Je ne te laisse plus partir.

[7x09] : Les retrouvailles entre Lady Tremaine et sa fille Anastasie.

Ça aurait dû être un texte pour la nuit du FoF mais le manque de temps a fait que c'est pas le cas.

ND'A :Un extrait de la chanson qui m'a inspirée pour le thème (à savoir « deux »).

« La nuit tombe, et nous sommes là, toutes les deux.

Les lucioles brillent de mille éclats.

Reste près de moi, tu feras un rêve joyeux, juste là dans mes bras, ce soir. »

Barbie : Princesse de l'île merveilleuse.

(Parce que quitte à mettre des chansons dans la tête des gens comme pendant la Nuit, tenez, c'est cadeau.

Oui, c'est la première chanson qui m'est venue en tête...)

Cela faisait des années qu'Anastasie dormait.

Qu'elle était, comme on le disait dans ce monde, dans le coma.

Des années que sa petite fille lui avait été prise, des années que la malchance, la magie et Gothel le lui avaient arrachée.

Des années qu'elle l'avait perdue, tellement de temps, tellement de souffrances, tellement de sacrifices pour en arriver là !

À ce moment, à cet instant précis où sa petite Anastasie allait enfin se réveiller.

Pour elle, elle était devenu un monstre, elle avait tué, trahi, elle avait réduit Ella à l'état de simple servante, elle avait fermé son cœur à Javotte, elle avait tué Marcus.

Mais tout cela lui semblait désormais tellement futile, face à la possibilité de revoir sa chère Anastasie être de nouveau consciente.

Qu'importe que la pauvre Lucy Mills, sa propre petite-fille, déjà séparée de son père qui ne se souvenait plus d'elle, soit tombée dans le coma pour qu'Anastasie se réveille, peu importe que Jacinda et Henry soient en ce moment-même complètement dévastés par ce qu'il venait de se passer.

Elle s'en fichait.

Sa fille allait bientôt se réveiller, pourquoi diable se serait-elle souciée de cette enfant ?

Celle qui se faisait autrefois encore appeler Raiponce, celle qui était encore innocente avant d'être enfermée dans sa tour par Gothel, aurait sûrement frémi d'horreur en constatant à quel point elle était devenue sans pitié, sans compassion.

Elle était devenue exactement comme Gothel.

Mais à cet instant précis, son cœur meurtri de mère ne pouvait que se réjouir de voir sa fille adorée être saine et sauve.

Quand Anastasie ouvrit les yeux, et tandis qu'à l'autre bout du quartier, ceux de Lucy se fermaient pour sans doute toujours, Raiponce Tremaine se sentit revivre.

Désorientée pendant un moment, la petite fille cligna des yeux, avant de poser son regard sur la femme à côté d'elle, qui avait tant changé et qu'elle ne reconnaissait plus, et la surprise apparut dans son regard.

« Maman ? »

Pour la première fois depuis des années, un véritable sourire se forma sur le visage de Raiponce, qui, foudroyée par l'émotion, ne put rien répondre, et ne put rien faire non plus, si ce n'est la serrer dans ses bras.

Oui, ma chérie, c'est bien moi.

Tu m'as tellement manqué.

Et, alors qu'elle sentait des larmes couler le long de son visage, Raiponce se jura que jamais sa fille n'apprendrait tout ce qu'elle avait de mal pour la réveiller, parce que ça signifierait la perdre une nouvelle fois.

Et elle ne pouvait pas supporter de risquer de revivre ça une nouvelle fois.

Sa fille était enfin réveillée, et elle n'allait plus la laisser partir.

Plus jamais.

Plutôt mourir.