Je pensais avoir gagné.

[1x06] : « Il ne la connaît pas en tant que monstre, seulement comme mère. Et pourtant, ironiquement, il est le seul à savoir la vérité. Il est celui qui la juge le plus sévèrement. »

Défi de l'enfer de Dante : Cap ou pas cap d'écrire une fanfiction OUAT qui n'inclue que les 6 premiers épisodes de la saison 1 ?

Henry lui échappe de plus en plus.

Ça ne devrait pas arriver, elle a tout fait pour que cela ne se produise pas, cependant, malgré tout ses efforts, c'est ce qui se passe, et il n'y a rien qu'elle puisse faire contre ça.

Elle a essayé pourtant, et ce bien avant qu'Emma Swan n'arrive en ville, mais rien n'y a fait, et maintenant, c'est encore pire, Archie refuse de l'écouter et d'obéir à ses ordres, Graham commence à en faire de même, Gold semble avoir retrouvé la mémoire, même s'il le nie, bien sûr, il n'y a guère plus que Sidney à lui être sincèrement fidèle et loyal.

Et son fils…

Son fils la traite de monstre, comme si elle n'était que cela, comme si les dix dernières années ne comptaient absolument pas, comme si le fait qu'elle soit sa mère n'avait pas la moindre importance.

Quand il la regarde, elle frissonne, parce qu'elle a non seulement l'impression qu'il la voit telle qu'elle est, mais aussi parce que, dans ces moments-là, elle a le sentiment d'être de nouveau la méchante reine.

Sauf qu'elle ne l'est plus, elle est la mairesse maintenant, et elle a gagné.

Et tout ça, c'est sa fin heureuse.

Une fin heureuse qui est en train de se fissurer.

Tout parce que son fils a trouvé un livre de contes !

Drôle, non, comme de simples petites choses pouvaient en un seul instant tout ruiner, tout détruire ?

En un sens, c'était de sa faute, c'était elle qui avait voulu avoir un enfant, devenir mère après tout, c'est elle qui l'a amené ici.

Elle pensait avoir gagné, pensait que son plan était parfait, infaillible, que rien ni personne ne pourrait mettre en péril sa malédiction, mais…

Maintenant, Henry sait.

Il ne la connaît pas en tant que monstre, seulement comme mère.

Et pourtant, ironiquement, il est le seul à savoir la vérité.

Il sait qui elle était, ce qu'elle a fait, et ce qu'elle est toujours aussi, de toute évidence, il connaît la noirceur qui l'habite encore.

Il est celui qui la juge le plus sévèrement.

Et il ne le sait pas encore, mais en la rejetant comme il le fait, en la haïssant, il a déjà gagné.

Perdre son affection, voir sa malédiction être brisée…

Chacune de ces deux options lui paraît être toute aussi intolérable l'une que l'autre.

Voilà pourquoi elle doit arrêter tout cela…