coucou! Comment allez vous? Vos vacances se sont bien passées? Bonne chance pour la rentrée. ^^

Myrzi: Coucou et merci pour tes commentaires ma belle, je suis vraiment contente que tu continues à suivre l'histoire. :3 J'espère que tes vacances se sont bien passées. Bonne lecture. *coeur*

Bya-kun (chapitre 10): Salut, merci pour ton commentaire. ^^ Je suis contente que ca te plaise. ^^ Oui le mystère du maman Loki sera expliqué, mais pas tout de suite, va falloir attendre un peu pour avoir la réponse. :3

Bya-kun (chapitre 24): Re-salut, je suis toujours contente que la suite te plaise alors ! ^^ Je suis contente que tu aimes bien mes OC, et oui j'essaye de garder un peu les mêmes caractères, même si je suis obligée de relire mes chapitres précédents pour ca. XD Pour ce qui est du découpage, je trouve que c'est mieux. C'est comme des lignes parallèles d'une même histoire qui vont se croiser à un moment. J'aime beaucoup le concept. :3 Voilà voilà, j'espère que cette suite te plaira tout autant alors. ^w^

PS: Dans ce chapitre le problème d'Odin est partiellement expliqué, vu que personne n'avait trouvé mon idée (un peu tordue je l'avoue). J'espère qu'elle vous plaira. XD


CHAPITRE XXV

Frigga finit de nouer les lacets serrés de sa robe et se regarda dans le miroir avec un coup de menton décidé. Bien, ce n'était pas une robe trop gênante pour bouger, mais elle gardait quand même une certaine contenance de reine. Il ne fallait pas non plus qu'elle oublie qu'elle était une dame distinguée, même si elle restait tout de même une guerrière. Elle revêtit une cape d'une couleur un peu sombre qui la couvrait entièrement mais pour le moment préféra ne pas se couvrir le visage et se regarda une dernière fois dans le miroir pour arranger les derniers plis de son vêtement.

_ Fulla, si quelqu'un me demande, tu diras que je suis allée donner une visite de courtoisie au roi d'Alfheim.

Elle vit sa servante blonde faire un petit sourire amusé par le biais du miroir et sa voix était nettement ironique :

_ C'est ce que vous allez faire non ?

Frigga laissa un petit sourire sur ses lèvres et arrangea une dernière fois ses cheveux avant de se tourner vers elle :

_ Oui certes, mais tu ne leur en dis pas la raison, même si on te le demande.

La jeune fille lui sourit et pencha la tête de côté :

_ Ma loyauté ne va qu'à vous ma dame, même le roi ne pourrait me soutirer la vraie raison d'une simple parole.

Frigg sourit d'un air un peu maternel et caressa doucement ses cheveux :

_ Je te fais confiance ma chère, mais tu sais que je suis très pointilleuse, je préfère m'en assurer une dernière fois.

Le sourire joyeux de la jeune blonde réchauffa un peu son cœur figé depuis quelque temps, et elle se redressa en lissant sa cape :

_ Comment suis-je ?

Fulla se leva pour resserrer un peu les lacets de sa robe sous sa cape avant de cintrer un peu mieux celle-ci :

_ Magnifique comme habituellement ma dame.

Frigg rit doucement :

_ Arrête de me flatter. Je vais finir par y prendre goût.

_ Ce n'est que vérité.

La reine secoua la tête avec amusement et prit son sac :

_ Bien je suis prête. Si quelqu'un te demande, je suis revenu dans quelques jours.

_ Bien ma dame, dit Fulla avec un sourire si gentil et si canaille qu'elle ne put s'empêcher de se pencher pour laisser un baiser sur ses cheveux.

_ Prend soin de toi.

_ Comptez sur moi.

Frigga caressa une dernière fois ses cheveux fins et sortit de la chambre pour longer rapidement le couloir d'un pas déterminé qui n'avait plus rien de la grâce qu'elle pouvait afficher parfois. Elle sortit discrètement sans que personne ne la remarque vraiment et monta sur le cheval que sa seconde servante proche lui avait préparé et qui l'attendait près des portes principales. Son sourire était tout aussi malicieux que celui de Fulla, et Frigg se dit qu'elle avait vraiment une préférence pour les jeunes un peu revêche et malicieux qui n'obéissaient pas aveuglément. Ce qui était un peu ironique quand on se rendait compte qu'elle représentait le deuxième visage du pouvoir d'Asgard. Elle monta souplement et sans aide sur son cheval, Hlin tenant simplement les rênes.

_ Bon voyage ma reine.

_ Je n'ai que quelques centaines de mètres à faire, répondit-elle avec un certain amusement.

Hlin cacha son sourire en se mordillant la lèvre d'un geste mutin, remettant d'un geste innocent une mèche de cheveux sombre derrière son oreille :

_ Je ne pense qu'à votre bien, vous passez beaucoup de temps assise sur votre trône ma reine… Il ne bouge pas beaucoup.

Frigga éclata de rire et caressa doucement l'encolure de son cheval d'un geste doux et sûr :

_ Ne soit pas insolente. Prend soin de toi, et comme je vous l'ai dit, je vais chez le roi pour-

_ Une simple visite de courtoisie. Oui ma dame, je n'ai pas oublié.

Frigga regarda d'un air doux son air amusé et malicieux et caressa ses cheveux avant de guider son cheval d'une main sûre, le poussant dans un petit galop rapide. Elle arriva assez rapidement au portail et se stoppa juste devant le gardien, impassible comme toujours. La jeune fille à côté de lui ne semblait pas le moins du monde gênée de faire la conversation toute seule, et ses yeux noisettes s'illuminèrent en la voyant arriver :

_ Madame !

Elle prit les rênes du cheval sitôt qu'elle fut arrêtée et lui sourit :

_ Vous avez fait vite !

_ Le palais est à côté, répondit-elle avec un sourire.

Elle descendit de son cheval et le caressa une dernière fois :

_ Tu en prends bien soin Gna.

La jeune brune hocha la tête avec un sourire réjouit :

_ Ne vous inquiétez pas, je vais bien m'en occuper !

Elle monta à son tour sur le destrier et même ainsi, le gardien restait plus grand qu'elle. La reine fit un petit sourire et finit par se tourner vers lui :

_ Bien je vais y aller.

Heimdall inclina la tête vers elle et tourna lentement sa lame :

_ Bon voyage ma reine.

Elle lui sourit avant d'entrer dans le passage. L'habitude jouant, elle arriva là-bas sans gêne et son pas resta tout aussi souple. Elle sourit aux quelques alfes proches et se dirigea vers le palais, le petit sentier en terre battue entre les arbres représentant un allé direct vers l'une des portes. Les arbres recourbés le long du chemin formaient une sorte de petit cocon de végétation autour des voyageurs, comme une main gentille qui les guidait. A moins que ce ne soit que sa sensibilité un peu trop exacerbé quand il s'agissait de nature qui lui faisait voir ce genre de chose. Peu importait après tout, le paysage en valait le coup d'œil, c'était tout ce qui importait.

Elle cacha son visage en arrivant devant les portes discrètes sur le flan du palais. Les arcades de la porte semblaient s'étirer paresseusement vers les cieux, donnant une certaine majesté au lieu malgré la taille de la porte relativement petite. Les lourds battants de chêne étaient déjà ouverts, et les deux gardes de chaque côté de ceux-ci ne cillèrent pas quand elle passa près d'eux. Elle eut un petit sourire discret en longeant le long couloir qui menait directement à l'entrée mais n'attendit pas dans celle-ci et monta le long escalier qui se dirigeait vers la salle du trône où le roi recevait les doléances. Les gardes devant les portes fermées la convainquirent que le roi ne recevait pas pour le moment mais cela ne l'empêcha pas de gravir les marches blanches. Les gardes ne la retinrent pas quand elle passa devant eux pour pousser les portes de la salle du trône. Le plus utile dans cette cape, outre le fait qu'elle était belle et légère, était la discrétion dont elle bénéficiait quand elle la mettait. Cela ne la rendait pas invisible, ses pouvoirs n'étaient pas assez précis pour réussir cela, mais les gardes la voyaient, sans vraiment la voir. Comme s'ils oubliaient instantanément qu'ils l'avaient vu. C'était extrêmement pratique quand on y pensait bien, surtout quand il s'agissait des affaires discrètes qu'elle préférait ne pas ébruiter.

Le roi leva des yeux surpris sur elle quand elle entra et elle retira sa capuche, souriante. Le sourire de l'homme était un peu crispé, mais plus ouvert que quand elle le voyait en présence de son mari. Ce qu'elle pouvait parfaitement comprendre en fait. Elle s'approcha du trône et Frey se leva immédiatement en posant les papiers qu'il semblait remplir :

_ Quelle surprise de vous voir ici ma dame, dit-il d'une voix un peu mielleuse mais en grande partie distante.

Il inclina un peu la tête vers elle et elle fit de même en se stoppant devant lui :

_ N'est-ce pas. J'espère ne pas trop vous déranger, cela ne prendra pas longtemps.

Sa voix était ferme, et si elle vit dans ses yeux qu'il aurait préféré reporter cette discussion, elle comprit qu'il ne tenterait rien devant son air déterminé. Elle était venu ici avec une idée bien précise de ce qu'elle venait chercher, il était hors de question qu'elle reparte sans. Elle n'était pas reine d'Asgard pour rien. Et encore moins une guerrière émérite sans raison. Quand elle voulait quelque chose, elle l'avait la plupart du temps.

_ Que puis-je faire pour vous ?

_ Eh bien, j'aurais besoin de quelques informations.

Elle le vit se crisper imperceptiblement mais il se détourna en lui montrant l'un des fauteuils derrière le trône.

_ Si nous nous engageons dans une longue discussion, autant nous assoir vous ne croyez pas ?

Frigga le suivit en silence, parce que même s'il lui proposait gentiment un siège, qu'il reste dans la salle du trône sous-entendait clairement qu'il espérait une discussion courte et rapide. Elle comptait bien aller directement au fait de toute manière.

_ Voulez-vous mangez quelque chose ? Ou puis-je vous proposer quelque chose à boire peut-être ?

_ Je ne suis pas venu pour échanger des banalités Freyr.

Son visage se crispa légèrement et il lui fit un sourire un peu froid :

_ Bien je vous écoute. Pourquoi donc la reine d'Asgard vient-elle chez moi seule ?

_ J'aurais besoin d'informations qui remonte à un temps ancien, mais il s'agissait de proches et vous étiez jeune, vous devez en avoir des souvenirs.

Les fins sourcils du Vane se froncèrent et son regard se fit un peu perplexe, mais il semblait soudain plus attentif.

_ A quoi faites-vous référence ?

Avant qu'elle ne puisse répondre, une porte claqua contre le mur et soudain, un gros loup sauta au pied du roi. Elle haussa les sourcils en le regardant avant qu'un lent sourire ne se dessine sur ses lèvres quand l'animal la remarqua et se figea soudainement, plus ou moins étalé sur la table entre eux. Ses oreilles se dressèrent hautes sur son crâne avant de s'aplatir, et il émit un petit couinement. Le roi semblait soudainement beaucoup plus crispé sur son fauteuil, mais il gardait un visage impassible. Il était doué dans ce qui était du domaine de la tromperie. A moins qu'elle ne doive parler de faux semblant. Peu importait. Elle fit un sourire engageant :

_ Vous avez un très bel animal roi Freyr. Je ne savais pas que vous possédiez un tel loup à vos côtés.

Le visage du roi ne changea pas.

_ Il n'est avec moi que depuis quelque temps.

Elle sourit un peu plus et admira en silence ses semi-vérités. Son mari avait tort de le sous-estimer vraiment.

_ Bien pour ce que je vais dire il peut rester ici. Je parlais donc des temps anciens. Si vous ne vous en souvenez pas, vous devriez avoir des papiers concernant cela.

Frey passa sa main dans les poils du loup un peu tremblant qui tentait de se faire le plus petit possible à ses pieds – c'était un spectacle assez amusant car il n'avait pas grand-chose de petit – et il pencha un peu la tête.

_ De quelle époque parlez-vous ?

_ La première guerre entre les Vanes et les Ases. Je pense que vous voyez de quelle époque je parle.

Le regard du roi se fit un peu plus perplexe encore.

_ Oui je vois parfaitement de quoi vous voulez parler. Mais je ne comprends pas bien le sujet de votre requête.

Frigga perdit un peu son sourire et son visage se fit un peu plus sérieux. Elle croisa les doigts sur ses genoux :

_ J'aimerais que vous me parliez des otages que nous vous avons envoyé. Plus précisément de Mimir.

La mâchoire de Frey se crispa un peu et il plissa les yeux :

_ Pourquoi ne pas allez lui demander par vous-même ? Je crois avoir entendu des rumeurs selon lesquelles il vivait encore. Enfin, que sa tête vivait encore quelque part.

_ C'est à vous que je viens demander ses informations. Il y a bien une raison à ses questions vous ne pensez pas ?

Le roi sembla se renfrogner un peu mais lui dédia un sourire crispé :

_ Que voulez-vous savoir à son sujet ? C'est un Ase, vous devriez en savoir plus que moi.

_ L'histoire de Mimir s'est rapidement perdu, et nous ne gardons aucunes informations sur lui. J'aimerais en apprendre plus sur les caractéristiques principales de ses pouvoirs. Entre autre.

Frey leva un peu le menton :

_ Mimir est le Dieu de la sagesse et de la mémoire suprême des temps anciens. Ses pouvoirs de prédiction sont faibles, mais la vérité lui apparaît naturellement.

Une sorte de sourire en coin un peu vicieux se dessina sur ses lèvres et il croisa ses longs doigts :

_ A la différence de quelqu'un, l'esprit de Mimir est assez tenace pour résister à ce genre de choses, et surtout assez entraîné pour supporter l'avalanche de visions et les vérités que l'Yggdrasil lui montre. Cela a permis à son esprit de ne pas sombrer dans la folie après toutes ses années.

Elle serra les dents et redressa un peu le dos dans une posture fière et droite. Bon, il semblait qu'il avait compris de quoi elle parlait. Dévoiler les faiblesses ainsi de son mari, roi d'Asgard, n'était certes peut-être pas une bonne idée, mais elle comptait faire disparaître la folie de plus en plus meurtrière de son homme. De là à ce qu'il ne déclenche dans pas longtemps une nouvelle guerre, il n'y avait qu'un pas.

_ Comment je peux faire disparaître le don de Mimir.

Frey éclata de rire, mais il n'y avait rien de joyeux, et il sonnait amer et tranchant. Elle comprenait parfaitement, c'était le comble de l'ironie qu'une Ase vienne demander à un Vane des informations sur un autre Ase. Mais elle était reine d'Asgard, elle n'avait que faire des états d'âmes d'un autre roi sur des affaires politique. Elle n'était pas là pour plonger dans le sentimentalisme, et elle avait besoin d'informations. Elle se fichait bien des conséquences sur son image, bien qu'être méprisée par un roi lui laissait un goût amer dans la bouche. Elle allait simplement passer outre.

_ Vous ne pouvez pas très chère. Quand la folie de Mimir touche, la personne ne peut en guérir.

Son regard se fit dangereux et elle se redressa un peu pour se faire un peu plus menaçante. Elle était plutôt contente du résultat.

_ Pas de mensonge très cher roi. Vous savez ce que vous encourez si vos réponses ne me satisfassent pas. Et je suis sure que vous ne voulez pas que je devienne moins…clémente n'est-ce pas.

La mâchoire anguleuse du Vane se crispa légèrement et le loup à ses pieds couina légèrement en aplatissant un peu plus les oreilles.

_ Il doit aller voir Mimir. C'est lui qui décidera s'il mérite son pardon ou non. Je ne peux rien faire de plus, je ne parle pas en son nom. Et entre nous, je trouve plutôt amusant et triste que vous n'en sachiez pas plus sur un membre de votre propre peuple.

Elle serra un peu plus les dents et s'apprêtait à menacer quand quelqu'un toqua fortement à la lourde porte de la salle. Frey sembla saisir cette occasion et se leva pour aller ouvrir. Elle retint un petit soupir agacé et le suivit avec prestance. Un garde semblait un peu mal à l'aise devant lui, même si avec les alfes, elle n'était jamais vraiment sure de rien.

_ Monsieur, les fils d'Asgard sont dehors.

Elle fronça les sourcils avec perplexité.

_ Les fils ? Comment cela ?

_ Le blond porteur du marteau et ses compagnons, et le plus jeune, le prince mort et ses compagnons.

Elle resta un peu haineuse du surnom donné à son fils mais la surprise et la perplexité restèrent les deux émotions qui firent son chemin en elle. Elle vit les épaules du roi se raidir un peu. Elle pouvait le comprendre. Cette fois, elle avait presque pitié de lui. Elle était relativement certaine qu'il ne voulait pas recevoir toute la famille royale asgardienne chez lui.

_ Pourquoi sont-ils là ?

_ Je ne sais pas, ils ne m'ont pas dit la raison de leur venue, mais ils souhaitent une entrevue avec vous. Cela semblait urgent.

_ Ils sont venus ensemble ? demanda Frigg avec une voix froide – même si du point de vue du garde, sa demande relevait plutôt de l'ordre.

D'ailleurs, il jeta un regard impassible à son roi, qui l'autorisa à répondre d'un bref signe de la tête.

_ Ils ne m'ont rien dit, mais il ne me semble pas.

_ Bien, faites les entrer. Je suppose que de toute manière ils ne vont pas accepter d'attendre longtemps dehors.

Le garde s'inclina légèrement devant lui avant de sortir. Le roi se tourna vers elle, le regard un peu froid, et elle lui fit un sourire faussement amical, avec un accent un peu dangereux aux coins de sa bouche.

_ Ne devriez-vous pas suggérer à votre animal de sortir courir un peu ?

Il serra les dents mais le loup était sorti avant qu'il ne puisse rien dire. Quelques secondes plus tard, son plus jeune fils entra d'un pas conquérant, mais son regard de ce bleu si particulier était glacial et un éclat de colère pure faisait briller légèrement son regard. Il perdit un peu de sa superbe en la voyant et si elle ne fut pas plus contente ainsi, elle en ressentit au moins une petite fierté. Même s'il avait perdu tout le respect qu'il devait à sa mère, elle lui inspirait tout de même un semblant de crainte. Ou de méfiance. Bien. Elle avait passé trop de chose avec ce fils aussi, elle allait devoir reprendre les rênes. Elle retint un soupir en se disant qu'Asgard avait au cours des dernières années perdues toutes les bonnes choses qui en faisait le royaume le plus respecté et admiré d'Yggdrasil. Il allait falloir qu'elle remonte – métaphoriquement – ses manches pour remonter tout cela.

_ Mère ?

La voix un peu hésitante de son fils lui parvint et elle lui adressa un sourire un peu froid, pile au moment où ses deux compagnons entraient dans la salle.

_ Tient tient. Bonjour fils. Je ne pensais pas te rencontrer ici.

Il ne dit rien et sembla presque baisser les yeux. Mais ce ne fut pas le cas et le regard presque hautain qu'il lui lança la plongea dans une sorte de colère mais Thor interrompu ses pensées :

_ Mère ? Que faites-vous ici ?

Sa voix était si remplie de réelle curiosité qu'elle ne put que lui sourire. Bien qu'il ne partage pas son sang, elle avait toujours été fière de le considérer comme son fils.

_ Bonjour Thor. Comment vas-tu fils ?

Ses compagnons semblèrent un peu vexé qu'elle ne leur adresse pas la parole mais elle était la reine, elle se fichait bien de savoir ce que pouvait penser les "amis" de son fils. Pour elle, ils étaient là pour veiller sur sa sécurité et rien de plus. Le sourire éblouissant du prince blond lui tira un autre sourire.

_ Très bien et vous ?

_ Je vais bien. Je venais régler une affaire d'Etat avec le roi. Que faites-vous ici ?

Elle vit du coin de l'œil Baldr hésiter à parler mais son compagnon aveugle posa simplement sa main sur son bras, ce qui sembla le dissuader de divulguer la raison de leur visite. Elle se promit d'éclaircir cela rapidement. Thor en revanche n'eut aucun problème à parler, et toujours avec ce sourire désarmant mais qui affichait la même petite hésitation que quand il était jeune et qu'il venait avouer une bêtise. Elle en resta majoritairement surprise et un peu attendrie.

_ Je cherche toujours Loki mère. Je sais qu'il aimait beaucoup Alfheim quand nous étions jeunes et qu'il venait régulièrement jouer ici. Je suis un mauvais frère pour ne m'en être souvenu que maintenant.

Elle ne fit aucun commentaire mais retint un sourire tendre en l'entendant appeler Loki ainsi. Bien, au moins cette histoire de fuite avait réussi à faire ressortir l'amour fraternel de Thor. C'était une bonne chose, parce qu'elle espérait vraiment que cela allait les aider pour apaiser Loki de ses tourments. Elle l'espérait vraiment.

_ Vraiment ? C'est une bonne idée de le chercher ici, en effet il aimait beaucoup ce lieu.

Elle tourna imperceptiblement la tête de quelques millimètres pour regarder du coin de l'œil le roi qui s'était subtilement reculé depuis l'arrivée de ses fils. Elle ne décela aucun changement sur son visage ou sa posture et elle l'applaudit silencieusement. Son sourire s'agrandit sur son visage et elle regarda ses fils.

_ Vous manquez à vos devoirs. Veuillez saluer le roi comme il se doit. Après cela je veux que vous m'attendiez en bas, il me reste quelques petites choses à régler avec lui avant que vous ne puissiez lui parler.

Frey lui lança un regard indéchiffrable et étira un petit sourire en coin qui se voulait froid mais d'où émanait une sorte de malice. Elle retint son propre sourire pendant que ses fils saluaient le Vane comme il se devait et elle se dit que vraiment, elle avait eu une très bonne idée en venant ici aujourd'hui.


Elaÿm plissa un peu les yeux, observant droit devant lui du perchoir où il était, c'est-à-dire tout en haut d'un immense arbre dont il ne connaissait pas le nom. Son regard vert analysait les moindres détails qu'il pouvait capter tandis que le vent portait de multiples odeurs à son nez sensible. Il resta en haut pendant encore quelques minutes avant de redescendre souplement. Ses pieds ne firent aucun bruit quand il toucha le sol et il reprit le chemin inverse, son pas souple et silencieux le guidant vers le petit endroit couvert par d'immenses arbres qu'ils avaient découverts. Quelques heures auparavant ils avaient observés comment l'un des princes d'Asgard s'emportait contre le roi de ce royaume. Le plus drôle – en tout cas à son avis – c'était que sans s'en rendre compte, ils leur avaient indiqués la cachette du prince. Il ne leur suffisait plus à présent qu'arriver à faire sortir Loki et l'humain de leur cachette pour les récupérer ensuite. Le plus dur serait d'y arriver avant que celui communément appelé "le Dieu mort" ne mette la main dessus.

Il parvint à leur petit camp – qu'ils n'avaient pas vraiment dressés au cas où ils avaient besoin de fuir vite – à l'écart dans un petit renfoncement de terrain protégé par une multitude d'arbres. Son frère faisait nerveusement les cent pas en jouant avec un poignard et Irvack le regardait avec agacement, assit sur un gros rocher. Il lui lança un regard presque soulagé quand il arriva.

_ Dis-moi que tu as trouvé quelque chose.

Il s'appuya contre un arbre en croisant les bras comme à son habitude et haussa une épaule.

_ Plus ou moins. Les asgardiens se sont dirigés vers le palais. Mais ils ont croisés en route l'héritier, le prince blond au marteau. Il allait dans la même direction. Donc soit il est au courant aussi, soit il ne faisait que rendre une petite visite de courtoisie. Dans les deux cas, il va falloir être très ingénieux pour faire sortir Loki et le capturer avant qu'ils ne puissent mettre la main dessus.

_ Tu as une idée ?

_ Il suffit de foncer dans le tas et de l'emmener, maugréa son frère.

Il lui jeta un regard un peu dédaigneux et secoua un peu la tête à l'intention de l'ours.

_ Je ne sais pas encore. Parce qu'à part se poster dehors dans le cas où ils sortiraient, je ne vois pas trop comment on peut entrer dans le palais pour aller le chercher directement là-bas.

_ Tu penses que la meilleure solution est donc l'attente ?

_ Je n'en voit hélas pas d'autres. D'autant plus qu'on ne saura pas ce qu'il se passe dans le palais, on ne saura donc pas si Loki s'est rendu ou non. Ce qui serait une possibilité envisageable.

_ Pourquoi Loki se rendrait-il de lui-même ? Il ne va pas se condamner seul.

_ Très cher frère, il y a quelque chose qui s'appelle une conscience. Je sais que tu préfères l'égoïsme, mais essaye de réfléchir un peu. Tu as un cerveau je crois, même s'il ne fonctionne pas très bien tu sais t'en servir.

Le poignard se planta juste à côté de sa tête, profondément fiché dans l'arbre et il retint un ricanement.

_ Va au fond de ta pensée. Pourquoi penses-tu que Loki se vendrait ?

_ Parce que s'il ne le fait pas, Frey en pâtira énormément. Tu l'as entendu comme moi, les asgardiens vont se servir de ça pour forcer Loki à sortir. Et on peut dire ce qu'on veut, mais je pense que la loyauté du prince est assez élevée pour qu'il essaye de minimiser les problèmes qui pourraient tomber sur le roi. Après ce n'est bien sûr qu'une hypothèse, mais je la trouve très plausible.

Irvack se frotta les yeux de deux doigts avec un air las :

_ Donc on ne les aura pas c'est ce que tu es en train de dire ?

Elaÿm retint une petite grimace et haussa une épaule :

_ Il y a très peu de chance en effet. On peut toujours rester pour s'en assurer, mais je crains que notre présence ici soit devenue totalement inutile. Nous ne mettrons pas la main sur eux.

Son frère et son chef grognèrent de concert et il dirigea son regard vers l'horizon. Ils venaient de perdre presque un mois de chasse inutile. Ils n'auraient pas cet argent, ce qui signifiait qu'ils auraient pu prendre d'autres contrats durant cette période. Comme aurait pu dire son frère, ils étaient baisés.


Voili voilou. ^^

J'espère que ca vous a plu. Dites moi ce que vous en pensez. ^w^ Bisous! *coeurs*