Merci beaucoup pour tous vos commentaires :-)
Bonne lecture à vous tous et toutes !


De nombreuses fois, cet échange avec Malfoy était revenu dans l'esprit de Hermione. Et cela l'avait étrangement aidée à ne plus penser à sa maladie.

Après le dîner, elle partit se reposer dans son appartement pour souffler un peu.

Pour être seule, loin des questions de la part de ses amis qui fusaient dans tous les sens.

Loin de cette place vide qu'occupait auparavant Ginny.

La rouquine ne se montrait plus devant Hermione.

Celle-ci s'était dit que c'était mieux ainsi.

Ginny ne pouvait plus nier ce que son amie était en train de vivre et elle finirait par l'accepter.

Pas de yeux glacés, pas de rictus, pas de poings serrés. Rien. Draco avait affiché un visage inexpressif en regardant la lionne à l'infirmerie. Chose qui n'était encore jamais arrivée.
Il l'avait scrutée comme si elle était enfin une personne normale à ses yeux, et non plus comme une sang-de-bourbe, un monstre. Il avait quelque chose en tête, Hermione en était désormais persuadée.

Le livre racheté, les ''discussions'' qu'il engageait avec elle alors qu'il savait très bien que cela lui était interdit, à part s'il comptait être mauvais envers elle. Ce n'était pas dans l'habitude du Serpentard.

Il avait désobéi, et on l'avait puni, ce mangemort avait pénétré dans Poudlard pour lui remettre les idées en place.

Et si d'autres blessures se cachaient sur son corps ?

Peut-être n'y avait-il pas que sa joue.

Malgré cela, Malfoy continuait de lui parler.

Son but n'était donc pas de faire souffrir Hermione pour atteindre l'Elu comme elle l'avait pensé au début, mais peut-être bien pour énerver le côté du Mal, son propre côté, son Maître.

La Gryffondor se mit à rire en pensant à cette hypothèse qui lui parut ridicule après réflexion.

Pourtant, elle n'était pas la seule à croire en cette idée.

Blaise Zabini tournait en rond dans la Salle Commune des Serpentards.

Malfoy était assis dans un fauteuil, le regard perdu dans les flammes dansantes de la grande cheminée.

- Qu'est-ce que tu cherches ? À quoi ça va te mener tout ça ? Qu'est-ce que tu veux à la fin ?

Draco fronça les sourcils, sans pour autant quitter le feu des yeux.

- Tu me feras la morale quand tu arrêteras toi aussi de l'approcher. Cingla le blond

- Comment peux-tu changer d'avis si vite à son propos ?

- Que veux-tu dire ? Tu sais très bien que je la déteste, cela n'a pas changé. Pesta Draco avec un rictus

- Ce n'est pas ce que tes yeux disent. Défia Blaise

Le jeune Malfoy se mit à ricaner nerveusement.

Un air méprisant et écœuré prit place sur son visage pâle.

- Cesse de dire des conneries pareilles.

Blaise décida alors de jouer un jeu.

- Ca m'a plu de lui faire mal, énormément. C'était comme frapper Potter lui-même. Le Maître doit être fier, non ? C'est ce qu'il..

Le préfet n'eut pas le temps de terminer sa phrase.

Les mots s'évanouirent aussitôt dans la bouche de Blaise quand il remarqua le regard que Draco venait de lui lancer.

Un regard vile, malsain.

Un regard qui lui promettait les pires horreurs s'il continuait de parler.

Blaise avait touché un point sensible en se vantant d'avoir fait du mal Granger.

Draco n'arrivait plus à contrôler son tempérament, ses pulsions. Dès lors qu'il fulminait de rage, il s'en prenait à tout le monde.

- Il m'a donné cet ordre. À moi seul ! Pourquoi crois-tu que je suis ici ? Il ne m'aurait jamais renvoyé à Poudlard si ce n'était pas pour brouiller l'esprit de Potter en s'attaquant indirectement à lui ! Siffla Malfoy entre ses dents

Blaise n'en pouvait plus des mensonges de son ami.

Il y voyait clair dans son petit jeu désormais.

Ainsi, pour la première fois, il prit le dessus.

Draco s'était levé et Blaise en profita pour le pousser contre la paroi de la cheminée, prêt à rugir lui aussi.

- Alors qu'est-ce que tu fous là ? Pourquoi tu fais tout sauf lui faire du mal à Granger ? Pourquoi tu n'obéis pas ? Tu préfères te faire tabasser par un mangemort comme si tu n'étais qu'une saleté de sang-de-bourbe plutôt que d'obéir, qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? Hein ? Explique-moi !

Draco, rouge de rage et les cheveux en bataille, repoussa Zabini si violemment qu'il en tomba par terre, manquant d'emporter une statue avec lui.

- Tu es pathétique Zabini, tu n'ouvres ta bouche que pour sortir des absurdités. Comment peux-tu oser croire cela ? S'emporta le blond

Sous le choc, Blaise mit du temps à réaliser ce qui venait de se passer.

Alors, il craqua, il lui avoua ce à quoi il pensait depuis quelque temps.

Il savait pourquoi Draco se rebellait contre son propre camp.

Au fond, il l'avait toujours su.

- C'est à cause de ce qui est arrivé à tes parents. Tu veux te venger.

Draco le dévisageait de haut, les lèvres tremblantes de rage.

- Ne me parle plus jamais de ça. Je t'ai demandé de la fermer. Dégage d'ici Blaise !

Le préfet se releva, évitant le regard du blond.

Il avait été trop loin, il avait fait quelque chose qu'il ne fallait pas.

Il avait énervé Draco encore plus qu'il ne l'était déjà.

Mais au moins, maintenant, Blaise savait tout.

Et comprenait presque tout.

De son côté, Hermione cherchait ses médicaments sous l'évier de sa salle de bains lorsque des bruits de pas se firent entendre dans le salon.

Elle se releva d'un coup et se tapa la tête dans le meuble.

Elle poussa un petit cri de douleur.

- Eh bien voilà qui ne va pas arranger les choses. Soupira-t-elle en se frottant le crâne

Elle sortit de la salle de bains pour se diriger vers le salon... Et tomba sur Ginny.

- Ginny ? Qu'est-ce que tu..

- J'ai été voir McGonagall. La rouquine lui coupa la parole. Je voulais qu'elle te retire ton poste de préfète-en-chef car je l'estimais trop stressant pour toi. Mais elle était déjà au courant de tout ?

La jeune Weasley semblait révoltée et déçue.

Hermione en perdit ses mots.

- Ce rôle me... me convient très bien. Il m'aide à oublier.

- Tu parles. Avec l'autre abruti de Zabini et ses adorables copains. Et puis, pourquoi la Directrice et pas nous ? Comme si nous n'étions pas plus importants à tes yeux !

- Ginny c'est ridicule ce que tu dis là... Et tu le sais... J'ai été obligée de lui dire, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Il faut qu'elle comprenne si jamais je ne peux pas assister à un cours.

- ''On ne sait jamais ce qui peut arriver'' ? Vraiment ? Tu insinues que si un jour on te retrouve morte, seule McGonagall devrait savoir que c'est à cause de ta maladie ? Pas nous ?

Les mots de Ginny furent plus durs qu'un coup de massue.

- Ginny..

- J'en ai marre. Tu dois leur dire. Harry, Ron, Fred, George, ma famille. On doit tous être au courant.

- Non. Et Harry encore moins. Il ne peut pas, il ne peut pas se soucier de moi alors qu'il a un affrontement à préparer. Il ne peut pas penser à autre chose.

Hermione essayait tant bien que mal de garder son calme.

- C'est ridicule, s'indigna Ginny. Et si tu meurs, tu crois vraiment qu'il pourra continuer à se battre ?

- Rien que pour ça, j'espère tenir jusqu'à la fin de la bataille.

La gorge de la rouquine se noua, elle sentait les larmes lui monter.

- S'il te plaît, dis-le. Ne le cache plus.

- Non. Répondit la préfète d'un ton sec

- Tu ne comprends vraiment rien Hermione. Je ne suis pas assez forte pour t'aider à moi seule. Je n'y arriverai pas.

- On ne peut pas m'aider.

- Arrête de dire ça, on dirait que tu n'en as plus rien à faire, que tu es déjà prête à mourir.

Hermione ne sut quoi répondre à cela.

Elle ne voulait pas blesser Ginny encore plus, alors elle se tut.

- Réfléchis, c'est tout ce que je te demande. Cela ne pourra que t'aider, même si tu ne l'acceptes pas. Si ce n'est pas la maladie, c'est la dépression qui te tuera. On ne peut pas gérer une maladie si terrible tout seul. Mon père m'a raconté une histoire avec un né-moldu du Ministère. Il s'est suicidé car il était seul, personne n'était autour de lui pour l'aider dans son combat contre la maladie. Je ne sais plus ce qu'il avait, mais je sais que c'était aussi grave que toi. Réfléchis à ça.

Et sur ces mots, Ginny se détourna et s'en alla d'un pas pressé.

Comme si elle voulait fuir ce malheur.

Hermione resta immobile quelques secondes, perdue dans ses pensées.

Elle avait du mal à se considérer comme une Gryffondor en ce moment, elle avait perdu toute trace de courage.

Elle ne changerait pas d'avis, pas pour l'instant.

Le monde allait déjà bien assez mal comme ça, ce n'était pas la peine d'en rajouter.

Il ne fallait pas déstabiliser Harry, c'était vraiment la dernière chose à faire.

En s'asseyant sur le canapé, elle se souvint soudain de ses médicaments. E

t le sort Accio lui revint immédiatement en tête, alors qu'elle n'y avait même pas pensé lorsqu'elle les cherchait.

- Quelle idiote. Je perds vraiment la tête. Soupira-t-elle

Une fois les médicaments entre ses mains, elle les prit. Elle se demandait pourquoi d'ailleurs. Pourquoi tenait-elle tant à détruire son organisme alors qu'elle savait très bien qu'ils ne faisaient presque plus effet ?

Un bruit survint, Hermione releva la tête en sursaut.

Blaise venait de rentrer en claquant la porte.

Il se stoppa à quelques mètres de la préfète et la toisa longuement, sourcils froncés.

- J'ai tout entendu. Déclara-t-il

Les mains de la Gryffondor se mirent à trembler.

« Non, tout sauf ça... » pensa-t-elle.

- Zabini...

- C'est quoi ces conneries de moldus encore !

- Rien de bien intéressant. Répondit-elle en se levant, essayant de paraître la plus indifférente possible

Elle espérait qu'il n'ait pas tout entendu, ou qu'il n'ait pas tout compris.

Qu'il laisserait tomber.

- Alors comme ça tu te laisses mourir et t'en parles même pas à Potter. Je vous pensais lâches mais à ce point-là quand même pas.

- Ne dis rien, fais comme si tu n'avais rien compris.

Il allait tout dire, c'était fini pour elle.

Et pour Harry.

Il allait être chamboulé et Voldemort en profiterait.

- C'était donc ça, tes faiblesses de tous les jours. Tes cauchemars, tes saignements de nez, tes évanouissements soudains. Tu caches bien les choses Granger.

- Mêle-toi de tes affaires Zabini, et agis comme un adulte.

Le préfet pouffa.

- Je dois agir comme un adulte ? Et toi, alors ?

- Mes problèmes me sont déjà bien assez lourds à supporter, je n'ai pas besoin de les refiler aux autres. Et toi non plus. Répliqua la brune

Blaise s'approcha un peu plus près et planta son regard dans le sien.

Devait-il le dire ?

Ce serait un bon moyen pour exécuter la mission du Maître, qui avait ordonné de réduire Harry à néant afin de l'affaiblir.

Mais il était vrai qu'il avait confié cette mission à Draco, et non à lui.

Aller à l'encontre des ordres du Lord ne ferait qu'apporter des ennuis au blond.

Zabini ne souhaitait pas ça pour son ami.

- Qu'est-ce que tu as ?

Hermione fronça les sourcils, lèvres pincées.

- Dis-le-moi, ou cela n'arrangera pas les choses. Menaça-t-il avec froideur

La brune inspira longuement, baissant la tête.

À quoi bon, il ne lui laissait plus le choix de toute façon.

- Une tumeur au cerveau.

Suite à cette révélation, Blaise cessa un instant de respirer et il eut un flash soudain.

Il recula de quelques pas, la bouche légèrement entrouverte.

C'était bien la seule maladie moldue dont il se souvenait du nom, et c'était son ennemie qui en souffrait.

Il la connaissait très bien, du moins, il connaissait sa fin.

Elle ne touchait que très peu les sorciers au sang-pur ou au sang-mêlé.

Mais la tante de Zabini en avait fait l'exception.

Il ne l'avait plus vue depuis plus de deux ans avant de la revoir.. Sur son lit de mort.

Il n'avait donc jamais connu l'évolution de cette maladie, mais sa fin, si.

Il avait vu sa tante mourir sous ses yeux.

Elle ne reconnaissait même plus son frère et Blaise encore moins, sa maladie l'avait également rendue aveugle.

La magie n'avait rien pu faire. Il aurait préféré qu'on lui lance un Avada Kedavra plutôt que de la voir mourir ainsi, cela aurait été moins douloureux.

Il secoua la tête pour ne plus penser à ce souvenir cauchemardesque.

Il imagina donc Granger à sa place.

La souffrance qu'elle devait subir, ce qui l'attendait encore.

Et il se dit alors que même à elle, à Potter, à Weasley, à n'importe qui, il ne leur souhaitait pas une telle chose.

Le sortilège de la mort semblait si doux comparé à cette maladie.

Après un long silence, il déglutit et se détourna de la lionne sans un mot, puis partit s'enfermer dans sa chambre.

Hermione se laissa tomber sur le canapé à nouveau, elle venait de vivre tant d'émotions en quelques minutes qu'elle s'endormit aussitôt.

Elle espérait tant qu'en se réveillant tout revienne à la normale, que Zabini n'ait rien dit et n'ait jamais rien entendu.

Et contre toute attente, ce fut ce qu'il fit.

Il décida d'agir comme un adulte et n'en parla à personne les jours qui suivirent, pas même à Malfoy.

Pourquoi ? Lui-même ne savait pas, il ne s'imaginait simplement pas annoncer une telle chose à qui que ce soit.

Et si Harry venait à l'apprendre à cause de Zabini, Draco ne le lui pardonnerait jamais.

De toute façon, Blaise était épuisé lui aussi d'obéir aux ordres du Mal.

Il ne voulait pas être quelqu'un de bien, mais il ne voulait pas non plus rendre le Mal encore plus puissant qu'il ne l'était déjà.

Alors il laissa couler, tout comme Draco.

ooOOoo

Le mois de novembre arriva vite.

Le froid se faisait de plus en plus dur à supporter pour Hermione. L'absence de Ginny aussi.

Elle traînait de moins en moins avec le Trio d'Or et la brune ne pouvait rien y faire puisqu'elle ne pouvait arranger les choses qu'en dévoilant la vérité à tout le monde, et ce n'était pas possible pour l'instant.

Au contraire, elle faisait des efforts pour être encore plus avec Harry et Ron qu'avant, elle se montrait forte et joyeuse.

Les deux amis avaient donc abandonné tout soupçon envers elle.

Zabini, lui, évitait Hermione comme la peste. Elle ne le voyait plus en dehors des rondes. Se retrouver en face d'elle, c'était comme revoir sa tante. Il n'y arrivait plus, c'était trop dur.

Un mercredi, en fin de journée, Hermione se dirigea vers le bureau du professeur Lupin.

Maintenant que Snape n'était plus au château, elle se demandait qui allait bien pouvoir lui faire sa potion tue-loup, et elle voulut se proposer si jamais il n'y avait personne d'autre pour l'aider.

L'âme de la brune se voulait toujours être bienveillante et serviable. Elle vivait pour aider ceux qu'elle aimait.

À quelques mètres de la salle de classe, elle tomba sur Malfoy et Nott qui semblaient à nouveau avoir un différend.

Elle se mit à marcher plus vite afin qu'ils ne l'arrêtent pas.

Draco la remarqua et la suivit du coin de l'œil jusqu'à ce qu'elle rentre dans la pièce, sans un mot.

- C'est très gentil de votre part de vous soucier de moi Hermione, mais j'ai déjà trouvé quelqu'un qui m'a fait une très grande réserve, je pourrai donc me passer de vos talents.

Le professeur de Défense contre les forces du mal lui fit un sourire reconnaissant alors qu'il s'appuyait contre une table après avoir fait entrer la brune.

- Tant mieux, mais n'hésitez pas à faire appel à moi si jamais il ne vous en reste plus et qu'il vous est impossible d'attendre les prochaines.

- Merci Hermione, mais je pense que vous auriez plutôt besoin de vous reposer.

Elle le regarda avec incompréhension.

- Vos cernes. Elles vous arrivent presque aux joues.

- Oh. Hermione baissa la tête et rit nerveusement. Ce n'est rien. Je lis peut-être trop la nuit.

Remus la scruta attentivement.

Dès lors qu'elle amenait sa main vers ses cheveux, elle tremblait.

Et elle semblait avoir maigri.

Son visage se creusait, elle faisait plus vieille que son âge.

- Oui, c'est peut-être ça. Répondit-il, les sourcils froncés

- Bon eh bien, bonne soirée à vous Remus, au revoir.

Il n'eut pas le temps de lui répondre, elle était déjà sortie.

La jeune sorcière cachait quelque chose.

Quelque chose qu'elle avait de plus en plus de mal à garder secret.

La tumeur prenait petit à petit le dessus.

Inévitablement.

Lorsque Hermione sortit de la salle de classe, elle trouva Nott planté devant elle.

La brune cessa de respirer dans la seconde.

Merlin. Pourquoi elle ? Qu'avait-elle fait pour mériter cela ?

- Qu'est-ce que tu me veux ?

Malfoy et lui s'étaient sûrement engueulés assez violemment, et une fois de plus il allait se défouler sur elle.

- On tremble ? Je sais que je fais peur, que les Gryffondors sont très peureux.. Mais de là à trembler. Si tu veux je peux arrêter ça.

Elle n'eut pas le temps de réagir, il s'empara de ses mains et les serra si fort qu'elle crut que les os de ses doigts allaient se briser.

Elle retint un cri en se mordant les lèvres.

- Lâche-moi pauvre..

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase. Tout à coup, Malfoy surgit de nulle part et poussa Theodore si fort qu'il se cogna contre le mur à côté, emportant presque Hermione dans sa chute mais elle dégagea ses mains de son emprise assez vite pour y échapper.

Enragé, Draco fonça sur le Serpentard, le relevant en le tirant par le t-shirt pour le pousser à nouveau.

Cette fois-ci Nott se retrouva étalé dans le couloir.

- Je t'ai déjà dit de ne pas t'approcher d'elle !

Malfoy essayait de parler le plus doucement possible afin que le professeur ne les entende pas.

Mais Hermione voyait bien qu'il avait du mal à se contenir.

Nott se releva péniblement, rouge de honte.

Il fit face à Draco.

- Je le fais à ta place, j'obéis aux ordres puisque toi tu as décidé de tout foutre en l'air.

Et encore une fois, Theodore se retrouva à terre.

Il n'essaya même plus de se redresser.

Draco, toujours debout, se mit au-dessus de lui.

Les poings serrés, il le dévisagea longuement.

- Tu ne fais rien du tout. Et tu ne feras plus rien. Cet ordre ne t'a pas été adressé. Ni à toi, ni à Blaise, mais à moi. Je suis le seul à décider si je dois obéir ou non. Tente quoique ce soit Nott, et tu seras le premier que je tuerai lors de la bataille. Si ce n'est avant. Maintenant tu dégages, et vite.

Dans ces moments-là, personne n'osait répliquer.

Theodore s'exécuta en vitesse, ignorant Hermione qui était restée dans un coin, pétrifiée.

Malfoy prit quelques minutes pour se calmer, puis il releva la tête vers la Gryffondor.

Celle-ci recula aussitôt.

Pourtant, le visage du blond n'exprimait plus rien, pas même une once de haine envers elle.

Il restait impassible, froid.

Hermione remarqua qu'il avait envie de dire quelque chose, cependant il ne réussit pas. Il tourna la tête quelques secondes, regarda à nouveau la brune, une dernière fois, puis il finit par s'en aller sans un mot.

Draco mit du temps à rentrer, et lorsqu'il le fit, il trouva Blaise sur le canapé du salon.

Il lui lança un regard dur.

- Que fais-tu ici ? Rentre dans ton appartement.

- Theodore m'a tout raconté.

- Je m'en doutais bien venant de sa part.

- N'obéis plus si tu veux, mais ne t'en prends pas aux nôtres. Il va vraiment finir par envoyer des mangemorts pour te tuer. Tu te mets constamment en danger. Blaise le mit en garde

- Je ne fais pas ça pour lui, ni pour moi, mais pour mes parents et surtout ma mère. Ils auront leur vengeance. Il ne me fera rien, je le sais. Je connais son plan.

- Fais ce que tu veux, après tout c'est ton problème. Mais j'aimerais juste savoir pourquoi. Pourquoi Granger ? Pourquoi la défendre elle, et pas Potter ou Weasley ? Si tu veux tant te rebeller, fais-le jusqu'au bout.

Pour la première fois, le serpent ne sut pas quoi répliquer.

Ou peut-être n'en avait-il tout simplement pas l'envie.

- Je sais que tu serais capable de faire croire que tu tiens à Granger pour énerver le maître. Avec ce qu'elle a fait au Ministère en cinquième année, il la déteste sûrement tout autant que Potter désormais. Mais ce que je vais te dire là, je te le dis pour toi, et non pour le Lord. Que tu fasses semblant ou non, ne t'accroche jamais à elle. Jamais.

Draco fixa intensément son ami, ne sachant toujours pas quoi lui dire.

Il n'arrivait même plus à réfléchir.

Il ne voulait rien accepter de ce qu'on lui disait.

Éternellement borné.

Ainsi, il contourna son ami et décida de prendre un verre de whisky Pur Feu, tournant le dos à Blaise.

Celui-ci soupira, imaginant bien que le blond ne comptait pas lui répondre.

- Bon, on se voit au dîner alors.


Et voilàààà pour le chapitre 7. Qu'en pensez-vous ?
J'espère que vous avez apprécié ce chapitre. Quel est votre moment préféré ?
Alors, Draco qui décide de ne plus obéir et de ne pas s'en prendre au Trio d'Or et plus particulièrement à Hermione, pourquoi selon vous, qu'est-ce qu'il s'est passé avec ses parents ?
Le raisonnement de Ginny ?La réaction de Blaise face à l'annonce d'Hermione ? La fin ?
Pourquoi donc Blaise donne ce conseil à Draco de ne jamais s'attacher à la lionne?

J'attends vos avis avec hâte. Bises :-)