Fleur fanée, fleur pourrie, fleur souillée.
[7x19] : "Maintenant, tout ce qu'elle voulait faire, c'était voir le monde brûler." Drabble sur Gothel après l'assassinat des dryades.
Cette fic est écrite dans le cadre de la 107ème nuit écriture du FoF (Forum Francophone) pour le thème "Anarchie". Le FoF est un forum regroupant tous les francophones de ffnet où l'on peut discuter, demander de l'aide ou s'amuser entre nous.
Le regard tendre d'une mère.
Le sourire d'une amie.
Le rire d'une sœur.
« Regarde Gothel, comme je suis devenue grande ! »
(Oh, Achillée...
Pardonne-moi.)
Voilà tout ce qu'aujourd'hui elle avait perdu.
Gothel se força à essuyer ses larmes.
Il n'était plus temps pour elle de pleurer.
Il lui fallait se souvenir.
Se souvenir que désormais, la dernière vision qu'elle aurait de sa petite sœur, de sa mère, de son peuple tout entier, serait celui de leurs corps sans vie, de leur peau verte si froide, de leurs cheveux émeraudes qui ne bougeraient plus jamais.
De leurs yeux vides, de leurs yeux morts.
Il fallait qu'elle se souvienne que les humains étaient les responsables de ce massacre.
Autrefois, elle brûlait de curiosité.
Maintenant, seule la colère demeurait dans son cœur.
Maintenant, tout ce qu'elle voulait faire, c'était voir le monde brûler.
Se rendant au bal, elle n'hésita pas une seule seconde, et, en voyant le regard effrayé d'Isla, elle se dit :
Tu n'es pas la plus forte.
Tu vas voir ce qu'il en coûte de s'en prendre à ma famille.
Tuer les humains ne lui rendrait peut-être pas son peuple décimé par les humains, mais au moins, peut-être cela l'apaiserait-il ?
(Jamais.
Jamais le meurtre ou la destruction n'avaient pu la guérir de cette souffrance, de ce manque, de ce déchirement.
Cela ne l'empêcha jamais de continuer, et de s'obstiner, pensant peut-être qu'un jour, ça fonctionnerait.
Oh, comme elle avait eu tort !)
Ils avaient déjà payé le simple fait d'exister.
À leur tour de le faire, à leur tour de souffrir, et de tout perdre.
À eux le désespoir, l'effroi, l'horreur.
Quand Isla s'écroula sur le sol, morte, elle ne ressentit aucun remords.
§§§§
« Et maintenant ? Que fait-on ? L'interrogea Seraphina.
Gothel se mit à sourire.
- Nous partons. »
Ce n'était pas fini.
Ce ne serait jamais fini.
Les humains allaient revenir, renaître un jour, et ce jour-là...
Elle serait là.
Le chaos.
La détresse.
La mort de ses illusions, de son innocence, de sa bonté.
Ils lui avaient tout pris, tout volé.
Un jour, elle en ferait de même.
Elle se le jurait.
