Chapitre 8 : Je ne pense pas que ce soit mal. (Daenerys/Drogo)
- Le Mille-Prompts : 69. Duo – Daenerys / Khal Drogo.
- Si tu l'oses : 50. Sanitaire.
- Pick A Card : Seven of Hearts: Écrivez une fanfiction sur l'amour chanceux. Sinon, écrivez une fanfiction sur la confiance.
- Collectionner les POP : POP Aloy : Sa coiffure : Écrire sur Luna Lovegood avec une coiffure de hippie ou sur un personnage qui a une coiffure différente des autres.
- Le défi des Belles Paroles : #27 Il y a des hommes parfaits aux quatre coins du monde. Malheureusement la Terre est ronde.
- Le défi des 200 citations de Contes des royaumes : 44. La rage de [Lilith] se fit si brûlante qu'[elle] aurait été capable de réduire une ville en cendres.
- Toujours plus : Fusionner 6 défis.
C'est avec un air un peu grognon, bien qu'amusé, que Bronn raccrocha, avant de se tourner vers « l'assemblée » (petit groupe aurait été plus exact...) qui se trouvait juste devant lui, dans son bar, constituée de Daenerys Targaryen, et de son époux Drogo, mais également de Missandei, Ver Gris, ainsi que de Tyrion Lannister, qui revenait tout juste des sanitaires.
« Alors, lança Daenerys, j'imagine que les choses n'avancent pas beaucoup.
Avec sa longue chevelure blonde tressée d'une manière sophistiquée et surtout compliquée, elle détonnait totalement au sein de leur petit groupe, tout comme son mari, qui arborait une coiffure semblable, et au moins tout aussi compliquée à faire.
Tyrion se demandait sincèrement quand les deux amoureux pouvaient trouver le temps pour se coiffer de cette manière tout les jours, vraiment...
(Oui, il n'avait pas grand chose d'autre à foutre que de se poser ce genre de question en ce moment, effectivement...)
- Non, effectivement. Talisa n'a aucune nouvelle intéressante, c'en est désespérant.
- A quoi est-ce que tu t'attendais ? Ironisa Tyrion, un verre de vin à la main. Ils sont en service, déjà qu'ils flirtent pas en temps normal, ils allaient pas non plus le faire devant Talisa !
- T'es dans quel camp toi déjà ?
- Le camp « ces deux crétins ne feront rien par eux-même, enfermons les quelque part afin d'avoir la paix et que la situation se débloque enfin. »
- On en est rendu à combien de camps à ce stade ? Demanda Missandei, ravie de pouvoir penser à autre chose qu'à l'enquête autour de la mort de son ancien bourreau.
- Plus ça va, plus j'ai l'impression que tout le monde forme son propre camp, ou plutôt son propre avis sur la situation, fit Ver Gris avec un air amusé.
- En même temps, fit alors Drogo, toute cette histoire est devenu un beau bordel, et je me demande vraiment comment ça se fait qu'ils ne soient toujours pas au courant de cette histoire de pari.
- Ils sont trop cons pour réaliser qu'ils s'aiment, déclara Bronn, ça veut dire qu'ils sont également trop cons pour se rendre compte de ce qu'on est en train de faire...
- Évite d'insulter mon frère et ma future belle-sœur Bronn, tu veux ?
- Ta belle-sœur ? Au train où ça va, je pense que tu peux te brosser, ils seront pas ensemble avant la fin de l'année, ça c'est sûr...
- Dit celui qui a parié sur le fait qu'ils seraient ensemble avant la fin du mois.
- Oui, ben ça c'était avant la fête et qu'ils s'engueulent pour des conneries, parce qu'ils sont trop cons et trop fiers pour faire le truc le plus simple du monde : discuter de ce qui ne va pas !
- Tu peux leur faire confiance pour être les personnes les plus bornées du monde, dit Tyrion, toujours aussi amusé, bien qu'un peu désespéré.
- Et je te fais confiance pour trouver une bonne idée pour mettre ces deux crétins ensemble.
- Je suis pas entremetteur je te signale.
- Non mais t'es avocat. Tu vas bien trouver quelque chose !
- Pourquoi est-ce que c'est à moi de trouver quelque chose ? Bordel, je suis pas le seul à être impliqué !
- On pourrait peut-être aussi, je sais pas... proposa Daenerys, qui semblait être la seule personne sensée de la pièce, laisser les choses se faire naturellement !
- Ça fait plus de six mois qu'on laisse les choses se faire toutes seule, et il ne s'est toujours rien passé, fit Tyrion, donc je dois avouer que ça commence légèrement à faire long. Et mon frère est encore vexé et n'a toujours pas compris que non, elle ne se foutait pas de lui, et elle ne l'a pas compris non plus apparemment. Vu qu'elle pense encore que c'était une blague de mauvais goût.
- Il y a des hommes parfaits aux quatre coins du monde, fit Bronn avec un air faussement philosophique. Malheureusement la Terre est ronde.
- Traduction ? Demanda l'avocat. Et surtout, quel est le foutu rapport exactement ?
- Ton frère est con. Tout simplement. Et pas doué. Et il va finir par me faire perdre du fric avec ses conneries !
- Je suis sure qu'il sera très chagriné en l'apprenant, fit Missandei avec un air moqueur.
- Oui enfin bon, je te ferais remarquer Missandei, que j'ai touché pas mal de pognon pour le pari sur la relation de Sansa et Rhaenys.
- On devrait arrêter de faire des paris sur les relations des gens, se permit d'ajouter Drogo.
- Entièrement d'accord, s'exclamèrent en chœur tout les autres, excepté Bronn lui-même, qui leva les yeux au ciel.
- Gens de peu de foi ! Vous verrez bien que j'ai raison !
- Mouais... je suis pas convaincu, déclara Tyrion en finissant son verre. »
Alors qu'elle voyait ses amis parler et sourire voire rire ensemble, Daenerys enserra la main de son mari dans la sienne, se disant que c'était une bonne chose qu'ils puissent réussir encore à rire un peu en ces heures sombres, emplies de doutes et de suspicion.
§§§§
Tyrion Lannister se souvenait encore parfaitement du jour où Missandei et Ver Gris étaient venus le voir pour lui demander son aide, il s'en souvenait comme d'un jour où il s'était dit qu'il pourrait enfin prendre sa revanche sur Littlefinger.
Et le faire payer, pour absolument tout.
Oh, maintenant qu'il était mort, tout cela lui semblait bien vain, en vérité...
Il avait accepté de les aider immédiatement, bien évidemment, malgré le fait qu'ils n'avaient pas réellement de quoi le payer, déjà parce que c'était la chose juste à faire, mais aussi pour des raisons plus... personnelles.
Disons tout simplement que Missandei, Ver Gris, et Ros n'étaient pas les seules personnes travaillant pour Petyr Baelish qui avaient pu souffrir de ses méthodes...
L'avocat avait rencontré Shae quand elle travaillait encore en tant que prostituée dans l'un des innombrables bordel de Littlefinger à l'époque où ceux-ci étaient encore ouverts, et Tyrion avait d'ailleurs été son client à l'époque, à ses débuts, avant de finalement tomber amoureux d'elle et de commencer à sortir avec elle.
Puis les maisons closes de Baelish avaient dû fermer, et c'était là seulement qu'il avait fini par comprendre deux ou trois trucs.
Les coups, les insultes, les différentes cicatrices (qui, prétendait-elle, étaient accidentelles), ainsi que les diverses fractures qu'elle avait eu à plusieurs reprises, à cause de clients, disons... particuliers.
Si elle était accroc aux anti-douleur désormais, c'était entièrement de sa faute, si il ne l'avait certes jamais battue lui-même directement, il l'avait laissée souffrir aux mains de salopards sans rien faire.
Le jour où il l'avait appris...
La rage de Tyrion Lannister se fit si brûlante qu'il aurait été capable de réduire une ville en cendres.
Il avait eu envie de tuer Littlefinger de ses propres mains, de l'étrangler, de le faire mourir dans les pires souffrances qui soient.
Il n'en avait jamais eu l'occasion, et aujourd'hui, même s'il en était reconnaissant au meurtrier, il ressentait un certain désagrément à l'idée de n'avoir pas pu emprisonner ce foutu enfoiré.
Jamais Shae n'aurait droit à la justice et Tyrion le regrettait réellement.
Enfin bon, c'était toujours mieux que rien.
§§§§
Daenerys et Drogo faisaient probablement partis des quelques habitants de la villequi, d'un point de vue personnel, n'en voulaient pas réellement à Littlefinger.
Bon, ils ne le supportaient pas du tout, en vérité, comme tout le monde, mais eux-même n'avaient pas de gros griefs contre lui.
Enfin, ses pratiques crasseuses dans ses anciennes maisons closes leur avaient quant même donné envie de vomir, évidemment.
Et s'il n'y avait que cela...
Aussi, alors qu'ils sortaient du bar de Bronn afin de rentrer chez eux, Drogo, pensant à l'enquête en cours, se souvint alors d'un détail advenu lors de la soirée.
« Dis-moi Dany, tu crois qu'on devrait dire à Tyrion que Shae a fait une apparition éclair à la soirée de Littlefinger, alors qu'elle était supposée ne pas venir, et qu'elle a eu un entretien avec lui ?
Ils étaient les seuls à les avoir vus ensemble, cette scène étant advenue à la fin de la soirée.
La dragonne avait alors haussé les épaules.
- J'imagine qu'elle le lui a déjà dit. Et si la police nous interroge, on aura qu'à le leur dire... »
Daenerys Targaryen était actuellement réellement heureuse.
Issue d'une famille quelque peu... compliquée, coincée pendant un temps avec un père violent et un grand frère... tout aussi violent que lui, qui était mort lors d'un crash d'avion quand elle était encore adolescente, seuls sa mère et son autre grand frère étaient encore en vie dans sa famille, ainsi que son neveu Jon, qu'elle ne voyait à vrai dire pas très souvent.
Elle avait rencontré Drogo quand elle avait vingt-deux ans et lui vingt-cinq, et le coup de foudre avait été immédiat, étant tout deux des fans de fantasy et entre autre de dragons, ils avaient tout de suite sympathisé, jusqu'à finir par sortir ensemble et se marier quelques années plus tard.
Malgré son passé un peu douloureux, la jeune femme s'estimait plus chanceuse dans l'ensemble que ses deux amis, et elle se rappelait encore comment tout avait commencé...
Le tout en question étant leur croisade contre Littlefinger.
En effet, un nombre assez conséquent de femmes et d'hommes ayant autrefois travaillé dans les maisons closes de Petyr Baelish (qui étaient connues pour leurs pratiques plutôt... extrêmes) avaient désormais besoin de prendre des anti-douleur de façon fréquente pour réussir à fonctionner normalement dans la vie de tout les jours, afin de ne pas s'écrouler de douleur.
Shae en faisait bien évidemment partie, mais elle n'était pas la seule...
Et si, fort heureusement pour eux, Missandei et Ver Gris n'en faisaient pas parti, le fait est qu'ils avaient subi tout deux comme un électrochoc la mort subite et inattendue de trois de leurs anciennes collègues : Irri, Doreah et Marei, toutes trois mortes d'une overdose d'analgésiques...
C'était là et seulement là que les deux jeunes gens s'étaient réveillés, et avaient décidé d'essayer de s'attaquer à lui, et ce même en connaissant les risques et qu'ils savaient qu'ils risquaient surtout de perdre et d'y laisser des plumes.
Et si Dany était bien décidée à les aider à l'époque, maintenant, elle espérait simplement qu'ils n'étaient pas impliqués dans cette sale affaire.
§§§§
Seulement quelques minutes après avoir discuté avec Talisa, Brienne et Jaime se rendirent tout deux au domicile de Qyburn.
En effet s'il avait été plutôt complexe et ardu pour la médecin légiste de réussir à trouver le nom du seul pharmacien de Port-Réal qui était susceptible de posséder de la veuve noire chez lui, trouver son adresse, en revanche, avait été un jeu d'enfant.
Ainsi, lorsque les deux policiers frappèrent à sa porte, le pharmacien leur ouvrit immédiatement la porte :
« M. Qyburn ? Lui demanda alors Brienne.
- Oui, c'est bien moi.
- Brienne Torth et Jaime Lannister, nous sommes de la police... Nous voudrions vous poser quelques questions... C'est au sujet de la mort de Petyr Baelish.
- Oh, vous voulez parler de Littlefinger ? Fit-il avec un sourire de complet mépris, clairement dirigé envers le défunt, en les laissant entrer. Je doute que Westeros le regrette réellement, au fond.
- Peut-être, répliqua Jaime avec un ton sec, mais il a été assassiné, et maintenant il s'agit pour nous de trouver qui a fait cela.
Qyburn se mit à ricaner.
- Bonne chance pour cela, leur confia-t-il, au moins la moitié de la ville voulait sa peau, et je ne parle là que de Port-Réal...
- Était-ce votre cas également ? Lui demanda Brienne.
Il haussa tout simplement les épaules.
- Ce n'est pas Littlefinger qui m'a fait radier de l'Ordre des Médecins, même si je ne l'estimais pas, je n'avais aucune raison réelle de vouloir le tuer... Et de plus, je n'étais pas là pendant la réception. J'étais au restaurant ce soir-là, jusque très tard et plusieurs personnes pourront vous l'assurer. Mais je doute que ce soit spécifiquement mon statut de potentiel suspect qui vous a fait tout deux venir jusqu'ici...
- Non, en effet... Talisa Maegyr, après autopsie du corps de la victime, nous a révélé qu'il avait été empoisonné au moyen d'un poison très spécifique et très rare... De la veuve noire, plus précisément. De plus, elle nous a également indiqué que vous étiez la seule personne connue à en avoir en votre possession.
- Et, rajouta Jaime avec sarcasme, je doute que, si jamais vous en avez vendu, la personne qui en a acheté l'ait fait dans le but d'empoisonner ses rats avec...
Le sourire de Qyburn se fit amusé (et Brienne elle-même se surprit à sourire) avant qu'il ne commence à brusquement froncer les sourcils.
- De la veuve noire, vous dites ? En effet, je pense en posséder dans ma boutique, mais très peu, et dans une pièce à laquelle personne ne peut accéder, moi excepté, et je n'y vais moi-même jamais de toute façon.
- Comment vous êtes vous procuré le poison ?
- Mon prédécesseur, l'éminent et honorable Pycelle, qui a également exercé en tant que médecin légiste pendant un temps, me l'a légué lorsqu'il m'a vendu son officine. Quand j'ai compris ce que c'était, je n'y ai plus touché, et j'ai pris la précaution d'enfermer tout cela là où personne ne peut aller.
- Vous n'en avez donc jamais vendu à qui que ce soit ?
- Moi non, il se pourrait que Pycelle en ait vendu autrefois, je pense, il faudrait que je vérifie ses vieux registres afin d'en être sûr, puisqu'on ne peut plus lui parler maintenant, et le lui demander, le pauvre homme étant complètement sénile. En ce qui me concerne... en vérité, je pense ne pas vous avoir encore tout dit, réalisa-t-il soudainement.
Les deux policiers se figèrent instantanément.
- Que voulez-vous dire ? Le questionna Jaime, un brin suspicieux.
- Hé bien... je n'en ai personnellement jamais vendu, seulement... vous rappelez-vous de mon ancien employé, Gregor Clegane ?
- Vous voulez dire la Montagne ? Celui que vous avez viré et qui est introuvable depuis ?
- Exact. Peu de temps après l'avoir renvoyé, j'ai retrouvé ma pharmacie saccagée et de nombreuses choses avaient disparu... Tout était tellement en bazar que je n'y ai pas vraiment fait attention, mais peut-être que votre coupable s'est procuré de la veuve noire par le biais de Gregor Clegane, si jamais il m'en a bel et bien dérobé...
- Comment pouvez-vous ne pas être au courant de ce qui a disparu dans votre propre boutique ?
- Tout était par terre, vous pensez bien que je n'ai pas fait la différence entre les pots cassés emplis de veuve noire et ceux qui avaient disparu !
- Pourquoi vous aurait-il volé cela en particulier ?
- Je n'en sais rien, peut-être croyait-il que cela se vendrait bien au marché noir... Il semblerait qu'il ait eu raison...
- Donc si je comprends bien, résuma rapidement Brienne, il est possible qu'il y ait dans la nature un fou dangereux avec en sa possession un poison extrêmement dangereux ?
- Ce n'est qu'une hypothèse, peut-être n'a-t-il absolument rien à voir avec cela, et je suis navré de vous décevoir d'avance, mais je n'ai toujours aucune idée d'où il peut bien se trouver.
Brienne soupira alors.
- Ce n'est pas grave fit-elle, nous allons faire de notre mieux pour le retrouver lui, ou retrouver le coupable... A moins qu'il ne s'agisse de la même personne... Merci pour votre coopération, et bonne journée.
- Bonne journée à vous également. »
Alors qu'ils sortaient, Brienne ne put s'empêcher de soupirer.
Ils n'étaient définitivement pas sortis de l'auberge...
A suivre...
