Chapitre 19 : On fait quoi maintenant ? (Jory/Obara).
- Le Mille-Prompts : 63. Personnage – Shae.
- Si tu l'oses : 42. Cactus.
- Pick A Card : Queen of Spades: Écrivez une fanfiction sur un personnage qui est sous estimé. Sinon, écrivez une fanfiction sur Parvati Patil.
- Collectionner les POP : POP Aloy : Tenue : Écrire sur un peuple sorcier qui n'accepte pas la modernisation des sorciers ou sur un personnage qui porte une tenue ancienne.
- Le défi des 200 citations de Contes des royaumes : 173. Ses aventures sexuelles passées ne le gênaient nullement – ne l'auraient pas non plus dérangé s'il avait été amoureux d'elle.
- Le défi des 45 citations d'Hunger Games : 3. « N'oublie pas que c'est l'amour fou entre nous, alors si tu as envie de m'embrasser, il ne faut pas te gêner. »
- Ships Farfelus : Jory/Obara.
- Toujours plus : Fusionner 7 défis.
Trois mois avant la fête de Littlefinger.
Jory Cassel ne connaissait pas très bien Obara Martell.
Aussi, lorsque la fille aînée d'Oberyn Martell était venue le voir pour lui demander de se faire passer pour son petit-ami auprès de sa grande (très grande) famille au cours des trois semaines de vacances que les Martell allaient passer à Qarth, et ce, afin de se venger d'un ex qui allait y séjourner en même temps qu'eux (oui c'est complexe), il fut plutôt… décontenancé.
Il est vrai qu'on entendait pas ce genre de demande tout les jours, surtout en ce qui le concernait, puisqu'il était plutôt sous-estimé et ignoré en général à Port-Réal, excepté par les membres de sa famille et par ses collègues.
Il n'était que Jory Cassel après tout, il n'était personne, aussi, la proposition d'Obara le surprit véritablement.
Il était même également surpris qu'elle connaisse son existence en fait, même s'il avait été dans la même classe qu'elle quand ils étaient adolescents, mais ils n'avaient jamais été amis.
« Pourquoi… enfin, déjà, pourquoi moi ?
La jeune femme avait alors haussé les épaules.
- Je vais être honnête avec toi Jory, tu n'es pas la première personne à laquelle j'ai pensé, je n'irais pas jusqu'à dire que tu es mon dernier choix, mais pas loin, les autres m'ont dit non, et sinon, vu que je suis sortie au moins une fois avec la moitié des garçons et des filles de notre génération, je n'ai pas eu envie de leur demander, ça ferait louche si j'y allais avec un ou une de mes ex… Bref, j'ai pensé à toi.
Il l'avait regardée avec une certaine nonchalance.
Ses aventures sexuelles passées ne le gênaient nullement – ne l'auraient pas non plus dérangé s'il avait été amoureux d'elle.
Elle faisait ce qu'elle voulait après tout.
- Je ne sais pas si je dois être vexé ou flatté… Je pense que je vais plutôt être vexé en fin de compte.
- Si jamais ma proposition te dérange ou t'offense, tu peux directement me dire non, ça me permettra de ne pas perdre de temps.
Il soupira.
- Qu'est-ce que j'y gagne alors ?
- Trois semaines de vacances tout frais payés dans un hôtel luxueux, et par chance, tes prochains congés tombent au même moment, je me suis renseignée.
- C'en est presque glauque que tu saches ça.
- Je n'avais pas vraiment envie de me déplacer pour rien, ou de te déranger, et d'ailleurs, je sais également que tu n'as pas de petite-amie en ce moment… Bref, est-ce que ça t'intéresse ou pas ?
Jory prit quelques secondes pour y réfléchir.
- Est-ce que ta famille est au courant ?
- Mon père et mon beau-père savent que ce sera du pipeau, oui. Difficile pour moi de réussir à mettre en place cette supercherie toute seule…
- Oui, c'est sûr que ce sera dur de louer une chambre avec des lits séparés si on prétend être en couple.
Obara eut un sourire discret, se disant qu'elle avait définitivement fait le bon choix.
- Non, en effet… Officiellement, mon père m'a loué une chambre avec un lit double, mais dans les faits, cette chambre sera occupée par quelqu'un d'autre, je ne sais pas encore qui, j'irai (enfin, on ira si tu viens avec moi) dans une chambre avec deux lits.
- Et si je dis non et que tu ne trouves personne ?
- Hé bien, j'irai toute seule, et je partagerai ma chambre avec ma sœur Sarella, qui est célibataire. J'ai tellement de sœurs (enfin, de demi-sœurs, mais c'est pareil…) de toute façon, qu'on s'y perd un peu dans la répartition des chambres. Personne ne verra la différence.
- Ok, je vois… Par contre, je voulais savoir, ça va être crédible que tu partes en vacances avec un type dont ta famille n'a jamais entendu parler ?
- Je parle pas très souvent des gens avec qui je sors, donc non, t'en fais pas.
- Hum… Si jamais je dis oui, dans l'histoire qu'on devra servir à ta famille, on sera censés sortir ensemble depuis combien de temps exactement ?
- Un mois environ… Assez pour que ce soit sérieux, mais pas trop long non plus, pour que ce soit cohérent avec le fait que je n'ai pas parlé de toi à ma famille. Du coup c'est parfaitement logique qu'on ne vive pas encore ensemble.
- J'ai une autre question à ce sujet. C'est pas un peu puéril et gamin d'organiser tout ça juste pour une vengeance ?
- Mon ex est un connard qui m'a trompé de nombreuses fois et vu que je peux pas lui foutre mon poing dans la gueule, j'ai envie de lui cracher mon bonheur au visage. Disons que c'est ma thérapie personnelle. Et que je veux le faire chier. Alors, t'es avec moi ?
- Alors, je trouve tout ça absolument absurde, ce sera un vrai bordel à organiser, on va devoir mentir comme jamais à je sais pas combien de personnes, et je sais même pas si je serai à la hauteur et si on arrivera ou pas à ne pas se faire griller et à agir comme un vrai couple, mais j'ai bien envie d'accepter ta proposition… Combien il y aura de personnes à ce voyage à Qarth ?
- Merci beaucoup. Hé bien, toi et moi bien évidemment, mon père et Bronn, ma sœur Tyerne et sa copine Yara, Nyméria a invité Myrcella Baratheon à venir avec elle, Élisa ira avec Talisa Maegyr, et en ce qui concerne Sarella, Obella, Dorea et Loreza, je n'en sais rien à vrai dire. Je crois qu'elles seront seules, et deux d'entre elles partageront peut-être la chambre double dont je t'ai parlé plus tôt…
- Ok, très bien… Ça fait… vraiment beaucoup de monde.
- Yep. Tu sais, ma famille est grande, et mon oncle et mon cousin ne seront même pas là en vérité !D'ailleurs, je dois te prévenir d'un truc… important. Mes sœurs peuvent parfois se montrer très… protectrices, que ce soit avec moi ou avec mes autres sœurs, et j'agis de même avec elles. Alors, surtout ne t'étonnes pas si jamais sept furies te sautent dessus pour te tester, et vérifier si… si tu me mérites, en quelque sorte.
- Dans ce cas-là, je vais essayer de faire attention à ne pas dire trop de conneries. Ce serait dommage de tout gâcher.
Elle sourit une nouvelle fois, et il se surprit à se dire qu'elle avait vraiment un joli sourire.
- Je suis parfaitement d'accord avec toi, il faut que tout soit parfait !
- Et j'imagine que, bien évidemment, nous romprons juste à la fin du séjour ou peu de temps après, ce qui sera très commode pour nous deux, et mettra un terme à cette comédie…
Obara hocha la tête.
- Exactement, tu as vraiment tout compris. Alors, marché conclu ?
Il lui tendit la main.
- D'accord, marché conclu, ça me va.
Elle lui serra la main, avant d'ajouter :
- Le départ est prévu pour dans une semaine, avant cela, il va falloir qu'on se voit au moins deux ou trois fois en public, histoire que notre couple ne sorte quant même pas de nulle part. Ça te va ?
- Oui, ça me convient, j'espère juste que je saurai faire illusion…
- Moi de même… »
Elle partit, espérant de tout cœur, tout comme lui, que tout se passerait bien.
Ce qu'ils ignoraient encore, l'un comme l'autre, c'est que même les plans les mieux ficelés peuvent d'un seul coup se mettre à complètement dérailler sans qu'on ne comprenne vraiment pourquoi.
§§§§
La semaine suivante se passa sans accroc, les deux jeunes gens se donnant rendez-vous à deux ou trois reprises dans le bar de Bronn, qui était plutôt fréquenté, ce qu'il leur permit de donner le change, et à vrai dire, Jory appréciait ses discussions avec la fille Martell, et Obara également, puisque cela leur avait par exemple permis de discuter de leur passion commune, à savoir : l'escrime, qu'ils pratiquaient tout deux depuis leur plus jeune âge.
Aussi, une fois qu'il fut temps pour eux deux de partir pour Qarth, à défaut d'être réellement amis, ils se connaissaient du moins assez pour réussir à faire illusion auprès de la famille d'Obara, enfin, ils l'espéraient.
« Je fais le pari qu'avant la fin du séjour, ces deux-là sont ensemble pour de vrai, avait déclaré Bronn à son compagnon juste avant le départ.
Oberyn se mit à ricaner, l'œil brillant d'amusement.
- Je tiens le pari… »
En vérité, le séjour à Qarth se passa également bien, même si le jeune homme eut quelques frayeurs au début à cause des sœurs de sa fausse petite-amie (heureusement qu'elle l'avait prévenu à ce sujet), qui avaient apparemment convenu entre elles qu'il pouvait faire un petit-ami acceptable pour leur sœur.
Ce qui était.. rassurant, enfin, il le supposait.
D'ailleurs, il devait bien reconnaître que voir le visage enragé de l'ex d'Obara était assez jubilatoire.
§§§§
« N'oublie pas que c'est l'amour fou entre nous, alors si tu as envie de m'embrasser, il ne faut pas te gêner. »
Jory, qui admirait les cactus juste à sa droite, sursauta, tandis qu'Obara, elle, souriait.
Ils étaient en ce moment-même à une réception et la jeune femme, comme toutes ses sœurs, portait en cet instant la tenue traditionnelle des Dorniens et de sa famille, une tenue très ancienne et qui la mettait beaucoup en valeur.
Tout deux avaient réussi à se trouver une routine facile à suivre pour passer pour un couple crédible, feindre de dormir dans le même lit (hormis Bronn et Oberyn, personne ne savait que ce n'était pas le cas), se tenir la main de façon régulière, se faire la bise le matin pour se dire bonjour, s'appeler par de petits noms affectueux, mais pour l'instant, ils ne s'étaient pas encore embrassés.
Et Obara devait admettre que cette perspective ne lui déplairait pas, après tout, Jory était plutôt mignon, était très sympathique, et ils s'étaient trouvés beaucoup de points communs ces derniers jours, et le fait est qu'elle n'aurait pas été mécontente de l'avoir comme petit-ami.
Deux semaines déjà s'étaient écoulées, et elle trouvait cela à la fois mignon et frustrant qu'il ne semble absolument pas voir ses avances subtiles (peut-être même trop subtiles).
(Elle en avait parlé avec son père et son beau-père, et Bronn s'était alors mis à rire comme une baleine, hoquetant entre deux rires des « je le savais ! Je le savais ! Je savais que ça se terminerait comme ça ! », et Oberyn avait dû l'embrasser pour le faire taire.
Tandis qu'Obara, elle, était assez mortifiée.
Même son beau-père était au courant pour son coup de cœur !)
Il lui offrit un sourire d'excuse qu'elle trouva vraiment mignon.
« Désolé, je ne voulais pas être inconvenant, fit-il, en n'évoquant pas le fait qu'il avait terriblement envie de l'embrasser ces derniers temps. Et je t'avais dit que ce serait compliqué de faire semblant de jouer au couple.
Elle pouffa, trouvant les manières de gentleman de Jory tout à fait sympathiques et plaisantes.
Puis il l'embrassa, dans un baiser qui n'avait certes rien de très passionné, mais qui n'était pas désagréable non plus.
Une fois le baiser terminé, Obara s'autorisa à sourire.
- T'embrasses plutôt bien.
- Oh, hum… Merci… Toi aussi, lui répondit-il avec un sourire un peu gêné, un léger rougissement colorant ses joues, ce qu'elle trouva d'autant plus mignon. »
Même si ça ne réglait pas encore le problème du fait qu'elle voulait toujours l'embrasser.
Et qu'elle était en train de tomber amoureuse de lui, réalisa-t-elle.
§§§§
Jory Cassel avait actuellement un gros problème.
Il était en train de tomber amoureux, et ce n'était pas du tout prévu, mais en même temps, vu qui était Obara et à quel point il s'entendait bien avec elle, c'était en réalité parfaitement prévisible, sauf que ce n'était pas supposé arriver, que ce n'était pas conforme au plan qu'ils avaient concocté ensemble, et il ne savait absolument pas quoi faire à ce sujet.
Bref, il était foutrement perdu.
Ces derniers temps, Obara et lui multipliaient les gestes d'affection l'un envers l'autre, plus ou moins factices (enfin, c'était plus moins pour lui, personnellement), histoire de donner le change, et le fait est qu'ils s'en sortaient chacun de mieux en mieux pour faire semblant de jouer au couple.
Peut-être était-ce justement parce que pour lui, tout cela ressemblait de moins en moins à une comédie.
Et ce n'était pas une bonne chose, vraiment pas, parce que pour lui, il était tout simplement évident que ce n'était pas réciproque, et que, quand Obara lui démontrait son affection, c'était toujours en public, et c'était forcément du chiqué.
Il n'était pas assez naïf pour croire que, puisqu'il était en train de tomber amoureux d'elle, c'était forcément réciproque.
En fait, à chaque fois qu'il av ait un peu l'espoir que tout cela puisse être réel et sincère de son côté à elle aussi, et qu'il était tenté d'initier quelque chose avec elle, il se rappelait que si il était là, c'était pour l'aider, pas pour assouvir ses désirs personnels.
Bref, il avait terminé son séjour à Qarth en étant quelque peu amer, mais en le dissimulant bien, tout comme Obara elle-même, sans qu'aucun d'eux n'ait tenté quoi que ce soit, chose que Bronn n'apprécia pas du tout.
C'est vrai quoi, il n'avait pas envie de perdre son pari, merde !
Et puis il voulait que sa belle-fille soit heureuse, accessoirement.
Ainsi, quand ils étaient tout les deux partis de leur côté une fois retournés à Port-Réal, même si ils avaient échangé un vrai baiser passionné devant tout le monde, c'était avec une certaine tristesse qu'ils s'étaient dit au revoir.
Puis, ils avaient annoncé leur fausse rupture (et tout ceux qui n'étaient pas au courant de la vérité avaient été fort surpris. Tandis que Bronn, évidemment, avait fini par perdre son pari…), et ce, avec un certain regret.
Tout avait bien fonctionné, et en même temps, rien n'avait réellement marché comme prévu.
§§§§
Lorsque, quelques jours plus tard, Obara revint le voir chez lui, Jory ne s'y attendait clairement pas.
« Oh, salut Obara, qu'est-ce que tu fais ici ?
- Salut Jory… Je suis venue pour te parler de notre petit arrangement.
- Tu es venue me dire que ta famille a découvert la supercherie parce qu'on était absolument pas crédibles en tant que couple ? L'interrogea-t-il en la laissant entrer.
- Non, pas vraiment, apparemment, on a bien réussi à faire illusion.
Elle croisa les bras, semblant un peu soucieuse.
- Tant mieux… Qu'est-ce qui ne va pas alors ?
- En fait, ce n'est pas totalement vrai… Ma sœur Nymeria, elle a fini par comprendre que rien n'était vrai… enfin, au début du moins.
Il fronça les sourcils.
- Comment cela ?
- Elle m'a dit qu'elle avait vu dès le début qu'on était pas vraiment ensemble, mais que, plus les semaines passaient, plus tout cela semblait… vrai. Et si je suis là aujourd'hui, c'est parce qu'elle m'a aussi dit que quand tu me regardes, tu me regardes comme moi je te regarde. Bref, ce que je veux te dire, c'est que toute cette situation est devenue un putain de cliché digne d'un mauvais téléfilm de Noël, ceux que je n'aime pas et que je ne regarde jamais de toute façon, mais le fait est que tu me plais, et apparemment c'est réciproque donc je voulais savoir si tu voulais sortir avec moi.
Il cligna des yeux, abasourdi.
Effectivement, pour être cliché, ça l'était…
- J'avoue que je ne sais pas trop quoi dire…
- Oui ? Non ? Je ne suis pas intéressé ? Pourquoi tu m'en a pas parlé plus tôt ? Sors de chez moi ?
- Si on va prendre un café ensemble dans le bar de Bronn pour commencer, ça te va ?
Obara se mit à sourire.
- Je préférerais aller ailleurs si ça te convient, je n'ai pas vraiment envie que mon beau-père me charrie à ce sujet la prochaine fois que je le verrai.
Jory lui aussi se mit à sourire.
- Comme tu voudras. »
Lorsqu'elle l'embrassa, il se dit qu'ils avaient quant même été vraiment long à la détente.
§§§§
Jaime et Brienne avaient un autre problème.
Enfin, plusieurs plutôt.
Déjà, ils étaient allés voir Shae et Tyrion dans leur demeure, et ils avaient découverts qu'ils… n'étaient pas là.
En effet, ils comprirent assez rapidement que, sans prévenir personne (à part Bronn, très tardivement), sur un coup de tête, ils étaient partis en vacances dans une des Îles du Sud, et étaient actuellement injoignables, ayant semble-t-il coupé tout les deux leurs portables, afin de n'être dérangés par personne.
Enfin, ils étaient probablement encore dans l'avion les emmenant là-bas.
Ça non plus, ce n'était définitivement pas prévu.
« Tu penses que Shae a fuit ? Qu'elle se savait soupçonnée, et que c'est pour ça qu'elle est partie aussi précipitamment ? Qu'elle a… des raisons de se sentir coupable ?
- Je n'en sais rien… fit Jaime avec un air sombre, mais en tout cas, il y a autre chose qui m'inquiète… C'est Tyrion qui, d'après Bronn, a eu l'idée de ce voyage, suite à ses suggestions, afin d'échapper à l'ambiance lourde des derniers jours. Et si… et si il était le complice de Shae ? »
Les éléments commençaient à peu à peu s'accumuler contre elle, que ce soit sa conversation seule à seul avec Littlefinger qui n'était plus un secret désormais, et même si ils ignoraient encore la teneur de leur probable discussion, ils se doutaient bien évidement qu'elle n'avait pas dû être très… cordiale.
« C'est… possible, oui. Qui est-ce qui a été envoyé pour aller les chercher là-bas ?
- Rodrick Cassel et son neveu je crois.
- D'accord… combien de temps ça va prendre à ton avis ?
- Deux ou trois jours je pense, le temps qu'ils reviennent ici.
- Très bien. Il va falloir que je vérifie quelque chose sur Shae, il y a quelque chose que je n'arrive pas à comprendre.
- Comment cela ?
- Il faut que j'aille à Fort-Terreur. Je dois parler à Ramsay Bolton. »
§§§§
Le lendemain.
« Est-ce que ça va aller ? Demanda Jaime d'une voix hésitante.
Cela faisait déjà presque une heure que Brienne avait terminé sa conversation avec le serial killer de la prison de Fort-Terreur, et elle avait toujours autant la nausée.
(Il faisait souvent cet effet aux gens, de toute évidence…)
Et depuis, alors qu'elle et Jaime se trouvaient dans le train les ramenant à Port-Réal, elle n'avait toujours rien dit.
- J'ai connu mieux, sincèrement.
- De quoi il t'a parlé exactement ?
- Tout ce qu'il a dit ne fait qu'incriminer Shae de plus en plus… Elle avait de nombreuses raisons d'en vouloir à Petyr Baelish, sa jambe cassée, les anti-douleurs, le meurtre de Jon Arryn qui a fait que Pycelle n'a jamais payé pour ce qu'il lui avait fait…
- Tu penses qu'on devra la mettre en garde à vue une fois qu'elle sera rentrée ? »
Elle ne répondit rien.
« Brienne, est-ce que ça va ? Demanda-t-il une nouvelle fois.
- Je… oui, ça va aller, mentit-elle. »
Elle n'allait clairement pas lui dire à quel point sa conversation avec Ramsay Bolton l'avait perturbée, pour des raisons bien précises, le fait qu'elle avait été liée à l'enquête qui le concernait six ans plus tôt notamment.
Une fois rentrés à Port-Réal (Shae et Tyrion ne s'y trouvant pas encore), ils apprirent encore autre chose.
À savoir que, Talisa, après des recherches poussées, avait fini par se rendre compte qu'en réalité, ce n'était pas le verre de Littlefinger qui avait été empoisonné en premier lieu, mais plutôt la bouteille entière dans laquelle il s'était servi, puisque, à chacune des fêtes qu'il organisait, il se réservait toujours une bouteille de vin pour lui-même à laquelle personne d'autre ne touchait.
Sans compter le fait qu'il l'ouvrait toujours lui-même, et que personne d'autre que Shae n'avait été vu seul avec lui durant la soirée, et de toute façon, Littlefinger était ressorti plutôt rapidement de la pièce en question une fois que Shae s'en était allée.
Et personne n'y était entré après, ni lui, ni personne d'autre.
Il n'avait donc pu être empoisonné qu'à ce moment-là.
Tout pointait définitivement Shae du doigt, enfin, comme le disait Talisa elle-même, « à part si vous connaissez une technique permettant d'empoisonner une bouteille de vin sans l'ouvrir, je ne vois pas comment c'est possible, enfin, je suis preneuse d'autres explications. Enfin après, ce n'est pas impossible, mais c'est quant même drôlement alambiqué. », et sa disparition momentanée ne l'aidait pas à l'innocenter.
Jaime savait qu'il n'oublierait jamais l'expression de désolation sur le visage de Tyrion quand ils avaient arrêté Shae.
Enfin, ce n'est pas non plus comme s'ils pouvaient faire autrement.
À part elle, qui avait bien pu tuer Petyr Baelish ?
A suivre…
