Re-Salut.

Après l'avant propos, le chapitre 1. J'espère qu'il vous plaira.

Je vous souhaite à tous une excellente lecture.


Chapitre 1 : Poudlard Express, famille et bombes de peinture.


Marcus regardait avec admiration le train qui se tenait devant lui. Il n'avait jamais rien vu d'aussi beau. Une magnifique locomotive à vapeur de l'ancien temps était attachée à divers wagons du XIX ème. Ça lui rappelait l'album illustré sur la révolution industrielle qui était présente dans la bibliothèque de l'orphelinat.

L'orphelinat. Le garçon avait du mal à croire qu'il allait enfin le quitter. Pour la première fois de sa vie, il partait à la conquête du monde. Onze ans qu'il vivait à Londres. Il n'avait jamais pris l'avion ni le train. Ça allait être une première ! Si on lui avait dit l'année dernière qu'il allait recevoir une bourse pour étudier dans une école de magie situé en Écosse, il n'y aurait pas cru.

Il repensait à Sœur Emily qui s'occupait des orphelins et l'avait pratiquement élevé et à Mère Mary la directrice de St John's orphanage. Il repensait à ses camarades de l'orphelinat qui était comme des frères et sœurs pour lui. Vincent, Elliot, Oz, Sharon,… Tous avaient été ravis pour lui lorsqu'ils avaient appris la nouvelle. Bien sur il ne leur avait pas dit qu'il allait dans une école de magie, mais tous convenaient que le fait qu'une école privée d'écosse lui offre une bourse pour ses bons résultats scolaires étaient une formidable opportunité à saisir. Il repensait à Megan, sa petite sœur. Elle était triste de le voir partir, mais le professeur qui était venu le voir l'avait assuré : dans deux ans la petite fille pourrait elle aussi entrer à Poudlard. Ce professeur d'ailleurs, quel homme étrange il était ! Un métis très grand qui avait débarqué dans sa chambre après le couvre-feu avec l'approbation de Sœur Emily pourtant très à cheval sur les horaires. Un sourire charmeur, deux-trois belles paroles, cela avait suffit à le faire entrer.

Il regarda sa montre. 10h47. Il lui restait dix minutes avant que le train ne démarre. Marcus décida cependant de rentrer sa valise et de se chercher un compartiment de libre. Ainsi, il n'aurait pas à déménager plus tard ou à déranger les autres avec sa valise. Il traversa un wagon, et trouva son bonheur au milieu du train. Pour l'instant, il n'y avait personne mais le garçon se doutait bien que lorsque le train se remplirait il y aurait certainement des gens à le rejoindre. Tant mieux après tout ! Il pourrait ainsi faire connaissance avec ses futurs camarades et rencontrer des « vrais » sorciers, élevés avec la magie, ayant toujours su qu'ils allaient rentrer à Poudlard. Une discussion avec eux serait très certainement très instructive.

Une cloche retentit. Quelques instants plus tard, le train trembla puis démarra doucement. Marcus regarda par la fenêtre. Il vit des parents saluer leurs enfants de la main et des petits frères et sœurs courir le long du train, comme à la poursuite du train qui prenait de la vitesse. Il retint sa respiration. Enfin. Enfin, il quittait Londres pour aller voir le monde. Aucun des autres occupants du train ne pouvait deviner l'allégresse qui soulevait le cœur du garçon à cet instant précis.

Un quart d'heure environ après que le train eut démarré, Marcus reçut de la visite de trois enfants de son âge. Une fille aux cheveux roux semblait mener ses camarades, un garçon châtain assez grand et une petite fille brune. La rousse s'adressa à lui :

« Salut je m'appelle Lily Potter et je vais entrer en première année dans la maison Gryffondor. Ici, tu peux voir Lorcan Lovegood et Circé Krum qui iront aussi à Gryffondor.

-Salut. Moi c'est Marcus. Je ne sais pas encore où j'irai. Vous voulez vous installer avec moi ?, proposa-t-il heureux de faire connaissance si vite avec ses camarades.

-En fait, poursuivit Lily. On aimerait que tu dégages. Parce que vois-tu, il n'y a plus un seul compartiment de libre et comme j'aimerai être tranquille avec mes potes et que tu es tout seul. Bon vas-y. Aller si tu veux je vais être sympa. Lorcan ! Aide-le à virer ses affaires.

Marcus regarda abasourdi les nouveaux venus le virer comme un malpropre de SON compartiment. Il protesta :

-Excusez-moi mais je refuse de changer de place. J'étais la avant vous. Je veux bien partager avec vous mais je ne vois pas pourquoi je devrai déménager. Si vous n'êtes pas content, partez, mais ne m'embêtez pas avec ça.

La rouquine leva les yeux aux ciels tandis que Circé prit la parole.

-Tu sais à qui tu t'adresse là ? C'est à Lily Potter ! La fille chérie d'Harry Potter. Alors tu lui dois respect et obéissance pour tout ce que son père a fait pour nous.

-Qui ça ?, demanda le né-moldu franchement paumé et un peu énervé. Je le connais pas son père. En tout cas, il lui a pas appris les bonnes manières !

-Misère un né-moldu !, reprit Lily. Ecoute-moi bien abruti. Je sais que vous les nés-moldus vous ne comprenez rien à rien mais laisse moi t'expliquer. Mon père, Harry Potter, c'est une célébrité dans le monde des sorciers. C'est grâce à lui que vous les moldus vous existez encore. Il a détruit un méga-mage noir (deux fois) et a débarrassé le monde d'une bande de fanatique qui tuaient tous les moldus.

Marcus regardait avec désespoir son interlocutrice déblatérer toutes ses idioties comme quoi son père était formidable et tout et tout. Il comprenait juste qu'il allait devoir dégager. La petite peste n'allait pas le laisser rester là. Il se préparait à sortir quand il se passa quelque chose de surprenant. Lily en était rendu à « de toute manière, les profs ne pourront jamais rien contre moi car mon père leur a sauvé la vie plusieurs fois … » quand une balle lui explosa à la figure déversant de la peinture verte sur son visage et son t-shirt. Il regarda dans le couloir et vit une petite fille aux cheveux blonds attachés en queue de cheval, un pistolet en plastique dans une main, des balles de couleurs en plastiques dans l'autre qui se tenait prête à viser. Elle lui lança :

-Qu'est-ce t'attends ? Viens ! Grouille.

Marcus n'hésita pas et attrapa ses affaires. La fille le laissa passer devant elle et renvoya une autre balle (rouge cette fois) en même temps qu'elle tirait avec son pistolet à eau sur la rouquine et ses amis qui était sorti de ce compartiment dont il l'avait viré.

-Alice !, hurla Lily. Tu va me le payer très cher.

Mais Marcus et sa nouvelle amie étaient déjà loin. La petite fille l'avait entrainé dans le wagon d'à coté ou elle récupéra ses sacs qu'elle avait déposé. Alors, pendant qu'ils reprenaient leur souffle, Marcus eut tout le loisir d'observer sa sauveuse. Elle était un peu plus petite que lui. Elle avait les yeux bleus et une queue de cheval maintenait ses cheveux blonds attachés. Contrairement aux autres élèves qu'il avait croisés jusqu'à présent, elle ne portait pas de robes de sorcier ou de vieux vêtements du siècle dernier. Elle avait un simple jean sombre avec un t-shirt blanc avec une poupée sans tête et où était inscrit « Tuez les Barbies ! ». Elle portait également un gilet à capuche bleu et noir. Elle avait toujours ses balles et son pistolet. Tout cela lui donnait un look assez particulier. Elle contrastait avec le lieu où elle se trouvait. Il n'aurait jamais deviné qu'elle aurait put être une sorcière s'il l'avait croisé dans la rue.

-Comment tu t'appelle ? Moi c'est Alice, Alice Dursley

-Je m'appelle Marcus Salazar. Mais dis, tu ne va pas me faire les poches hein ? Parce que la dernière fois que j'ai croisé quelqu'un qui s'est présenté et que j'ai donné mon nom, je me suis fait virer de mon compartiment.

-T'inquiète, répondit-elle en riant. Je ne partage pas du tout les valeurs de cette sale peste. Bon allez, viens. On va se trouver un compartiment et tu me raconteras tes malheurs.

Marcus allait lui répondre qu'elle n'allait pas trouver.. Après tout, ça faisait un moment que le train était parti, tous devaient être pleins. Il n'y avait qu'à voir toutes ces personnes qui attendaient dehors. Mais non, cette fille n'était définitivement pas comme tout le monde. Elle regarda dans trois compartiments puis en ouvrit un où il n'y avait que deux personnes.

-Salut ! Vous attendez quelqu'un ? Non ? Tant mieux. On est que deux et on ne prend pas beaucoup de place. Merci de nous accueillir.

Et tout cela en l'espace de dix secondes. Le garçon soupira devant le culot et l'efficacité de sa comparse. Il entra à son tour dans le compartiment prêt à s'excuser quand il tomba sur deux filles qui les regardaient amusées.

-Ta technique, c'était nous assaillir de questions, ne pas nous laisser le temps de réponse pour être sûre de ne pas être refusée ?, demanda la plus grande d'entre elles.

-Ouais, répondit Alice avec un petit sourire crispé. Désolée, mais y a de la place nulle part. En plus lui, (elle montra Marcus). Il s'est déjà fait virer de son compartiment.

-T'excuse pas. J'aurai procédé de la même manière. Moi c'est Morgane Pendragon, 3ème année à Serpentard. Si vous voulez changer de compartiment c'est encore possible.

Elle vit ensuite Marcus qui la fixait l'air perdu. Sa camarade prit la parole :

-Mélodie Higgs, même année, même maison. Tu es né moldu ? Tu n'as jamais entendu parler de Serpentard et de notre malédiction ?

-Oui. C'est quoi Serpentard. Et pourquoi tu veux qu'on parte ?

-Je sais ce que sont les maisons, renchérit Alice. Mais pourquoi tu critique Serpentard. Ça a l'air cool chez vous !

-Alors on va prendre ça dans l'ordre, reprit Mélodie.

Elle expliqua alors au jeune garçon les différentes maisons qui composaient l'école et le principe de la Coupe des Quatre Maisons. Puis elle embraya sur la haine que les autres maisons vouaient aux Serpentard à cause de leur histoire et surtout de la dernière Guerre. Les enfants sont élevés dans l'idée que les Serpentard sont des mages noirs, qu'ils sont tous racistes et qu'ils torturent des moldus dans leurs cachots.

-C'est d'autant plus stupide que certain d'entre nous adorent les moldus, ajouta Morgane. Mon frère Arthur pour ne citer que lui est un fanatique des moldus. S'il pouvait, il convertirait tout le monde à la secte des adorateurs de l'électricité, finit-elle avec une voix d'outre-tombe et de grands gestes. Il collectionne les albums d'Astérix et des Schtroumpfs et rêverait d'avoir un ami né-moldu. Malheureusement pour lui, il n'y en a jamais eu à Serpentard à cause des convictions de son fondateur. Quant aux autres, ils se méfient de lui et ne l'approche pas trop.

-Tu parlais d'une malédiction tout à l'heure, de quoi s'agit-il ?, demanda Alice, curieuse.

-En fait, chaque année, il y a la Coupe des quatre maisons, et bien, ça fait vingt-six ans qu'on ne la pas remporté. Parfois, ce sont les Poufsouffle qui gagnent, un peu plus souvent les Serdaigles, encore plus les Gryffondor, mais nous, jamais ! C'est arrivé qu'on soit premier au mois de mai, et là, comme par hasard, on se fait tous punir et on perd des points ou bien la deuxième maison réalise quelque chose de soi-disant exceptionnel et du coup ils nous passent devant.

-Tu veux dire qu'il y a de la triche ?

-Enfin, on n'a pas de preuve, mais on en est persuadé. Vous verrez bien à la fin de l'année lorsque la coupe sera remise. Mais bon nous on a laissé tomber. C'est le côté positif, on a rien à perdre et du coup on fait ce qu'on veut.

-Bref, reprit Mélodie, les Serpentard sont pas trop appréciés et en général côtoient pas trop les autres classes. En plus, à ça s'ajoute la malédiction et tu peux deviner la place qu'occupe notre maison dans la hiérarchie des classes, loin derrière les Gryffondor.

-Gryffondor, c'est la maison d'Harry Potter ?, demanda Marcus en se souvenant de ce que lui avait dit Lily tout à l'heure.

-Ne nous parle pas de cet abruti et de cette maison ! C'est la haine entre eux et nous. En plus, les gamins Weasley et Potter se prennent pour des rois sous prétexte que leurs parents sont célèbres.

-Il a remarqué ça, intervint Alice. Il est tombé sur Lily Potter tout à l'heure.

-Et elle, elle lui a balancé des bombes à peinture ! Et leur a tiré dessus avec un pistolet à eau.

-Je ne la supporte pas ! C'est pas ma faute. C'est une garce !

Mélodie et Morgane regardèrent attentivement leurs petits camarades. Marcus était sans nul-doute un né-moldu. Il l'avait d'ailleurs lui même admit et son ignorance confirmait cet état. Le cas d'Alice était plus compliqué. Sa tenue et ses « armes » étaient d'origine moldue et ses connaissances magiques étaient très sommaires et pourraient tout à fait être celle d'un né-moldu s'étant particulièrement bien renseigné à l'aide d'un livre ou d'un sorcier. Cependant, elle semblait connaître la fille d'Harry Potter personnellement ce qui n'était pas donné à tout le monde. Marcus finit par poser la question fatidique :

-Mais toi tu as grandit où ? Tu vivais chez les gens normaux ou chez des sorciers ? (il rougit en prenant conscience de ce qu'il venait de dire puis reprit) C'est pas contre vous hein. C'est juste que je suis plus habitué à vivre parmi les gens sans pouvoir.

-Ne t'inquiète pas, le rassura Morgane. Beaucoup de nés-moldus sont comme toi au début. Cependant, la majorité finit par appeler leur famille « moldus » eux aussi. Et donc Alice, tu es née-moldue ou sorcière de pure souche ?

-J'ai grandi dans une famille non-sorcière avec mes grands frères. Mais eux ne vont pas à Poudlard. Jusqu'à il y a trois mois, j'ignorais que la magie existait réellement et je dois avouer que j'ai encore du mal à y croire. Je suis quelqu'un d'assez cartésien, je ne croyais pas à toutes ces fadaises que les enfants se racontent.

-Désolée pour toi. Tu vas devoir t'y faire. Mais ne t'en fait pas, la plupart des nés-moldus ne regrettent pas leur ancien monde. Ici, c'est tellement… magique, fit elle en souriant. Et donc comment connais-tu Lily Potter ?

Alice ouvrait la bouche pour répondre mais n'en eut pas le temps. En effet, à cet instant, la porte s'ouvrit et laissa entrer un adolescent aux cheveux bruns en bataille. Celui-ci, l'air sûr de lui souriait et salua les deux Serpentards d'un hochement de tête méprisant.

-Bonjour à toi aussi Potter !, lâcha Mélodie d'un ton glacial manifestement énervé de le trouver dans son compartiment.

-Ouais salut. Je voulais juste venir chercher Alice.

Les deux filles se tournèrent vers leur cadette interrogatrice. Celle-ci en revanche soupira et s'adressa au nouveau venu d'un ton exaspéré :

-Tu veux quoi Jamie ?

-Pas grand-chose, répondit le garçon en grimaçant devant le surnom. Juste te demander la raison pour laquelle ma petite sœur est recouverte d'un liquide poisseux de couleur qui s'accroche à ses vêtements et à son visage. Ses cheveux sont également trempés. Et ses amis Circé et Lorcan sont dans le même état. Elle maintient que c'est de ta faute.

-Eh bien tu diras a ta sœur que le prochain coup qu'elle décide de se prendre la reine du monde je recommencerai. Elle est méprisante avec tout le monde et se sert de son nom pour faire tout ce qu'il lui plaît. Tout à l'heure, elle s'est incrusté dans le compartiment de mon ami Marcus ici présent et l'a tout simplement dégagé de là. Et son principal argument pour expliquer son acte était « mon père c'est Harry Potter »

-Je ne vois pas où est le problème, répondit James honnêtement. Mon père est célèbre et reconnu par tous les sorciers, nous avons parfaitement le droit de profiter de sa notoriété. Toi aussi tu devrais faire ainsi ! Annonce que tu es la nièce préférée d'Harry Potter et tout le monde sera à tes pieds.

-Harry n'est pas mon oncle et je ne veux rien devoir à personne ! Depuis des années je me débrouille seule, je tiens à ce que lorsque je serais grande je puisse dire que je ne dois ma position qu'a moi-même !

-Mais enfin, c'est stupide ! Assume qui tu es ! Tout le monde agit comme ça.

-Toi aussi ? Toi aussi tu te comporte comme si le monde t'appartenait ?

-Bien sur que oui Alice, intervint Morgane. James Potter, Malcolm Potter et la plupart des Weasley agissent ainsi. Albus est la seule exception. Sinon, tous profitent du fait que leurs parents sont des héros de guerre. Je ne sais pas exactement le lien que tu entretiens avec eux mais tu as le droit de comprendre comment ils se comportent.

Mais Alice était déjà loin. Elle avait blêmit en entendant les mots de la jeune fille et était paralysée, incapable d'émettre le moindre son. James avait remarqué et la prit par le bras.

-Eh oh ! Tu la laisse ici, protesta Mélodie. Elle voulait être avec nous elle peut y rester. Nous n'allons pas la virer simplement parce qu'elle te connaît.

-Alice Dursley, commença James d'un ton sérieux que les jeune filles ne lui connaissait pas, est ma petite cousine. Je vais simplement discuter avec elle d'affaires familiales. Promis, je vous la ramène après.

-Ne lui fais pas de mal !, ordonna Morgane.

-Tu rêve, fit son interlocuteur, son frère me tuerait.

Et sur ces paroles mystérieuses aux yeux des filles, James Potter entraîna alors sa cousine à l'extérieur du compartiment. Il la conduisit jusqu'à une petite buvette située au milieu du train. Là, il lui offrit un Mangaçide (un cocktail d'origine sorcière inventé par le né-moldu Justin Flintch-Fletchey et qui est très populaire chez les jeunes sorciers) et attendit qu'elle prenne la parole, ce qu'elle finit par faire toujours sous le choc.

-Mon frère, Malcolm. Morgane elle a dit qu'il se faisait appelé Potter. C'est vrai ?

En disant cela, elle jeta un regard implorant à son cousin. Malheureusement pour elle, celui-ci ne put que confirmer ce que la petite fille ne voulait pas admettre.

-Ouais. Désolée petit ange. L'année dernière, quand Malcolm est entré en première année, papa a accepté qu'il prenne notre nom de famille car il flippait et voulait être rassuré. Ainsi, il était apparenté à nous et ça lui facilite la vie.

-Pourquoi personne ne me l'a dit ?

-Moi je pensais que tu le savais. Mais tout de suite, j'étais avec Hugo et Malcolm, et Hugo nous a dit qu'il pensait que tu ne savais rien. Malcolm a admis qu'il t'avait rien dit. C'est ce que j'étais venu te dire. Hugo soutenait que ce serait mieux si tu étais au courant.

-J'aurais préféré l'apprendre autrement.

-J'imagine. Moi ça m'aurait pas plus d'ignorer un truc pareil.

-Toi et le tact… C'est vrai ce qu'elles disaient les filles ? Que Malcolm aussi il profite du nom des Potter pour en abuser ?

-Oui c'est vrai. Mais faut nous comprendre Alice. Tu as tout le monde qui nous regarde avec admiration. C'est trippant ! Après je dois t'avouer que parfois c'est chiant car tout le monde nous compare avec mon père. Mais bon, on fait avec. Moi c'est pour ça que je fais autant de farces, je veux qu'on me reconnaisse pour moi pas pour mon nom.

-Mais tu profites quand même des avantages de ton nom !

-C'est normal. Tu aurais fait pareil je pense. Tu vois, ajouta-t-il avec un sourire complice, moi aussi j'aurais fait un bon Serpentard.

-C'est pas encore fait, sourit-elle. Rappelle-toi, 2 gallions.

-C'est du vol.

En effet, James avait parié avec son frère Albus, sa sœur Lily et son cousin Malcolm de la maison dans laquelle se retrouverait la petite Dursley. Malcolm était persuadé que sa sœur le rejoindrait à Gryffondor. Albus tenant compte du génie de sa cousine avait parié sur Serdaigle tandis que James connaissant son talent pour la manipulation misait sur Serpentard. Enfin, Lily avait choisi Poufsouffle car après tout disait-elle, que sa cousine soit doué dans le monde moldu ne signifiait pas qu'elle aurait les mêmes prédispositions pour le monde sorcier. Chacun d'eux avait misé un gallion. Malheureusement pour eux, Alice grâce à Hugo avait appris l'existence de ce pari et avait convaincu (en menaçant de les dénoncer) ses deux cousins de lui refiler une partie de la mise en cas de victoire. Finalement, elle en avait déduit qu'il serait plus avantageux de se retrouver à Serdaigle où elle empocherait 1 gallion ou bien à Serpentard auquel cas James lui donnerait deux gallions.

-Tu l'as dit cousin, je suis une manipulatrice bonne pour Serpentard.

Sur ces mots, elle se retourna, prête à retourner à son compartiment. James lui emboîta le pas.

-Tu sais Jamie, merci beaucoup d'être venu me prévenir. Maintenant, je dois t'avouer que je suis un peu secouée par ce que je viens d'apprendre. Il faut à mon tour que je te dise quelque chose. Je ne sais pas où je me retrouverai. Je n'ai rien contre les différentes maisons mais, tu sais, je préférerais éviter Gryffondor. En tout cas, j'ai conscience que je ne parviendrai pas à étouffer mes liens de parenté avec vous du fait de mes profonds désaccords avec ta sœur. Cependant, Malcolm a choisit son camp. Je voudrai que tu lui fasses passer un message. Tu es d'accord ? (James acquiesça) Il faut que tu lui dises que je ne veux pas qu'il m'approche. (James ouvrir la bouche horrifié comme pour répondre mais d'un geste Alice le fit taire.) Je ne veux pas que les gens apprennent qu'il est mon frère. Il a décidé d'être un Potter qu'il assume.

-Mais enfin, protesta James, c'est ton frère !

-Et alors ? Ca doit bien faire un mois qu'il ne m'a pas adressé la parole. Il m'a ignoré pendant toute l'année dernière. Je me suis inquiétée pour lui moi !

-Ouais d'accord… Mais quand même, tu ne peux pas nier 10 ans de relations fraternelles.

-Promets !, l'implora-t-elle. S'il te plait Jamie.

-Je promets que je ferai passer le message, céda James.

-Merci cousin !

-Cependant, je persiste à dire qu'il s'agit d'une erreur. Je suppose que tu n'accepteras pas de venir dans notre compartiment ?

-Non ! Je reste avec Marcus et les filles.

-Comme tu voudras petit ange. Tu retrouveras ton chemin ?

-T'inquiètes Jamie ! Mais arrêtes de m'appeler ainsi s'il te plait, c'est Alex qui fait ça… Et il va me manquer beaucoup, ajouta-t-elle après une courte pause.

-Ok, mais arrêtes de m'appeler Jamie. Comment veux-tu que je reste craint et respecté avec un surnom comme ça.

-J'essaierai.

-Bon aller, Salut.

Il lui fit signe. De son côté, la petite fille se referma et laissa quelques larmes coulées sur ses joues. Elle n'avait pas menti, ses frères et son père allait beaucoup lui manquer. En particulier Alexander avec qui elle entretenait une relation très fusionnelle. Toutefois, Alice devait admettre que ces derniers temps, elle ne savait trop comment se comporter avec lui. Comment devait-il accepter sa nouvelle situation ? Lui en voulait-il ? Il lui avait dit que non mais il avait pu mentir. Au moins Malcolm allait être soulagé de ne pas avoir à la supporter à l'école. Il avait été suffisamment énervé d'apprendre qu'elle était elle aussi magique. Enfin, une dernière question subsistait dans son esprit directement liés aux mots que sa cousine avait prononcé quelques mois auparavant : « Tes frères te détestent » ; « Qui voudrait t'avoir comme sœur ? ». La rouquine avait-elle menti ? Les ainés d'Alice la détestaient-ils vraiment ? La blondinette ne savait trop comment répondre. Une chose était sûre : elle allait devoir apprendre à vivre dans cet univers sorcier au moins jusqu'à savoir ce qu'elle voudrait faire. La petite fille essuya ses larmes et se remit en route vers son compartiment. Première étape : rejoindre Serpentard pour d'une part bien énerver ses cousins et d'autre part car cette maison semblait être vraiment fun.


Vous voici arrivés à la fin du chapitre 1. J'espère qu'il vous aura plus. Si c'est le cas (et même si ce n'est pas le cas), n'hésitez pas à laisser un message pour me donner votre avis.

Alors que ce passera-t-il par la suite? Alice ira-t-elle à Serpentard? Se réconcillera-t-elle avec Malcolm? Marcus et elle resteront-ils amis.

La suite dans deux semaine avec le chapitre 2.

Encore une fois Bienvenue à Poudlard.