Juste rétribution.

[2x22] : Drabble. "La reine lui avait volé son enfance. Et son père. En représailles, il allait lui prendre son fils."

Greg Mendell (ou plutôt Owen Flynn, de son vrai nom) n'en avait à vrai dire pas grand-chose à faire d'Henry Mills.

Le fait est qu'il le connaissait à peine, et avait probablement à peine échangé plus de trois phrases avec lui.

En fait, il n'y avait que deux choses chez le jeune garçon qui avaient éveillé son intérêt.

Tout d'abord, le fait que selon leurs supérieurs, le garçon était d'une importance capitale et qu'ils devaient l'emmener... là où le haricot magique les emmènerait, Owen devait avouer ne pas vraiment être sûr d'où ils iraient.

Mais peu importe.

Du moment que cela leur permettait, à lui et à Tamara, de détruire la magie pour toujours, cela lui convenait.

Contrairement à ce qu'ils croyaient tout deux de prime abord, ils n'allaient pas perdre la vie aujourd'hui semble-t-il.

De plus, il y avait autre chose à propos de ce jeune garçon.

C'était le fils de la mairesse.

Le fils de Regina Mills.

L'enfant de celle qui avait ruiné sa vie.

Il aurait pu sourire, si il n'avait pas eu plus important à faire.

Ils avaient un monde à sauver, non ?

(Une part de lui-même se sentit incroyablement soulagée quand il réalisa que la ville n'exploserait pas en fin de compte.

À aucun moment il ne pensa aux deux mères désespérées qui allaient peut-être perdre pour toujours leur fils ce jour-là, ni au reste de sa famille.)

Il ignorait encore à quel point il avait tort.

§§§§

Non, c'était bien vrai, il n'avait absolument rien contre Henry Mills.

En réalité, il le plaignait même un peu, de devoir être le fils (même seulement adoptif) d'une femme aussi monstrueuse.

Pauvre garçon...

Il était vraiment mal tombé.

Mais malgré tout, même s'il ne lui en voulait pas (il n'avait aucune raison de le faire de toute façon, ce n'était qu'un enfant innocent), ça aurait été mentir que de dire qu'il n'y avait rien de personnel dans cet enlèvement.

Il faisait ça contre Regina Mills, inutile pour lui de se voiler la face, et de prétendre qu'il ne faisait cela que pour détruire la magie.

La reine lui avait volé son enfance.

Et son père.

En représailles, il allait lui prendre son fils.

Ce n'était que justice, en somme.

Elle allait savoir ce que cela faisait, elle comprendrait cette douleur de perdre quelqu'un qu'on aime, oui, elle saurait ce que cela faisait de se faire arracher un être qu'on chérissait sans comprendre ce qui nous arrivait, tout comme lui l'avait vécu avec son père.

Elle souffrirait, comme lui-même avait tellement souffert, pendant tellement longtemps.

Cela ne lui rendrait pas son père, certes, et aveuglé par sa colère et sa haine, il l'avait presque oublié.

Mais peu importe.

Il aurait enfin la justice pour son père mort, son père dont il venait à peine de retrouver le cadavre, non, les os, ou tout au moins, il aurait la vengeance que tout son être réclamait à corps et à cris.

Et, alors qu'il s'écroulait sur le sol froid, humide et boueux de Neverland, Owen Flynn réalisa que tout ce qu'il avait fait n'avait servi à rien, et qu'il n'avait fait qu'amener un gosse innocent sur une île dangereuse, et que lui et Tamara étaient tombés dans un piège mortel.

Il n'avait rien d'un héros.

Il ne valait pas mieux que Regina, en fin de compte.