- Hello vous ! Shade toujours là :D
-Et Kay, pour votre plaisir (ou pas XD)
-Et Serpenta pour sa superbe correction :D
-Et pour votre plus grand plaisir, un nouveau chapitre :D
-On espère que la suite va vous plaira comme d'habitude !
-Bonne lecture et savourez bien ces derniers chapitres 3
-Et surtout love sur vous 3
Chapitre 18.
Harry avait aussitôt tenté d'avoir autant de preuves que possible. Il avait demandé des certificats de blessures à Hermione mais aussi au docteur Robinson sur son état de santé. Il les avait aussi implorés de l'invalider pour l'audience. Il avait ensuite sorti tous les rapports de son équipe sur le sauvetage de Drago. Mais il n'était pas sûr que cela soit assez. Il devait trouver autre chose.
Il avait longuement hésité et avait fini par appeler Ron pour lui donner rendez-vous dans un salon de thé un peu à l'écart, non loin de son travail. Il n'était pas sûr qu'il allait l'aider mais il devait tenter. Il allait tout faire pour sauver Drago.
Le roux était déjà là lorsqu'il arriva, installé à une table, avec une tasse de thé et des gâteaux. Harry se dirigea immédiatement vers lui, l'air grave et prit place en face de lui.
— Merci d'être venu.
— Je suis content que tu m'aies contacté, rassura Ron. Tu veux un truc ?
— Oui. J'ai besoin d'aide. Enfin Drago. Tu peux m'aider ? Tu as sous-entendu que tu t'entendais bien avec le Ministre la dernière fois.
Ron fronça les sourcils, réfléchissant, étonné de le voir si direct et finit par répondre.
— Oui, nous avons des relations cordiales, pourquoi ?
— Il veut que Drago subisse un procès. Il n'en est pas question. Alors je dois trouver autant de preuves que possible pour dire que Drago n'est pas un mangemort ou quoique ce soit, pour qu'il soit épargné.
— Oh, je vois. Il veut sauver les apparences, comprit immédiatement Ron. Quel juge a-t-il attribué à ce dossier ?
— Marpin. Il m'a assuré qu'il serait indulgent, mais je n'en suis pas sûr…
— Je connais bien Marpin, j'irai le voir. Je lui ai rendu pas mal de services, reprit Ron en réfléchissant. Qu'as-tu réuni comme preuves ? Tu as son dossier ?
Harry hésita une seconde avant de le sortir de sa veste et Ron commença aussitôt à le feuilleter.
— J'ai tout ce qui est médical. Les rapports de mon équipe. Mais je ne sais pas quoi ajouter d'autre.
— Ah, c'est bien, ça, souffla Ron en trouvant le papier du psychomage. Grâce à ça, il n'aura pas à être présent.
Il fit une pause pour parcourir rapidement les rapports des aurors, vu qu'il ne connaissait rien des circonstances dans lesquelles Drago avait été trouvé.
— Tu peux y mettre les dépositions des mangemorts trouvés. Le fait qu'ils aient voulu tuer un homme supposé être des leurs va innocenter Drago.
— Je ne suis pas sûr que…. qu'ils soient très coopératifs avec moi.
— Mets les témoignages déjà obtenus, ton équipe a dû les consigner non ? J'ai cru lire qu'ils avaient prévu de le tuer pour un sort.
— Oui. D'accord. Je peux avoir ça. Et oui, il est toujours sous le sort. Mais il devrait bientôt en être délivré.
— Il faudrait un rapport complet sur ce sort, ce qu'il fait et le temps mis à l'en délivrer. Il a l'air d'avoir sacrément souffert, ça va jouer en sa faveur.
L'entendre rappeler ce que Drago avait subi fit ressortir la culpabilité de Harry qui baissa la tête.
— D'accord.
— Pourquoi d'un coup ? demanda soudain Ron qui observait les dates des documents. Vous l'avez trouvé il y a plusieurs mois.
— Je crois que… Il est possible qu'on ait eu une altercation alors qu'on se promenait dehors. Avec une femme. Qui a accusé Drago d'avoir tué sa fille. Le ton est monté et je l'ai peut-être plus ou moins incitée à porter plainte en pensant que cela n'allait pas aboutir… Je suppose que le reste, sont des amis ou des proches voire même des connaissances qui ont fait de même. Les gens ont toujours aimé dire du mal des Malefoy.
— Je vais essayer de retrouver la plainte et découvrir ce qui est vraiment arrivé à la fille de cette femme. On ajoutera le rapport d'enquête qui doit exister au dossier.
— Tu ferais ça ? s'étonna Harry.
— Ça ne me parait pas bien compliqué, assura Ron avec un sourire contrit. Je vais me renseigner des charges précises retenues, ça nous permettra de mieux les contrer.
— Oui mais c'est Drago. Tu ne l'as jamais porté dans ton cœur…
— Tu m'as dit que ce n'était plus Malefoy et je te crois, Harry.
Le brun ne put que froncer les sourcils avant de se sentir bizarrement soulagé, comprenant qu'il avait eu peur que Ron refuse. Alors il finit par détourner le regard, gêné.
— Merci beaucoup.
— Tu me remercieras quand on l'aura sorti de tout ça, rassura Ron avec un sourire.
— Je ne veux pas qu'il ait à subir un procès. Il n'est pas prêt à ça.
— Avec ce que tu as déjà, il n'a même pas besoin d'être présent, rappela Ron. Maintenant on va s'occuper à ce qu'il reste libre.
— On a une chance, n'est-ce pas ? demanda soudainement Harry en se penchant vers lui. Il n'ira pas en prison, Ron. Il n'en est pas question !
— On va tout faire pour que ça n'arrive pas, promit Ron.
Le brun passa une main angoissée dans ses cheveux. À la maison, il ne pouvait pas montrer sa peur qu'on lui enlève Drago, qu'il parte loin de lui mais encore plus qu'il aille en prison, dans un endroit où il retrouverait tous ceux qui l'avaient torturé. En dehors du fait que c'était injuste, Harry refusait que Drago souffre encore. Alors il s'autorisa quelques minutes à laisser sortir sa panique, son désespoir à la simple idée que Drago disparaisse.
— Hey, Harry, souffla Ron en venant poser une main sur son épaule. On va y arriver.
— Je ne vais pas tenir si on me l'enlève, avoua tout bas Harry.
— À ce point ? murmura Ron, surpris.
— Oui.
C'était un simple aveu, alors qu'Harry baissait la tête vers ses mains qui, pour lui, étaient toujours couvertes du sang de Ginny. Sans Drago, il aurait sombré depuis longtemps. C'était sa rédemption, la personne qui l'avait tiré de l'obscurité. Et il ne voulait pas retourner dans cette solitude sombre et effrayante.
— Tu l'aimes ?
— Qu'est-ce cela change ? attaqua aussitôt Harry avant de se reprendre. Je n'en sais rien… C'est compliqué et étrange.
— C'est que c'est surprenant, répondit honnêtement Ron. Déjà que tu le protèges mais si en plus tu l'aimes. Il doit avoir vraiment beaucoup changé.
— Ce n'est même pas la même personne pour moi. Tout comme je ne suis plus celui de Poudlard.
— D'accord.
Ron n'était pas certain de comprendre mais il ne dit rien, préférant croire Harry.
— Ne t'en fais pas, il restera avec toi.
— S'ils imposent un procès, on partira, décida brusquement Harry.
— Je vais t'aider pour qu'on n'en arrive pas là. Je vais déjà faire tout ce dont on a parlé et je passerai te voir, ça te va ?
— Très bien. Faisons ça. Merci.
— De rien. Ça va aller, promit Ron en refermant le dossier. Je peux le garder ?
— Oui, c'est une copie. Mais… Essaye d'être discret. Je ne veux pas que la vie de Drago soit étalée partout.
— Compte sur moi, personne ne saura.
— Je vais rentrer alors. Tiens-moi au courant dès que tu as des nouvelles, d'accord ?
— Bien sûr.
Harry hocha la tête et se leva pour s'en aller. Ron le regarda partir, soulagé que ça se soit bien passé, étrangement ravi qu'Harry lui ait demandé son aide, comme autrefois. Alors il rangea le dossier sous sa veste et quitta le café pour se mettre au travail.
Lorsqu'Harry revint chez lui, il se dirigea vers Drago et comme à chaque fois depuis les menaces qui pesait sur lui et qu'Harry rentrait, il le prenait fortement dans ses bras, son nez glissé dans son cou.
— Les choses se sont encore mal passées ? s'enquit le blond qui l'étreignit aussitôt.
— Non, non. Tout va bien.
— Tant mieux. Viens, je t'ai fait des gaufres, sourit le blond en s'éloignant pour l'entraîner vers la table.
— Non, attends, gémit Harry en le gardant contre lui.
Il en avait tellement besoin. De le sentir, là, bien portant. Avec lui. Drago caressa aussitôt son dos et ses cheveux avec tendresse, comprenant qu'Harry avait besoin de réconfort et il le lui procura avec douceur. Il embrassa tout aussi délicatement sa tempe. Harry en frémit comme touché par un bien-être qui devenait presque insupportable quand il se rendait compte que cela pourrait lui être enlevé bientôt. Il ne tolérerait pas ça. Il ne laisserait personne faire du mal à sa créature mystique et magnifique et encore moins qu'on lui prenne. Alors Harry se pencha un peu plus, pour prendre les cuisses de Drago et les faire enserrer son bassin pour se diriger vers la chambre.
Drago s'agrippa à son cou avec un petit rire, ses lèvres parcourant le visage et le cou dans des baisers légers et aériens. Harry l'allongea doucement sur la couverture pour se redresser et le contempler avec joie. Sa main vint même caresser son visage.
— Tu sais… Je ne laisserai rien t'arriver.
— Je sais, acquiesça Drago avec un sourire.
— Si… les choses tournent mal, on s'en ira. Je t'emmènerai dans un endroit qui te plaira.
— Quelles choses ?
— Non, rien, oublie. Je m'occupe de tout, assura-t-il en venant l'embrasser délicatement.
— Harry, si je peux t'aider, laisse-moi le faire.
— Qu'est-ce que tu veux faire ? s'amusa Harry en se redressant au-dessus de lui.
— Effacer tous tes tracas.
— Tu es bien trop adorable. Comment te dire non ?
— Tu ne peux pas, se réjouit Drago. Dis-moi comment faire cela !
— Embrasse-moi.
— Ça, c'est facile.
Il glissa une main sur la nuque d'Harry et se hissa sur un coude pour atteindre ses lèvres et lui offrir un baiser doux et délicat. Harry se laissa presque tomber sur lui, gémissant sans retenue. C'était si bon, si exquis. Enfin une touche de bonheur. Drago prolongea le baiser, sa main descendant pour caresser le corps contre le sien. Harry finit par faire de même, effleurant ses hanches, puis son torse, avant de revenir à son visage.
— Je peux te caresser ? S'il te plait ? demanda-t-il alors qu'il glissait déjà ses doigts sous le tee-shirt sans pourvoir s'arrêter.
— Autant que tu veux. J'adore ça, assura Drago.
Harry vint aussitôt l'embrasser pour ensuite repousser le haut. Il s'assit sur les cuisses fines pour lui retirer complétement le vêtement. Sa bouche vint ensuite recouvrir la peau pâle, suivant même certaines cicatrices de la langue. Drago soupira d'aise, le suivant des yeux, ses mains caressant les cheveux d'Harry avec la même tendresse.
— Tu es magnifique, susurra Harry en venant lécher la peau.
— C'est délicieux, répondit Drago qui le fixait avec vénération.
Harry sourit et ses mains vinrent défaire le pantalon, sa bouche ne quittant pas un instant cette peau fascinante. Il voulait tout et encore bien plus.
— Harry.
Le nom lui échappa, comme pour l'encourager. Harry jeta le pantalon loin avec le sous-vêtement, et s'assit entre les jambes de Drago pour l'admirer dans le plus simple appareil. Il passa la pulpe de ses doigts sur le velours de la peau blanche, même les nombreuses cicatrices ne gâchaient pas la beauté, au contraire. Harry les aimait presque. Car c'était devenu une peinture, quelque chose de beau qui, au final, les avait réunis. Alors Harry retourna lécher celle du ventre, alors que ses mains redessinaient celles de ses cuisses. Oh oui, comme il les vénérait ces cicatrices.
Drago écarquilla les yeux en le voyant faire, en observant l'expression d'Harry, en sentant ses mains sur lui. C'était chaque fois meilleur, d'une façon qu'il ne s'expliquait pas. Mais il manquait quelque chose. La chaleur d'Harry. Fort de cette conclusion, il chercha à le déshabiller à son tour pour sentir son corps. Mais Harry ne voulait pas quitter sa peau même pour enlever ses vêtements alors il décida de simplement continuer. Ses doigts se dirigèrent vers le sexe pour le rapprocher de sa bouche et pouvoir le lécher à son tour sur toute la longueur avec un grognement bas.
— Harry !
Le petit cri surpris, mais de plaisir, s'échappa de la gorge de Drago alors que son corps s'arquait doucement vers celui d'Harry qui sourit, heureux d'entendre de tels sons. Son nez vint se frotter contre quelques poils blonds du bas ventre, ses doigts continuant de masser les cuisses.
— Tu veux que j'arrête ?
— Non, encore, gémit Drago.
Le nouveau coup de langue fut la réponse d'Harry qui l'invita à écarter un peu plus les jambes pendant qu'il s'amusait à le lécher tout entier, comme les glaces que Drago aimait tant. Il sentit l'érection de Drago grandir sous sa langue et cela le rendait encore un peu plus fou. C'était comme ça que Drago était le mieux, dans son lit, excité par ses soins et fournissant des sons tous plus délectables les uns des autres. Oui, ainsi Harry savait qu'il était toujours avec lui et qu'il allait bien.
Drago geignit, ouvrant les cuisses pour lui laisser toute la place dont il avait besoin, les doigts entremêlés aux cheveux, alors qu'il essayait encore d'enlever un vêtement, parfois, de plus en plus maladroitement. Harry laissa le plaisir monter, le prenant en bouche pour aspirer son désir et l'entendre encore. Au bout d'un moment, il finit toutefois par laisser la place à sa main, continuant de le caresser alors que sa langue dérivait plus bas pour le caresser avec ses autres doigts. Il voulait le rendre fou. Cela sembla marcher et ce fut immédiat au vu des gémissements que Drago laissait échapper, de plus en plus indécents. Son corps se tortillait sous la bouche d'Harry et ses mains tiraient les vêtements, incapables de les arracher.
Harry fit rentrer lentement un doigt en lui, cherchant son point de plaisir immédiatement alors que sa bouche remontait sur l'érection, puis il s'assit enfin sur ses pieds pour fixer Drago d'ici. Oh oui, là, il était magnifique. La plus belle créature qui lui ait été donné de voir. Ses doigts continuèrent donc à lui faire du bien, le faire se tortiller un peu plus. Pourtant il eut le besoin soudain de s'assurer de quelque chose.
— Tu restes avec moi ? demanda-t-il d'une voix légère et brisée.
— Toujours, gémit Drago en ancrant son regard dans le sien.
Harry fondit sur sa bouche pour l'embrasser comme si sa vie en dépendait alors que ses doigts s'activaient un peu plus, bien décidé à le faire venir. Ce qui ne tarda pas, Drago se tortillant de plus en plus, les doigts crispés sur les vêtements. Il jouit dans un son rauque qu'il ne pensa même pas à contenir. Harry admira chacun de ses traits, l'accompagnant pour faire durer, embrassant son visage comme pour le glorifier un peu plus. Il finit par le relâcher lorsque Drago frémissait trop et s'allongea à côté de lui pour le cajoler encore. Le blond se blottit aussitôt contre lui, ses mains parvenant à aller s'accrocher dans le dos alors qu'il mêlait ses jambes à celles d'Harry.
Harry l'enlaça et lui caressa les cheveux avec tranquillité, enfin rassuré, tranquille.
— Tu vas mieux ? finit par demander Drago après un long moment.
— Oui, pardon, sourit Harry en venant lui embrasser le front.
Il tira un peu sur la couette pour le recouvrir pour qu'il n'attrape pas froid après un petit nettoyage avec les draps.
— Ne t'excuse pas. Que tu ailles mieux, c'est tout ce qui compte, souffla le blond en calant son visage dans le creux du cou d'Harry.
Le brun le caressa un peu plus avec un sourire, venant lui masser la nuque.
— Tu veux dire que je t'ai forcé ? questionna-t-il d'un ton léger.
— Tu sais que j'ai adoré, rougit Drago.
— J'aime le voir, l'entendre et que tu le dises. Cela me rassure.
— J'adore quand tu fais ça. Je peux te le dire autant de fois que tu veux.
Harry l'embrassa encore, avec un rire.
— Merci.
— Et tu peux recommencer autant de fois que tu veux, finit par ajouter Drago avec un sourire.
— Vraiment ? s'amusa Harry en le tournant sur le dos pour commencer à le chatouiller gentiment. Je vais vraiment finir par te manger tout cru.
— Non, pas de chatouilles, rigola Drago sans se dégager. Et si tu as faim, je préférerais que tu manges mes gaufres.
— J'aime ton rire, dit Harry en le recouvrant de son corps pour l'embrasser encore. Ne bouge pas, je vais nous chercher ton superbe repas.
— C'est que pour toi.
— Oh non, tu vas manger aussi, affirma Harry en se levant.
Il ne put s'empêcher de déposer un baiser sur une cuisse dévoilée avant de partir dans la cuisine chercher le butin. Drago le regarda partir et finit par s'enrouler dans la couverture pour couvrir sa nudité en attendant qu'Harry ne revienne. Le brun ne tarda pas et revint avec l'assiette, une gaufre déjà dans la bouche.
— Tu deviens vraiment très doué ! félicita Harry en venant près de lui.
— J'ai presque tout fait mais Lexi me donnait encore des conseils.
— Tu aimes bien cuisiner ?
— Oui, c'est agréable. Ça me rappelle un peu les potions.
— C'est vrai. Et tu es aussi doué. Je vais prendre du poids avec tout ça.
— Mais tu as l'air tellement heureux, se réjouit Drago en posant un baiser près de ses lèvres.
Il récolta même un peu de sucre qui s'y trouvait, du bout de la langue. Harry sourit et grogna en même temps, excité.
— Oui, alors tu vas être mis à contribution et me faire faire du sport, souffla-t-il en venant l'enlacer aussitôt.
— Du sport ?
Harry rit un peu plus, avant de venir sur lui.
—Oui, quelque chose qui te fait transpirer, qui étire tes muscles, tu es tendu après, voir même un peu dur…
Bordel, depuis combien de temps n'avait-il pas flirté comme ça ? Simplement, dans un lit, pour passer un bon moment ? C'était si agréable. Oui, Drago avait raison. Il était heureux.
— Oh ce sport, comprit Drago avec un petit rire. J'aime bien ce sport. Tu as mangé des gaufres donc il faut le faire ?
— Encore ? s'étonna un peu Harry en se redressant.
— Il n'y a que moi qui vienne de le faire, s'amusa Drago en embrassant tendrement son visage.
— C'est vrai.
— Mange tes gaufres, on verra après.
Harry sourit et finit celle qu'il avait commencée, presque avec trop d'entrain, avant de revenir contre lui. Il était incapable d'arrêter de le toucher, de le savourer alors sa bouche reprit le chemin de son cou qu'il mordilla gentiment. Cela tira un rire à Drago qui pencha la tête pour lui laisser plus d'accès tout en caressant ses épaules. Harry grogna de contentement avant de soupirer.
— Ron va venir bientôt, lâcha-t-il.
— Pour quoi faire ?
Harry hésita mais finit par ne dire qu'une demi-vérité.
— Pour parler d'une affaire.
— Tu travailles avec lui ?
— Il m'aide plutôt.
— Donc vous ne vous battez plus ?
— Non, je ne crois pas. Tu n'as donc plus à t'inquiéter, d'accord ?
— C'est bien, que tu te sois réconcilié avec ton ami.
— C'est peut-être vite dit mais oui, au moins, les choses vont mieux.
— Je suis content pour toi alors, sourit Drago en caressant son visage.
Harry lui répondit par un baiser, puis une autre caresse sur les reins.
— Cela ne te dérange pas qu'il vienne à la maison ?
— Tant qu'il ne te frappe pas, non.
— Promis ?
— Promis.
Harry et Drago étaient en train de jouer aux dames lorsqu'on frappa à la porte quelques heures plus tard.
— Bonjour, Chef, salua Eva. Je viens juste vous déposer ça.
Harry leva un sourcil et tendit la main. Elle y déposa la petite fiole de potion transparente avec un sourire contrit.
— Le potionniste a dit que cela mettrait une bonne heure à agir et risque de provoquer une gêne, au niveau de sa tête.
— Il y aura des effets secondaires ? Plusieurs doses à prendre ?
— De la fatigue, un peu, durant les 24 prochaines heures. Puis il risque de sentir sa magie comme si elle devenait plus puissante, le temps que tout redevienne normal. Une seule prise. Après ça, ce sera fini.
— Comment on peut savoir que cela a bien fonctionné ?
— Le potionniste dit que s'il a un peu mal au crâne et qu'il est capable d'exécuter un sort sans mal, c'est que ça aura marché.
— Super, grogna Harry en faisant rouler la potion dans sa main. Il est efficace au moins cet imbécile ?
— C'est un des experts à qui on a souvent fait appel ces dernières années, il est fiable.
— Ouais.
Harry ne semblait pas convaincu mais ne dit rien de plus. Il alla poser la potion sur la table avant de se tourner vers elle.
— Tu veux un café ?
C'était bien la première fois qu'il essayait d'être gentil et cordial avec un membre de son équipe sans qu'il n'y ait eu de blessés. Et Harry ne s'en rendit même pas compte. Eva, elle, haussa un sourcil, surprise et jeta un regard à l'intérieur, apercevant Drago qui était resté devant la table basse mais dessinait en attendant le retour d'Harry.
— Je ne voudrais pas déranger, Chef, finit-elle par répondre avec un sourire poli.
Harry haussa un sourcil, trouvant étrange l'idée qu'il se force pour quelque chose, lui, avant de simplement faire un café et de lui tendre. Eva finit par entrer et prit la tasse en murmurant un merci qui cachait bien son étonnement. Elle buvait la première gorgée quand Drago se leva et, après une hésitation, vint s'asseoir près de la table où ils se trouvaient, juste aux côtés d'Harry mais la regardant du coin de l'œil. Harry passa aussitôt un bras autour de ses épaules en prenant encore une gaufre avant de pousser l'assiette vers Eva.
— Je ne suis pas sûr que tu saches qui c'est. C'est Eva, une collègue.
— Tu travailles avec Harry ? murmura aussitôt Drago avec curiosité.
— Oui. C'est mon chef, acquiesça la jeune femme en prenant une gaufre.
— Oh, d'accord, sourit Drago dont la main tenait la taille d'Harry.
— Eva est très compétente en plus d'être la seule femme de mon équipe.
— Tu dois être très forte.
— Je me débrouille, assura-t-elle.
Elle observait Drago avec attention, trouvant dans son regard une innocence presque déplacée après tout ce qu'il avait subi. Mais ses yeux revenaient parfois à Harry dont l'attitude était très différente de celle qu'il avait au travail. Il était plus détendu, avait un regard doux envers Drago, elle décelait même des sourires brefs mais tendres. Elle avait du mal à reconnaître son chef, se dit-elle en mordant dans une gaufre.
— Et tu es jolie, continua Drago qui la détaillait.
Harry ne put s'empêcher de rire légèrement avant d'embrasser le front de Drago.
— Fais attention, elle a fait très mal à Phillipé lorsqu'il a dit le même chose.
Cela tendit un peu Drago à l'idée de douleur mais la jeune femme lui fit un regard rassurant.
— Phillipé est un abruti et il se moquait de moi.
— Je ne me moque pas, promit Drago.
— Alors merci, Drago.
Il se détendit, rassuré qu'elle n'essaie pas de lui faire mal et appuya sa tête contre la taille d'Harry qui lui caressa aussitôt les cheveux avec bonheur.
— C'est Drago qui a fait les gaufres.
— Elles sont délicieuses.
Drago rougit aussitôt un peu, se cachant brièvement dans le tee-shirt d'Harry avant de lui sourire en remerciement. Il avait des réactions presque enfantines aux yeux d'Eva mais il avait tellement été immergé dans la douleur que redécouvrir la douceur, le simple plaisir d'un compliment amenait ces expressions innocentes. Malgré ses souvenirs et son passé, il redécouvrait le monde comme un enfant.
— L'équipe va bien ? Vous n'avez pas encore fait de bêtises ?
— Pas de blessés. Evan et Nate sont en infiltration depuis une semaine, Kylian et Phillipé sont encore de corvée de rapport et râlent.
— Ils sont donc en forme, s'amusa Harry en venant passer sa main dans les cheveux de Drago pour lui masser le crâne.
— Comme toujours. Vous savez quand vous revenez, Chef ?
Cette fois, un éclat sombre passa dans les yeux d'Harry alors qu'il resserrait sa prise sur Drago.
— Non. Je dois régler d'abord quelque chose. Avec le Ministre.
— D'accord. N'hésitez pas si vous avez besoin d'aide.
— Ron l'aide déjà, intervint paisiblement Drago.
— Oh, c'est bien.
— Oui. Je verrai après, selon comment les choses se passent.
— Prenez votre temps, Chef, rassura Eva en posant sa tasse vide. Ça a l'air de vous faire du bien ces vacances.
— Essaierais-tu de dire que vous êtes mieux sans moi ? demanda Harry en rigolant.
— Je n'oserais pas, s'amusa Eva qui le regarda rire en cachant sa stupeur.
— C'est ça. Tu verras. J'ai dit que j'allais reprendre votre entrainement après la mission de la dernière fois. Vous allez tous souffrir.
Eva grimaça avec un sourire en coin pourtant tant la scène était surréaliste. Jamais son chef n'aurait taquiné, plaisanté ou rit avec l'un d'entre eux quelques mois auparavant. Pourtant cela arrivait réellement et elle jeta un bref coup d'œil à Drago qui n'était sans doute pas étranger à ça. Le blond fixait Harry, un sourire distrait flottant sur ses lèvres.
— C'est parce que vous nous manquiez, tenta Eva. Il nous fallait une bonne raison de vous faire venir.
— Bah voyons.
— Je vais vous laisser, finit par murmurer Eva. Merci pour le café et la gaufre. Les gourmands vont être jaloux quand je vais rentrer.
— Tant pis pour eux, assura Harry en se levant à son tour. Merci pour la potion.
— Je remercierai le potionniste.
Harry hocha la tête et l'accompagna jusqu'à la porte.
— Sois prudente.
— Ne vous en faites pas, Chef, je saurai prendre soin de moi. Au revoir.
Le blond lui adressa un signe de main et elle lui sourit, fit un dernier signe de tête à Harry avant de disparaître dans les escaliers. Après avoir fermé, Harry se retourna vers Drago, ravi.
— C'est bien, tu n'as pas eu peur, félicita-t-il.
— Elle avait l'air gentil et elle travaille avec toi. Je n'avais pas de raisons d'avoir peur, n'est-ce pas ?
— Oui mais tu as fait des beaux progrès. Avant tu aurais eu peur tout de même.
— Tu es là, souffla Drago en l'enlaçant, se cachant contre son ventre.
Harry lui caressa la tête un moment avant de prendre la potion et de l'attirer dans le canapé.
— Viens, on va enfin pouvoir te soigner.
— Me soigner ? Je ne suis pas malade.
— Je parle du sort qu'ils ont posé pour toi. Et la raison pour laquelle tu as tant souffert.
— Tu veux enlever le sort ?
— Grâce à ça, dit Harry en montrant la potion.
— Ça va me faire mal ? demanda Drago en fixant la fiole.
— Un peu. Mais tu vas retrouver ta magie.
— Elle ne me servira à rien, je n'ai plus de baguette, murmura Drago. Je ne peux pas simplement rester comme ça ?
— On peut aller te chercher une nouvelle baguette. Cela ne te manque pas ?
— Non. Je n'ai pas besoin de la magie ici.
— Tu pourrais aller où tu veux aussi.
— Je n'ai pas envie de sortir, pas sans toi.
— Et bien, on pourrait faire de la magie ensemble. Cela fait partit de toi, tu sais.
L'idée sembla plaire à Drago qui fit une moue étrange en ramenant ses pieds nus sur le canapé.
— Ça va me faire très mal ?
— Eva a dit une gêne. Mais c'est important de le faire. Je ne veux…
Harry grogna et tenta de se reprendre.
— Ils ont laissé ce sort sur toi. Ce n'est pas normal. Il faut s'en débarrasser.
— Mais il ne me fait plus rien, je vais bien.
— Non. Tu ne peux pas laisser quelqu'un avoir un tel pouvoir sur toi. Il faut enlever ce sort.
— D'accord, soupira Drago en tendant une main un peu tremblante.
Mais Harry ne lui donna pas et soupira encore.
— Je veux que tu le veuilles aussi. Je ne veux pas te forcer. Mais je ne veux pas prendre le risque que quelqu'un arrive et te tue pour récupérer la force magique que cela pourrait lui donner.
— Je me fiche de ce sort, avoua Drago en baissant le bras. Je ne veux juste pas avoir mal.
— Mais on pourrait te toucher et vouloir te blesser si on ne l'enlève pas.
— Tu as arrêté ceux qui le voulaient, non ?
— Mais d'autres pourraient apprendre pour ce sort et vouloir le finir.
— Cela me parait peu probable. Comment pourraient-ils l'apprendre ?
— Je n'en sais rien. Mais ce genre de choses se sait toujours.
— Mais le sort n'est-il pas lié à celui qui me l'a lancé ?
— Je ne sais pas et je ne veux pas prendre ce risque, avoua Harry en venant lui caresser la joue. Je ne veux plus que tu sois blessé, vraiment.
— D'accord, céda Drago. Je vais la prendre.
— Mais est-ce que toi tu es d'accord ? C'est ton choix.
— Moi, cela m'est égal, d'avoir ce sort.
— Mais pourquoi ? implora Harry sans comprendre.
— Je ne le sens pas, il ne me fait pas mal et si quelqu'un cherche à m'en faire, tu me protégeras, répondit Drago avec une foi infinie dont il ne se rendit même pas compte. Je ne vois donc pas l'intérêt d'avoir mal pour l'ôter. Mais je veux bien le faire, pour toi. Parce que toi, ça t'inquiète, ça te fait peur que j'aie ça.
Harry gémit et l'attira contre lui pour le serrer dans ses bras. C'était trop pour lui. Beaucoup trop. Drago l'enlaça avec douceur, caressant son dos sans chercher à comprendre.
—Tu m'en veux si je te demande de prendre la potion ? murmura-t-il contre ses cheveux.
— Non mais reste près de moi, d'accord ?
— Toujours. Après, les choses iront mieux.
— Ça fera mal longtemps ?
— Je ne pense pas. Mais je ne te quitte pas. Cela devrait être plus une gêne qu'une vraie douleur.
— C'est bon, je vais la prendre, répéta Drago en le serrant plus fort.
— Merci, gémit Harry, soulagé.
Il n'en pouvait plus de savoir cette épée au-dessus de la tête de Drago. Ce dernier resta blotti contre Harry un long moment, savourant sa chaleur avant de se redresser et de tendre une main, qui tremblait un peu. Harry y déposa la potion ainsi qu'un baiser léger sur ses lèvres.
— Je serai toujours là pour toi.
Drago hocha la tête mais il fixait déjà la fiole. Après une longue hésitation, il l'ouvrit de ses doigts tremblants. L'une de ses mains trouva celle d'Harry, qu'il serra avant de boire cul sec en fermant très fort les yeux. Harry l'admira, regarda son courage avec fascination, sans bouger. Il n'y eut pas de douleur comme s'y attendait Drago. Il n'y eut d'abord rien, ce qui fit qu'il rouvrit les yeux et rendit la fiole vide à Harry. Puis il y eut un bourdonnement. Cela lui emplit le crâne, peu à peu, progressivement et il finit par s'allonger, la tête sur les cuisses d'Harry en refermant les paupières.
— Essaye de dormir, proposa Harry en lui caressant les cheveux. Cela passera surement plus vite.
Les caresses lui firent du bien et il tenta de se concentrer sur cette sensation plutôt que sur la gêne de son crâne. Puis il commença à avoir chaud, très chaud et il se tortilla pour trouver de la fraicheur, soudain fatigué, abattu par ce qui lui vrillait la tête.
— Tu veux quelque chose ? demanda Harry qui ne le lâchait pas. Un verre d'eau ?
— J'ai chaud, parvint à articuler Drago.
Harry glissa aussitôt ses mains sous le tee-shirt de Drago pour lui retirer délicatement.
— Mieux ?
— Non, geignit Drago dont le corps tremblait un peu, comme sous l'effet d'une fièvre.
Harry fronça les sourcils et se redressa.
— Je vais t'emmener à la salle de bain, dit-il en le prenant dans ses bras.
— Oui, de l'eau, souffla Drago en s'accrochant à Harry, le visage caché dans son cou.
Harry le porta jusque là-bas et le mit dans la baignoire avant de lui retirer le reste de ses vêtements, pour ensuite commencer à le mouiller d'une eau tiède. Drago en gémit de bien être, tendant le visage, l'esprit comme enrobé dans du coton. Cela dura mais cessa de s'étendre, de grandir, restant à l'état de gêne un brin douloureuse. Il finit par sombrer une heure plus tard, lorsqu'Harry le porta dans le lit, encore humide et il se blottit contre lui avec un soupir douloureux.
Elle est comment leur évolution à tous les deux alors?
Love sur vous :D
