Chapitre 9 : C'est très embarrassant... (Oberyn/Bronn).

- Le Mille-Prompts : 952. Rencontre – Dans une auberge (enfin, plutôt dans un bar mais c'est pareil…).

- Si tu l'oses : 87. Se grouiller/se dépêcher.

- Le Mois des Fiertés : 19. (émotion) Se sentir vivant.

- Pick A Card : Ace of Hearts: Écrivez une fanfiction sur un flirt. Sinon, écrivez une fanfiction à propos de quelqu'un qui a démissionné du département des mystères.

- Collectionner les POP : POP Marie Laveau : Son serpent : Écrire sur Nagini ou sur un autre serpent.

- Défi des Belles Paroles :#33 Ceux qui pensent que c'est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essayent.

- Petits Prompts à la Pelle : 48. Mon serpent/tarentule s'est échappé(e) et j'ai oublié de prévenir le voisin du dessous qui en est terrifié.

- Ships Farfelus : Oberyn/Bronn.

- Le défi des 200 citations de Contes des royaumes : 185. « Je reviendrai [la] chercher. » « J'en suis certain[e]. »

- Le défi des 45 citations d'Hunger Games : 26. « Le désir de vengeance est un sentiment puissant et durable. Surtout quand il est renforcé chaque fois qu'on se regarde dans une glace. »

- Toujours plus : Fusionner 10 défis.

Oberyn Martell était actuellement profondément… agacé.

Enfin non, le mot agacé n'était peut-être pas assez fort pour pouvoir décrire son état de profond énervement.

Il avait passé une très mauvaise journée, déjà, ce qui n'arrangeait rien.

Enfin, ce n'était absolument rien en vérité, puisque la soirée risquait de se révéler être encore pire.

Et maintenant, il était 23 heures passé, et son ex, Ellaria Sand, l'avait appelé alors qu'il venait tout juste de rentrer chez lui, afin de l'informer que leur fille, Tyerne, était introuvable depuis plus de quatre heures, qu'elle n'avait aucune idée d'où elle pouvait bien se trouver, et qu'elle songeait sérieusement à appeler la police.

Et depuis maintenant plus d'une demie-heure, il arpentait les rues de Port-Réal sans relâche, tout en pestant contre sa fille qui ne répondait toujours pas au téléphone, tandis qu'Ellaria (qui avait depuis appelé Jaime Lannister à la rescousse) fouillait un autre quartier de la ville.

Ce fut sans conviction réelle qu'il entra dans le premier bar qu'il trouva (et dans lequel il n'était jamais entré auparavant), et quelle ne fut pas sa stupéfaction en réalisant que oui, elle était bel et bien là…

Dans un bar…

Alors qu'elle n'avait que seize ans…

Et qu'il était désormais presque minuit, et qu'elle était venue ici sans informer qui que ce soit de ses projets, même sa petite-amie (enfin, son ex maintenant, si il avait bien compris ce qu'Ellaria lui avait raconté…) n'en savait rien.

Oh par les Sept, celle-là, elle allait l'entendre…

Il s'empressa d'appeler Ellaria et de la rassurer au sujet de la disparition de leur fille, et celle-ci put également prévenir Jaime à ce sujet.

Jamais il ne s'était autant dépêché pour se rendre quelque part.

Le Dornien prit une profonde inspiration, tentant de ne pas s'énerver, et marcha rapidement en direction de sa fille.

§§§§

Cette gamine avait beau être drôle et un peu mignonne, Bronn devait malgré tout admettre qu'elle commençait à l'agacer légèrement.

Déjà, elle n'avait rien à faire ici, vu qu'elle était clairement mineure.

Ce qui expliquait pourquoi il avait refusé de lui servir une seule goutte d'alcool, et si elle était encore là c'était seulement parce qu'il savait pertinemment qu'il y avait d'autres bars en ville qui n'auraient pas eu ce genre de scrupule.

Là, elle carburait plutôt à l'eau, c'était bien plus raisonnable...

Et aussi, elle avait l'air d'être profondément déprimée, et vraiment, Bronn n'avait pas signé pour ça, ce n'était pas son rôle de consoler les gamines esseulées et tristes, non, il avait autre chose à foutre de ses journées.

Ah, et elle lui avait fait des avances aussi, et elle était définitivement beaucoup trop jeune pour lui hein, merci bien, et pas du tout son genre, accessoirement.

Tout ça pour dire que Bronn Néra avait déjà connu de meilleures soirées que celle-ci.

Il soupira.

« Tu sais gamine, je voudrais pas jouer les rabats-joie, commença-t-il, mais déjà, tu ne devrais pas être ici, ensuite, je suis sûr que tu devrais être rentrée chez toi depuis longtemps…

- Vous êtes pas mon père, répliqua Tyerne avec agressivité.

- Et heureusement pour moi, je suis bien content de pas avoir eu à t'élever… Parce que t'es quant même sacrément chiante.

- Je suis pas aussi insupportable que ça vous savez… la plupart du temps.

- Oui ben aujourd'hui, tu l'es en tout cas.

Tyerne eut au moins la grâce d'afficher un air coupable, et Bronn leva les yeux au ciel.

Où était Tyrion quand on avait besoin de lui ?

Au moins, il aurait eu une excuse pour filer à l'anglaise et faire comme si il ne voyait pas la tristesse dans ses yeux, alors que là, vu que son bar était désert, ben, il avait pas vraiment le choix.

Et puis faut dire qu'elle lui faisait quant même un peu de peine.

- Bon, raconte-moi, c'est quoi l'histoire ?

- Ma copine m'a larguée aujourd'hui.

- Ah ! Merde…

- Oui, comme vous dites.

- Et donc, ta première idée ça a été de te réfugier dans le premier bar venu pour essayer de te soûler pour oublier ça et flirter avec un type qui a l'âge d'être ton père ?

Tyerne contempla son verre d'eau avec consternation.

- Ouais… je vous l'accorde, c'était plutôt puéril comme réaction.

- Et aussi carrément stupide, ajouta Bronn.

- Tyerne ? Lança alors une voix mi-calme, mi-énervée, et la jeune fille se retourna immédiatement.

- Papa ? Fit-elle en fronçant les sourcils de surprise. Qu'est-ce que tu fais là ?

- Ta mère s'inquiète pour toi, déclara l'homme en essayant de garder son calme, et figure-toi que moi aussi… Tu aurais pu nous prévenir avant de venir ici, on a appelé la police, alors tu as intérêt à avoir une bonne explication jeune fille... »

La première chose que pensa Bronn en voyant Oberyn Martell pour la première fois fut qu'il était quant même sacrément bien foutu.

Une réflexion tout à fait vrai, et qui n'était absolument pas professionnelle.

Il secoua la tête.

C'était vraiment pas le moment…

Oberyn croisa les bras avec un air sévère, tandis que sa fille affichait un air penaud.

« Je suis désolée… je, c'était stupide… Pardon.

Oberyn soupira alors et son regard s'adoucit.

- On en parlera à la maison, d'accord ? Et surtout, ne nous refais plus jamais une peur pareille, c'est clair ?

Elle hocha la tête.

- Promis papa…

- Bien, appelle donc ta mère et rassure-la, elle m'a déjà eu au téléphone, mais je pense qu'elle se sentira mieux si elle entend ta voix. »

Alors que sa fille s'exécutait, il se tourna vers le barman.

« J'espère qu'elle ne vous a pas causé trop de désagréments.

Bronn haussa les épaules avec nonchalance.

- Vous savez, j'ai déjà vu pire à ce niveau-là. Enfin bon, par contre, vous penserez à régler mes honoraires de psy, parce qu'écouter pendant une bonne heure les complaintes d'une gamine en pleine crise d'adolescence, ça n'a vraiment rien de plaisant.

La remarque eut au moins le mérite de réussir à faire sourire légèrement Oberyn.

- Je penserai à lui en faire part, ne vous en faites pas, ironisa-t-il, et cette fois, ce fut au tour de Bronn de sourire. Bon… si jamais elle revient par ici... Je reviendrai la chercher.

- J'en suis certain, se surprit à dire Bronn, sans même comprendre pourquoi.

- Bonne soirée, se contenta de répondre le Dornien. Et merci.

- Bonne soirée à vous deux également. »

§§§§

Quand il revit Tyerne Martell dans son bar deux jours plus tard, Bronn leva immédiatement les yeux au ciel.

« Qu'est-ce que tu fais encore là ?

- Je suis venue boire quelque chose, un chocolat chaud si possible.

- La vraie raison ?

- Je m'ennuie, j'ai envie de parler à quelqu'un et t'es plutôt sympa comme mec, et puis aussi la copine de ma sœur, enfin de l'une de mes sœurs, m'a dit que t'étais gay, donc désolée pour l'autre soir… En clair je suis venue pour m'excuser. A nouveau, c'était très stupide.

- Tu m'étonnes. T'inquiètes, du moment que tu ne prends plus la poudre d'escampette sans prévenir tes parents, moi ça me va… Au fait, tes parents savent où tu es cette fois ?

- Oui, d'ailleurs mon père va venir me chercher tout à l'heure.

Bronn se trouva être étonnement ravi par cette perspective.

- Ok, super.

- Sinon, toi, ça va ?

- J'ai connu des jours meilleurs, mon serpent s'est échappé et j'ai oublié de prévenir le voisin du dessous qui en est terrifié. Du coup je me suis fait engueuler. Bref, ça a été une journée compliquée.

Les yeux de Tyerne se mirent alors à briller avec intérêt.

- Oh, t'as un serpent chez toi ? Tu devrais bien t'entendre avec mon père, il doit avoir au moins deux ou trois aspics chez lui je crois. D'ailleurs, il nous surnomme ses aspics des sables, mes sœurs et moi, tout le monde nous appelle comme ça maintenant.

- Oh, vraiment ? »

Ils continuèrent de discuter quelques temps, jusqu'à l'arrivée d'Oberyn.

§§§§

La situation était rapidement devenue absurde, et même temps, étrangement normale.

Du point de vue de Bronn en tout cas.

Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis sa rencontre avec Oberyn, et Tyerne continuait de venir à son bar tout les soirs, son père venait la chercher tout les soirs, puis discutait un petit peu avec Bronn, et dire que le Dornien lui plaisait était juste un magnifique euphémisme.

Ce qui était apparemment parfaitement réciproque, sois dit en passant...

Et c'était pour cette simple et bonne raison que Bronn était en ce moment-même avec son amie Talisa afin d'en… discuter.

Histoire qu'elle soit la première au courant de sa nouvelle relation (enfin la deuxième, Tyrion étant déjà au courant.)

Celle-ci l'avait regardé avec un air abasourdi, avant de cligner des yeux à plusieurs reprises, de surprise.

« Tu es amoureux d'Oberyn Martell… D'accord… Tu… bordel de Dieu, par les Sept, j'arrive pas à y croire… Tu es amoureux du père de ma petite-amie.

- Yep…

- Tu peux me laisser quelques secondes pour digérer l'info s'il te plaît ? L'idée que tu puisses potentiellement devenir… mon futur beau-père me laisse un peu… perplexe.

- Oh, mais je t'en pris…

- Vous sortez ensemble du coup ?

- Yep, effectivement.

- Depuis combien de temps exactement ?

- Trois-quatre jours je dirais.

- Et tu me dis ça que maintenant ? Demanda-t-elle avec un faux air outré. Comment ça se passe du coup ?

- Bien, super bien… Il me fait… me sentir vivant, je dirais. Tu veux d'autres détails ?

- Non ! S'exclama-t-elle immédiatement. Garde… garde les détails pour toi surtout…

Ils éclatèrent tout deux de rire, avant que Talisa ne rajoute :

- Blague à part, je suis contente pour toi, vraiment. Je suis contente que tu sois heureux. Parce que tu le mérites.

- Merci Talisa. Toi aussi d'ailleurs. En parlant de couple, comment ça se passe entre toi et Élisa ?

- Super bien ! En parlant de ça... »

§§§§

Cinq ans plus tard.

Brienne et Jaime n'avaient pas beaucoup avancé depuis leur discussion avec Qyburn, Gregor Clegane aka la Montagne était toujours aussi introuvable qu'avant, et par ailleurs, envoyer quelqu'un discuter avec Pycelle n'avait servi absolument à rien.

Et vu qu'ils ne savaient pas encore exactement à quelle heure il avait pu être empoisonné ou même à quelle heure il était mort, et que personne n'avait rien vu, hé bien, essayer de vérifier les alibis des uns et des autres n'avait pas vraiment servi à grand-chose.

En fait, c'était bien pour ça qu'elle était là (alors que de son côté, Jaime était en train de mener une perquisition chez Lysa Tully, vu qu'elle était leur principale suspecte), dans la maison qu'occupaient Oberyn Martell et Bronn Néra, afin d'interroger le barman.

Et… ils étaient au lit en ce moment-même apparemment, alors qu'il était quelque chose comme trois heures de l'après-midi, et le pire c'est qu'elle n'était même pas surprise.

Elle leva les yeux au ciel.

Super, elle était vraiment pas venue au bon moment.

Quelques minutes plus tard, elle finit par frapper à la porte, et elle maudit les Sept Dieux et les Sept Enfers pour lui avoir fait choisir ce jour-là précisément pour venir chez eux.

En même temps, c'était clairement pas le moment non plus pour eux de faire ça, surtouten pleine journée, merde !

« Laissez-nous deux minutes Brienne, d'accord ?

Elle leva les yeux au ciel.

- Vous en faites pas, j'ai tout mon temps... »

Quand Oberyn finit par enfin par lui ouvrir, il était complètement décoiffé, et vraiment, Brienne n'avait pas la moindre envie de lui poser une quelconque question.

« Oui, c'est pour quoi ?

- Désolée de vous déranger… je voulais parler à Bronn, au sujet de la soirée de Littlefinger.

- C'est-à-dire ? Demanda le barman en arrivant à son tour.

- On piétine pour l'enquête, avoua-t-elle alors, je vais finir par croire qu'il va nous être impossible de la régler à force…

- Rien n'est impossible ! Ceux qui pensent que c'est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essayent, lança Bronn, et Brienne sourit avec amusement. Quel rapport avec moi ?

- C'est vous qui avez servit les boissons pendant la soirée… Est-ce que vous avez vu quelqu'un s'approcher du verre de Littlefinger, est-ce que vous avez vu quelque chose de suspect en général, est-ce que quelqu'un a échangé les verres, ou même a mis quelque chose dans son verre, n'importe quoi ?

- Non, désolée Brienne, mais je n'ai absolument rien vu du tout…

La jeune femme soupira profondément.

- Bordel de merde… on va jamais s'en sortir.

- Vous n'avez aucune piste alors ?

- Lysa Tully est notre seule suspecte crédible pour l'instant… Son mari la battait, elle le haïssait, elle avait peur de lui, il est très probable qu'elle ait voulu se venger de lui...

- Le désir de vengeance est un sentiment puissant et durable, déclara Oberyn. Surtout quand il est renforcé chaque fois qu'on se regarde dans une glace. Si à chaque fois qu'elle se voyait elle voyait ce qu'il lui faisait subir, alors oui, c'est très probable, effectivement…

- Je suis bien d'accord… Bon, si vous vous n'avez rien à rajouter, je vais y aller. »

Ce n'était pas encore aujourd'hui qu'elle allait résoudre le mystère…

A suivre…