Devant la vision qui l'accueilli, il ne pu que perdre son souffre : face à lui sa femme tenait un magnifique petit poupon. Le leur. Elle était si rayonnante. C'était beau, vraiment beau. Une petite larme lui échappa lorsqu'il réalisa que, maintenant, il se lèverait pour revivre cet instant tous les jours. C'était son fils. Son héritier, son enfant à élever, à faire devenir un homme. C'était sa famille.

Il se rapprocha de sa femme pour admirer le bébé logé dans ses bras, l'avocat ayant fait un pas en arrière pour contempler la scène avec un sourire. Sa tendre épouse leva son visage baigné de larme, mais souriant vers lui. Il le lui rendit avant de plonger son regard vers le visage de son fils. Pour la deuxième fois ce jour-là, il perdit son souffle.

Il pourrait se perdre dans ces magnifiques yeux émeraude.

Il prit une lourde respiration : il se sentait scruté par ses yeux, comme si l'enfant le jugeait. Voulait voir s'il pouvait lui faire confiance, s'il était, ou non une menace. Il ne détourna jamais son regard. Il ne su combien de temps cet échange dura. Mais la prochaine chose qu'il s'avait, c'était que l'enfant s'était mis à babiller comme satisfait de ce qu'il avait cru trouver au fond de son âme.

Près de son oreille, à sa gauche, le rire de son frère retenti amusé par l'échange entre le père et le fils. Aussitôt, les yeux du bambin se posèrent sur lui et tout le monde dans la pièce retient son souffle à l'aura dégagé par l'enfant. Il était puissant. Vraiment très puissant. Et surtout bien conscience des dangers autour de lui-même à un si jeune âge… Il regarda sa femme et vit le même doute dans ces yeux : qu'avait bien pu vivre le bébé d'à peine deux mois pour avoir un instinct aussi aiguisé que celui-là ?

L'avocat se rafraichi la gorge.

Il tendu au couple un dossier assez épais et une toute petite fiole de potion.

Fon attrapa le dossier et se mit à lire. Il aurait pu être énervé par la réaction de son frère : il était assez grand pour savoir lire des documents et voir s'il y avait des failles qu'on pourrait utiliser contre lui, je vous remercie beaucoup, mais il était bien plus préoccupé par le deuxième objet que l'avocat leur tendait. Cette potion qui allait changer son existence. Il relança un coup d'œil à l'enfant. Celui-ci le regardait de nouveau, le défiant de faire un geste et de changer sa vie. Il sourit. L'enfant apprendrait bien assez tôt que sa famille ne renonçait jamais devant une difficulté ou un défi.

Il attrapa le poignard en argent que sa douce lui offrait et s'entailla la main pour laisser tomber sept goûtes de sangs dans la petite bouteille. Sa femme fit de même. Il ne restait que le plus dur à faire maintenant. Faire boire la mixture au bébé.

Etonnement, la chose fut plutôt aisée. L'enfant les toisa, renifla la potion et planta son regard dans le sien avant d'avaler aussi vite que possible le liquide qui coulait dans sa bouche. Aussitôt, son apparence se mit à changer : ses petites touffes de cheveux qui, avant, partaient dans tous les sens devinrent beaucoup plus lises et discipliner. Son visage se transforma pour devenir un mélange parfait entre celui de sa femme et celui du bébé : un petit nez retroussé dans une grimace, des oreilles plus rondes et une forme de lèvre identique à celle de sa mère. Tristement, les magnifiques émeraudes se transformèrent en deux yeux couleurs tempêtes, d'un gris similaire aux siens. Pendant quelques secondes, il regretta la disparition de la couleur qui l'avait séduit au premier regard. Puis il vit ses yeux dans l'enfant et il en retomba amoureux. C'était son fils.

Sa femme sourit, les larmes coulant sur ses joues et le regarda pour confirmation. Il acquiesça complètement absorbé dans ses pensées.

« Hibari, Kyoya Hibari. Nous l'appellerons Kyoya. »

Le rire joyeux du nouvellement nommé Kyoya retenti dans la pièce, faisant, de nouveau, sourire les adultes présents. La tache de thé déjà oubliée depuis longtemps.

Seize ans plus tard, lorsque l'enfant serait devenu un adolescent, elle sera fidèlement toujours là.

Ce sera bien la seule chose d'ailleurs.


Dans Reborn! Colore , il est révélé que Hibari vit dans un immense manoir ! Takeshi dit qu'il y a des rumeurs a propos des parents de Hibari comme quoi ils seraient issus de familles « noble ». Genre, famille avec des histoires célèbre, par exemple comme les descendants des seigneurs de la guerre. Takeshi admet aussi qu'il ne sait pas si les rumeurs sont vraies.

Du coup, j'utilise ces informations pour installer les bases de la fic : une famille noble et ancienne dont on ne peut pas confirmer de sa véracité ? Ça sent carrément la famille magique ! Du coup, bim, les hibari, famille noble et magique, descendant du seigneur de guerre ( daimyos ) qui possédait les terres de Namimori au XVIe siècle, avant la période de Tokugawa.

Parce que oui j'aime donner du background à mes histoires parce que je déteste quand ca n'a pas de sens et que ca part dans tous les sens...

Chapitre qui s'est fait attendre, vous m'en voyez désolé. Je vais essayé de publier plus régulièrement mais je ne promet rien : ma situation familiale, ma santé et surtout mes études ne sont pas au beau-fixe et je les fais primer avant l'écriture... Je ne pense pas qu'on peut m'en vouloir pour ca ?