Disclaimer: Je ne posséde rien.

les personnages appartiennent à J.K Rowling, cette histoire est écrite par BEX CHAN je ne suis que votre humble traductrice pour cette histoire merveilleuse.

...

Résumé:

Ron et Harry sont partie à la chasse aux horcruxes. Hermione a été laissée à Poudlard pour aider l'Ordre et pour le rendre plus sûr pour les autres étudiants.

Snape de son côté, oblige Draco à rester à Poudlard pour sa propre protection, mais il ne peut pas quitter la pièce ; La chambre de Hermione ; qui est la seule étudiante à qui l'information de sa présence a été confiée, donc elle et Malfoy partagent le même espace, et Draco tente d'éviter la folie, car il devient de plus en plus isolé et en proie aux doutes avec seulement la Sang-de-Bourbe pour compagnie, voyons que cela va donner ...

Contenu et thèmes mûrs, langage explicite.

ISOLATION

Chapitre 1: Haven.

Les gens disaient souvent qu'en périodes de turbulences, vous appreniez à apprécier les petites choses. Des notions poétiques et fantaisistes comme les couchers de soleil, le son des oiseaux et les couleurs variées des fleurs délicates.

Eh bien, Hermione pouvait en toute sincérité dire à ces gens que c'étaient des menteurs.

Conneries. Conneries. Conneries.

Les couchers de soleil étaient à peu près les mêmes tout les jours, les oiseaux hurlants étaient en fait très ennuyeux et lui donnaient mal à la tête, et elle se fichait complètement des teintes et des nuances des fleurs. Elle étaient toutes mortes de toute façon, toutes fanées dans des formes laides et ratatinées. Surtout quand l'hiver commençait à étrangler la vie progressivement.

Non, croire que quand les temps étaient mauvais, qu'ils l'étaient vraiment, cela allait vous distraire de tout le reste était hors de propos et naïf, assombri par la gravité des ténèbres.

Hermione avait remarqué que même ses cours avaient perdu leurs attraits, et le pire était que tout le monde semblait ressentir la même chose.

Les étudiants de Poudlard se noyaient dans la mélancolie .

Eh bien, ceux qui avaient été autorisés à revenir.

Elle travaillait ici, avec un peu plus du quart du nombre habituel d'élèves et ils avaient tous peur, se déplaçant dans les couloirs vides avec des visages sombres et des paroles murmurés. Mais les cours étaient toujours assurés, de même que les matchs de Quidditch et d'autres événements, même si il était évident que la plupart des étudiants avaient perdu la volonté de compétitionner, de socialiser et même d'apprendre.

McGonagall faisait de son mieux pour garder les choses cohérentes et familières, mais c'était inutile. Poudlard était maintenant une pseudo-école ; juste une coquille avec de vieux murs ou les gens se pensaient autrefois en sécurité. Mais, bien sûr, ça aussi c'était des conneries.

C'était le 1er octobre, ce qui signifiait qu'Hermione n'était retournée à l'école que depuis quelques semaines, cela lui semblait plus long. Ça signifiait également que Dumbledore était mort depuis exactement cinq mois.

Non, Poudlard n'était définitivement pas en sécurité et tout le monde le savait. Les Mangemorts avaient violé leur école, tout cela à cause de ce trou du cul de Draco Malfoy, puis Snape avait assassiné l'homme le plus brillant qu'elle ait jamais connu.

Voldemort était de retour. Et bien, il était de retour depuis quelques années maintenant, mais la réalité de son retour devenait de plus en plus forte et menaçante chaques jours qui passaient. Elle était terrifiée, vraiment.

Peut importe les stéréotypes qui venaient avec ses couleurs de Gryffondor, il était parfois rationnel d'avoir peur.

Cela n'a certainement pas aidé que ses deux supposés meilleurs amis l'aient laissé ici toute seule.

Et Oui, Harry et Ron se promenaient actuellement dans tout le pays à la recherche d'Horcruxes. Sans elle. Elle ne savait pas exactement où se trouvait le raisonnement dans cette décision, mais c'était la suggestion de Lupin. Elle aimait beaucoup ses amis, mais si elle avait raison, Harry souffrait probablement de dépression mentale toutes les heures et Ron trébuchait probablement sur ses pieds.

Elle savait que cela n'avait pas été leur décision, mais elle ne pouvait s'empêcher d'avoir des ressentiment qui s'était enfoncé dans son cerveau. Au moins ils étaient ensemble.

Elle avait été laissée ici pour aider McGonagall à transformer Poudlard en un refuge. Un endroit sûr. Il y avait quelques autres membres de l'Ordre ici, tels que Seamus et Dean, et Ginny qui aidaient avec le reste des professeurs. La plus jeune des Weasley était assez gentille, mais elle n'arrivait pas à combler le vide que les garçons avaient laissé. La plupart du temps, Hermione se sentait significativement seule.

Bien sûr, on lui avait donné le titre de préfète en chef, peut-être pour qu'elle dispose de sa propre chambre pour aider à la réalisation des projets de l'Ordre. Ou peut-être était-ce pour qu'elle puisse avoir la liberté de s'enfermer la nuit dans la bibliothèque avec l'espoir d'aider la cause. Ou peut-être était-ce parce qu'elle était la fameuse meilleure amie de Harry Potter et qu'elle était supposée fournir un symbole d'espoir aux âmes effrayés qui hantaient Poudlard. Quoi qu'il en soit, elle était heureuse de pouvoir aider, mais elle aurait préféré rester avec Ron et Harry.

Michael Corner était préfet en chef, mais elle n'avait jamais vraiment compris pourquoi il avait été choisi. C'était probablement juste parce qu'il avait été préfet et membre de l'armée de Dumbledore, mais elle doutait qu'il servait beaucoup l'Ordre.

Bien sûr, elle aurait pu socialiser ou même tenter de converser avec n'importe quel autres élèves, mais la seule personne avec qui elle s'était vraiment entretenue ces jours-ci était McGonagall. Elle était trop occupée… trop plongée dans son désespoir pour ça.

Son dortoir de préfet en chef lui semblait vide. Creux.

Situé près de la tour Gryffondor, il y avait sa chambre à coucher, une petite kitchenette, un petit espace de vie, la salle de bain et une autre chambre. La chambre que Harry aurait probablement occupée s'il avait été ici. Corner avait son propre dortoir près de la tour de Serdaigle et elle en était reconnaissante. Si elle voulait être en colère et inquiète à propos de l'état du monde, elle ne voulait que personne d'autre que Harry et Ron en soit témoin.

Mais, comme elle l'avait noté à maintes reprises, ils n'étaient pas là. Ils lui envoyaient une lettre tout les quinze jours, en prenant soin de codé au cas où ils avertiraient Voldemort de leur chasse au Horcruxe.

Donc oui, les choses étaient mauvaises. Remarquablement mauvais.

Si mauvaise que les mots devant elle glissaient sur son cerveau et lui échappaient. Il était à peine minuit quand elle s'était rendue à la bibliothèque pour retrouner à ses recherches sur les Horcruxes, l'impulsion dû à ses insomnies régulières .

Il était facilement deux heures du matin maintenant. L'endroit était visiblement vide et seule la faible lueur de son Lumos laissait présager de la vie entre les labyrinthes d'étagères. Elle frotta ses yeux privés de sommeil et essaya de se concentrer sur les lettres et les formes floues, mais c'était difficile.

"D'accord", marmonna-t-elle pour elle-même, traînant son doigt sous la phrase pour tenir son regard. Le premier sorcier connu à avoir créé un Horcruxe était Herpo le Foul, et ils ne pouvait être que ...

bordel ...

Elle avait déjà lu cette phrase deux fois.

.

.

"Tu es fou" cracha-t-il durement, s'arrêtant net. "Je ne sais pas laquelle de tes saltés de potions tu as bu , mais il est impossible que je retourne là-bas."

"Et je suppose que tu a une meilleure idée?" Snape se mouva lentement pour faire face à son compagnon, regardant le jeune homme avec impatience.

"As-tu oublié ce que nous avons fait là-bas?" interrogea-t-il, levant sa main tremblante de fureur pour indiquer l'école faiblement éclairée. "Je serai tué sur le champs bordel, si je met un pied dans cet endroit!"

"Nous n'avons pas le temps pour ces arguments, Draco," ricana l'ex-professeur en attrapant le dos du col du jeune sorcier. "J'ai fait le vœu de te protéger et c'est le seul endroit où tu seras en sécurité-''

"Lâche-moi !" siffla-t-il, luttant contre la poigne ferme alors que Snape se dirigeait vers Poudlard. Il essaya de s'enfoncer dans le sol et de dégager sa main de sa robe, mais c'était inutile. "Espèce de traître au sang !"

Snape stoppa ses longues enjambées et ajusta sa prise sur les vêtements de Draco pour rapprocher leur visage. Cela ne se voyait pas sur son visage, mais Malfoy se sentait soudain très inquiet devant le regard dangereux du sorcier, mais il ne recula pas. C'était un traître au sang de fait.

Snape et lui-même se cachaient depuis quelques mois après les… événements survenus dans la tour d'astronomie.

Draco n'était pas stupide. Il savait que son échec aurait des conséquences, mais il n'aurait jamais imaginer cette ampleur. Le Seigneur des Ténèbres le voulait mort.

Il n'avait parlé à aucun de ses parents depuis et il n'avait aucune idée de ce qui leur étaient arrivé. Il venait à peine de quitter une cabane des Shetland, avec pour seul compagnon, un homme graisseux et étrange qui l'envoyait à la mort présentement. Il y avait un prix sur sa tête. Les deux côtés voulaient sa mort. Il était dans la merde.

Et puis Snape lui avait dit qu'il était un espion ; qu'il les avait tous trahis et qu'il était l'un d'entre eux. Draco avait vomi les restes à peine digérés qu'ils avaient réussi à récupérer ce jour-là et avait passé le reste de la soirée à tenter de s'échapper de leur cachette écossaise.

Mais où serait-il allé?

Sans le fait que Voldemort le voulait Avada, immédiatement, il aurait dénoncé cette révélation pour un gain personnel. Mais il n'avait plus sa place chez les Mangemorts, ce qui le laissait passablement bloqué ; contraint de suivre le traître au sang qui lui avait dit qu'il ne pouvait plus le protéger.

Putain de merde.

Et maintenant, il l'amenait à Poudlard.

Il avait essayé de poser des questions sur l'étendue de l'implication de Snape dans l'Ordre, mais le drôle d'imbécile avait dit le strict minimum. Draco s'était demandé si la folie avait finalement rattrapé le vieil homme; que le concept d'espionnage n'était que les divagations hystériques d'un homme à moitié fou. Il avait assassiné Dumbledore après tout. Mais alors, pourquoi l'emmènerait-il à Poudlard s'il n'avait aucun contact avec McGonagall et l'Ordre?

Toutes les questions et l'angoisse battaient contre sa tempe et résonnaient en lui avec des rappels assourdissant dans ses oreilles. Mais il n'avait eu aucune réponses. Pas de promesses. Rien. juste attendre et mijoter dans les limbes de la souffrance en se demandant quand tout était devenu si merdique.

Cinq mois passés dans un hangar branlant sur une île désolée des Shetland, avec seulement les troupeaux de moutons pour trancher le silence, l'avait laissé plus qu'un peu… tendu. Bien sûr, avoir le sorcier le plus puissant sur Terre à la recherche de votre cadavre n'avait pas aidé.

Quelle semaine de merde. Mois de merde. Année de merde.

"J'essaie de te protéger, Draco", rétorqua le sinistre homme, resserrant sa prise sur la robe de Draco. "C'est le seul endroit où tu seras en sécurité-

"Je ne serai pas en sécurité ici", gronda le blond en retroussant les lèvres avec dégoût. "Je suis leur putain d'ennemi -

"Tu est un ennemi des deux côtés maintenant," souligna Snape, continuant ses pas vers Poudlard et tirant l'héritier Malfoy avec lui. "Mais ce côté est le moins susceptible de te tuer. Le professeur McGonagall a déjà accepté cela."

"Stupide vache", aboya Draco, ce qui lui valut un étouffement. "Alors je dois confier ma sécurité à cette sorcière folle ?"

"Tu n'as pas le choix."

Ses protestations ont cessé.

...

Elle frissonna.

L'automne était arrivé trop vite dans le château et elle avait oublié le froid sur sa nuque. Son souffle quitta sa bouche dans des brumes soyeuses et elle plaça le tissu de son pull entre ses poings pour se calfeutrer du froid.

Hermione sauta de son siège quand elle entendit la porte de la bibliothèque s'ouvrir, suivie d'un pas traînant. Elle attrapa sa baguette, mettant fin silencieusement au charme Lumos et écouta avec attention les pas lourds contre le plancher. Elle fit sa respiration aussi silencieuse que possible, réussissant à se lever de son siège sans faire le moindre bruit.

Elle regarda entre les colonnes de la bibliothèques, cherchant un aperçu de quelque chose qui n'allait pas. Toutes les ombres se mêlèrent dans une masse presque noire, alors elle se concentra sur les sons. Qui que ce soit il se traînait encore près de la porte mais se dirigeait lentement vers la elle. Sa main se resserra autour de sa baguette.

"Miss Granger ?" Une voix familière appela et elle relâcha ses épaules. "Êtes-vous ici?"

"Lumos", la sorcière soupira, ses pieds suivant le ton amical. "Je suis là, professeur Slughorn."

"Oh, vous êtes là", l'homme nerveux sourit quand elle apparut. "Vous savez, on vous a cherché partout. Vous ne devriez vraiment pas être dehors aussi tard, même si vous êtes préfèt en chef."

"Tout va bien, professeur?" questionna-t-elle, ignorant son commentaire.

"Le professeur McGonagall aimerait parler avec vous", déclara-t-il simplement en s'éloignant de la bibliothèque. "Elle est dans son bureau."

"Quelque chose ne va pas, professeur?" elle fronça les sourcils avec inquiétude. Pourquoi McGonagall aurait-elle besoin d'elle à deux heures du matin?

"Je ne suis pas sûre de ce qui se passe, Mlle Granger," admit-il avec un haussement d'épaules. "Je suis sûr que tout va bien, sinon nous aurions été informés."

"Je suppose que oui", elle acquiesça distraitement, en mettant ses mains dans ses poches. "Cela me semble un peu étrange."

"Dans des moments comme ceux-là, Miss Granger," soupira-t-il, et elle pouvait entendre à quel point l'homme était fatigué. Ils étaient tous si fatigués. "Je suis surpris que vous puissiez encore trouver quelque chose d'étrange."

"Bon point, professeur."

"Je vais vous accompagner au bureau", lui dit-il, sa voix tremblant de fatigue. "Voulez-vous que j'attende dehors pour vous accompagner dans votre chambre en toute sécurité?"

"Ce n'est pas nécessaire", rejeta-t-elle avec un petit signe de la tête. "Ma chambre n'est qu'à quelques pas du bureau de McGonagall. En plus, vous avez l'air très fatigué, Monsieur."

"J'ai été réveillé assez soudainement", avoua-t-il, étouffant un bâillement dans sa manche. "Mais alors, Vous lisiez dans la bibliothèque. Est-ce que vous dormez bien, Mlle Granger?"

"Assez bien", mentit-elle.

"Puis-je vous recommander une Potion de sommeil sans rêve ?" suggéra-t-il en lui donnant un regard significatif. "Je pourrais en préparer pour demain?"

"Non, merci", elle lui offrit un faible sourire. "J'ai des somnifères Moldus que je peux prendre si j'en ai vraiment besoin, mais ça va, Professeur. Vraiment."

"Si vous le dites, Melle Granger," céda-t-il, s'arrêtant alors qu'ils atteignaient la porte du passage qui la mènerait au bureau de McGonagall. "Je vous laissei ici alors."

"Merci, Professeur Slughorn," acquiesça poliment de la tête, attendant que le sorcier ait disparu dans le couloir avant de marmonner le mot de passe. "Chat tigré."

.

.

Draco était assis dans une chaise surdimensionnée, grinçant des dents et mâchant sa langue. Les deux professeurs se chamaillaient devant lui, et il avait fallu tout son contrôle pour ne pas crier sur la paire. Si McGonagall ne tenait pas sa baguette si serré, il l'aurait probablement déjà fait, ou du moins lancé quelques sortilèges de silence pour bloquer les bruits de grattement.

"J'ai accepté de te rencontrer, Severus," dit la sorcière avec dureté. "Je n'ai pas promis de le laisser rester ici."

"Il ne peut aller nulle part ailleurs," déclara calmement Snape, tournant ses yeux vers Draco pendant un moment. "Si le Seigneur des Ténèbres le trouve, alors il le tuera, Minerva."

"Et tu voudrais que je mette le reste des étudiants en danger ?" cria-t-elle, son accent écossais épais, rappelant à Draco son horrible séjour dans le Nord. Toujours caché ...

"Tu essaye de protéger les étudiants", dit le sorcier maussade. "Il a besoin de protection plus que quiconque-

"Ce garçon est la raison pour laquelle cet endroit a été attaqué !" cria-t-elle en pointant un doigt accusateur vers lui. "Ce garçon-

"Est un enfant," interrompit Snape, ignorant le grognement offensé de l'adolescent par ailleurs silencieux. "Il a été trompé, Minerva."

Les yeux de Draco se serrèrent sur ces mots et il analysa l'homme en qui il avait confiance avant avec un scepticisme prudent. Il était étrange et dégradant d'être défendu par quelqu'un qu'il méprisait maintenant.

"Il savait ce qu'il faisait", dit doucement la directrice, son ton accusateur. "Et si il n'avait pas été aussi stupide, les choses seraient très différentes-

"Le Seigneur des Ténèbres serait toujours une menace", raisonna-t-il soigneusement. "Tu sais qu'Albus-

"N'essaye pas de me corrompre avec sa mémoire !" elle avertit, sa voix s'élevant d'une décibel nerveuse. "Ne t'avise pas, Severus -

"Tu sais que j'ai raison", dit-il avec une force subtile. "Tu sais très bien à quel point il était déterminé à faire en sorte que Draco ne suive pas ce ...ce chemin."

L'héritier Malfoy sentit sa mâchoire se desserrer. Les questions inévitables inondèrent son cerveau trop rapidement et il siffla l'air entre ses dents. Le vieil homme s'était intéressé à lui ? Avait-il voulu l'éloigner du sombre chemin ? Et Snape le savait ? Juste plus de secrets, plus d'éclats dans son cerveau.

"Que se passe-t-il-''

"Je t'ai averti de garder ta bouche fermée", tira délibérément Snape, ne prenant même pas la peine de le regarder. "Minerva, tu sais que Albus l'aurait laissé rester-''

"Et bien", soupira-t-elle en massant son front avec sa main plissée par l'âge. "La bienveillance d'Albus pourrait être considérée comme sa perte, à côté de son désir de voir le bien en chacun."

Snape émit un petit son d'accord. "Quoi qu'il en soit," marmonna-t-il doucement. "Je manque de temps. Il a besoin d'un endroit éloigné du Seigneur des Ténèbres."

La vieille sorcière serra les lèvres et releva son regard sage pour étudier le plus jeune habitant de la pièce.

Draco essaya de tenir l'échange mais se retrouva à regarder ses genoux, les paupières lourdes de fatigue. Il avait été incapable d'avoir une bonne nuit de sommeil depuis la nuit du 1er juin, quatre jours avant son dix-septième anniversaire. Peut-être à cause du froid qui se glissait à travers les fentes de leur cachette, ou la douleur lancinante dans sa tête qu'il a ressentie pendant cinq mois, ou peut-être même les restes fragiles de sa conscience.

Le sommeil était un luxe oublié, tout comme un bon repas. Et un lit. Et une douche, et la chaleur ...

"Très bien," murmura finalement McGonagall, tenant la tête un peu plus haute alors qu'elle parlait. "Il peut rester." Elle se tourna vers lui. " Mais j'ai mes conditions, M. Malfoy, et si une seule d'entre elles était brisées, vous serez seul."

Draco leva lentement les yeux avec un regard agité vers la femme. Qui était-elle pour établir une liste de règles ? Comme si elle lui rendait un service. Il ne voulait pas être ici. Il n'avait pas besoin de sa putin d'aide. Elle pouvais ce la coller dans -

"Votre baguette magique, Mr Malfoy", demanda-t-elle calmement en lui tendant la main.

Il a reniflé. "Vous rêvez," murmura-t-il froidement, mais il sentit quelque chose bouger sur son côté et regarda avec des yeux furieux sa baguette sortir de sa poche et atterrir dans sa paume.

"On ne vous autorisera pas à assister aux cours avec le reste des étudiants", lui dit-elle sans la moindre hésitation. "Je pense que les raisons sont assez évidentes. Vous devez rester invisible et je suis sûr que les autres étudiants ne vous accueilleront pas à bras ouverts de toute façon."

Il roula des yeux. Il détestait les gens qui trouvaient nécessaire de déclarer les évidences.

"Vous ne quitterez pas la pièce qui vous aura été donnée", continua-t-elle durement, les lèvres pincées par le stress. "Si vous sortez de Poudlard même d'un pied sans ma permission, vous ne pourrez pas y revenir. Jamais."

Draco se frotta le menton et regarda Snape qui l'observait avec ce regard impatient familier. Il voulait leur dire à tous les deux d'aller se faire foutre, de s'occuper de leurs propres affaires, mais il savait que cette offre n'était pas facultative. Il se rappela qu'il n'avait nulle part où aller. Donc c'était ça. Un autre endroit qu'il ne sera pas autorisé à quitter. Une autre prison pour drainer sa santé mentale. Merlin, aidez-le à sauver son esprit.

"Il va rester ici ?" Questionna Snape, brisant le silence. "Avec toi ?"

"J'ai beaucoup trop à faire pour jouer le chaperon, Severus," expliqua la sorcière d'un ton coupé. "J'ai quelqu'un d'autre en tête pour garder un œil sur lui."

Snape fronça les sourcils. "Slughorn ?" il a supposé. "Un des professeurs ?"

"Tu sais de première main qu'ils n'auraient pas le temps pour ça," répondit-elle avec un sourcil arqué. "Compte tenu des circonstances, Severus, il n'y a qu'une poignée de personnes en qui j'ai toute confiance, et si tu veux que la présence de M. Malfoy restent secrètes, alors il restera avec Miss Granger."

Les yeux de Draco doublèrent de volume et sa bouche devint sèche. "La putain de Sang-de-Bourbe-''

"Vous ferez bien de surveiller votre langage, M. Malfoy," la menaça-t-elle avec son ton coupé. "Je pense avoir bien précisé que votre séjour ici était soumis à conditions-''

"Vous pensez que me pousser dans une pièce avec elle me gardera en sécurité ?". Il a interrogé avec un visage incrédule. "S'il y a quelqu'un d'autre à part le Seigneur des Ténèbres qui voudrait me tuer, c'est la Sang-de-Bourbe-''

"Vous allez arrêter d'utiliser ce mot", répéta la sorcière avec un doigt grondant. "Je suis certaine que Miss Granger sera capable de gérer cette ... situation avec maturité."

Draco lâcha un rire sans humour et secoua la tête. "Vous êtes hors de votre foutu esprit."

"Apparemment," acquiesça-t-elle. "Mais si j'étais vous, je m'encouragerais à considérer cet arrangement, avec sérieux ."

Il rétrécit son regard et se tourna vers Snape avec une expression de pur dégoût. "C'est ton idée de protection ?". Il a craché ses dents découvertes. "Me remettre à ces abrutis -''

"Assez," le calma t-il, regardant toujours McGonagall avec une expression curieuse. "Es-tu certain que Miss Granger est l'option la plus sage, Minerva?"

"Elle est la seule option", déclara-t-elle résolument. "Elle est la seule étudiante en qui j'ai toute confiance."

"Mais un des professeurs serait sûrement plus approprié."

"Les professeurs ont suffisamment de difficultés à garder les yeux rivés sur les autres étudiants", a déclaré la directrice avec un brin d'impatience. "Miss Granger est parfaitement capable et elle a justement une chambre libre dans ses quartiers-''

"C'est une blague," gronda Draco, plissant le nez avec dédain. "Je refuse de rester avec ça-''

"Je ne te dirai pas de te taire à nouveau", rugit Snape, et il fit un long pas pour lui claquer la nuque.

"Vous ferez ce qu'on vous dit, M. Malfoy," avertit la sorcière avec raideur. "Vous n'aurez qu'une seule offre d'aide de notre part sinon vous serez seul."

Il ressentit le besoin de défier la sorcière, les mots lui chatouillant les amygdales, mais il était tellement épuisé. Poudlard était bien plus chaud que le hangar, et la chaleur était comme un sédatif. La chaise en peluche l'absorbait, même s'il essayait de l'ignorer. L'odeur de nourriture persistait aussi dans l'air, et cela réveillait son traître d'estomac vide.

"Dois-je comprendre que votre silence signifie que vous acceptez notre offre?"

Offre. Il a reniflé. Ce n'était pas une offre qu'elle lui faisait, et tout le monde dans la pièce le savait. C'était un ultimatum. Restez avec l'ennemi ou risquer la mort. La volonté de vivre ne fit que vaincre sa fierté. Bien, laissez-les le nourrir et lui donner un toit. Ses parents le chercheraient. Son père convaincrait le Seigneur des Ténèbres de passer à côté de sa… mésaventure. Sûrement...

"Il accepte", parla Snape, donnant à son ex-élève un regard sévère qui le dissuada de protester.

"Ainsi soit-il," soupira McGonagall, avec la crainte d'une âme négociée au démons. "Avez-vous des biens?"

Ses yeux tombèrent à nouveau sur ses genoux. La réponse simple était non. Non, il n'avait pas une putain de chose à lui. Juste les vêtements défraîchis et usés qu'il portait depuis cette nuit-là, ainsi que les robes que Snape lui avait données. Il a été dépouillé de toutes les marques de richesse; les symboles qui représentaient son colossale héritage, et il détestait cela.

"Non," cracha-t-il rapidement en fermant les yeux.

"Bien, je demanderai aux elfes de maison de vous donner quelques affaires ", lui dit-elle, son ton pas plus doux qu'auparavant. "Je les ferai envoyer dans la chambre de Mlle Granger demain."

"Et Miss Granger a accepté cet arrangement ?" le sorcier plus âgé interrogea avec un ton sceptique.

"Pas encore."

Les sourcils dorés de Draco se dressèrent haut sur son front pâle. Pas encore? La femme creusait sa tombe plus vite que Voldemort.

.

.

Elle passa ses doigts raides d'anxiété sur les vieilles briques alors qu'elle traînait les pieds dans le couloir, son autre main tenant sa baguette rougeoyante pour la guider. Elle avait compris pourquoi McGonagall l'avait convoquée maintenant. Il n'y avait qu'une seule possibilité.

Mauvaises nouvelles.

Quelqu'un était mort. Ou été blessé. Peut-être que les plans de Harry et Ron avaient été découverts. Peut-être que l'école était sous le coup d'une autre menace. Ou Voldemort aurait pu trouver le siège de l'Ordre.

Il y avait des centaines de possibilités, et toutes étaient mauvaises.

Elle a pleuré son optimisme; souhaitait ne pas avoir été volée par la mémoire sombre de la Tour d'Astronomie et l'absence de ses meilleurs amis, ses pensées tristes de cette nuit-là ont volées devant ses yeux, lorsque la voix déformée de McGonagall se mit à trembler dans le passage, et alors que les échos disparaissaient, une autre voix la rejoignit. Une voix d'homme.

Son emprise sur sa baguette se resserra et elle accéléra, l'éco de ses pas résonnant fort dans l'acoustique. Elle ne pouvait pas discerner des mots spécifiques ou même s'il y avait peut-être une troisième voix qui vibrait maintenant sur les murs. Avec une contraction de son poignet et le mot de passe murmuré à nouveau sous son souffle, l'épaisse porte s'ouvrit brusquement. Ses yeux s'écarquillèrent quand elle absorba la scène.

Rogue était ici. À Poudlard.

Elle n'avait même pas remarqué Malfoy.

Trois têtes se retournèrent pour la regarder, mais elle n'en vit qu'une. Lui. L'homme qui a tué le plus grand homme qu'elle ait jamais connu. Elle sentit un feu éclater dans sa poitrine.

"Vous ", respira-t-elle, ses traits s'étirant sous le choc, un instant avant que des lignes de colère ne plissent son visage. " Eloignez vous d'elle" Son bras de baguette se redressa avec un claquement agité de son coude et ses yeux d'écorces bruns se rétrécirent en de dangereuses fentes. "Impedimenta!"

Il bloqua son sort sans effort et la rendit encore plus furieuse. La rage de la sorcière battait fort dans ses oreilles, étouffant la demande de McGonagall de se calmer. Sa magie palpitait au bout de ses doigts, prête à se venger. Elle a tiré un Stupefix, mais il a été dévié comme sa dernière attaque.

Draco observa le duel silencieusement avec ses yeux calculateurs, se demandant pourquoi Snape y participait réellement. Un Petrificus rapide mettrait sûrement la Sang-de-Bourbe médiocre à sa place. Elle ne l'avait pas remarqué, n'avait pas jeté un oeil sur l'autre sorcier. Il parierait la fortune de sa famille que le repérer ne calmerait guère le petit accès de colère qu'elle avait en ce moment.

Snape regarda calmement la fille et lança un sortilège de désarmement silencieux dans sa direction, décidant qu'il était préférable de mettre fin à cette situation avant qu'elle ne dégénère. Il arqua un sourcil impressionné quand il ne produit aucun effet et faiblit lorsqu'un autre de ses sorts le fit trébucher. Elle avait pratiqué. Quand avait-elle appris à faire un charme de bouclier silencieux?

"Assez !" McGonagall essaya d'intervenir, mais les yeux d'Hermione passèrent à peine vers la femme. "Miss Granger, calmez-vous et laissez-moi vous expliquer-

La jeune sorcière ne cligna pas des yeux."Confin-

Sa baguette s'éloigna de sa main et son regard confus et trahi se porta sur la directrice. Elle sentit des cordes charmées s'enrouler autour d'elle pour limiter ses mouvements et des larmes de frustration coulèrent sur ses joues. La sorcière la plus âgée lui lança un regard d'excuse avant de lancer à nouveau sa baguette et Hermione sentit ses pieds quitter le sol avant de s'envoler dans un placard.

La porte se referma derrière elle avec un coup sec et elle resta figée dans l'obscurité pendant un moment étourdi avant de se débattre avec tout ce qu'elle avait et de crier jusqu'à ce que sa gorge s'enraille. Pourquoi McGonagall faisait-elle cela ? Elle toussa dans un sanglot indigné et ravala le cri pris dans sa trachée.

Qu'est-ce qu'il se passait?

.

.

De l'autre côté de la porte, Draco se laissa tomber dans le fauteuil avec un roulement des yeux. Il observa les deux professeurs qui partageaient un air de scepticisme et résista à l'envi de secouer la tête ou de rire de leur reaction.

Comment pouvaient-ils honnêtement être surpris qu'elle ait réagi comme elle l'a fait ? Il était vraiment entouré d'idiots bordel.

"Et bien", commenta-t-il, la voix rauque, mais toujours riche de sarcasme. "Ça c'est bien passé."