Dans un énorme manoir, très loin de l'Angleterre, trois personnes partageaient un thé à l'hibiscus dans leur salon.
Petite scène du quotidien.
Pourtant, ici, dans cette pièce, avec ses gens, le temps n'était pas aux bavardages frivoles.
Non, autour d'elles, reniait une ambiance angoissante, à la limite de la panique.
Il était en retard.

Que se passait-il ? Y avait-il eu un problème ? Pourtant tout avait été en règle. Tout devait bien se passer : ce ne devait être que l'échange des derniers papiers et enfin… Ils ne comprenaient pas.

Ils ne comprenaient pas. Un bruit de soucoupe, reposé trop fort, rompis le silence. Deux regards couleur nuit se tournèrent vers la source du bruit.
Devant eux, sur un fauteuil en cuir, une jeune femme, proche de l'hystérie, regardait le liquide doré se répandre sur la table. Elle avait renversé son thé. Un petit soupir proche d'un sanglot lui échappa alors. C'était de sa faute si elle ne pouvait pas avoir… Mais, comme si son mari savait à quoi elle pensait, il se précipita aussitôt vers elle pour la prendre dans ses bras, pour la rassurer et la consoler.

Tout allait bien se passer leur avocat avait dit.

L'homme aux yeux sombres et aux cheveux noirs, qui enlaçant toujours sa femme, se tourna pour regarder la place qu'il occupait quelques instants plus tôt. Dans la précipitation, il avait, à son tour, renversé sa tasse. S'il ne s'en occupait pas rapidement, çà laisserait une tâche sur son magnifique tapis. Malheureusement, il ne pouvait pas laisser sa femme pour s'en occuper : pas dans cet état d'esprit, elle avait besoin de lui, de sa présence pour se rassurer. Mais il aimait tellement ce tapis…
Avec espoir, il tourna son regard vers son frère qui le regardait avec amusement. Le salaud devait certainement savoir à quoi il pensait. Si son frère plus âgé n'était pas un cracmol, il jurerait qu'il avait maitrisé l'art de la legimencie… Pour faire bonne mesure, il lança quand même à son frère un regard implorant : sauve mon tapis, pitié semblait-il crier.

Seul un sourire narquois lui répondit. Il retint un sanglot : quoi, il l'aimait beaucoup lui ce tapis, je vous remercie beaucoup ! C'était là où il jouait avec son frère plus jeune, là où il s'était agenouillé pour demander la main de sa merveilleuse femme… Et puis c'était un très très très vieux tapis de famille aussi ! Il avait plus de trois cents ans ! Et il représentait une alouette, le blason de sa famille dans le monde magique. Qu'importe combien ça n'était pas viril, lui, il aimait çà les alouettes, c'était mignon et…
Un craquement retentit dans la pièce. Du coin de l'œil, il vit son frère se tendre avant de reconnaitre leur avocat. S'il n'était aussi subjugué par le petit paquet dans les bras du nouvel arrivant, il aurait certainement reniflé et secoué la tête en grommelant sur les réflexes de mafieux paranoïaques.
Mais il était bien trop occupé à fixer le paquet.

Tout comme son frère, Fon.


Bonjouuuur, je vous présente donc ce nouveau chapitre. A peine attendu depuis un mois... Hum... Désolé ? J'avoue ce retard est du à pas mal de flemme mais aussi ( surtout ? ) à mon travail... Je suis passées en horaires de nuit et c'est dure de trouver un rythme...

Bref, j'espère que vous ne comprenez rien à ce chapitre parce que c'est fait pour... Mais ne vous en faite pas, la prochaine fois vous saurez tout : qui est Kyoya ? Ou est Harry ? Pourquoi a t-il disparu ? Cependant je vous propose un petit défi : donnez moi votre théorie !