Je m'essaie à une histoire Post-Twilight Princess, avec la tentative de ne pas rendre les descriptions trop lourdes et de me concentrer sur l'interprétation que vous pouvez faire de choix des personnages et de l'avancement de l'histoire.
C'est une histoire qui me trottait depuis longtemps dans la tête et j'ai pris plaisir à l'écrire, malgré ça, toute critique constructive est bienvenue !
Ce début est très court, introductif, j'essaierais de publier les chapitres à un rythme constant.
Enjoy !
Sur la citadelle d'Hyrule le soleil venait à peine de se coucher, et tous les habitants rentraient dans leurs doux foyer, s'échappant de l'atmosphère bruyante de la ville surplombée par le château d'Hyrule. C'était le moment.
Link marcha jusqu'à la ruelle qu'il avait précédemment repérée pendant la journée et scruta les environs à la recherche de la cachette parfaite. C'est là qu'il la trouva.
Elle était juste assez basse pour lui permettre de récupérer ce dont il avait besoin et juste assez large pour y mettre son épée tout en étant assez bien dissimulée derrière deux pierres délabrées.
Link attendit un long moment afin de s'assurer que personne ne viendrait fouiner dans la zone et quand il jugea que la rue n'attirerait personne, il mit son plan à exécution.
Il appréhendait tellement qu'il en vint à se demander s'il devait en fin de compte reculer et abandonner cette idée, mais non il savait que c'était risqué, mais il parviendrait à des résultats plus rapidement.
Il se délesta de son arsenal et après avoir soigneusement entreposé Excalibur, il sortit un petit paquet qu'il gardait en sécurité dans une poche de sa tunique et le déballa avec précaution. Sans lâcher le chiffon qui servait d'emballage, il prit la pierre noire orangée et la pressa contre son front.
Une vive mais brève douleur s'empara de lui, et quelque minutes plus tard, Link se réveilla étendu par terre. Reprenant ses esprits, il poussa le chiffon à présent vide de sa patte vers la cachette, et reniflant l'air de son flair affûté, commença sa traque.
Il faisait à présent nuit noire, il serait peut être temps de rentrer. La jeune femme dit au revoir à son mentor et ami et sortit affronter la nuit calme et fraîche qui tombait doucement sur la citadelle. Ses courbatures ne la dérangeait plus, et dressant son capuchon sur sa tête, marcha en direction du magasin. En s'engouffrant dans une rue adjacente où elle s'attendait à ce que comme d'habitude elle soit déserte, la jeune fille fut surprise d'y voir, ou plutôt d'y entendre quelqu'un crier.
Au loin dans l'obscurité elle discerna une petite silhouette courir dans sa direction. La jeune femme porta prudemment la main à sa ceinture tandis que l'ombre se rapprochait, un souffle haletant se faisait de plus en plus proche. A quelques mètres d'elle, elle put enfin reconnaître un enfant qui manqua de lui rentrer dedans. L'enfant en question remarqua sa présence et leva la tête, ses petits yeux embués étaient apeurés.
« Courez ! Un monstre ! Un monstre ! » s'exclama t-il de sa petite voix.
Et sans l'attendre, il la contourna et s'éloigna.
La jeune femme plissa les yeux en direction de l'endroit d'où venait l'enfant, et aperçu sous les lointaines torches éclairées ce qu'elle reconnu comme étant des gardes se presser dans la rue, armés de leurs lances. Le choix se fit vite dans sa tête, prenant son courage à deux mains, elle se dirigea en direction de la scène, la rue principale à l'Est de la ville. Plus aucun endroit n'était-il donc sûr ?
Un autre garde passa en courant sous la lumière des torche tandis qu'elle se rapprochait, longeant les écuries, elle passa devant un magnifique cheval alezan et arriva enfin dans la rue principale qui n'affichait plus aucun signe de vie à sa grande surprise, les gardes avaient disparus. A sa gauche, les lourdes portes de bois qui menaient à l'extérieur étaient entrouvertes, ce qu'elle trouva étrange. Au loin une lourde voix d'un garde qu'elle ne pouvait apercevoir hélait des instructions à d'autres tout aussi invisibles, résonnant jusqu'à elle. La curiosité l'emportant, elle s'engouffra à travers l'ouverture des portes de bois, plongeant dans une épaisse obscurité, elle sentit quelque chose lui frôler la jambe, et instantanément, un grognement lui parvint aux oreilles.
C'était un grognement animal, menaçant, elle prit peur, elle se retourna vivement et s'éloigna le plus possible de la source du bruit. Tentant de la localiser, elle discerna grâce à la forte lumière de la rue que filtrait les portes, une énorme forme noire, avec des yeux brillants, d'un bleu saphir qui la fixait d'une lueur menaçante. Mais la forme ne bougea pas, l'animal continua de grogner et de la fixer, tandis qu'elle s'était adossée contre le mur, incapable de faire le moindre mouvement face à cette forme noire.
Le monstre à travers un grognement, émit un aboiement qui, elle en était sûre, avait pour but de l'effrayer plus qu'elle ne l'était déjà. Mais cela eu plutôt l'effet inverse, car en aboyant, le monstre s'était avancé et elle pouvait à présent voir sa forme plus clairement.
C'était un loup. Un loup noir au pelage magnifique, parsemé de tâches argentées, un long museau et un anneau bleu à une oreille. Il était imposant c'était indéniable, mais à cause de ce geste, la jeune fille n'avait plus peur du tout, elle était fascinée.
Elle avait assez d'expérience avec les animaux pour reconnaître un animal qui n'avait aucune intention malfaisante, comme le petit garçon l'avait cru. Il était seul, et d'après ce qu'elle en tirait de la situation, il était sûrement perdu dans un environnement qu'il ne connaissait pas, des gardes à ses trousses. Peut-être étais-il aussi effrayé qu'elle ?
« Shhhhhh » émit-elle, et doucement, elle se baissa, dressant lentement une main devant le loup. Elle ne fit aucun mouvement brusque tandis qu'elle s'abaissait, présentant sa paume au loup, qui progressivement, ne grogna plus. Il se méfiait cependant, et avec lenteur, s'approcha de la main de la jeune femme et la renifla brièvement.
Plus en confiance, elle laissa échapper un soupir de soulagement et en profita pour l'admirer :
« Tu es absolument magnifique. »
Et il l'était, maintenant qu'elle le voyait de plus près, son pelage avait des marques bien dessinées et ses yeux d'un bleu animal n'avaient jamais semblé si expressifs.
« Ces yeux…. Que fais-tu ici ? Tu es perdu ? »
Elle savait que parler réussissait beaucoup avec les animaux. Le loup s'approcha un peu plus d'elle tandis qu'elle osa poser une main sur sa tête entre ses deux oreilles. A sa grande surprise le prédateur se laissa caresser, mais ne la quitta pas des yeux pour autant.
Elle entendit au loin un garde criant encore une instruction qu'elle ne comprit pas, et se releva brusquement. Le loup était lui aussi aux aguets, et il recula plus profondément vers la deuxième série de lourdes portes qui les séparait de la plaine d'Hyrule.
Seulement, les portes étaient fermées, et la jeune femme réalisa qu'il était coincé :
« Tu veux sortir c'est ça ? »
Le prédateur s'avança vers les portes et se dressant sur ses deux pattes arrières, s'appuya sur la poignée de celles-ci. La jeune fille se hâta et déverrouilla tant bien que mal une des deux portes et laissa entrer la lueur de la lune dans la pénombre. Le loup s'engouffra entre les portes instantanément et couru sur le pont levis qui menait vers la plaine sans se retourner. C'est alors que la jeune femme sentit une main agripper son épaule et la tirer en arrière.
« Qu'est-ce que vous faites ? » gronda une voix grave derrière un casque en fer, et tandis qu'il la retournait, elle vu deux garde s'avancer vers elle, et soudain l'un deux gesticula :
« Là-bas ! S'écria t-il. Il est là-bas ! »
Il montra du doigt ce que l'on pouvait voir de l'extérieur derrière elle et la jeune fille paniqua. Le garde qui la tenait toujours la poussa contre la porte qui s'ouvrit un peu plus, et les deux gardes se précipitèrent au dehors, l'un dégainant son arc et l'autre positionnant sa lance au dessus de son épaule.
Pendant qu'elle se relevait, elle chercha rapidement des yeux l'animal en fuite, et sa peur s'intensifia quand elle le vit se retourner pour regarder la scène qui se déroulait près des portes. Il était arrivé au bout du pont levis, s'il s'éloignait ne serais ce qu'un peu plus, les gardes ne pourrait le retrouver dans la nuit, alors pourquoi ne bougeait-il pas ?
Elle rejoignit les gardes et se dressant devant eux, leva les mains devant de leurs armes.
« Arrêtez ! Vous ne tirerez pas sur ce loup ! Il n'a rien fait de mal!
- Écarte-toi, nous ne pouvons laisser échapper un monstre.
- Ce n'est pas un monstre croyez-moi ! Laissez-le !
Les deux gardes se consultèrent brièvement du regard , partageant leurs incompréhension devant une femme qui tenait absolument à aider un animal dangereux.
L'archer perdit patience et banda son arc, prêt à décocher sa flèche. Mais l'encapuchonnée fut plus rapide. Elle passa une main leste à l'intérieur de l'arc afin de stopper la flèche qui heureusement n'eut pas le temps de partir, et envoya le coin de l'arme dans la fente du casque du garde qui atteignit son œil. Il gémit vivement et tandis que l'autre garde qui venait de réaliser ce qu'il se passait, passa son bras autour du cou de la jeune femme afin de la maîtriser, celle-ci lui donna un coup de pied aussi fort qu'elle put et tandis qu'il partait en arrière, attrapa le bras que la retenait et le tordit.
Elle jeta un rapide coup d'œil en direction du pont levis et après avoir vu avec soulagement qu'il était désert, s'enfuit à toutes jambes à l'intérieur de la citadelle en direction du magasin.
