Bonjour à tous !

Merci beaucoup pour votre super accueil et vos très belles reviews !

Merci à Maeglin Surion ( u/1657741/) pour ses corrections.

Bonne lecture à tous !

Nantha, j'espère que ça te plaira !


Chapitre 3

L'inquiétude mais aussi l'effort faisaient suer Qui-Gon alors qu'il soulevait grâce à la Force plusieurs mètres cubes de terre fraîchement retournée. À ses pieds gisaient les deux rebelles qui l'avaient mené jusqu'à ce lieu et qui avaient essayé de le tuer dès qu'il avait relâché son emprise sur eux. À ses côtés, le sénateur observait ses faits et gestes, tout aussi inquiet que le maître Jedi pour le jeune homme qui avait tenté de s'interposer pour le sauver.

Qui-Gon sentait la présence d'un objet sous lui, mais rien de plus et craignait le pire. Il déblayait la terre le plus rapidement possible et finit par mettre à jour un cercueil de métal. Enfin, il comprit pourquoi il ne parvenait pas à sentir son padawan : l'alliage qu'il avait sous les yeux était résistant à la Force. L'action avait donc été préméditée. Un frisson de rage le parcourut à cette pensée. Ces monstres avaient prévu de tuer un enfant innocent pour parvenir à leurs fins…

Il sauta dans le trou et sortit son sabre laser. Il planta la lame dans un des coins de la boîte et fit un trou suffisamment grand pour qu'il puisse évaluer sa marge de manœuvre sans prendre le risque de blesser Obi-Wan. Une horrible odeur le saisit alors, lui soulevant l'estomac et décuplant son inquiétude. Cependant, il n'hésita pas une seconde et regarda par l'orifice en retenant sa respiration. Il devina la silhouette de son jeune apprenti et après avoir avisé l'espace dont il disposait, décida d'ouvrir le funeste couvercle. Il se mit à l'ouvrage immédiatement et put le faire léviter dès qu'il ne fut plus rattaché au reste du caisson.

La vision qu'il découvrit tenait de l'horreur. Obi-Wan, inconscient, baignait dans un mélange de sang et de vomi. Il avait les lèvres bleues, le teint blafard et était parfaitement immobile, trop immobile. Qui-Gon ne perdit pas de temps à essayer de le sortir de là, il se positionna au-dessus du corps inerte, défit quelque peu la tunique gênante et commença un massage cardiaque énergique. La pression exercée accentua l'écoulement du sang, mais Qui-Gon tenait bien trop au jeune homme pour l'abandonner. Il tentait de reconstruire leur lien dans la Force et de guider son esprit vers lui en même temps qu'il s'acharnait à réactiver son organe vital. Il devait revenir. Obi-Wan ne pouvait le quitter comme ça, ce n'était pas possible, Qui-Gon le refusait. Après de longues minutes qui semblèrent au maître Jedi avoir duré des heures, son padawan se cambra de douleur alors qu'il prenait une grande goulée d'air. Obi-Wan ne revint pas à lui, mais il recommença à respirer seul. Soulagé, mais toujours inquiet, Qui-Gon inspira profondément puis entreprit de le sortir du cercueil pour pouvoir lui prodiguer les premiers soins. Il savait que le jeune homme n'était pas encore tiré d'affaire. Vu la quantité de sang qu'il avait perdu, il allait avoir besoin d'une transfusion rapidement et certainement d'antibiotiques pour lutter contre l'infection qui devait déjà se répandre. Le Jedi le prit alors dans ses bras et délogea un pieu de cinq centimètres de long, large de trois, de l'épaule droite de son padawan. Celui-ci gémit de douleur, mais ne revint pas à lui. Le sang se mit à couler de plus belle et Qui-Gon blêmit. Le pieu était fixé au fond du cercueil, ils y avaient donc cloué le jeune homme alors qu'il était certainement déjà inconscient. Ces rebelles se comportaient vraiment comme des monstres. Une nouvelle bouffée de haine le submergea, mais il se reprit, il avait autre chose de plus important à faire : envoyer son réconfort et son attachement à son padawan pour l'aider à tenir le coup. Sans perdre un instant, il sauta hors du trou et allongea Obi-Wan sur le ventre. Il déchira à la hâte plusieurs pans de sa tunique et en fit un bandage efficace sur la blessure.

Le maître Jedi reprit alors son apprenti dans ses bras, cacha au mieux son inquiétude et fit signe au sénateur de le suivre. Sans attendre de réponse, il partit en trottinant, se servant des ombres pour se dissimuler et rejoindre son vaisseau dans l'astroport. Il lui faudrait une grosse demie-heure à ce rythme dans ce paysage de roches et de sable pour y parvenir. Il savait qu'ils risquaient de rencontrer d'autres rebelles, qu'il serait très étonnant qu'ils puissent repartir sans avoir à se battre et ça ne l'enchantait pas. L'état d'Obi-Wan était précaire, chaque seconde de perdue le rapprochait de la mort. Qui-Gon lui envoyait régulièrement son amour et son soutien via leur lien restauré, le priant de tenir bon. Il jetait de temps en temps des coups d'œil au sénateur qui parvenait à le suivre malgré ses blessures résultant de l'interrogatoire qu'il avait subi. Le diplomate aussi était concerné par l'état du jeune homme et était prêt à faire tout ce qu'il pouvait pour qu'il survive.

Ils arrivèrent finalement à l'astroport sans encombre, mais ne purent rejoindre leur vaisseau immédiatement, une vingtaine de rebelles en gardait l'entrée. Qui-Gon déposa avec précaution le corps de son padawan derrière une pile de caisses et échangea un long regard avec le sénateur. Celui-ci hocha la tête, sortit un blaster de son vêtement et se positionna à côté du jeune homme inconscient pour le défendre si jamais le besoin s'en faisait sentir. Qui-Gon sortit son sabre laser et sans aucune diplomatie, aucune retenue et un peu de haine se chargea des rebelles qui leur barraient le passage. Ce fut fait en quelques minutes seulement, sans aucun remord, tout ce qui comptait à ce moment-là, c'était les précieuses secondes qu'il pouvait gagner dans sa course pour sauver la vie d'Obi-Wan. Alors qu'il revenait à ses côtés, il contacta son droïde pour qu'il démarre la navette spatiale. Le maître Jedi reprit Obi-Wan dans ses bras et monta dans son vaisseau suivi du sénateur.

Qui-Gon fit décoller l'appareil et quitta cette maudite planète le plus rapidement possible. Il devait atteindre l'hyperespace avant de pouvoir s'occuper de celui qu'il considérait comme son fils qui agonisait sur une des banquettes du vaisseau.


A bientôt pour la suite !