Hello Hello !
Je sais ! Vous vous y attendiez pas hein ?
Mais, comment vous dire : 1) J'avais envie de publier cette romance déjà (ça me semble important de le dire)! 2) C'est une romance de Noël (vous l'aviez deviné à la vue du titre, non ?) 3) Il reste (seulement) dix semaines avant Noël (oui oui) et avec un joli décompte, moi j'aime beaucoup l'idée (le décompte, ce sont mes chapitres, si vous aviez pas compris)
Donc... voilà. Ma nouvelle romance en plein cœur de NY, et de la neige... (beaucoup, beaucoup de neige!)
On se retrouve en bas ? (Je croise fort les doigts pour que ce premier chapitre vous plaise)
Chapitre 1
Let it snow ! Let it snow ! Let it snow ! - Dean Martin
Vous avez déjà hélé un taxi, à New York ? Moi oui. A peu près 4 fois par jour, tous les jours -ou presque- depuis deux ans.
Et à peu près depuis autant de temps, je peste chaque hiver, à chaque fois que je dois attendre les pieds dans la neige qu'une voiture daigne s'arrêter. Heureusement, nous sommes à New York, et les yellow cabs représentent plus de la moitié des véhicules circulant dans la grosse pomme.
Je lève la main, et après quelques secondes, un véhicule s'arrête devant moi dans un crissement léger tandis que je sautille presque sur place tant j'ai froid.
- Au 153, 9ème avenue à Chelsea s'il vous plait, lancé-je avec force en montant dans le taxi.
Le chauffeur à la moustache douteuse opine du chef pendant que je grogne littéralement en secouant mes cheveux. Pourquoi faut-il toujours, toujours, qu'il neige quand j'attends un taxi ?
Quand ce dernier me dépose devant un des seuls bâtiments blancs de l'avenue, mes cheveux sont presque secs. Presque une demie heure pour traverser un petit bout de la ville, c'est définitivement de pire en pire !
- J'ai une bonne nouvelle Jake ! m'exclamé-je avec entrain en ouvrant la porte de notre petit bureau.
- J'en ai une aussi ! s'amuse mon meilleur ami en ôtant ses lunettes noires qu'il pose devant lui.
- Devines qui a signé le contrat ? me vanté-je dans un sourire conquérant.
Jacob, assis derrière son bureau en bois clair lève les bras en l'air et exécute une petite danse de la joie ridicule mais amusante à souhaits.
- T'es la meilleure ! se réjouit-il dans un sourire immense.
- Je sais ! m'amusé-je en secouant le contrat comme s'il était un éventail.
Le sourire qui étire mes lèvres n'a rarement été plus grand. Quelle satisfaction quand même !
- Bon, ca n'est qu'un petit baptême mais j'ai carte blanche et les parents sont super sympas !
- C'est pour quand ? demande-t-il en compulsant son calendrier.
- Dans quinze jours, dis-je en posant le contrat sur le bazar de mon bureau. Et toi, ta bonne nouvelle ?
Mon impatience le fait sourire. Pourtant, une légère appréhension flotte dans ses yeux, ce qui me noue légèrement l'estomac.
- J'ai eu un appel ce matin, un gros client, m'informe-t-il d'une voix calculée.
- Ah oui ?
- Ouais, il veut un soirée de lancement en janvier.
- Une soirée de lancement ?
- Ouep !
- En Janvier ?
- Ouep !
- Mais… c'est génial Jake !
- Ca l'est oui ! Bon, on a plein de truc a gérer avec lui, son assistante m'a dit qu'il avait beaucoup d'exigences pour cette soirée et trop peu de temps pour s'en occuper.
- Oh, te connaissant je m'inquiète pas.
- Hum… le truc c'est que, tu te rappelles ? je pars en vacances presque tout le mois de janvier…
Le regard qu'il me lance, je le connais par cœur. Je tente de ne pas soupirer mais il me coupe avant que je ne puisse réagir.
- Faut que tu gères, me supplie-t-il en faisant la moue. Sam ne peut pas déplacer ses vacances et on a réservé depuis des mois…
- Jake…
- Promis, je ferais tout ce que tu veux en échanges !
Je retiens mal un sourire en me pinçant les lèvres. Vraiment tout ce que je veux ?
- J'ai déjà informé l'assistante du client que tu gérerais le dossier, avoue-t-il avec une tête tellement coupable que je ne peux même pas lui en vouloir.
Comme toujours -toujours- je lui cède.
- C'est ok, c'est bon Jake.
- Tu me sauves !
- Mais tu vas devoir gérer ma compta pour l'année prochaine entière, peut-être même celle d'après !
Un sourire immense barre son visage. Il serait prêt à tout pour pouvoir partir à ce voyage dans les caraïbes dont il me parle depuis des années.
- Tout ce que tu veux.
Je souris alors que mon meilleur ami -et aussi co-gérant de notre petite entreprise se lève pour venir me prendre dans ses bras. Le fait qu'il fasse 1,90m et 90 kilos l'aide beaucoup à me faire décoller comme si je pesais cinq kilos, et non cinquante.
- T'es la meilleure des collègues ! clâme-t-il en me faisant tourner dans les airs.
Il me repose sur le sol, claque un baiser bruyant sur mon front avant de retourner s'asseoir à son bureau. Je dois prendre appui du bout de mes doigts sur le bureau pour ne pas tomber à la renverse tant cela a été rapide.
- Bon, et ce client, c'est qui ? demandé-je en m'approchant après quelques secondes où je vois qu'il ne m'en dit pas plus.
- CullenCorp.
Je crois que je vais devoir m'asseoir.
- CullenCorp ? répété-je, un peu abasourdie.
- Hum. Ils lancent un nouveau magazine en janvier.
- D'où la soirée, compris-je.
Jacob acquiesce, guettant visiblement ma réaction. Je tente de ne pas m'affoler, mais j'ai la sensation que mon cerveau va exploser face à tout ce que cela veut dire. CullenCorp est une des plus puissantes entreprises média de la côte Est des États-Unis. Notre toute petite entreprise est très, très riquiqui à coté d'elle… Si on réussit à leur faire une soirée digne de ce nom… notre pub ne sera plus à faire.
- C'est… c'est un sacré challenge.
- Ca va surtout nous ouvrir des centaines de portes ! Si on ne loupe pas notre coup, notre petite entreprise va se faire un coup de pub énorme… Tu imagines ? CullenCorp dans notre expérience ?
- Oui je… j'imagine plus que bien !
Quelques secondes, mon cerveau bouillonne.
- Comment… comment ils ont eu connaissance de notre toute petite boite d'évènementiels ?
Jacob sourit, à nouveau.
- Mon père, s'amuse-t-il en haussant les épaules. Par je ne sais quel miracle, le patron de CullenCorp à envoyé une de ses voitures en répération au garage la semaine dernière. Ils ont discutés et de fils en aiguilles… papa lui à donné notre carte pour qu'il nous appelle pour sa soirée.
- C'est… mon dieu, c'est génial !
- Tellement ! s'extasie-t-il avec entrain.
- Bon, on va… on va devoir vraiment assurer…
La pression commence déjà à me faire chauffer le cerveau. Jacob ricane légèrement quand je me dirige vers le grand tableau qui mange la moitié de notre mur du fond de la pièce.
- Va falloir… prévoir tout au millimètre près.
- Même plus encore, ajoute-t-il dans un rire.
- Sérieux Jake, on... on a pas le droit à l'erreur.
- Je sais.
Je ne peux m'empêcher de sourire malgré l'appréhension grandissante en moi. Cette soirée va probablement être la soirée de ma carrière. J'efface la totalité du tableau et trace une ligne verticale pour séparer l'espace en deux cases distinctes.
- Ok, ça… c'est la soirée de lancement, expliqué-je à mon meilleur ami qui m'observe faire en silence. Et… la deuxième partie c'est… et bien, c'est tout les autres évènements.
- Donc, la soirée devient ta priorité.
- Exacte, je vais pas pouvoir me concentrer sur autre chose. Tu vas devoir t'occuper du baptême, et du mariage à venir, mi décembre.
Un léger rire le secoue.
- Je vois déjà les rouages de ton cerveau s'affoler, se moque-t-il alors que je note SOIREE CULLENCORP au marqueur rouge en haut de l'espace encore vide.
- Sérieux ?
Il s'esclaffe.
- Ca va le faire Bella ! Avant de t'emballer, Cullen veut d'abord nous rencontrer.
- Nous rencontrer ?
- Il veut étaler les projets qu'il à pour la soirée et voir ce qu'on peut lui proposer.
- Ok…
- T'as rendez-vous avec lui à 14h.
Je me fige.
- Aujourd'hui ? Quoi ?
- Ce midi, approuve Jake, tout à fait sérieux.
- Mais… j'vais avoir le temps de rien préparer Jacob ! Il est déjà 12h !
- C'est pour ça que je t'ai préparer un petit dossier ce matin résumant les envies que son assistante m'a déjà évoquée. Votre rendez-vous va juste te permettre d'enrichir ces besoins et après tu auras le temps de monter un dossier en béton qui le fera rêver !
Je me pince les lèvres en proie à une vague de panique. Allez, respire Swan.
- Ok, dis-je en rebouchant mon marqueur.
Jacob sourit, me tends le dossier bleu clair en m'adressant un regard encourageant.
- Ok, répété-je en me saisissant du dossier avec force et peur mêlés. Je peux le faire.
- Evidement que tu peux le faire !
Sa confiance sans limite en moi me colle une pression monstre. Franchement, comprend-t-il que, là, ce dossier représente l'avenir de notre entreprise ?
- T'as conscience de ce que ça veut dire ? lui demandé-je pour être sûr qu'il n'est pas totalement inconscient.
- Totalement.
Je le regarde se rasseoir derrière son bureau et me sourire grandement. Ses grands yeux noirs pétillent et débordent de confiance.
- Bella. T'as gérer des dossiers atroces avec des clients intransigeants, ou beaucoup trop pressés depuis qu'on à ouvert cette boite. Franchement, Cullen et sa soirée ne devrait pas t'inquiéter.
- On a pas le droit à l'erreur, dis-je juste, un peu perturbée par la confiance qu'il a en moi.
- T'en as jamais fait une seule.
Je soupire. C'est vrai, jamais un seul de nos clients ne s'est plaint de quoi que ce soit. Nos prestations sont toujours accueillient avec bonheur et reconnaissance. L'euphorie mélangée à l'appréhension s'installent en moi alors que je rejoins mon bureau pour tenter d'ordonner mes idées -à défaut de ranger mon bureau où la paperasse dépasse de partout.
- Il va me falloir des tonnes de post-it, dis-je juste en observant le dossier que je n'ose pas encore ouvrir.
Jacob éclate de rire.
- J'passerai t'en acheter cet après-midi !
Je secoue la tête, partagée entre l'excitation de relever un nouveau défit et la peur de me planter. Si je me plante, si cette soirée est un échec, on peut dire adieu à notre réputation.
Il n'y a aucune raison que ça arrive.
Je soupire à nouveau, puis ouvre le dossier. Je le parcours attentivement pendant de longues minutes. Les annotations de Jacob me font sourire. Son écriture en patte de mouche est ridiculement petite. Heureusement, je le connais depuis assez longtemps pour savoir déchiffrer ses hiéroglyphes.
D'après l'assistante de notre client, il veut un soirée qui va marquer les esprits. Il veut que cela soit à la hauteur de leur nouveau magazine qui paraitra dès le lendemain dans tous les kioskes et les commerces. Je lève les yeux au ciel, pestant légèrement contre l'arrogance de ses envies. Grandiose. Jamais vu. Unique.
Mon cerveau s'emballe, m'imposant des images de réception déjà vu par le passé. Il va falloir que j'arrive à être créative et que mon client arrive à définir ses envies avec plus de précisions. Je note plusieurs questions clés à lui poser lors de notre rendez-vous de l'après-midi. J'ai besoin d'avoir certains éléments pour construire le projet avec objectivité.
Quand je relève les yeux du dossier, il est déjà presque 13h30. Je referme le dossier, attrape un bloc note et balance le tout dans mon sac avant de me lever. Il ne manquerait plus que je me retrouve à être en retard.
- Le Plaza ? vérifié-je au près de Jacob en enfilant mon écharpe et mon manteau.
Ce dernier, au téléphone, acquiesce avec vivacité. Je fais une dernière fois le tour de mon bureau des yeux pour être certaine de n'avoir rien oublié. Après un petit signe de la main à Jacob, je quitte notre bureau rapidement pour descendre dans la rue et helé un taxi. Encore un, oui. Quand celui-ci s'arrête, il neige à nouveau. Bon sang, nous ne sommes que début novembre et cela fait déjà presque trois jours qu'il neige sans cesse !
On traverse la ville lentement, atteignant avec difficulté Central Park où se trouve l'Hôtel du client. La ville est recouverte de neige plus ou moins épaisse et les décorations de Noël commencent déjà à être installées. Ca me donnerait presque la nausée. Je règle le taxi quand il me dépose au carrefour de Central Park Street, devant le Plaza -hôtel de luxe incontournable au pied du parc.
J'hésite légèrement sur le trottoir lorsque le véhicule disparait, me laissant seule dans ce territoire encore inconnu.
Malgré la neige, trois groom se tiennent droits devant la porte à tambour, prêt à se plier à la moindre volonté de leurs clients richissimes. Je jette un coup d'œil à mon téléphone pour constater qu'il me reste encore dix minutes pour rejoindre le point de rendez-vous que Jacob à noté dans le dossier : la salle de bar de l'hôtel.
Je n'ai vraiment pas pour habitude d'être confronter à ce genre d'environnement et, pour la première fois depuis longtemps, l'appréhension d'une rencontre me noue un peu l'estomac. Je mets ça sur le compte que ce projet est trop important pour que je foire avant d'inspirer et d'expirer lentement.
Je suis capable de le faire. Largement capable.
Lorsque je pénètre dans l'hôtel à l'aide du groom qui fait tourner les lourdes portes, ma nervosité augmente légèrement. Mon ventre est noué quand je demande Monsieur Cullen à la réceptionniste au sourire ultra-professionnel qui à l'air pourtant d'être au bout du rouleau. Je peste légèrement contre moi même quand elle m'informe qu'il m'attends déjà au bar de l'hôtel.
Je me vérifie l'étendu des dégâts dans le miroir de l'ascenseur avant de grimacer. Mes cheveux sont une catastrophe. J'ai des cernes sous les yeux, mon visage est pâle et je donne l'impression de n'avoir pas vu le soleil depuis des années -ce qui est presque le cas, finalement.
Je me pince un peu les joues. Elle rossissent immédiatement et j'ai l'air déjà moins suicidaire quand je me mords légèrement les lèvres pour faire venir le sang à la surface. Je passe une main dans mes cheveux, tentant de faire diminuer mes ondulations avant de soupirer. Ca ne sert à rien. Je n'ai pas le temps de m'interroger d'avantage sur le fait de les attacher ou non que la cabine s'arrête en silence et les portes s'ouvre sur le bar de l'hôtel.
L'endroit est calme, légèrement sombre dût au mobilier et à la moquette noire de la pièce pourtant immense. Fait-elle tout l'étage ? Des dizaines de salons sont disposés ici et là, parés de noirs, de marrons foncé et d'or.
Il n'y a pas à dire tout ici dégage le luxe et la beauté. Le bar, imposant et illuminé de tonnes de petites lumières trone en plein milieu de la pièce. Les immenses baies font le tour de la pièce, éclairant la salle d'une lumière vive et froide en ce jour neigeux. C'est superbe et ça dégage un charme fou.
Quelques notes de Jazz résonne doucement alors que je m'avance dans la pièce, mes talons s'enfonçant légèrement dans le moelleux de la moquette au sol. Mon regard balaye la salle quasi vide. Je me rends brutalement compte que je n'ai aucune idée de la personne à qui je vais avoir à faire. Je connais par les rumeurs qui circulent ici et là que Monsieur Cullen est un des patrons médiatiques les plus puissants de sa branche depuis quelques années, mais, au delà de ça, je ne sais rien de lui. Pas même son âge, d'où il vient, ce qu'il à vécu professionnellement parlant. Je marmonne entre mes dents en me sermonnant de n'avoir pas enquêté un minimum avant notre rencontre bien trop proche.
Je me dirige finalement vers le bar où un barman occupé à essuyer des verres me regarde approcher, un sourire poli sur les lèvres.
- Bonjour, j'ai rendez-vous avec Monsieur Cullen.
- Dans le dernier salon au fond de la salle à droite. Il vous attends.
Je le remercie rapidement, pressant un peu le pas pour rejoindre mon client en contournant le bar. Je ne suis pas en retard -j'ai encore cinq minutes d'avance- mais le fait que tout le monde me signifie qu'il m'attends me donne vraiment l'impression de l'être.
J'inspire profondément au moment où mes yeux aperçoivent une silhouette qui se dessine devant les immenses baies donnant sur Central Park en contre bas. Son costard gris foncé doit coûter une fortune et je n'ose même penser à ce qu'une suite ici doit couter en m'approchant.
Je me fige derrière lui et reste une seconde à hésiter à comment me présenter en observant le carré de ses épaules et sa silhouette longiligne qui se découpe dans la lumière. Dois-je me gratter la gorge ? L'appeler par son nom ? Lui dire simplement bonjour ? Excusez-moi de vous déranger ?
Mes yeux glissent sur sa personne, découvrant avec stupéfaction qu'il est bien moins âgé que ce à quoi je m'attendais. Je pensais trouver un homme grisonnant d'une cinquante d'années, expériences et abus de charisme en plus, et je me retrouve face à un homme qui en a vingt de moins et qui semble être absorbé par le parc enneigé devant lui.
J'y jette un coup d'œil, observant la neige danser de notre hauteur jusqu'à atterrir sur le sol déjà recouvert, tout en bas. Tout, tout en bas. Je refuse de me rappeler le numéro de l'étage où nous sommes, peu désireuse de faire une crise de panique au vue de notre hauteur. C'est vrai que c'est un superbe spectacle, toute cette neige et la ville continuant de grouiller mais je suis incapable de vraiment le regarder sans avoir la sensation que je vais tomber.
- Vous êtes mon rendez-vous de 14h ? demande une voix au timbre grave.
Mes yeux remontent à toute vitesse sur mon rendez-vous et je constate avec gêne qu'il me dévisage, apparemment surpris de me trouver derrière lui. Mon dieu, ai-je pensé à voix haute ?
- Je… oui je… Monsieur Cullen ? bafouillé-je en me sentant pâlir.
Quelle imbécile. Nous sommes pratiquement seuls ici. Une seule table est occupée par un couple à l'autre bout de la pièce. Je me mords les joues en voyant sa main retomber entre nous. Est-ce que je viens de snober royalement le potentiel plus gros client de ma carrière ?
Géniale cette première rencontre Swan.
Je prends une seconde pour me recomposer une visage professionnel et m'épargner une échec cuisant alors qu'il me dévisage à nouveau, entre amusement et curiosité. J'opte pour un sourire professionnel et un détachement total. Pourtant, en retrouvant la clarté de ses yeux verts, je sens mon estomac se retourner et mes joues bruler furieusement.
- Je ne vous imaginais pas aussi… féminine, lâche-t-il, me faisant cesser de respirer.
- Je…
A-t-il vraiment dit ça ? Est-ce possible que mon visage prenne feu ?
- Non je…
Il se tait, rit légèrement, secoue la tête avant de retrouver mon regard.
- Monsieur Black, explique-t-il dans un sourire. Je m'attendais à le voir, lui… et non vous.
Mortifié, je tente de sourire mais cela doit ressembler à une grimace.
- Mon associé à des projets pour le mois de janvier, expliqué-je en tentant de rattraper ma bourde.
- Oh, je pensais qu'il s'occuperait de ma soirée.
Il n'a pas l'air plus déçu que ça mais l'incompréhension semble le gagner.
- Je suis désolée. Il n'aura pas la possibilité de gérer votre projet. Je serais celle qui s'occupera de votre dossier si… si ça vous va ?
Ma question à l'air d'une supplication. Je tente de reprendre le fil de mes pensées mais j'ai du mal à le faire quand l'homme en face de moi sourit à nouveau.
- C'est parfait, approuve-t-il en balayant mes interrogations d'un mouvement de main.
Il est grand, fin et élancé. J'avais raison sur un point : il est jeune. Surement une trentaine d'années, 35, tout au plus. Il est aussi, certainement, l'homme le plus beau -et le mot est faible- que j'ai eu la chance de rencontrer de ma petite vie. Mon regard s'accroche à son visage une seconde avant que je ne me racle la gorge.
Concentre-toi Swan.
- Monsieur Black m'a transmit votre dossier, commencé-je en récupérant ce dernier dans mon sac. J'aurai besoin d'un peu plus d'information pour réussir à cerner vraiment vos besoins avant d'établir un contrat et de commencer à m'attaquer à votre projet.
Il acquiesce, m'invite à m'asseoir dans les cabriolets noirs où il prends place en face de moi. Je soupire distraitement en ôtant mon manteau que je pose sur le fauteuil vide à mon coté, espérant ne plus faire de bourdes. J'ôte mon écharpe, me retrouvant dans ma robe pull gris clairs. Est-ce moi, ou, plus je me déshabille et plus il fait chaud ?
- Voulez-vous un café ? demande-t-il en faisant un signe au barman qui vient déjà à nous.
J'inspire difficilement. Il dégage tellement de charisme que s'en est déroutant.
- Oh je… merci monsieur.
- Deux cafés noirs, s'il vous plait.
C'est un ordre et sa voix fait s'accélérer mon cœur sans que je ne comprennen bien pourquoi. Je n'ose pas lui dire que je mets du lait dans mon café quand je vois le barman repartir aussi vite qu'il est arrivé pour s'activer derrière le bar. Mon client me jeta un regard qui me remets sur les rails en une fraction de secondes.
- Je dois vous poser quelques questions, l'informé-je d'une voix que je veux assurée.
Il hoche la tête en me dévisageant à nouveau. Si intensément que je me sens obligée de trouver une distraction et fouille dans mon sac pour en sortir mon bloc note. Pendant quelques secondes je fouille à nouveau. Puis je peste en serrant les dents quand je me rends compte que je n'ai pas de stylo avec moi.
Avant que je n'ai pu dire quoi que ce soit, l'homme assis de l'autre coté de la minuscule table basse sort un crayon de la poche intérieure de sa veste de costume. Quand il me le tends, j'ai du mal à ne pas m'insulter mentalement en frôlant ses doigts pour le récupérer.
Je m'excuse à mi-voix, consciente d'être absolument tout sauf professionnelle. Pourtant, son sourire en coin m'informe qu'il n'a pas l'air de trouver ça très grave. Prends-il plaisir à me voir si perturbée ? Est-ce quelque chose qu'il aime, de troubler les gens ?
- Il me faut des informations sur ce que vous désirez, pour votre soirée, dis-je après avoir inspirer pour calmer le léger tremblement de mes mains.
- Demandez-moi ce que vous voulez.
Je me pince les lèvres, retenant mal un sourire. Cet homme est un appel à la luxure. Cette seule pensée me fait redescendre un peu sur Terre alors qu'il s'appui dans le fond de son fauteuil pour m'observer. Qui dévisage quelqu'un de la sorte ? Quelqu'un que l'on connait ni d'Adam, ni d'Eve, qui plus est ! Je me fige dans ma carapace professionnelle, me protégeant ainsi de toutes perturbations.
- On va commencer par les points essentiels, l'informé-je en baissant les yeux sur mes questions. Mon associé m'a parlé du mois de janvier, pour la soirée ? Vous avez une date précise ?
- Le vendredi 11.
- Le vendredi ? m'étonné-je un peu en relevant les yeux vers lui.
J'ai la sensation que mon ventre se tord douloureusement en accrochant ses deux émeraudes flamboyants.
- Vous pensez que ça serait mieux un autre jour ?
Je me mords la langue. Il me demande vraiment mon avis ?
- Tout dépend… je... votre soirée se finira-t-elle tard ?
Il fronce légèrement les sourcils, pensif.
- Les gens aiment parfois être de sortis plus tard les samedis, expliqué-je doucement.
Un léger sourire le traverse alors que son regard clair se voile d'hésitation.
- Je dois voir avec mon agenda, avoue-t-il en consultant le téléphone qu'il sort de sa veste.
Je patiente, me réprimant presque de lui faire changer ses plans. Je profite de ces courtes secondes pour faire glisser mon regard sur son visage, puis son cou. Sa chemise blanche est ouverte de trois boutons qui laissent entrevoir le haut de son torse. Mon cœur sursaute à nouveau de manière ridicule en retrouvant le dessins carrée de sa mâchoire. Je me gratte la gorge pour me concentrer sur ma mission et arrêter de faire n'importe quoi : il est notre client. Peu importe à quel point il est superbe.
- Le vendredi peut-être très bien, me sentis-je obligée de dire après quelques secondes à le regarder fouiller son téléphone portable, concentré.
- Notez le samedi 12.
Je note sa réponse avec son stylo noir gravé au nom de son entreprise en tentant d'être rapide et efficace.
- Avez-vous un lieu de prédilection ?
- Je ne connais pas bien New-York, avoue-t-il en jetant un coup d'œil à la baie non loin de nos fauteuils. Je compte sur vous pour trouver quelque chose de bien.
Je me pince les lèvres à nouveau, repoussant l'effet de son regard profond sur ma petite personne. Nerveusement, je remets une mèche derrière mon oreille et tente de calmer mon cœur qui ne cesse de vouloir battre plus vite qu'à la normale. J'ai la sensation d'être en plein marathon.
- Je vais me renseigner et établir une liste de trois lieux susceptibles de vous plaire pour éviter de nous disperser. Des goûts en particulier ?
Un léger sourire étire ses lèvres roses. Je me sens rougir avant qu'il ne secoue la tête. Je refuse littéralement de prendre conscience du possible double sens de ma phrase. Je parle architecture, emplacement… et de rien d'autre !
- Surprenez-moi.
Bon sang.
Je note son envie de surprise le plus bêtement du monde. Je vais ouvrir à nouveau la bouche quand le serveur arrive avec nos cafés. En silence, il les pose sur la table entre nous, tandis que je lutte pour ne pas dévisager à nouveau mon client. Un homme peut-il être aussi beau et que cela reste légal ? Je remercie le barman qui m'adresse un petit sourire avant de disparaitre. Mon vis-à-vis reste silencieux, m'observant encore.
- Souhaitez-vous un thème, pour la soirée ?
Il penche légèrement la tête, croisant ses longues jambes. Je tente de ne pas baisser les yeux sur son pantalon gris souris qui tombe parfaitement.
- Je veux que cela soit à l'image du magazine qui va sortir.
- Auriez-vous... un exemplaire ? Ou… quelque chose qui pourrait m'indiquer à quoi cela ressemblera ? Que je puisse… m'en inspirer pour votre soirée…
Il hésite une seconde, semblant peser le pour et le contre alors que je commence sérieusement à me demander si Jacob n'a pas fait exprès de m'envoyer ici, ce midi. Veux-tu me faire payer pour quelque chose que j'ai fait, ou dit ? M'envoyer en rendez-vous avec un homme aussi… perturbant reflète de la torture -à quelque chose près.
- Je pourrais vous en envoyer un, oui, décide mon client, me faisant revenir brutalement sur Terre.
- Parfait. Je pourrais travailler dessus et créer quelque chose qui… qui lui ressemblerait.
- Ca serait parfait.
Un sourire presque invisible flotte sur ses lèvres. J'humidie les miennes nerveusement avant de retrouver mes notes.
- Vous avez connaissance du nombre d'invités ?
- A peu près 200.
Je relève les yeux de mes notes pour voir qu'il porte son café à sa bouche, tout à fait serein.
L'aisance dont il fait preuve me rends d'autant plus nerveuse. Je déteste ça chez les personnes de pouvoir : elles pensent toujours devoir se sentir plus à l'aise que les personnes normales dans ces endroits luxueux.
- 200 ? répété-je pour être certaine d'avoir bien compris.
- 200. Peut-être 220. J'aimerais que vous vous occupiez des invitations, d'ailleurs.
- Je… évidement monsieur.
Il sourit avant d'avaler une gorgée de son café. Je baisse rapidement les yeux sur le mien pour constater que je n'y ai pas touché le moins du monde. Mon attention se porte sur mes notes à nouveau. Il va vraiment falloir que je me concentre plus que ça si je veux qu'il signe ce contrat avec nous.
- La moitié de cette entreprise vous appartient ? demande-t-il soudainement, me perdant dans mon questionnaire précis.
Surprise, je relève les yeux vers les siens qui me scrutent avec attention. Encore. Mon cœur fait un nouveau petit bond ridicule.
- Je… oui.
- Depuis longtemps ?
- Ca va faire deux ans, répondis-je automatiquement.
Gêné par son regard inquisiteur, je me sens rougir alors que son sourire en coin s'amplifie légèrement. Est-ce ma gêne qui l'amuse à ce point ?
- Et vous aimez ça ?
Sa question me perturbe un peu, m'agace presque alors que ma nervosité reprends le dessus. Je me ferme légèrement, sentant mon corps se tendre.
- Je… c'est un métier très riche et très complet.
- Je ne voulais pas vous paraitre… grossier, lance-t-il en se rendant compte de ma crispation. Je…
- Il n'y a pas de problème monsieur Cullen, dis-je un peu froidement. Pour la soirée, avez-vous défini des besoins pour la nourriture et les boissons ? Souhaitez-vous un traiteur en particulier ?
Je le vois légèrement serrer les dents en reposant sa tasse de café. Je suis totalement consciente d'être bien trop susceptible, mais je n'arrive pas à faire autrement. J'ai la sensation d'être piégée comme un animal apeuré alors que nous ne sommes qu'à un entretien pour définir les besoins de sa soirée. Je le vois soupirer, croiser ses mains. Mes yeux accrochent ces dernières. Elles sont fines, élégantes et nouent mon estomac sans qu'il ne fasse rien de plus.
- Mon assistante vous enverra les besoins qu'elle à déjà calculé par mail dans l'après-midi et la liste des traiteurs auxquels elle à pensé faire appel.
- Parfait, répondis-je en parcourant mes notes sous mes yeux. Y-a-t-il quelque chose que vous vouliez ajouter ?
Je relève les yeux vers son regard qui me scrute encore le moins poliment du monde. Je suis clairement mal à l'aise, mais, surtout, je suis perturbée par l'électricité flottant entre nous qui me noue le ventre et fait s'accélérer mon cœur. Il secoue la tête pour m'indiquer qu'il a certainement dit tout ce qu'il avait à dire : aussi que mon métier n'était probablement pas aussi intéressant que le sien.
Je m'entends déglutir en refermant maladroitement mon bloc-note. J'ai envie de sortir d'ici le plus vite possible et de retrouver l'air froid mais respirable de l'extérieur.
- Je vous enverrai un mail avec les détails retraçant notre entretien, dis-je après une seconde en glissant mes affaires dans mon sac. Si vous avez toujours envie de travailler avec nous, je vous ferais parvenir le contrat.
- J'attends votre mail, alors.
Je lui tends son stylo mais il secoue la tête.
- Gardez-le, madame…
- Swan, dis-je juste, sentant mon cœur s'arrêter un instant.
Son regard clair verrouilla le mien, stoppant subitement le fonctionnement normal de mes neurones. Mon cœur vit à nouveau un marathon de première catégorie.
- Isabella, ajouté-je dans un souffle mal assuré.
- Isabella, répète-t-il d'une voix chaude, me tétanisant sur place.
Mon prénom dans sa bouche me trouble plus que de raison. Je dois inspirer lentement pour ne pas défaillir devant le sourire en coin qui étire sa bouche au rougissement qui suit.
- Merci pour votre professionnalisme, lâche-t-il après une seconde, me congédiant par la même occasion.
Il a presque l'air amusé par ce qu'il vient de dire. Moi, je suis consternée, presque prostrée. Je me ressaisi, me relève précipitamment quand il se remet debout avec aisance. Est-il toujours aussi sûr de lui ? Son regard ne me lâche pas quand j'enfile mon manteau, priant pour ne pas casser quelque chose, ou réussir à mettre correctement mon vêtement sans louper une manche.
- Je vous raccompagne, murmure-t-il en acquiesçant un mouvement pour partir quand c'est fait.
- Je… ça ira, monsieur Cullen, répondis-je rapidement.
Il m'ignore royalement et s'éloigne de la table en même temps que moi. Je ne sais quoi penser quand on traverse le bar encore vide, son corps sur mes talons. J'ai du mal à me tenir droite correctement, à ne pas me questionner sur ce qu'il m'arrive depuis mon arrivée ici et mon regard semble attiré sans cesse par lui à mes cotés.
Il a un profil superbe. Qui a ce genre de profil ?
Quand on arrive à l'ascenseur, il se penche légèrement en avant pour appuyer sur le bouton qui s'illumine de rouge immédiatement avant de se redresser, à coté de moi.
- Je vous enverrai les détails du budget par mail, m'informe-t-il après un silence.
- Parfait monsieur Cullen.
Je n'ose même pas le regarder. J'ai la sensation de n'être qu'une sombre idiote. Pourquoi cet ascenseur met si longtemps à arriver ?
- On devra se revoir bientôt, j'imagine, murmure-t-il en patientant à mes cotés alors que la douce musique Jazz résonne dans la pièce, comblant le silence presque pesant qui règne entre nous.
J'ai la sensation que je vais tomber si ce foutu ascenseur n'arrive pas dans la seconde.
- Je… on devra se donner rendez-vous quand j'aurai un premier croquis à vous proposer, oui.
Mon hésitation le fait sourire.
- Alice vous enverra mes disponibilités.
Je hoche la tête, luttant pour ne pas le dévisager une nouvelle fois. Quand les portes s'ouvrent, je soupire discrètement de soulagement. Moi qui en ai horreur, j'ai soudain presque hâte de retrouver la neige et la vie normale, en bas.
Un regard entre la surprise et l'amusement l'anime quand je lui tends la main poliment pour le saluer en me tournant vers lui. Je me mords la langue, espérant en silence qu'il n'ait pas envie de me foutre un vent monumental, lui aussi.
- A bientôt, alors, Madame Swan, sourit-il en glissant sa main contre la mienne.
Son regard se voile légèrement alors qu'un muscle de sa mâchoire tressaute. L'électricité ressentit un peu plus tôt entre nous brule mes doigts contre les siens, au point de me faire trembler. Pétrifiée, je n'ose plus bouger. Lorsqu'il libère ma main, j'ai la sensation que mon cœur résonne dans mes tempes.
- Monsieur Cullen, dis-je juste, incapable de prononcer autre chose.
Je m'engouffre dans l'ascenseur en tremblant, perturbée par la chaleur et la douceur de sa peau mêlée à l'adrénaline qui court désormais dans mes veines depuis que je l'ai touché.
Quand les portes se referment sur sa personne, je retiens mon souffle. Son regard clair et incroyablement profond disparait derrières elles, me laissant sans voix.
J'ai l'impression d'avoir affrontée une tempête lorsque le silence de la cabine m'entoure et que la pression retombe d'un seul coup. Essoufflée, je m'appuie contre la paroi de l'ascenseur qui entame sa descente vers le rez-de-chaussée en silence. Il me faut le voyage le long des 16 étages pour reprendre mon souffle. Mon cœur, lui ne se calme toujours pas lorsque je file vers la sortie, marchant plus vite que le reste des clients de l'hôtel qui traversent le hall.
Quand les portes tambours me laissent sortir sous le ciel chargé, j'inspire profondément en me figeant sur le trottoir débordant de neige. Les véhicules circulent autour, les bruits de la ville sont presque agressif, pourtant, une certaine forme de soulagement s'empare de moi.
Je ferme les yeux, et inspire lentement en relevant le visage vers le ciel. Incapable de stopper mes réactions disproportionnées, un sourire traverse mon visage en même temps que les larmes affluent sous mes paupières closes.
Des flocons tombent lentement sur mes joues, mon nez, me caressant maladroitement.
Pour la première fois depuis plusieurs années, je me sens pleinement vivante.
Preeeemièèèèreee reeeencooontre : Check !
C'était pas de tout repos, je l'avoue. Edward en costume ? J'aime (même plus que ça) Vous allez donc avoir le droit à tout un tas de costumes (si vous en avez envie) pendant cette romance de Noël qui sera publié en parallèle de Stay (ouais, j'aime me mettre des défis comme ça, à croire que je m'ennuie!) Je ne sais pas très bien a quel rythme je vais pouvoir publier (je reprends mes études d'ici la semaine prochaine... oui oui, vous avez bien lu! Il n'est jamais trop tard hein ?!)
Bon je me tais et vous laisser écrire une review, mettre en fav, en follow, et vous en allez, parce qu'il est tard et que tout ce que je vais dire ne va servir à rien !
Je relis et je publi. Voilà.
Laissez moi un mot, pour savoir si je dois continuer à publier -et à écrire- la suite ou non...
J'vous embrasse,
Tied.
