pensa que non, après tout il allait se battre contre elle lors de la future bataille.
Toutefois, la sorcière dut prendre une décision.
Il fallait qu'elle évite Draco désormais.
Le fait qu'il s'intéressait à elle, c'était tout bonnement dans le but de provoquer les Mangemorts et le Mage Noir, pour que la bataille se déroule plus vite que prévu.
Ou alors il ne le faisait que pour lui-même.
Il attendait quelque chose d'elle.
Quoiqu'il en soit, elle devait le fuir à tout prix.
Ron posa sa main sur l'épaule de son amie, ce qui l'extirpa de ses songes.
- Ron, où est Harry ? Demanda Hermione en se retournant, les joues rouges
Le rouquin l'observa avec un air soupçonneux, peut-être la regardait-il depuis un moment.
Il avait remarqué que sa tête était tournée vers Malfoy.
- Il va arriver avec Slughorn.
- Bien. Sourit-elle. Allons nous coucher.
- Oui, Ginny et Luna t'ont gardé une place. Bonne nuit, Hermione.
- Ça va être dur de passer une bonne nuit. Plaisanta la sorcière
- Ouais. Souffla le rouquin en se détournant
La sorcière se dirigea vers Ginny et Luna qui étaient déjà enroulées dans leurs fines couvertures. La rouquine releva la tête vers son amie et Hermione s'en voulut aussitôt. Elle n'avait pas vu ce visage d'ange depuis près de deux semaines. Entre les symptômes insoutenables de la maladie et ses séjours à l'infirmerie, elle n'avait plus le temps pour elle. C'était pourtant la personne dont elle était la plus proche après Harry et Ron.
- Je suis désolée Ginny.
La jeune Weasley lui sourit, elle avait compris ce qu'elle voulait dire.
- On se rattrapera, je comprends que tu sois occupée avec les cours et les futurs examens. Lui assura-t-elle
Hermione fut soulagée de voir que son amie se montrait compréhensive.
En se couchant, par mégarde, Hermione se cogna sur le sol froid et manqua de hurler, mais elle se retint avec justesse.
Ses maux de tête allaient doubler.
Elle n'était pas prête de dormir alors qu'il était bientôt trois heures du matin.
Elle soupira de désespoir.
La lionne eut alors un coup de stress soudain, elle repensa à ses médicaments.
Elle pressa la poche de son pantalon et fut soulagée de sentir qu'ils étaient là.
Sa pression redescendit d'un coup.
Maintenant il lui fallait attendre que les personnes autour d'elle s'endorment.
oOOo
Hermione se réveilla, ouvrant péniblement les yeux.
McGonagall et Rusard venaient d'entrer dans la Grande Salle, il était cinq heures et quelques.
Ils avaient probablement terminé leurs recherches dans le château.
À présent la sorcière avait hâte d'en savoir plus, mais pour l'instant il fallait encore dormir.
Son cœur fit un bond quand elle remarqua qu'elle n'avait pas pris ses comprimés.
Après vérifications, elle semblait être la seule à s'être réveillée.
Elle prit donc son remède et se retourna de l'autre côté pour ne pas être dérangée par la faible lumière qui émanait de la baguette de la directrice.
Alors, le regard de la sorcière se posa à nouveau sur Malfoy, qui était pourtant presque à l'autre bout de la salle. Le demi-cercle de lune éclairait son visage, un visage apaisé, presque angélique.
Toutefois, même dans un sommeil des plus profonds, Hermione pensait qu'il ne pouvait que préparer un plan diabolique.
Elle émit un petit rire tant elle se trouvait absurde de croire cela.
Et ce fut sur un petit sourire crispé par la douleur qu'elle s'endormit à nouveau.
Plus loin, dans un coin à l'abri du reflet de la lune, Remus était assis, ne trouvant pas le sommeil. Il n'avait cessé d'observer la lionne au comportement douteux.
oOOo
Les élèves avaient eu la joie de dormir jusqu'à dix heures ce matin et de tout de même bénéficier du petit-déjeuner malgré l'heure tardive.
La Grande Salle était calme, notamment du côté des Serpentards.
Ils ne pouvaient se permettre de se la ramener pour une fois.
Directement ou indirectement, ils avaient un lien avec ce mangemort.
Malfoy, dont la plaie était devenue un peu moins rouge, était toujours à l'écart de ses amis.
Ils attendaient tous le rapport des recherches, mais la directrice n'était pas encore là.
Hermione peinait à manger et Ginny ne la lâchait pas du regard, ce qui rendit la brune mal à l'aise.
Soudain, la grande porte s'ouvrit et tous les élèves se tournèrent vers une McGonagall qui semblait épuisée et déçue.
Une fois installée sur la petite estrade, elle toussota tout en regardant chaque maison.
Elle paraissait également soupçonneuse.
Hermione ne put s'empêcher de reporter son attention vers les Serpentards.
Malfoy avait la tête baissée, comme s'il voulait cacher sa blessure. Heureusement qu'elle était la seule à savoir tout ça, il se trahissait lui-même. Tout le monde aurait pu deviner qu'il était dans l'histoire. La lionne se demanda alors pourquoi elle n'avait rien dit, à sa directrice ou même à Harry et Ron.
Elle s'avoua qu'elle avait certainement peur de la vengeance du blond.
Et elle ne pouvait pas se permettre d'éveiller la colère du mage noir pour l'instant.
Comme pour les horcruxes, il lui fallait être discrète.
Même si Malfoy méritait d'être dénoncé.
Alors Hermione se taisait et faisait comme si elle n'avait pas compris ce que son ennemi tramait.
- Mes chers élèves, j'espère que vous avez bien profité de votre grasse matinée et de ce petit-déjeuner. Je tiens encore à m'excuser pour cette nuit plutôt agitée. Avec l'aide de mes collègues nous avons fouillé tout le château, ce matin encore, sans grand succès. Aucune intrusion possible. Le château est protégé au plus haut point et nous ne manquons pas de gardes. Il n'y a donc aucune raison de paniquer, nous allons interroger le tableau à nouveau tout à l'heure. Il se peut que tout ceci ne soit qu'une histoire d'hallucination. La peur nous fait voir ce qu'elle aimerait que l'on voit, n'oubliez pas ceci. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant. Il est important pour nous de passer une année... Calme. Avant que tout ne devienne difficile. Termina la directrice d'un air grave
Puis elle alla rejoindre les autres professeurs à table, afin de prendre le petit-déjeuner à son tour.
Les Serpentards émirent quelques chuchotements, Zabini, Nott et compagnie tournèrent la tête vers Malfoy. Ils ne comprenaient pas ce qu'il se passait. Le jeune mangemort en savait-il plus ? Est-ce que son supérieur était vraiment venu ? Ou tout ceci n'était donc qu'une mauvaise plaisanterie ? Ils voulaient savoir.
Cependant, en apercevant le regard que Draco leur lançait, ils se ravisèrent aussitôt.
- Je ne comprends pas pourquoi McGonagall n'interroge pas les Serpentards. Je vous parie que la moitié sont des mangemorts, il n'y a qu'avec eux que nous obtiendrons des réponses. Siffla Harry, les sourcils froncés
- Chut ! Rouspéta Hermione. Ne parle pas de ça. Tu n'en sais rien Harry. Et pour ma part je pense qu'elle ne cherche pas à savoir s'ils le sont ou pas, car elle sait qu'elle pourrait déclencher la colère de Tu-Sais-Qui. Elle doit agir comme les autres années, ce sont toujours des élèves de Poudlard. À mon avis, Dumbledore lui-même lui a dit de faire comme si de rien n'était.
- Mmh. C'est probable, même si je pense le contraire. Nous sommes en guerre, c'est comme ça, on doit tout risquer.
- On a échappé de peu à ce que le château ne soit envahi par les mangemorts et qu'ils ne deviennent nos professeurs Harry. Si McGonagall fait un faux pas on est foutus. Fit remarquer Ron
- Je suis d'accord. Et pense à tu sais quoi. Nous n'en avons pas fini avec ça. Si tu cherches à déclencher la bataille trop tôt nous n'aurons certainement pas encore tout trouvé. Ajouta Hermione
- Soit. Mais alors, comment ce soit-disant mangemort est-il entré ? Demanda l'élu, pensif
Depuis l'intrusion des mangemorts en sixième année, McGonagall s'était assurée que quelconque objet pouvant faire office d'entrée secrète avait été détruit.
Alors comment tout cela avait-il pu arriver ? Hermione se dit que c'était peut-être bien une hallucination, après tout. Mais elle se ravisa vite. Malfoy n'était pas bête au point d'amocher lui-même son visage sans défaut. Il n'agirait pas non plus comme cela, à s'éloigner ainsi de ses amis par peur qu'ils ne soient certainement pas assez discrets.
Ce mangemort avait bel et bien réussi à entrer dans le château et Hermione pensa qu'on ne trouverait pas de si tôt le moyen qu'il avait utilisé pour y parvenir.
À moins que les visions de Harry ne leur donnent quelques indices.
Des questions en plus se rajoutèrent dans la tête de la sorcière, un mystère de plus qui n'allait certainement pas l'aider à combattre ses angoisses.
oOOo
L'après-midi, Harry fut à nouveau convoqué chez la directrice pour une sorte d'interrogatoire.
Ron s'entraînait au Quiddicht afin d'évacuer tout le stress provoqué par cette nuit et matinée agitées.
Hermione était donc seule et elle n'avait aucune envie de rester dans l'appartement, étant donné que Blaise lui annonça que Theodore et Millicent allaient arriver.
- Bien, je vais un peu me balader dans ce cas. Soupira la lionne
Zabini rangeait des verres puant le whisky Pur Feu qui dataient d'une semaine environ.
Il y eut un blanc puis il se retourna vers Hermione qui s'apprêtait à sortir.
- Tu seras mieux dehors qu'avec eux de toute façon. Lâcha-t-il
Hermione se figea.
Et pendant un long moment elle se demanda si Blaise ne se souciait pas un peu d'elle au fond, à force de l'entendre se lever toutes les nuits pour aller vomir, ou crier suite à un cauchemar.
Quelque chose avait forcément changé, pour qu'il la prévienne désormais lorsque Nott et compagnie se pointaient dans leur appartement.
Elle se questionna si lui aussi n'était pas fatigué de ses propres amis, tout comme l'était Malfoy.
Puis elle sortit.
La Gryffondor se décida donc à rejoindre sa propre maison, en allant dans la Salle Commune.
Elle n'eut aucun problème à se souvenir du mot de passe et entra.
Hermione fut surprise de n'y trouver que Ginny. Personne d'autre.
Son regard était perdu dans les flammes qui dansaient dans la cheminée.
- Salut, Ginny.
- Salut Hermione. Salua la rouquine d'un air absent
Hermione fronça les sourcils.
- Est-ce que tu vas bien ?
- Pas vraiment, je ne sais pas comment cela pourrait aller. Soupira-t-elle
- C'est Harry, c'est ça ? Où sont les autres Gryffondors d'ailleurs, pourquoi es-tu seule ? Questionna la préfète-en-chef
- Dehors, certainement. Harry me tracasse oui, mais c'est aussi à propos de ce qu'il s'est passé cette nuit. Cela ne fait qu'empirer mes craintes. Je n'y arrive pas Hermione, j'ai l'impression que je ne suis pas assez forte et cela me donne envie d'hurler de rage.
Hermione eut un pincement au cœur face à la détresse de son amie.
Elle alla directement s'assoir auprès d'elle.
Mais le regard de la rousse restait pourtant plongé dans le vide.
- Allons, laisse du temps à Harry et tu verras que tout ira bien. Pour le reste... nous avons tous peur tu sais, mais on va se battre. On va se battre et on va s'en sortir. Crois-moi. Ne pense pas à ça pour l'instant. Sourit Hermione en passant un bras autour des épaules de la jeune Weasley, malgré le fait qu'elle n'était pas vraiment convaincue par ses propres propos
- Je ne sais pas, j'aimerais ne pas y penser. Mais tout nous tombe dessus. Absolument tout. J'ai passé des années parfaites ici, et je sais que toi, Harry et Ron aussi. C'est notre maison. Commença Ginny en se levant vers la cheminée, elle resta plantée près de celle-ci le reste de son récit. Je ne peux pas m'imaginer que bientôt le château sera probablement réduit en miettes. J'ai peur quand je me dis que certains de nos amis, ou même des membres de notre famille, vont sûrement mourir.
- Ne dis pas ça...
- Arrête Hermione, arrête ! Tu le sais très bien, tu sais qu'on va perdre des proches. Peut-être même que nous allons nous-même mourir. Tu te voiles la face ! Tu te voiles la face mais pas moi ! Harry et Ron c'est pareil, ils ne comprennent pas, ils ne voient pas que quelque chose ne tourne pas rond chez toi ! Ils ne remarquent pas ta perte de poids, tes yeux fatigués, ton teint blafard. Ils ne cherchent pas à comprendre pourquoi tu fais tous ces malaises ! Ils n'ont pas vu que tu prenais des médicaments. Ils ne savent rien du tout n'est-ce pas ?
La petite sœur de Ron avait presque crié en prononçant ces derniers mots.
Hermione se figea, les mains tremblantes.
Non. Pas ça. Pas maintenant.
La lionne ne voulait pas infliger une douleur de plus à la cadette de la famille Weasley.
Elle voulait fuir, s'en aller loin d'ici.
Elle ne souhaitait plus jamais se plonger dans ces yeux bleus qui connaissaient la vérité et qui en souffraient.
Hermione comprit alors que sa maladie n'allait pas la faire souffrir seulement elle, mais tout le monde. Tous ses amis. Tout l'entourage qui l'appréciait. Elle sentit des spasmes douloureux lui traverser le corps, elle se demanda quand est-ce que son cœur allait lâcher.
- Je..
- Tu prends des antidépresseurs c'est ça ? Mon père m'en a parlé une fois, tu le connais, il irait jusqu'aux médicaments moldus pour vous connaître parfaitement. Il les a conseillés au père Diggory suite à la mort de Cedric, tu t'en souviens non ?
Comment pouvait-elle l'oublier ?
Cedric.
Rien que d'y repenser, Hermione eut envie de sombrer. Et puis, Ginny avait finalement faux. Elle n'était au courant de rien, à part pour les médicaments, et encore.
Pourquoi était-elle venue ici ?
Elle s'était jetée tout droit dans la gueule du loup.
Elle n'imaginait pas que cela allait être si dur d'annoncer à une personne qu'elle aimait qu'elle était malade, qu'elle était en phase terminale.
Finalement, elle aurait préféré affronter Nott et Bulstrode cet après-midi.
- Tu veux te laisser mourir c'est ça ? Et moi qui me pensais lâche ! Tu veux déjà abandonner avant même que la guerre ne commence ! Cria Ginny, qui se tenait à la cheminée, essayant de se calmer
- Tu ne comprends pas Gin..
- Si je comprends, la coupa-t-elle, tu ne peux plus affronter tout ça. Tu veux te laisser mourir, tu ne veux pas faire face à ce qui t'attend ! Tu préfères mourir plutôt que souffrir du fait de voir tes proches être tués ! Tu crois que tu es celle à plaindre ? Alors que c'est Harry qui va devoir affronter le pire des monstres ? Tu n'es qu'une égoïste ! Et je..
- Je suis malade, Ginny. Coupa Hermione, avec un regard las et fatigué
Elle n'avait plus le choix.
Jamais elle n'aurait accepté de laisser Ginny croire qu'elle préférait tout abandonner et ne pas aider ses amis lors de la bataille.
- Tu vas me faire croire ça ? On est quasiment tous malades, le froid nous fait tous ça mais pourtant on ne prend pas de médicaments ! Du moins, ce n'est pas notre truc. Je sais que si tu n'avais qu'une simple grippe, tu irais prendre une potion chez Pompom, comme tout le monde.
Hermione ouvrit la bouche, mais la referma aussitôt.
Elle ne lâcha pas son amie du regard.
Son ventre se tordait de douleur, les mots n'arrivaient pas à sortir.
- Alors maintenant tu me mens, tu te cherches une excuse car tout ce que je dis est vrai et tu n'assumes rien ! S'indigna Ginny
Hermione inspira longuement.
Elle déglutit, sa gorge était nouée par les sanglots qu'elle y retenait.
Il fallait qu'elle lui dise, pour de bon.
- C'est bien ce que je pensais ! Cingla la rouquine, levant les yeux au ciel
- Je suis malade ! J'ai une maladie, tu comprends ? Une foutue maladie qui me consume chaque jour un peu plus. Je vais probablement mourir avant même que la bataille ne commence. Alors non, je ne suis pas lâche. Je ne suis pas égoïste. Je veux me battre à vos côtés, je veux gagner cette bataille. Je veux aider à anéantir le mal pour que le bien redonne de la couleur à ce monde, comme avant. Je veux obtenir mes ASPIC, je veux travailler dans ce que j'aime. Je veux assister à ton mariage avec Harry, je veux devenir la marraine de tes enfants. Je veux vivre. Mais tu vois, avec la maladie que j'ai, vouloir est un bien grand mot. Qu'est-ce que je pourrais dire, avec une tumeur au cerveau ? Ah oui. Tiens, quelque chose comme « j'aimerais vivre encore quelques mois, s'il vous plaît. Accordez moi quelques mois, histoire d'avoir le temps de leur dire au revoir. » !
La lionne avait explosé, à bout de nerfs.
La rouquine se stoppa net, son souffle s'était coupé.
Elle attendit, la bouche entrouverte, que Hermione lui dise que ce n'était qu'une blague de mauvais goût, qu'elle plaisantait.
Mais après quelques minutes, la préfète ne baissa pas le regard, enragée suite à son long discours et aux accusations de son amie.
Les jambes de Ginny commencèrent alors à trembler, une larme, puis deux perlèrent au creux de ses yeux. Elle s'approcha, puis s'arrêta à nouveau et s'effondra soudain face à son amie, sa plus proche amie depuis maintenant cinq ans.
- Tu mens n'est-ce pas, dis-moi que tu mens je t'en prie. Hermione... Supplia-t-elle, les joues désormais ruisselantes de larmes
- J'aimerais bien Ginny, mais je ne peux pas. Je ne peux plus te mentir. Et je ne pense pas qu'il y aura un jour où je pourrai te dire que tout ça n'était qu'un mensonge. Je suis plus proche de mourir que d'avoir encore le temps de me voiler la face.
Sur ces mots, la jeune Weasley éclata en sanglots, des pleurs interminables.
Des petits bruits de détresse, des supplications pour que Hermione lui dise que ce n'était pas vrai, des excuses, puis des pleurs à nouveau.
La brune posa une main sur son épaule.
Une unique larme roula sur les joues de la condamnée.
- Ca va aller, je te le promets, ça va aller. Souffla-t-elle, se remémorant les paroles de Cedric lors de son rêve
La lionne passa une heure avec son amie, à lui dire qu'elle ne pouvait plus se soigner, que ses médicaments n'étaient que des anti-douleurs pas très efficaces, qu'elle n'avait certainement plus que quelques mois à vivre et qu'elle était prête.
Même si elle avait toujours peur au fond et qu'elle faisait tout pour se battre, pour ne pas sombrer.
Elle lui fit aussi promettre de ne rien dire.
Elle voulait l'avouer elle-même aux autres.
Et en voyant la réaction de Ginny, Hermione craignait le pire désormais.
Elle savait que Harry et Ron ne l'accepteraient pas non plus.
Mais après tout, elle les connaissait, ils allaient réagir autrement. Du moins elle l'espérait, car en cet instant son cœur fut brisé en mille morceaux face au désespoir de son amie. Ce qu'elle avait tant redouté venait d'arriver, elle avait fait souffrir une de ses plus proches amies à cause de sa maladie.
C'était insoutenable.
Une fois que la rouquine semblait calmée, Hermione lui conseilla de dormir un peu.
Alors qu'elle allait monter dans sa chambre, Ginny se retourna.
- Comment oses-tu me dire que ça va aller, alors que maintenant je sais que je vais perdre un proche ? Ma meilleure amie ? Je peux déjà me déclarer morte tu sais. Si tu meurs avant la bataille, je n'aurai plus la force de me battre. Comment veux-tu qu'on ait le courage de combattre alors que toi, après avoir tenté de vaincre une terrible maladie telle une guerrière, tu vas tout de même finir par mourir ?
Hermione s'étonna de ne pas fondre en larmes devant de telles paroles remplies de souffrance.
Elle lui lança donc, avec un faible sourire :
- A ta place, voir quelqu'un s'en aller me donnerait envie de me battre. Tu sais pourquoi ? Car pour rien au monde je n'aimerais voir mourir une autre personne que j'aime.
Les lèvres de Ginny recommencèrent à trembler, elle regarda alors longuement Hermione.
Et elle se remémora le passé.
La chose qu'il ne fallait pas faire.
Elle se revit à la gare King Cross, c'était la première année de Ron.
Et de loin, elle avait aperçu Hermione.
Elle semblait si excitée, les yeux plein de magie.
Ginny avait alors deviné que c'était aussi sa première année à Poudlard.
Elle l'avait terriblement enviée, allant même jusqu'à la détester.
Encore plus lorsqu'elle l'avait vue l'année suivante, chez Fleury et Bott.
Elle était si proche de Harry. Son Harry.
En quatrième année, lors du bal, elle n'avait jamais vu une fille aussi belle, dans sa robe rose, accrochée aux bras de Cedric Diggory.
Et qu'est-ce qu'elle l'avait impressionnée en cinquième année, lorsqu'elle avait aidé Harry à fonder l'Armée de Dumbledore.
C'était une jeune femme exceptionnelle qu'elle avait toujours admirée.
Et sur ces beaux souvenirs, la rouquine revint soudain au présent.
Elle pleura à nouveau, plus fort cette fois-ci.
Elle se demandait comment elle avait pu un jour la détester, l'envier, même si c'était tout à fait normal, elle était encore une gamine à cette époque-là.
À présent il n'y avait plus rien de normal. Sa meilleure amie, qui était autrefois toujours souriante, qui avait un teint lumineux et des yeux toujours joyeux, était aujourd'hui complètement éteinte. Sa meilleure amie allait mourir.
Ce n'était qu'un cauchemar, c'était tout.
- Non, tu sais quoi Hermione ? Rien de tout ça ne va se passer. Tu vas réussir, tu l'as dit toi-même avant. Tu vas t'en sortir, je le sais. Et je serai prête à t'aider.
La malade sourit, elle quitta la Salle Commune avec le cœur un peu plus léger face à la conviction de Ginny.
Hermione se savait condamnée, mais si les autres pensaient qu'elle allait s'en sortir, alors tant mieux.
L'espoir les aiderait à avancer.
Pourtant, une fois assurée que Hermione fut assez loin de la porte d'entrée, la jeune Weasley éclata à nouveau en sanglots. Le cœur déchiré en deux.
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En arrivant à table, le soir, Hermione vit qu'Harry et Ron étaient seuls.
Ginny était absente.
La brune se sentit coupable et eut aussitôt la boule au ventre.
- Elle ne se sentait pas bien. Annonça Ron la bouche pleine. Et elle avait les yeux rouges.
Il lança alors un regard accusateur vers Harry, qui baissa la tête. La lionne aurait tant aimé que Harry soit la cause des pleurs de son amie. Ce serait moins grave, moins douloureux que la vraie raison pour laquelle elle était peinée.
Le reste du repas se déroula dans le silence.
L'Elu semblait préoccupé et déçu du fait que McGonagall lui avait dit que ses visions étaient probablement fausses, et Ron était concentré sur sa nourriture et sur l'objet que Dumbledore lui avait légué cet été.
Hermione en profita alors pour s'évader un peu dans son esprit encore confus.
oOOo
Après la ronde habituelle, Hermione et Zabini rentrèrent vers leur appartement sans se dire un seul mot.
Pourtant, une fois dans le salon, ils restèrent ensemble. Hermione alla s'assoir sur son fauteuil et Zabini sur le canapé. Il lisait un magasine de Quidditch.
La Gryffondor de son côté, qui venait de terminer Les Contes de Beedle le Barde, se demandait pourquoi Dumbledore lui avait donné ce livre.
Elle se tenait la tête entre ses deux mains tant les questions fusaient à travers son cerveau. Si seulement elle pouvait prendre plus de médicaments pour que les maux de tête soient plus supportables. Ils l'empêchaient de réfléchir, de bien travailler et elle détestait ça.
Elle ne comprenait pas le rapport avec les horcruxes, mais ce signe, ce triangle dans lequel s'inscrivait un cercle et qui était traversé par un trait vertical. Il l'intriguait fortement. Pour elle, ce n'était pas un horcruxe, c'était impossible.
Qu'est-ce que l'ancien directeur attendait de Hermione en lui donnant ce livre ?
- Tu sais que tu lis un livre pour les gamins ? S'exclama soudain Zabini, narquois
- Depuis quand tu t'intéresses à ce que je lis ? Siffla Hermione, agacée qu'on la dérange
- Tu l'as tout le temps, ce livre, si ce n'est pas le roman moldu.
- Il vaut mieux vivre dans un monde pour les gamins plutôt qu'être adulte bien trop tôt et affronter des choses horribles, tu ne crois pas ? Défia la lionne, avec des paroles remplies de soupçons
Le Serpentard rit nerveusement.
Elle était trop maligne, il ne préféra pas la chercher et retourna donc à ses occupations.
Il aurait aimé que ce soit aussi facile.
Soudain, il eut un hoquet de surprise, horrifié suite à la vue du sang sur le tapis vert et rouge.
Il releva la tête et manqua de tomber à la renverse.
Il n'avait jamais vu quelqu'un saigner autant du nez.
Les yeux de Hermione étaient devenus rouges, elle ne comprit pas tout de suite et son partenaire ne sut pas comment réagir.
Cela recommençait.
Boum. Elle s'effondra à terre alors qu'elle venait de se lever pour se diriger vers la salle de bains.
Zabini, paniqué, se leva du canapé et s'approcha.
Elle était inconsciente et son teint était plus blanc que la neige.
Ainsi, il se remémora toutes les nuits où il l'avait entendue se lever pour aller vomir. Il se rappela les fois où il était venu fouiller dans sa chambre pour voir si elle ne cachait pas quelque chose d'interdit et qu'il avait vu toutes ces taches de sang sur son lit.
Il se souvint de toutes les boîtes de médicaments qu'il avait trouvées mais dont il n'avait pas eu le temps de lire la notice.
Il lui arrivait quelque chose.
Et même s'il la détestait au plus haut point, il ne put s'empêcher d'éprouver de la pitié pour son adversaire.
Il se dit pendant un quart de seconde qu'elle était son ennemie jurée et qu'il allait certainement subir la même chose que Malfoy s'il lui prêtait trop d'attention.
Mais à quoi bon au final, au fond de lui, il n'avait jamais rien voulu de tout cela.
Il n'était pas comme Theodore ou Pansy.
Il était indifférent à présent, comme Malfoy. La fin approchait et même s'il se trouvait au moment où il fallait le plus détester ces Gryffondors, il ne le voulait plus. Les ignorer, ne pas les aimer, oui, mais les détester non. Il en était las. C'était ce qu'il éprouvait au fin fond de son cœur, mais à l'extérieur il devait montrer le contraire. Il ne voulait pas le décevoir.
Ce fut pourquoi, avec égoïsme, il sortit de l'appartement en courant et se retrouva dans la salle commune des Serpentards. Il s'était dit qu'après tout, ça n'avait pas l'air de gêner Draco de s'approcher de la sang-de-bourbe et de se faire agresser par ses supérieurs par la suite.
Tandis qu'il attendait que son ami descende, Zabini se demanda si le blond ne faisait pas de la rébellion finalement.
Il savait que Draco voulait rendre son maître fier et qu'il était prêt à tout pour cela.
Du moins c'était ce qu'il lui avait dit, en sixième année.
Mais il l'avait finalement déçu en échouant, en ne tuant pas Dumbledore.
Ce fut alors que Zabini comprit.
Il réalisa pourquoi Draco faisait tout ça, pourquoi il semblait regretter son statut de mangemort.
Le Mage Noir s'était vengé suite à cette mission non accomplie par Draco, cet été. Vengé à un tel point qu'à présent, la vision de Malfoy envers Voldemort avait complètement changé.
Cela avait provoqué quelque chose de nouveau en Draco.
Quelque chose qu'il ne se serait jamais permis auparavant.
Draco avait développé une part cruelle en lui, une part qui brûlait de désir pour la vengeance.
Blaise sursauta, sortie de ses pensées par Draco qui fut en face de lui en un temps éclair. Torse nu, il enfila un t-shirt à manches longues gris.
- Qu'est-ce que tu veux, Blaise ? Cingla-t-il
- Il faut.. Il faut que tu viennes à l'appartement, tout de suite. S'exclama le préfet avec la voix tremblante
Draco fronça les sourcils.
Il sembla hésitant au début, mais il se dit que finalement il n'avait rien à perdre, il n'arrivait pas à dormir ce soir.
Alors autant le suivre pour s'occuper.
Ils arrivèrent à l'appartement, complètement essoufflés suite à leur course effrénée pour ne pas se faire repérer.
En entrant dans le salon, Draco se figea.
La Gryffondor était blanche, presque transparente.
Le sang avait cessé de couler mais elle en avait tout de même partout autour d'elle.
Malfoy ne ressentit pas de dégoût face à cette vue, mais de la haine.
Ses poings se serrèrent.
- Comment oses-tu, comment oses-tu venir me chercher pour que je répare tes dégâts ? Comment oses-tu, malgré le fait que ce ne soit seulement que du sang impur qui coule en ce moment même, frapper une fille de la sorte ? Blaise, elle peut mourir, pauvre abruti. Depuis combien de temps est-elle comme ça ? S'énerva le serpent
Blaise voulut lui dire qu'il n'avait rien fait mais il se ravisa, il fallait à tout prix se dépêcher.
- Quinze minutes je dirais !
- Merde Blaise j'en ai plus qu'assez de toi. C'était sûr que de vivre avec elle t'apporterait des ennuis ! Tu ne sais vraiment rien gérer. Tu ne peux donc pas attendre la bataille ? Tu veux vraiment que l'autre McGonagall nous soupçonne !
Blaise n'osa pas répliquer face à la colère de son ami.
Draco sortit sa baguette et fit léviter la sorcière, de peur de faire un mauvais geste et d'empirer les choses.
Il ordonna à Zabini de rester dans l'appartement et s'en alla d'un pas pressé.
oOOo
Après avoir déposé la Gryffondor, Draco était parti sans la considérer une seule seconde de plus, résolu à ne plus approcher cette sorcière qui ne faisait que lui causer des ennuis.
Néanmoins, pendant la nuit, il finit par craquer.
Quittant la Salle Commune d'un pas assuré, la tête haute.
Sa main fermement agrippée autour de sa baguette, sa bague heurtant parfois le bois de l'objet.
En douce, le blond réussit à se faufiler dans l'infirmerie.
Il s'installa assez loin du lit de Granger pour ne pas éveiller d'autres soupçons, mais il attendit tout de même.
Il ne parvint pas à dormir et quand elle se réveilla, vers cinq heures du matin, il se leva d'un bond.
En l'apercevant, Hermione fit des gros yeux et son cœur se mit à battre à cent à l'heure.
Elle craignait qu'il ne lui fasse du mal, et elle ne comprenait pas pourquoi il était là.
Encore moins pourquoi elle-même était ici.
- Je.. Pourquoi je suis là ?
Draco se retint de dire que c'était Zabini, il ne voulait pas que la lionne se déchaîne et ne provoque de mauvaises choses.
Il regardait intensément son interlocutrice. Ses cheveux d'un blond presque blanc reflétaient sous la lune.
- Un malaise, ou que sais-je. Je ne m'en souviens plus et de toute façon je ne suis pas là pour ça. Juste pour te prévenir. J'ai vu les regards que tu me lançais la nuit dernière. Je sais que Nott t'informe sur trop de choses sans le vouloir, ce pauvre sans-cervelle. Mais sache que si tu l'ouvres Granger, ça ira mal, très mal pour toi. Menaça le Serpentard
Hermione fut déstabilisée.
Pourtant, en prononçant ces paroles, Malfoy n'avait pas osé la toiser comme il l'aurait fait d'habitude afin de lui faire peur.
- Je ne suis pas comme ça, je ne vais pas risquer ma vie et mourir pour toi juste parce que je suis au courant de ce qui pourrait te mettre en péril.
- Heureusement que ton intelligence rattrape le reste. Assena-t-il
Il se détourna et commença à partir.
Hermione ne préféra pas relever cette remarque inutile et changea donc de sujet.
- À ce propos, je suis désolée Malfoy.
Draco se stoppa net, il comprit que la Gryffondor parlait de sa blessure à la joue qu'elle lui avait indirectement infligée.
Pour la toute première fois depuis leur rencontre, Hermione s'était excusée. Bien qu'elle n'avait pas vraiment à le faire.
Hermione savait qu'un mangemort s'était bel et bien introduit dans Poudlard, et qu'il avait fait du mal à Draco.
Parce qu'il s'approchait trop de la jeune femme.
Elle savait.
Alors il se retourna à peine, et la malade aurait pu jurer qu'il avait hoché la tête.
Voili-voilou pour le chapitre 6. Alors, surpris.e.s de l'annonce d'Hermione à Ginny ? Surpris.e.s du comportement plutôt lunatique et un peu inquiétant du blondinet ? J'attends vos impressions avec hâte. Que va-t-il se passer dans le prochain chapitre d'après vous ? Selon vous, c'était quoi la vengeance de Voldemort cet été, qui a fait changer d'avis Draco à son propos ?
Un petit vote et commentaire pour la suite ? :-)
