-Bijouuuuuur ici Shade :D
-Et Kay, qui vous salue aussi :D
-Et bien sûr toujours avec la géniale Serpenta qui nous corrige magnifiquement bien 3
-Ainsi que le dernier chapitre de cette fic. Ouiiii, j'ai dit le dernier XD
-Mais il y a encore l'épilogue :D On est mignonnes 3
- Adorables même, tellement qu'on va vous laisser à la lecture de ce dernier chapitre :P
-Et on vous dit à dans deux semaines pour le dernier du dernier :D
-Profitez en bien, love sur vous 3
Chapitre 20.
Le dessin avait été fait au crayon de bois, tout en nuances de gris et ne semblait pas représenter grand-chose. Il n'y avait que des pavés, qui rendaient le sol inégal, tout un pan de mur en pierre sur le devant, on devinait quelques barreaux dans le bas à droite de la feuille et juste une jambe, étendue, à demi nue, le pied sans chaussure, les vêtements en lambeaux. Comme si celui qui contemplait le dessin était à la place de celui qui avait hanté l'endroit, celui à qui appartenait la jambe.
Drago y passa ses doigts et pour la troisième fois, reposa le dessin à ses côtés, tentant de s'en détourner.
— Raconte-moi, Drago.
— Non.
La voix était étrangement ferme alors que le regard gris fuyait le dessin et l'Observateur, pour tenter de se fixer sur les fenêtres, les rayons de soleil qui y perçaient. Sans y parvenir.
— Il faut que tu t'en débarrasses.
— Vous n'avez pas cessé de dire que je ne pouvais pas fuir mes souvenirs. Je ne peux pas les effacer.
— Pas dans ce sens-là. Tu dois les affronter.
— Non.
— Drago, tu dois les exprimer, les formuler pour les vaincre. Je suis persuadé que c'est ce qui t'empêche d'avancer.
— J'ai avancé. J'appelle Harry, Harry. Je m'habille, me lave et mange seul. J'ai réussi à prendre soin d'Harry, tout seul, quand il en a eu besoin. Je parle normalement, je sais faire à manger, j'ai même fait les magasins et je me promène dans la rue. Je suis aussi humain que vous vouliez que je sois.
— Drago, tu ne dois pas le faire pour moi. Mais pour toi. Pour retrouver une vie normale.
— C'est ce que j'ai fait. J'ai même accepté que j'étais Drago Malefoy, grogna Drago avec agacement.
— Mais tu ne lui as pas pardonné.
— Si, s'agaça le blond en se levant pour faire les cents pas. J'ai accepté qu'il ... que j'avais fait des erreurs. J'ai fait du mal. J'ai causé la mort de gens. J'ai accepté tout ça. J'ai pardonné, parce que je suis quelqu'un d'autre aujourd'hui, je n'ai plus rien à voir avec ce que j'étais.
— Mais tu ne t'es pas pardonné ça, souffla le psychomage.
Drago ramena son regard sur le dessin désigné et il se figea dans sa marche rapide.
— Ce n'était pas ma faute, récita-t-il d'une voix étrangement blanche. Je ne suis pas responsable de ça.
Harry lui avait dit. Il s'en souvenait. Il le lui disait parfois, au réveil des cauchemars aussi. Il n'était pas certain d'y croire mais si Harry l'avait dit, ça ne pouvait pas être totalement faux.
— Responsable de quoi ?
Mais Drago refusa de mettre des mots dessus. Il se contenta d'observer ce foutu dessin qu'il avait fait sans même y penser, le regard dans le vague. Il le terrifiait en fait. Il représentait la souffrance, le froid, la solitude extrême. Sa perte d'identité. La fin d'une vie, de sa famille.
— Dis-moi ce que tu vois quand tu le regardes, reprit le docteur plus doucement.
— Les pavés, murmura Drago d'une voix d'outre-tombe. La douleur. Les rires gras.
— Tu vois des rires gras ?
Il n'y avait pas de logique. Mais dès qu'il regardait ce foutu dessin c'était comme s'il était à nouveau là-bas. Il se souvenait de la douleur aigüe. Il entendait ces foutus rires.
— Des tas de rires, des voix rauques, autour de moi. Ils rient, ils grognent, ils reniflent, ils parlent.
— Que disent-ils ?
— Je ne les écoute pas, soupira Drago en fermant les yeux pour éloigner les souvenirs.
Les plus précis étaient ceux du début. Sa capture. Son passage à tabac. La première fois qu'il se retrouva dans cette cellule. La voix de son père à côté. Le chagrin de la mort de sa mère. Qu'il n'avait pas pu protéger, pas plus que son père. C'était ça, la cause de leur capture. Ils luttaient si férocement, tous les deux, tous les trois. Ils se battaient, pour leur liberté, pour leur salut. Ils avaient fui l'Angleterre pour pouvoir être enfin une famille heureuse, unie, loin du règne terrifiant du Lord. Pour se remettre des épreuves endurées lors du séjour de Voldemort au manoir. Pour survivre.
Mais le sortilège de mort avait frappé Narcissa. Elle s'était écroulée. Lucius et Drago s'étaient tournés vers elle aussitôt, anéantis. S'ils avaient continué de se battre, Drago savait qu'ils s'en seraient sortis. Ils étaient plus puissants, plus endurants. Leurs adversaires n'avaient pour seul avantage que leur nombre. Chiffre qui s'amenuisait vite dans la lutte. Mais Narcissa à terre, ils avaient simplement laissé tomber. Ils n'avaient vu que le corps sans vie. Ils n'avaient pas pu réagir. À leur réveil, ils étaient dans ces cellules. Aux pavés froids.
Ils ne pouvaient pas se voir, pas se toucher et se parler était sans doute risqué, on devait pouvoir les entendre. Sans baguette. Sans eau. Sans nourriture. Sans Narcissa. Le début de la descente aux enfers. Il avait toujours imaginé l'enfer comme brûlant, plein de flammes, où régnait une chaleur insupportable, où la douleur et les cris étaient les seuls maîtres. Mais l'enfer était froid. L'enfer était pavé, glacé et il n'y avait en guise de cris que ses propres sanglots étouffés et les rires gras de ses tortionnaires.
Harry avait tort, ne put-il s'empêcher de penser. C'était sa faute. Il ne pouvait pas se pardonner. Parce qu'il n'avait pas pu protéger sa mère. Elle était morte à ses côtés. Il ne l'avait pas sauvée. Il se haïssait parce que le choc de sa mort avait causé leur capture. Surtout, il s'en voulait parce qu'à un foutu moment, il avait arrêté de protester. Il avait cessé la lutte. Il s'était contenté de rester dans sa douleur, il s'était oublié lui-même. Il s'était perdu. Il ignorait à quel moment exactement mais il avait abandonné. Il avait même cessé de crier.
Il n'avait gardé que les pavés froids, les rires gras et la douleur. C'était devenu son univers. Et aujourd'hui, c'était Harry son univers. Mais ça ne suffisait pas à dépasser tout ça. Parce que ça revenait durant ses nuits. Ça polluait ses dessins.
— Je veux arrêter, souffla Drago d'une voix à peine audible.
C'était un demi-accord. Drago pouvait changer de sujet, ou partir, mettre fin à la séance. Le docteur soupira et se renfonça dans son siège en le fixant.
— D'accord. Peut-être pourrais-tu le raconter à Harry si tu n'arrives pas avec moi.
— Non.
C'était comme un cri alors que ses yeux se rouvraient pour fixer l'Observateur. Il ne pouvait pas en parler à Harry. Sa souffrance causerait du mal à Harry, il le savait. Chacun de ses cauchemars le rendait triste. Répondre à Eva avait rendu sa voix tremblante. Chacune de ses larmes l'anéantissait. Jamais il ne pourrait lui raconter quelque chose comme ça.
— Ça lui ferait du mal, ajouta-t-il d'un ton triste.
— Mais ça te fait du mal de garder ça en toi, Drago.
Il ne parvenait pas à mettre des mots sur cette torture. À accepter cette réalité, ce cauchemar, à voix haute.
— C'était ma faute, finit-il par admettre.
Il se souvint avoir lutté les premiers temps. Entendu les cris étouffés de son père. Encaissé des tas de sorts douloureux. Subi des passages à tabac sans fin. Ressenti la faim, la soif. Puis il avait cessé. Parce que tout ça, c'était sa faute, c'était mérité. Il n'avait pas pu protéger sa mère. Il l'avait laissé mourir. Comme il avait laissé entrer les mangemorts. Comme il avait fait souffrir Potter. Ça avait été le résultat de toutes ses mauvaises décisions. À peine conscient, il avait réalisé cela sur le sol de sa cellule. C'était pour cela qu'il avait cessé de lutter. Parce que tous ses actes, toutes ses actions n'avaient pu le conduire qu'à ça. Personne ne viendrait le chercher. Il avait lutté, tout fait pour les garder en vie et il avait échoué. Il n'avait plus rien. Alors autant n'être plus rien. Disparaître. Avec les siens. Comme tout le monde le désirait. Personne ne voulait de Drago Malefoy. Alors Drago Malefoy s'était éteint.
— J'étais méchant. J'ai échoué, parvint-il à bredouiller. C'était ma faute. C'était normal. Lutter ne servait à rien car personne ne viendrait jamais me sauver. Personne ne pourrait me pardonner, pas même moi. Alors j'ai arrêté d'exister.
— Mais Harry est venu, lui, lui murmura le docteur. Harry t'a sorti de là et, lui, il veut que tu existes.
Le regard de Drago s'emplit de larmes alors qu'il fixait le docteur, conscient qu'il avait raison. Harry ne lui en voulait pas, il se fichait de tout ça. Il le voulait juste lui. À ses côtés. Pour toujours. Il l'avait délivré, soigné, aidé, soutenu, aimé. Harry était là. Et le reste devint sans importance. Parce qu'Harry l'avait sorti de là. Il était venu le chercher. Il l'avait même innocenté devant la justice.
Quand il sortit pour retrouver Harry, il l'enlaça aussitôt, les yeux humides mais un sourire étirant ses lèvres. Il se blottit contre lui et le serra de toutes ses forces.
— Merci d'être venu me chercher, souffla-t-il avec ferveur.
— Je suis toujours là pour tes séances, s'étonna Harry sans comprendre mais les bras toujours serrés forts autour de son corps.
— Merci, répéta Drago qui se sentait soudain plus léger.
Juste parce qu'Harry était là. Harry leva un sourcil mais ne fit que déposer un baiser sur son front.
— Je serai toujours là pour toi, assura-t-il.
— Toujours.
Drago le répéta avec ferveur et finit par se redresser pour embrasser Harry avec dévotion. La surprise se dessina sur le visage d'Harry pourtant il l'accueillit avec envie et grogna en le serrant plus fermement.
—Tout va bien ?
— Oui. Allons manger une glace, je te raconterai.
— Tout ce que tu veux.
Harry lui prit la main et l'emmena chez leur glacier préféré non loin de la plage. Harry en prit deux avant de les emmener sur le sable encore chaud. Drago la dégusta un sourire aux lèvres, le regard rêveur. Parce qu'il existait pour quelqu'un et ça lui suffisait à avoir envie de continuer, de continuer à vivre. De ne plus faire les choses pour paraître normal. Il désirait soudain le redevenir, pour lui et pour Harry.
— Harry, finit-il par demander, est-ce qu'on est un genre... de couple ?
La langue d'Harry cessa même son chemin sur sa glace pour le contempler.
— Quoi ?
— Eh bien, réfléchit Drago en fronçant les sourcils. On vit ensemble, on s'embrasse, on restera toujours ensemble, est-ce que ça fait de nous un couple ? Tu sais, comme les gens normaux font.
— Les gens normaux ?
Harry n'arrivait pas à assimiler ce que Drago était en train de dire. En train d'insinuer. Son cerveau semblait le refuser.
— J'aimerais être normal.
— Mais... Je... Qu'est-ce que tu veux dire ?
— Tu es venu me chercher, tu m'as donné une seconde chance, souffla Drago en fixant sa glace. Une autre vie.
— Je ne veux que ton bonheur, oui.
— Je suis heureux avec toi. Mais toi, tu l'es avec moi ?
— Pourquoi je ne le serais pas ? Sans toi, je ne suis rien.
— Donc ça fait de nous un couple, non ?
— Je ne sais pas. Je ... Je n'arrive pas à ... Je ne sais pas.
— Tu n'arrives pas à quoi ?
— Je ne veux pas te comparer à Ginny, avoua-t-il à mi-voix, alors que sa main libre se posait sur son torse où sa bague se trouvait toujours.
Drago le contempla longuement mais résista à l'envie de poser sa main sur la sienne. Même dans leurs moments les plus câlins ou les plus torrides, Drago n'avait plus jamais approché ses doigts de cette bague. Parce qu'Harry avait hurlé la première fois, il n'avait jamais réessayé.
— Nous ne sommes pas vraiment comparables, finit par dire Drago comme s'il dégageait une évidence. Que voudrais-tu comparer ?
— Le mot couple, avoua-t-il.
— Comment était votre couple ?
— On vivait ensemble, on faisait presque tout ensemble, on se disputait même. On... s'aimait.
— Ça avait l'air parfait.
— Oui. Cela l'était, chuchota Harry en laissant maintenant sa glace couler sur ses doigts sans s'en soucier. Pour ça qu'on voulait se marier.
— Je suis désolé, je ne voulais pas te rendre triste, soupira Drago. Je ne parlerai plus de ça.
— Ce n'est pas ça, grommela Harry, en fixant le sable. Je ne veux pas me laisser aller...
— Je ne comprends pas.
— J'ai peur que si on devient un couple... Si... Si tu prends la place de Ginny, je l'oublie...
Ce n'était qu'un murmure du bout des lèvres, un aveu qu'il voulait à peine confesser.
— Et je ne veux pas qu'elle disparaisse aussi de mon cœur.
— Si tu l'aimais, je ne vois pas comment tu pourrais l'oublier.
Harry ne fit qu'hocher la tête, incertain.
— Je n'ai pas trouvé la solution.
Cela faisait longtemps qu'il cherchait. Parce que M. Robinson revenait régulièrement sur ce qu'il ressentait pour Drago. Mais Harry arrivait toujours à contourner le problème. Parce qu'il ne savait pas. Il avait peur que Ginny disparaisse s'il ne restait pas seul, s'il laissait à Drago encore plus de place en lui.
— Le docteur me dit souvent que les morts s'estompent mais ne disparaissent jamais complètement, reprit Drago en observant l'océan. Que c'est naturel qu'ils s'effacent un peu. Parce qu'ils laissent la place aux vivants. Il dit que c'est sain, que les vivants prennent plus de place que les morts. J'ai eu du mal à comprendre au début, parce que personne ne pourra jamais occuper la place de ma mère.
— C'est dur, n'est-ce pas ? J'ai cru que j'allais devenir fou quand je me suis aperçu que sa voix n'était plus aussi nette dans mes souvenirs.
— Ça l'était, au début. Puis je me suis aperçu que je n'avais pas besoin de me souvenir de sa voix. Parce que l'imaginer dans ma tête, me rendait triste. Toujours. Je l'ai laissée s'estomper et à la place, j'ai écouté ta voix, celle de Lexi parce que contrairement à la sienne, ça me rendait heureux.
—Je ne veux pas la laisser disparaitre ! s'écria soudainement Harry avant de se reprendre en se rendant compte qu'il s'était emporté. Pardon, je... Je n'arrive pas à lâcher prise. C'est trop dur.
— Ma mère n'a pas disparue, reprit Drago après une hésitation. Elle est toujours là mais plus lointaine, c'est tout. Pour laisser la place aux vivants.
Harry ne répondit rien. Il laissa ses larmes rouler sur ses joues. Parce qu'il avait beau tout faire, lui ne voulait pas qu'elle disparaisse. Pourtant, malgré tous ses efforts, elle semblait toujours s'éloigner un peu plus. Comme s'il essayait d'attraper de la fumée avec les mains. Elle partait et il n'avait plus qu'à l'accepter maintenant. Drago n'hésita qu'à peine et lui ôta sa glace des mains pour la déposer sur la serviette à côté de la sienne et il glissa un bras autour de ses épaules pour l'attirer contre lui.
— Le docteur dit que c'est bien, de les pleurer, finit par reprendre Drago en caressant son bras avec douceur. Il m'a dit aussi que cela pouvait faire du bien, d'aller leur parler. Ma mère n'a pas de tombe où je puisse me rendre mais Ginny en a une, non ? Tu veux t'y rendre ?
— Je ne sais pas... Je ne sais pas ce qu'elle voudrait. Si je devrais refaire ma vie ou non. Bordel, je n'étais même pas là pour l'enterrement...
Harry se serra contre lui, pour se cacher dans son cou. C'était horrible de continuer alors que Drago souffrait comme lui mais il n'y arrivait pas. C'était trop dur. Il ne savait pas quoi dire. Drago le caressa longuement, attendant simplement qu'il se calme en le réconfortant et il finit par reprendre dans un doux murmure.
— Tu devrais en parler, avec sa famille. Peut-être qu'ils savent pour elle. Peut-être qu'ils peuvent t'aider.
— Non, ils ne veulent plus me voir. Molly a été claire là-dessus.
— Je croyais que tu t'étais réconcilié avec Ron ?
— Oui... Je...
Est-ce qu'il pouvait vraiment lui en parler ? Lui demander ça ? Sur sa sœur ? Il ne savait pas vraiment, peut-être qu'il devrait. Peut-être qu'il devait demander.
— Essaie de lui demander. Il peut peut-être te répondre.
— Surement. Mais qu'est-ce que je fais s'il me dit non ?
— Non à quoi ?
— À être avec toi.
— Tu penses qu'il ne voudrait pas de moi dans ta vie ?
— Que je refasse ma vie.
— Pourquoi il ne le voudrait pas ?
— J'en sais rien... Je n'ai peut-être pas le droit au bonheur.
— Pourquoi tu n'y aurais pas le droit ?
— Parce qu'elle n'est plus.
— Mais Harry, cela n'a pas de sens.
— Tout en a perdu un depuis longtemps pour moi.
— J'aimerais être capable de t'aider, soupira Drago en embrassant sa tempe.
— Je vais parler à Ron, souffla Harry. Je vais lui demander.
— Tu veux que je vienne avec toi ?
— Non, je crois que cela je dois le faire seul.
— D'accord.
—Merci. Merci d'être là.
— Merci d'être venu me chercher, murmura le blond en fermant les yeux.
— Tu crois que c'est moi qui t'aie sauvé, mais c'est toi qui l'a fait.
Drago fut incapable de répondre, parce que lui pensait l'inverse. Harry l'avait sauvé. Harry avait sorti Drago de cette cellule, de sa terreur, de sa douleur et il l'avait ramené à la vie. C'était le seul à l'avoir jamais fait. Personne d'autre n'était jamais venu à son secours. Ça avait toujours été lui et ses parents, qui tentaient de s'en sortir au mieux en sauvant les apparences.
— Tu m'as sauvé. Tu m'as sorti de là où j'étais.
— Où tu étais ? demanda Drago après un court silence, pas certain de comprendre.
— Dans le noir. Le plus profond. Tout seul. Mort.
— Non, tu n'es pas mort.
—Oh si, je l'étais. Je vivais à peine. Juste manger, dormir, travailler. Rien d'autre. Embourbé dans ma haine, ma tristesse.
— Harry, ne sois pas triste. Tu n'es pas tout seul.
—Oui, je commence à le voir maintenant, haleta Harry en venant lui caresser les cheveux, puis il déposa un baiser sur son front.
— Je ne veux pas que tu sois triste, jamais.
— Moi non plus, je ne veux pas que tu le sois. J'espère qu'à nous deux on arrivera à faire quelque chose.
— Je vais essayer de te sauver du noir, promit Drago. Comme tu l'as fait pour moi.
— Je crois en toi.
— Je sais. Et ça me rend heureux.
Harry sourit, caressa sa joue et ses lèvres se posèrent avec douceur sur les siennes. Oui, il était tellement content maintenant de l'avoir sauvé. D'avoir été là. Ils s'étaient sauvés l'un l'autre et même si c'était étrange, il était heureux.
Alors, vous imaginez quoi pour l'épilogue?
Love sur vous 3
