Et non vous ne rêvez pas ! Enfin un nouveau chapitre à cette fiction. (Je vous l'avais dit qu'elle n'était pas abandonnée.)
Pour savoir le pourquoi du comment de pourquoi j'ai fait une pause dans cette histoire, c'est ici (attention pavé), sinon saute quelques lignes, l'histoire est plus bas (en plus, c'est pas intéressant, je raconte ma vie).
Plus sérieusement, j'avais un peu perdu l'envie d'écrire cette histoire. J'écrivais encore de temps à autre, ceux qui me suivent ont dû voir mes OS (il faudrait d'ailleurs que je remette au propre mes trois OS à venir) mais je n'avais plus vraiment la motivation de me remettre sur cette histoire, et ce, pour plusieurs raisons.
* Tout d'abord, j'avais perdu confiance en mes capacités. J'écris depuis des années, pour moi. Il y a trois ans, après avoir lu un certain nombre de fictions, je me suis dit que j'allais partager mes écrits. Ce que je voulais, c'était vous faire lire mes histoires, celles qui trottent dans ma tête depuis un moment, mais aussi, être lue, je l'avoue. Sauf que, passé les premiers chapitres où j'avais quelques retours, j'en ai beaucoup moins eu. Avant de poster mes écrits, j'avais l'habitude de ne poster des reviews que lorsque j'avais un coup de cœur, je comprends donc que ce n'est pas forcément quelque chose auquel on pense quand on est lecteur, cependant, j'avais eu vos retours au début qui me disait ce que vous aimiez et ce que vous aimiez moins. Je m'y étais habituée et lorsque vous avez arrêté, j'ai cru que mon histoire, que mon style d'écriture ne vous convenait plus, que c'était mauvais.
* Et cela rejoint ma seconde raison. BAP est une histoire à laquelle je tiens particulièrement. Je n'ai pas envie de la bâcler. Mais en même temps, j'ai parfaitement conscience qu'elle n'est pas au niveau des grandes fics françaises (et autre, mais je ne lis que les traductions donc je connais moins) de ce site. Je sais grosso modo où je veux aller pour les trois prochaines années (de mes personnages) mais il n'y aura pas vraiment de grandes causes. Pas de grands arcs enflammés comme le fait si bien Magouille dans Vlad Kemenov et la vengeance des Potter (si vous ne connaissez pas et que vous avez quatre ou cinq heures devant vous allez jeter un œil ça vaut le détour), pas d'histoire complexe et bien mené comme le fait Wildside dans Harry Potter, ou l'histoire du garçon oublié, pas de … (on peut continuer longtemps). J'ai pris conscience de ce que je refusais de voir. Mon histoire est médiocre, et, comme certains l'ont souligné, il n'y a rien d'original : une née moldue à Serpentard, les Serpentards mal-aimé, les nés moldus rejetés, une rivale peste, …
* Enfin, la dernière raison est ce chapitre. Il était horrible à écrire ! Je savais pertinemment ce que je voulais mettre dedans, mais alors le faire, c'était une horreur. Je ne savais pas comment je voulais m'y prendre. J'ai des parties entières qui ne sont pas parues car pas intéressante. J'en étais à un point que j'avais commencé à écrire le chapitre suivant tellement celui-ci me frustrait !
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Et puis, finalement, j'ai recommencé. Plusieurs personnes m'ont soutenue, certaines, sans le savoir. Le déclic a eu lieu il y a trois semaines environ. Dans mon école, on a un voyage dans le cadre de nos études (il sera malheureusement peut-être annulé, c'était l'été prochain) à organiser pour partir seul. Pour le préparer, j'ai rejoint l'atelier d'écriture (en gros, on écrit pour parler de ce qu'on va faire ou des pbs qui vont se poser). On a eu une réunion via Hangouts il y a trois semaines et ils ont été très élogieux. Ils m'ont dit qu'ils attendaient mon texte, et ont ajouté en rigolant que ça serait cool que je leur en envoie un toutes les semaines (je ne l'ai pas fait). Ça avait l'air sincère et j'ai été très touchée. Quelques jours plus tard, mon envie d'écrire s'est remise en route. Et la semaine dernière, je m'y suis remis. J'ai gardé la première page Word et j'ai viré le reste. J'ai écrit, le chapitre venait naturellement. Finalement, il fait près de 10 000 mots (en vrai juste 8 600 mais c'est beaucoup pour moi) et sera donc coupé en trois parties.
J'ai décidé que ce n'était pas grave si mon histoire n'était pas géniale. J'ai décidé que ce n'était pas grave si c'était pas original. J'ai décidé que ce n'était pas grave si tout ne vous plaisait pas. Certains points seront modifiés, certains trucs vont peut-être changer (notamment l'exclusion des Serpentards) parce que je me suis rendue compte qu'effectivement ca ne collait pas trop à ce que je veux faire. J'avais une idée d'intrigue « profonde » on va dire. Elle sera maintenue ou pas, selon que j'arrive ou non à la mettre en forme. Finalement, ça sera sûrement pour le moment une succession de passages avec ou sans intérêt que je vous partagerai.
J'espère que vous n'aurez pas mal pris ce message. Je ne l'écris pas pour me plaindre (mais si c'est comme ça qu'il sonne, pour être honnête, on a souvent l'impression que je me plains) ni pour quémander des reviews (mets en si tu le sens, ne te sens pas forcé, je ne ferai pas comme certains à prendre mon texte en otage), juste parce que je me suis dit que vous méritiez de savoir la vérité et que vous aviez le droit de savoir pourquoi il y a eu une longue interruption (et qu'il y en aura peut-être d'autres, je suis perturbée comme fille).
Fin du Blablatage, tu peux revenir.
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Bref, voici la première partie du chapitre 11. Les deux suivront au cours des deux semaines à venir. Pour le reste, je n'ai pas envie de replonger dans un rythme de publication, j'essaierai juste de ne pas attendre un an et demi avant la venue du chapitre 12. *rires*
Résumé (là aussi tu peux partir si tu as la flemme ou que tu viens de te farcir les 10 derniers chapitre (bienvenue à toi dans ce cas si tu es nouveau sur cette histoire (j'aime les parenthèses))):
Alice Dursley (voir résumé chapitre 1 du premier tome de cette histoire) fait sa rentrée à Poudlard en même temps que Lily Potter et Hugo Weasley. Elle est répartie à Serpentard (ce qui choque tout le monde parce qu'elle est née-moldue (NM)) en même temps que Marcus Salazar (un autre NM), Jonatan, Jenna et Jonas Jumala Grindelwald (des princes du Royaume Scandinave) avec qui elle se lie d'amitié. Manque de pot, elle fait un cauchemar la veille de la rentrée où elle se souvient que sa mère est morte dans un incendie qu'elle avait elle-même générée (au cours d'un braquage). Du coup, elle culpabilise et ne veut plus être une sorcière. Donc elle fout la merde pour se faire renvoyer. Le dimanche, des trucs étranges sont présents dans le château et Léopold Malefoy-Giovanni (le dernier Serpentard de première année) est persuadée que c'est Alice qui prépare un mauvais coup.
(Alice Dursley est un petit génie en mathématique et une gamine prétentieuse et un poil égocentrique)
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Je dédie ce chapitre à DragonWind, sebferga et les membres de mon atelier d'écriture sans qui ce chapitre ne serait probablement pas arrivé de sitôt. Merci à vous !
Bonne lecture à tous.
Chapitre 11 : Qui s'y frotte s'y pique.
Partie 1 : Quel bazar !
Dimanche 8 Septembre 2019.
L'enfer commença à midi douze. Tous les élèves étaient réunis dans la grande salle pour le déjeuner. Aussi, Alice avait choisi cette heure pour lancer ses plans. Les runes de protection qu'elle avait déposées à l'entrée des tours Gryffondor, Serdaigle et des cuisines se déclenchèrent, condamnant les élèves à vagabonder dans le château. Bien sûr, la fillette ignorait ou se trouvait précisément les salles communes des autres maisons, toutefois, des indications générales lui avait permis de réduire le champ de recherche et de limiter l'accès à certaines parties du château.
Cela c'était d'ailleurs révélé bien plus facile que prévu. Elle avait simplement recopié des runes de protection d'un livre à la bibliothèque. Elle avait ensuite lié une feuille de papier sur laquelle figuraient quelques calculs « expliquant » ainsi à la rune le moment où elle devrait se déclencher. Elle avait usé du même procédé pour enclencher les pièges divers qu'elle avait disséminé dans le château.
Toutefois, à l'heure H, Alice était sagement attablée à la table Serpentard en compagnie de ses amis. Elle avait bien envisagé de sécher le repas, mais Marcus n'était pas vraiment d'accord et avait requis l'aide des triplés pour conduire leur camarade jusqu'à la grande salle.
-Après tout ça fait cinq jours que tu n'as pas pris un repas complet, affirma-t-il, donc c'est mort, tu restes ici et tu manges.
L'amitié faisait des miracles. Face à ses amis, Marcus n'était plus le garçon timide qui balbutiait quand on lui parlait. Au contraire, il devenait sûr de lui et très directif. Alors, sous les regards moqueurs des triplés, Alice attrapa le plat devant elle et commença à se servir des frites et du poisson présents à l'intérieur.
Très vite les discussions reprirent entre les cinq amis sous le regard attendri de certains membres des années supérieurs.
Le repas était presque fini quand les premières victimes d'Alice se firent connaître. Un groupe de quatrième année de Gryffondor arriva en courant dans la grande salle. Les cheveux verts et les yeux rougis et en larmes, ils se ruèrent en direction de la table des professeurs. Lorsqu'ils longèrent celle des Serpentards, les élèves aperçurent également de nombreuses égratignures sur leurs bras et visages.
-Alors Grégory ! les interpella Myriam. On a peur de se promener tout seul dans les couloirs. Vous avez vu un fantôme peut-être ?
À ses mots, une bonne partie des Serpentards éclatèrent de rire. Grégory McLaggen faisait justement partie des Gryffondors intolérants dont avait parlé Maya et Ingvar au début de l'initiation et le voir en si fâcheuse posture les réjouissaient. Ce ne fut donc pas surprenant qu'ils se mettent à leur tour à commenter. Ce qui en revanche, surprit les plus jeunes, ce fut que de nombreux Poufsouffles et Serdaigles regardaient la scène en souriant voire en rigolant, semblant complètement favorable aux Serpents. Alice et Jonatan se demandèrent pourquoi. La fillette se décida à poser la question à son voisin qui après lui avoir jeté un regard mauvais l'éclaira de ses lumières.
-McLaggen est un abruti. Il fait partie des gens qui n'admettent pas la supériorité.
Alice leva les yeux au ciel et retint une remarque acerbe. C'est sûr que lui était tellement supérieur à tous les autres.
-Viens ! l'appela Jenna. On va voir ce qu'il leur est arrivé.
Ils se rapprochèrent de la table des professeurs. Là, ils virent Gregory et ses amis se plaindre bruyamment à leur directeur de maison. Et à ce qu'ils pouvaient entendre, la discussion ne se passait pas aussi bien que prévu pour les Gryffondors.
-Mais enfin, vous ne comprenez pas ce que je vous dis ?
-Je comprends très bien Mr McLaggen. Vous avez été victimes d'une mauvaise farce. Il n'est pas nécessaire de déranger toute l'école pour cela. Vous vous rendez simplement ridicules.
Rouge de colère, l'adolescent commença à faire demi-tour quand un groupe de première année entra à son tour dans la salle, mené par un préfet des Serdaigles les cheveux orange fluo.
-Professeur !
-Mr Sowald ? Que vous est-il arrivé ?
-Un attentat dans les couloirs. J'accompagnais les premières années dehors pour le montrer le terrain de Quidditch quand nous avons été attaqués par des ennemis invisibles. Des potions ont volé vers nous. Nous nous sommes immédiatement jetés à terre, mais malheureusement, nous avons tout de même été touché avec comme résultat la perte de nos chevelures respectives.
Quelques tables plus loin, Jules que les premières années de Serpentard avaient rejoint, s'esclaffait devant le ton grandiloquent du préfet. Avec un air sérieux, Paul Verne, présent également, s'empressa de l'imiter faisait repartir les plus jeunes dans l'hilarité. Finalement Lisa, qui avait repris son souffle, les reprit gentiment.
-Il est un peu bizarre c'est vrai mais il est gentil. Parait que c'est un duc ou je sais pas quoi. Il a donc été habitué à parler comme ça toute sa vie, c'est pas sa faute. En attendant, ça fait bizarre de le voir comme ça.
-C'est horrible ! s'exclama une fillette à côté d'eux.
-Ne t'inquiète pas Mafalda, tenta de la rassurer Jules. Ça n'a pas l'air bien violent
-Pas bien violent ! Emma et Laura sont recouvertes de cette substance colorée. Leurs affaires ont aussi été touchée ! Et Philipus, leur préfet, a eu beau essayer, il n'a pas réussi à faire disparaître la potion.
-Ça a l'air marrant ! Et en plus ça partira forcement a un moment ou un autre.
-Je préfère rentrer. Tu veux bien me raccompagner à la salle commune s'il te plaît ?
-Oui bien sûr, pas de problème. Je devais écrire une lettre à mes parents de toute manière. Je vous rejoins plus tard les amis ! J'ai l'intention de découvrir les secrets de ces attaques.
-Tu as trop vu de policiers mon pauvre Jules, se moqua Alice. Tu veux devenir le nouveau Sherlock Holmes ?
-Et pourquoi pas Miss Je-Viens-Pas-En-Cours ?
-Les professeurs doivent déjà avoir une piste. Ils n'ont pas besoin d'un gamin de première année qui veut jouer les détectives.
Effectivement, les adultes avaient déjà une petite idée sur l'idée des coupables. Depuis quelques minutes, ils observaient attentivement James Potter et Fred Weasley qui rigolaient à la table des Gryffondors.
-Tu verras bien. Je vais enquêter cet après-midi avec Lucas et nous trouverons ce qui se passe.
Un sourire malicieux prit place sur le visage d'Alice.
-Tu veux parier ?
-Sur quoi ?
-Sur le fait que l'équipe Serpentard comprendra avant les équipes Poufsouffle, Serdaigle et Gryffondor ce qui se passe.
-Mais on est que deux ! se plaignit le garçon. Et en plus, je ne sais même pas si Lucas sera d'accord.
-Je peux t'aider si tu veux, intervint Elfric Travers, un de ses camarades assis à côté de lui. D'ailleurs, je suis sûr que plusieurs de nos camarades voudrait bien participer eux aussi. On n'a rien à faire de toute manière cette après-midi. Ça nous occupera et on visitera le château en même temps.
-Marché conclu ! L'équipe Poufsouffle participera. Et les équipes perdantes auront un gage.
Et sur ces quelques mots, il sortit de la grande salle, accompagné par Mafalda Plumpton et Elfric Travers en direction de la salle commune des Poufsouffles. Jonas se tourna alors vers ses camarades et avec un grand sourire leur proposa :
-Et si nous aussi on allait voir ce qui se passe ?
-Allons-y ! s'exclama Marcus. Paul, Lisa on vous laisse prévenir Katie.
-Mais on n'a jamais dit qu'on participerait, objecta Lisa.
Trop tard, tout le monde était déjà part. Il ne restait plus au Serdaigles qu'à participer, comme tout le monde.
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-Par où est-ce qu'on commence ? demandait Jonas.
-Allons par-là ! décida sa sœur. Je veux voir le couloir des portraits.
Elle s'engagea alors dans les escaliers, décidée à joindre le troisième étage, suivi par ses camarades. La fillette menait la petite bande avec certitude. C'était quand même plus simple de se déplacer quand on connaissait le château ! Autant la semaine dernière les déplacements de salle en salle s'étaient révélé ardu autant cela était beaucoup plus simple depuis la veille.
Comme promis, les Serpentards avaient fait visiter le château à leurs benjamins. Les deuxièmes années avaient organisé une chasse au trésor afin de familiariser les plus jeunes avec les différents couloirs. Alice avait été fortement incitée à participer et tous avaient pu découvrir l'intérieur du bâtiment. Malheureusement, la pluie qui avait arrosé l'école toute la journée les avait empêchés de profiter du parc et du terrain de Quidditch.
-Attention !
Interpellés par le cri de Jonas, tous s'étaient tourné, cherchant à en comprendre la raison. Toutefois, ils ne furent pas assez rapides et furent rapidement atteints par des jets d'eau.
-Que se passe-t-il ?
-Mais c'est une armure ?
Effectivement, Marcus avait raison. Armées d'un pistolet à eau, les armures qui encadraient l'entrée du couloir avaient commencé à les asperger.
-Avançons ! lança Jonatan. Elles ne pourront sûrement pas nous suivre.
Cependant, en se dépêchant, les enfants ne firent pas attention à l'endroit où ils mirent leurs pieds et Marcus trébucha sur un fil qui traînait. Aussitôt, un sifflement aigu retentit et le plafond sembla s'effondrer sur eux. Les enfants se mirent à courir alors que ce qui ressemblait à un drap se détacha du plafond, les recouvrant de farine.
-Berk, se plaignit Jenna, on est dégoutants.
Effectivement, la farine s'était collée à leur corps à cause de l'eau précédemment déposée sur eux.
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De son côté, Jules n'avait jamais pu rejoindre la salle commune des Poufsouffles. Alors que lui, Elfric et Mafalda allaient atteindre la salle des tonneaux, ils furent bloqués. Ils étaient au bon endroit, ils voyaient les tonneaux devant eux qui semblaient les narguer, mais impossible de dépasser le porche.
-Qu'est-ce qu'on fait ? demanda-t-il à ses camarades. Vous préférez rester ici ou retourner dans le hall ?
-On a qu'à retourner à la grande salle, suggéra la fillette. On trouvera sûrement un professeur qui résoudra le problème.
Cependant, alors qu'ils rejoignaient le hall, un autre chemin leur était barré, les forçant à emprunter un autre couloir.
-Courez !
Les Poufsouffles se tournèrent vers la source du bruit et virent Hugo et Léopold courir vers eux. Les deux enfants, recouverts d'une substance translucide et orange fuyaient le premier couloir et s'engagèrent dans un deuxième.
D'abord perplexe, Elfric se mit lui aussi à courir quand un œuf l'atteignit à la tête. Ses camarades lui emboîtèrent le pas quand ils aperçurent Peeves, un panier à la main se préparer à viser de nouveau.
Cinq minutes plus tard, les enfants purent enfin s'arrêter et reprendre leur souffle. Ils avaient couru et couru, s'engageant dans des couloirs, bifurquant et en empruntant de nouveaux quand les premiers s'avéraient bloqués. Léopold saignait du nez. Il était celui qui menait les autres et c'était pris de plein fouet ce qui bloquait les couloirs. Ensuite, Hugo avait pris le leadership. Très observateur, le jeune Serdaigle avait remarqué une tâche bleue présente à l'entrée des pièces et couloirs inaccessibles. Leur course avait donc été interrompue de pauses pour vérifier la présence de l'indicateur. Et bien entendu, Peeves les avait rattrapés. Et bien entendu, l'esprit frappeur avait frappé. Il avait dû changer de panier en cours de route, car ce n'était pas des œufs qui les avaient finalement atteints mais des boules de plastiques remplies d'eau colorée. Désormais couvert de bleu, de jaune, de vert et d'orange, les gamins n'étaient plus intéressants pour Peeves qui était parti à la recherche de nouvelles victimes.
-Où sont Lorcan et Lysander ? demanda finalement Hugo en ne voyant pas ses amis.
-Lysander n'avait pas l'air perturbé plus que ça par ce qui se passait, répondit Léopold. Lorcan a dû rester pour surveiller son frère.
Effectivement, connaissant le besoin de protection maladive qu'éprouvait Lorcan pour son jumeau, c'était très probable.
-Finalement, reprit Mafalda, tu avais raison Jules, ce n'était pas méchant. Il n'y avait pas de raison d'avoir peur et c'est même plutôt amusant.
-Je te l'avais dit. En plus, ce n'était que des bombes à eau et un peu de peinture. Ça partira avec une bonne douche.
-N'empêche, annonça Léopold tout en se tenant le nez, Dursley me le paiera.
-Dursley, comme Alice Dursley ? demanda le né-moldu du groupe.
-Oui. Je suis sûr que c'est elle qui a organisé cela.
-Sois logique deux minutes, intervint Elfric Elle n'aurait pas pu imaginer tout cela. C'est une née-moldue.
-Hé !
-Ne le prends pas mal Jules, ce n'est pas contre vous. Toutefois, vous ne connaissez rien à la magie, mettre un château sans dessus-dessous ce n'est pas dans vos cordes.
-En es-tu vraiment sûr ? Pour l'instant, à part le truc qui bloque les portes, rien n'était magique. C'étaient juste des bombes à eau lancé par le fantôme qui adore embêter le monde.
-De plus, reprit Léopold, toutes ces « bombes à eau » ont encombré notre dortoir pendant toute la semaine. Et pour le blocage des portes, j'ai ma petite idée.
Sur ces mots, il s'approcha du couloir et se baissa. Il tenta prudemment de mettre la main sur la tâche bleue, mais fut repoussé. Cependant, il vit un dessin briller en même temps que sa main senti une force la balayer.
-C'est une rune, expliqua-t-il. Ma mère en avait mis autour des pièces où on n'avait pas le droit d'aller quand on était petit. Il y en avait à l'entrée du laboratoire de potion par exemple. Le principe de celle-ci c'est de protéger des lieux. Après, on peut ajouter des conditions mais je doute que Dursley en soit capable.
-Mais comment elle aurait appris ça ? s'étonna Mafalda. C'est une née-moldue.
-Mais arrêtez de nous prendre pour des incapables !
-Comme l'a dit Elfric, reprit-elle comme si elle n'avait pas interrompu. Ce n'est pas chez les moldus qu'elle a pu l'apprendre.
-Les Jumala en ont dessinés dans notre dortoir la semaine dernière. Dursley a dû se renseigner dessus.
-Du coup ça veut dire qu'on a tout compris, s'exclama Jules enjoué. On a gagné !
-Jules a parié que l'équipe Poufsouffle comprendrait avant celles des autres maisons ce qui se passait, expliqua Mafalda aux autres garçons. Sauf que tu oublies qu'Alice fait partie de l'équipe Serpentard.
-Certes, mais si Marcus et les blonds n'ont pas capté, on a gagné. Allons voir dans le hall s'ils y sont. Je veux leur dire qu'on a compris.
-Quant à nous, annonça Hugo, nous allons tenter de retrouver les jumeaux.
Chacun des groupes commença à partir de son côté quand Jules se retourna, soucieux, vers Léopold.
-Je sais que tu n'aimes pas beaucoup Alice mais, est-ce que tu vas la dénoncer ?
Le Serpentard le regarda fixement avant de ricaner.
-Ne t'en fais pas, je ne dirai rien pour l'instant. Je trouve moi aussi la situation assez amusante. Je suis curieux de savoir combien de temps la petite née-moldue tiendra avant que l'équipe éducative ne découvre la vérité.
(A suivre...)
Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui ! (Et oui, c'est tout, faut dire que 33% de ce chapitre est composé de mon blabla de début de chapitre, ce qui a pas mal augmenté le nombre de mot, on ne va pas se mentir.
La suite la semaine prochaine. (Promis !)
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P.S.1: J'espère qu'il n'y a pas trop de fautes, j'ai essayé d'enlever le maximum mais il en reste peut-être (si c'est le cas, avez-vous un autre correcteur, là j'ai utilisé celui de Word + Scribens (très chiant d'ailleurs de copier-coller tout mon texte petits bouts par petits bouts)).
P.S.2: Au passage, quelqu'un saurait-il comment on accorde le terme « première année » ? Je m'arrache les cheveux à chaque fois que mon correcteur me refuse le groupe nominal « Les première année »
