Salut salut, voici venir la troisième et dernière partie du chapitre 11. J'esprèe qu'elle vous plaira.

Bonne lecture à tous.


Chapitre 11 : Qui s'y frotte s'y pique.


Partie 3 : Résolution du problème et Punition.

-Miss Dursley, je ne sais pas si vous saisissez bien ce qui se passe.

-Si, si très bien.

-Et moi je n'en suis pas sûr. Vous avez mis un bazar monstre dans le château.

-Pas tout le château, faut pas exagérer, je me suis concentré sur les quatre premiers étages et je n'ai même pas touché à toutes les parties de ces étages. J'ai pas mis les pieds dans les salles de classe par exemple.

-Une partie des élèves a dû se rendre à l'infirmerie pour être soignée.

-S'ils ne regarde pas ou ils marchent aussi…

-Tout ceci aura des conséquences j'espère que vous en êtes consciente.

-Bien sûr.

Voyant qu'Alice et Wilfried Fripemine discutait gentiment de leur côté, Neville décida de rejoindre Blaise qui était sorti dans le couloir attendre l'arrivée de Solenn. Celle-ci était en réunion avec le professeur McGonagall pour lui faire un compte rendu des derniers évènements.

-Pourquoi tu n'interviens pas ?

-Comment ça ?

-C'est toi son directeur de maison. C'est à toi de la convaincre d'arrêter ses bêtises.

Un sourire amusé prit place sur les lèvres de Blaise, il répondit néanmoins d'une voix sérieuse :

-Ça ne fait même pas une semaine que je la connais, pour elle je ne suis qu'un professeur comme les autres.

-Bien sûr, acquiesça Neville avec ironie, Wilfried est tellement plus proche d'elle qu'il parviendra certainement à quelque chose…

-Okay. Wilfried m'a tellement expliqué à quel point j'étais trop jeune pour diriger une maison. Il en a rajouté une couche tout à l'heure en disant que j'étais effrayant et que je n'attirais pas la sympathie des enfants. J'ai trouvé amusant de le laisser patauger quelques temps.

-Et tu ne penses pas qu'il va falloir intervenir ? Il est déjà 15h30. Je le voyais autrement mon dimanche. Je dois encore voir deux-trois trucs avec mes lions aussi j'apprécierais assez que la blague ne s'éternise pas plus. D'autant que les autres élèves doivent en avoir marre eux aussi. Je suis sûre que tu ne voudrais pas que ta protégée se mette l'ensemble de l'école à dos.

-Tu as gagné, soupira le Serpentard. Faut vraiment que t'arrêtes de trainer avec nous Neville, on est en train de déteindre sur toi.

Les deux hommes rejoignirent alors leur collègue qui était en train d'énoncer la liste des sanctions qui attendaient la fillette.

-D'abord, tu vas faire perdre 50 points à ta maison. Cela apparaitra dans ton dossier et dans ton classement.

-M'en fiche.

-Tu vas également aller en retenue. Je pense que tous tes samedis après-midi en retenue jusqu'à Halloween devrait suffire.

-M'en fous j'irais pas.

-Et cette sanction sera alourdie si tu ne me donne pas tout de suite le moyen d'ouvrir ces boites.

-Vous gênez pas surtout ! Faites-vous plaisir.

-Mais tu vas parler oui ! s'énerva finalement le professeur en l'attrapant par le col. Londubat ! Va me chercher Taylor, je veux qu'elle m'apporte du véritasérum. Crois moi Dursley, que tu le veuille ou non tu finiras par me dire ce que je veux savoir !

-Lâchez-là !

Blaise s'était exprimé d'une voix froide. Qu'il le prenne pour un imbécile et veuille prendre sa place soit, mais qu'il menace l'une de ses élèves, ça non, il ne pouvait pas le laisser passer. Et cet imprudent allait vite le comprendre.

-Wilfried, vous n'imaginez quand même pas administrer cette potion à une élève.

-Il faut bien qu'elle nous dise ce qu'elle sait.

-Il est interdit d'administrer cette potion sans une autorisation du ministère de la justice magique. De surcroit sur une enfant.

-C'est une née-moldue, elle n'est en rien protégée par cette loi. Je suis dans mon bon droit. Je suis tout à fait autorisé à faire cela. Personne ne m'en voudra.

-Si, moi. Alice Dursley est l'une de mes élèves. Née-moldue ou pas, je ne vous laisserai pas la menacer. Sortez de mon bureau sur le champ !

Devant le ton implacable de son collègue et encouragé par le professeur de botanique Wilfried Fripemine ne put qu'obtempérer. Il laissa sa place à Solenn accompagné de Flavius Carmichael. Alice jeta un regard inquiet à l'adolescent qui lui répondit d'un sourire tranquille.

-Ton préfet voulait te parler.

-Bonjour professeur. C'est moi qui ai conjuré ces boites. J'ai dupliqué une boite qui existait déjà. Toutefois, ma métamorphose n'est pas parfaite et d'ici une heure environ, tous les doublons devraient avoir disparu si ce n'est pas déjà fait.

-Je te remercie Flavius. Peux-tu m'expliquer comment tu t'es retrouvé entrainé là-dedans ? Tu dois bien te douter que cela aura des conséquences ?

-Vous allez pas le punir à ma place ?

Dommage qu'il n'ait plus besoin de lui faire avouer quelque chose se disait Blaise. Désormais elle aurait été très simple à manipuler.

-Flavius récoltera probablement une ou deux heures de retenues ainsi qu'un essai sur l'éthique dans la métamorphose. Cela dit, il ne risque rien de plus et en était forcément conscient en s'engageant là-dedans. Alors mon grand, comment-t 'es-tu retrouvé dans cette histoire ?

-J'avais dit à Alice que je lui devais un service. Elle m'a demandé quelques sorts mineurs, je les ai effectués sans lui demander plus de précision. Après tout, rien n'était vraiment dangereux : duplication, réduction, … Je ne me suis pas posé de questions.

La réponse était parfaite. Explication claire bien qu'un peu naïve, on ne pouvait pas vraiment lui reprocher quoi que ce soit.

-Je te remercie Flavius. Tu peux retourner voir tes amis. Toi aussi Neville. Maintenant qu'on sait quand va s'arrêter tout ce bazar, je pense qu'on peut s'arrêter là.

-Très bien, je te laisse. A tout à l'heure ! On dépouillera les petits papiers.

-Je ne suis pas si mal finalement, sourit Blaise. Si Solenn n'a pas trouvé je devrais m'en sortir.

Finalement, Neville les quitta, laissant le directeur des Serpentards avec son élève. Bizarrement, celle-ci n'avait pas essayé de partir. Il s'approcha d'elle et s'assit derrière son bureau.

-Tu veux un chocolat chaud ?

-Je veux bien, répondit-elle timidement.

Alice semblait vidéée. Sa crise de colère l'avait épuisée et la potion calmante augmentait son état. Elle accepta la tasse qu'un elfe de maison avait apporté. Blaise la laissa boire et réfléchir quelques minutes avant de se pencher vers elle.

-Bon, comment tu vois les choses ?

Un air perplexe lui répondit. Elle ne comprenait pas ce qu'il voulait dire. Il soupira puis s'expliqua :

-Je sais que tu veux quitter Poudlard, toute l'équipe pédagogique le sait et en tient compte. Cependant, on ne peut pas te laisser continuer ainsi toute l'année. Autant ce dimanche c'était très drôle autant si cela venait à se reproduire ça le serait beaucoup moins. Quant aux cours, tu ne peux pas continuer à les sécher sans raison. Tu n'as pas l'air de mesurer la chance que tu as d'être ici. Beaucoup d'élèves risquent de t'en vouloir. En tant que née-moldue, tu as eu ta place réservée ainsi qu'une bourse pour intégrer l'école. Certains risquent de mal le prendre de te voir gâcher ta chance quand leurs frères et sœurs aimeraient être à ta place.

-Pourquoi vous ne me renvoyez pas ?

-Je pensais que tu avais compris que ça n'était pas possible.

-Pourquoi ?

La détresse dans son regard toucha le professeur plus qu'il ne voulait bien l'admettre. Malheureusement, elle ne lui faisait manifestement pas encore assez confiance pour lui avouer ce qui l'embêtait.

-Tu as de la magie en toi Alice. Cela signifie qu'on ne peut pas le laisser vagabonder seule sans guide dans le monde moldu. Il faut que tu apprennes à la maitriser parce que sinon, tu risques de provoquer tes accidents.

Son visage se ferma instantanément. Blaise ne sut pas ce qu'il avait dit de mal. Devant lui ne se trouvait plus une gamine apeurée mais un véritable mur impassible. Il était désormais impossible d'en tirer quoi que ce soit et il en était conscient. Autant lui présenter les évènements à venir.

-Nous avons discuter avec les professeurs présents ce weekend. Demain, nous aurons une réunion avec la directrice et plusieurs professeurs. Toi tu es convoquée pour mercredi. Nous allons essayez de trouver une solution qui conviendra à tous les partis.

-Est-ce que je peux retourner à la salle commune ?

-Je vais te raccompagner.

Le trajet jusqu'à la salle commune fut pesant. Alice refusait de lâcher le moindre mot. Une fois arrivée devant le tableau gardant la salle commune, la fillette salua son professeur avant de lâcher le mot de passe et de s'engager dans le couloir des traitres. Elle le traversa en vitesse avant d'atteindre le portrait du fondateur. Portrait qui refusa de s'ouvrir.

Alice releva la tête et retint un soupir. Pour la première fois depuis quelques jours, Salazar Serpentard lui-même gardait son tableau. Marcus avait été ravi de ne pas le trouver le mercredi en rentrant de cours. Même si le fondateur ne lui avait pas fait de crasse, l'enfant se méfiait de lui. Les quatrième année qui finissaient en même temps que les première année avaient alors expliqué que le fondateur, même mort, avait autre chose à faire que de servir de gardien. Il laissait alors de temps en temps la place à un lézard qui jaugeait les nouveaux arrivants.

Malheureusement, cette-fois-ci le fondateur avait l'air décidé à reprendre sa place. L'air narquois, il ne la lâchait pas du regard, semblant la défier. Enervée par la journée qu'elle venait de passer et par les évènements qui ne s'étaient pas déroulée comme elle l'aurait voulu, Alice n'eut pas envie de céder devant lui. Elle ne baissa pas le regard, d'ailleurs, elle ne le quittait pas des yeux, attendant qu'il prenne la parole.

Ils restèrent ainsi de longues minutes et auraient pu tenir encore plus longtemps si Janus et Gladys n'étaient pas arrivés. L'adolescent était le parrain de la fillette mais celle-ci se méfiait de lui. Pourtant, il ne lui avait rien fait jusqu'à présent, il était juste froid.

-Pourquoi tu n'avances pas ? Oh ! Bonjour professeur, comment-allez-vous ?

-Bonjour professeur.

-Très bien merci à vous deux. Bonjour à vous aussi. Comment se passe votre journée ?

-Je ne sais pas si vous êtes au courant, annonça Gladys, mais ça été le bazar toute la journée dans le château.

-Vraiment ? fit le fondateur d'un ton intéressé.

-Une personne malintentionnée a décidé de piéger les couloirs. Des avions en papier, comme au ministère de la magie volait dans tous les sens, les armures aspergeaient les gens d'eau et de la peinture tombait du ciel.

Alice soupira devant la description des faits. Ce n'est pas comme si c'était grave. Il n'y avait pas eu de blessés après tout. Et puis, honnêtement, elle était en première année, si personne n'avait été capable de se défendre c'était plutôt leur faute. Cela dit, ça avait l'air d'être le cas de ces personnes. Janus avait quelques tâches de peinture sur sa chemise et il sentait l'œuf et les produits chimiques. Quant à Gladys, de nombreuses égratignures étaient présentes sur ses bras et son visage, même ses vêtements avaient quelques déchirures. Manifestement, une certaine personne s'était attirée les foudres de ses petits avions en papiers. Pourtant, elle n'en avait fabriqué que quelques-uns, concentré dans certains lieux bien particulier. Un sourire fleurit sur ses lèvres en imaginant la scène.

-Et ça te fait rire ? Ma tenue est fichue. Quand je saurais qui a fait le coup, je le lui ferais payer.

Un air étrange passa sur le visage de Janus. Il se tourna vers le fondateur et avec beaucoup de respect s'adressa à lui :

-Et bien nous allons vous laisser. Je vous souhaite une bonne soirée.

-Bonne soirée jeune Janus. A toi aussi Gladys. Bien le bonjour jeune révolutionnaire.

Sous le regard perplexe de Janus, le tableau s'ouvrit, laissant passer ses élèves. Gladys s'engouffra dans le passage, suivi par Janus puis par Alice qui tira néanmoins la langue au fondateur. Un simple sifflement lui répondit.

-Et Miss !

Alice se retourna. Gladys avait déjà disparu dans la pièce principale de la salle commune. Seul restait Janus qui lui faisait face.

-Je ne t'aime pas beaucoup pour être honnête. Cependant, je suis ton parrain et je vais te donner quelques conseils. Tout d'abord, sois respectueuse avec notre fondateur. Tu ne vois peut-être qu'un tableau mais c'était un grand sorcier. Même sous sa forme actuelle il serait capable de te faire beaucoup de mal, sois en sûre. Ensuite, sois respectueuse avec les autres élèves et en particulier tes aînés de Serpentard. On a déjà dû te le dire mais ton statut de née-moldue te met en danger.

-Lors de l'initiation, les préfets nous ont dit que Serpentard n'en voulait pas aux nés-moldus.

-Lui peut être pas, nous par contre c'est une autre histoire. Toutes les familles ne sont pas aussi ouvertes que celle de Morgane ou Flavius. Pour d'autres, les nés-moldus n'ont rien à faire à Poudlard et encore moins à Serpentard, et les politiques du ministère n'arrangent en rien les choses.

-Tu en penses quoi toi ?

Etonné, le garçon mit quelques instants avant de réagir. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle mette les pieds dans le plat.

-Je pense qu'en tant que née-moldue, tu nous es inférieure. Malgré les aides qui vous sont apportés, vous ne serez jamais à égalité avec nous. Après, d'individu à individu, je n'ai rien contre toi. Du moins, je n'ai pas grand-chose contre toi. Je dirai que tu me fais un peu pitié. Tu es une gamine et tu as l'air d'avoir compris qu'ici n'est pas ta place. Mais bon, je ne pense pas que tu te feras virer pour autant.

-Donc, tu me vois comme une sorte de petit animal un peu perdu ? Pas égal à toi, un peu amusant à regarder et qui attire ta compassion ?

-En gros ouais.

Ça avait le mérite d'être clair. Alice ne sut que répondre à ça.

-J'en arrive à mon dernier point. Maintenant que t'es là assume ton rôle. On n'a pas voulu de toi et tu ne veux pas être ici. Sauf que tu es là, avec nous à Serpentard. Nous sommes la maison de la grandeur, nous devons maintenir notre réputation. Alors tes conneries, tu arrêtes. Sécher les cours et te plaindre sans arrêt, ça gonfle tout le monde, et là, même ceux qui pensent que les moldus sont géniaux vont commencer à en avoir marre. Serpentard c'est l'excellence, tant académique que dans le comportement. C'est un honneur d'y entrer mais maintenant faut que tu assures.

-Je vais y réfléchir…

-Tu as intérêt. Je vais être honnête, même moi je ne sais pas ce qu'il peut arriver si tu continues comme ça.

-C'est tout ?

-Non, je voulais te dire un dernier truc. Même si tu n'es pas une vraie sorcière, même si tu … Bref, tu m'as compris. Les cours d'Arithmancie hier et le tout aujourd'hui, ça c'était cool. Tu as que dalle de magie et tu es en première année mais je dois avouer que ça c'était au niveau. Bien jouée gamine !

Et sur ce, il la laissa en plan. Elle rejoignit son dortoir et s'allongea sur son lit. C'était assez inattendu comme conversation. Une bonne leçon de morale et … était-ce un encouragement ? En tout cas, une chose était sûre, les opinions sur ce qu'elle avait fait étaient assez mitigées. Gladys ignorait que c'était elle et allait lui en vouloir, Janus était au courant et paraissait impressionné.

-Alice, tu dors ?

Jenna venait de passer timidement la tête dans le dortoir. Sa camarde se raidit. La princesse devait lui en vouloir de leur avait cacher la vérité. Devait-elle faire semblant de dormir pour éviter les problèmes ?

-Je sais que tu ne dors pas, ne simule pas, fit Jonas qui venait de passer sa tête à son tour. Et, … t'inquiète pas, bêta, on en parlera plus tard. En attendant, je suis crevé, tu veux venir faire la sieste avec nous ? Grincheux n'est pas là !

Alice hésita avant d'accepter. Elle rejoignit les garçons dans la chambre d'à côté. Jonatan était déjà installé dans son lit, somnolant à moitié. Marcus lisait l'Histoire de Poudlard – il ne quittait plus ce livre – à côté de lui, éclairé par une lampe torche. Les trois autres enfants s'installèrent. Aussitôt, les triplés se collèrent et s'endormirent.

-Ils dorment très mal depuis qu'ils ont été séparé, commenta Marcus.

Dans l'obscurité, personne ne put voir Alice rougir. Elle avait vraiment été une mauvaise amie, se concentrant sur ses problèmes et oubliant ceux des autres.

-Tu devrais dormir toi aussi Alice. Nous avons rendez-vous vers 19h pour le repas – nous le prendrons dans la salle commune ce soir. Sois sans crainte, je vous réveillerai. Mais dors un peu, tu en as besoin.

-Il est quelle heure ?

-Quatre heure et quart. Je vous réveille vers six heures, ça te va ? Comme ça vous aurez le temps d'émerger avant le repas. On fera une partie de bataille explosive si tu veux. Je suis très fort à ce petit jeu tu sais ?

Bercée par les paroles de son ami, Alice s'endormit à son tour. Pour la première fois depuis plusieurs jours, elle allait profiter d'un bon repos – mal mérité certes – mais sans cauchemar.

(A suivre ...)


Comme je l'ai dit, c'était la dernière partie de ce chapitre. Je ne sais pas quand sortira le prochain. Il est commencé mais comme il sera long, je pense qu'il faudra un peu de temps (surtout que les partiels arrivent).

Sinon, j'ai pensé (on m'a soufflé l'idée dans les review) de faire des petits bonus de temps en temps sur d'autres personnages ou bien sur le passé. Je ne sais pas si ca serait intéressant. J'en ai commencé un sur Lily, je vais peut-être essayer et voir si ca vous plait.