Tellement de colère.

[S4] : « Ça n'aurait pas dû l'étonner, tout compte fait, qu'elle l'ait mis sur sa foutue liste. Ça n'aurait pas dû lui faire peur non plus. »

Cette fic est écrite dans le cadre de la 113ème nuit écriture du FoF (Forum Francophone) pour le thème "Étrangler". Le FoF est un forum regroupant tous les francophones de ffnet où l'on peut discuter, demander de l'aide ou s'amuser entre nous.

- Mille-Prompts : 18. Personnage – Sandor Clegane.

- Si tu l'oses : 9. Vide.

Quand allait-elle donc enfin se taire ?

Tout ce qu'il voulait, c'était le silence, le vide complet et qu'aucune parole ne soit prononcée, il voulait seulement dormir, ne pouvait-elle donc pas comprendre cela ?

« Je ne peux pas dormir tant que je n'ai pas dit les noms, se justifia-t-elle. Les noms de ceux que je vais tuer. »

Que tu crois petite fille, pensa Sandor avec ironie.

Comment pourrait-elle donc espérer tuer toutes ces personnes bien plus expérimentées qu'elle au combat, ou gardées par des dizaines de gardes ?

Lui-même n'aurait pas pu le faire, alors elle, une petite fille qui savait à peine tenir une épée ?

Elle rêvait là, de toute évidence.

Malgré tout, il devait l'admettre, cette gamine avait du cran.

« T'as pas bientôt fini ? Râla-t-il alors, ne voulant qu'une seule chose, qu'elle se taise enfin.

- Il me reste encore un nom à dire, s'exclama-t-elle, butée et obstinée, et il faillit sincèrement en sourire.

- Alors dis-le dans ce cas, fit-il, fermant les yeux, déjà prêt à s'endormir.

- Le Limier, lâcha-t-elle brusquement, avant de se retourner et de fermer les yeux. »

Lui, en revanche, sentit ses yeux s'ouvrir grand.

Ça n'aurait pas dû l'étonner, tout compte fait, qu'elle l'ait mis sur sa foutue liste.

Il était son ennemi après tout, il avait tué son ami, il travaillait pour les Lannister, il n'aurait pas dû être surpris.

Ça n'aurait pas dû lui faire peur non plus.

Oui, qui l'eut cru, lui, le Limier, effrayé par une simple enfant.

Enfin, une enfant qui était déjà une louve...

Il y avait tellement de colère dans sa voix, de détermination, aussi, qu'il ne doutait presque plus qu'elle y parviendrait peut-être un jour.

Comment donc, en l'étranglant dans son sommeil, en combat singulier à l'épée, ou autrement ?

Toujours est-il qu'il le savait malgré tout, il était tranquille pour l'instant.

Arya Stark n'était pas un danger pour lui.

Pas encore.