Nda : Je suis en vie ! Incroyable ! Désolée, je sais que cela fait plus d'un mois que je n'ai pas donné de nouvelles, mais... disons que j'ai été occupée. Mais assez parlé de tout ça. Voici le chapitre du jour, que je n'aime ABSOLUMENT PAS ! Pourquoi me direz-vous ? Parce qu'il parle de romance dans la seconde moitié, et que je suis complètement NULLISSIME à ce sujet ! Pourquoi j'ai pensé que c'était une bonne idée d'écrire ça déjà...
( Parce qu'il y avait une conversation dedans qui était importante pour la suite ? )
Silence, personnalité interne que je n'ai pas sonnée ! Continuons. Je sais que dans la plupart des fanfictions, il y a une sorte de head-canon concernant les « rondes de nuit » de Chat Noir et Ladybug, et qui a apparemment été confirmé par Thomas Astruc (même si je n'ai pas vu le message moi-même, n'étant pas sur les réseaux sociaux), mais dans cette histoire, considérez qu'ils n'en font pas, d'accord ?
Ah, et en passant, merci Lonie pour tes commentaires ! Je n'ai pas pu te répondre par MP vu que tu n'a pas de compte, mais sache qu'ils m'ont fait très plaisir !
Disclaimer : Magic Kaito est la création d'Aoyama Gōshō et Miraculous Ladybug appartient à Thomas Astruc.
Chapitre Sixième
Adrien s'écroula sur le lit de son immense chambre en soufflant. Instantanément, son Kwami sortit de sa cachette pour aller se percher sur une des étagères qui se situaient en contre-haut.
Le jeune mannequin, bien que ravi d'avoir pu croiser un vieil ami au cours du dîner, était malgré tout soulagé d'en avoir fini. Il détestait les repas officiels encore plus que Chloé, et elle les haïssait déjà avec passion. Passer la soirée entouré d'adultes aux conversations barbantes n'était pas la meilleure manière possible pour manger le dernier repas de la journée – quoique, être seul dans la salle à manger du manoir Agreste n'était pas très palpitant non plus.
Il regarda l'horloge d'un coup d'œil. Il était tard, mais il ne se sentait pas fatigué pour autant. En fait, être resté assis toute la soirée à écouter son père et André Bourgeois décrire la cible de Kid aux policiers dans les moindres détails avaient fini par le faire remuer sur sa chaise.
Or, il connaissait le meilleur moyen possible pour décompresser.
Il sourit avant de lancer :
« Plagg !
— Oh, non… soupira le Kwami de la voix fatiguée et hautaine qui le caractérisait. Tu ne comptes quand même pas sortir à cette heure-ci ?
— Si, fit Adrien avec un sourire un peu inquiétant. Et en plus, tu as eu trois camemberts pour te charger à bloc. Dont un que j'ai dû extorquer à quelqu'un pour éviter que tu n'ailles le chercher toi-même parce que, je cite : « Abandonner un morceau pareil serait un crime de lèse-majesté ». Tu n'as aucune excuse pour te plaindre. Transforme-moi ! »
Le chat volant eut à peine le temps de se plaindre qu'il était aspiré à l'intérieur de la bague du garçon. Celle-ci passa alors d'un gris métallisé à un noir d'encre orné d'une patte de chat vert fluo, et tout le corps du mannequin se recouvrit de son costume de Chat Noir. Avec un sourire, il fit tourner dans sa main le bâton télescopique qui était apparu en même temps que sa combinaison, puis ouvrit la fenêtre et se jeta dans la nuit.
Si elle devait être parfaitement honnête avec elle-même, Marinette n'avait pas vraiment de raisons valables pour avoir endossé son costume à pois cette nuit-là. Surtout sachant qu'elle avait un contrôle de mathématiques le lendemain et qu'elle n'avait même pas encore commencé à le réviser.
Mais voilà : Alya lui avait envoyé un message sur son portable pour lui dire qu'Adrien allait rencontrer les policiers de la délégation japonaise qui venait d'arriver, et elle avait interrompu l'assemblage d'une veste – oui, elle avait toujours son contrôle de maths à réviser… et non, elle ne procrastinait absolument pas – pour rêvasser sur le jeune mannequin, comme cela arrivait assez souvent. Et puis finalement, à force de rêvasser, elle avait finalement décidé de se transformer pour aller jeter un coup d'œil en personne à ce dîner auquel assistait Adrien.
Non, elle ne souffrait pas de problèmes obsessionnels, merci bien.
Elle voulait juste jeter un petit coup d'œil. Petit coup d'œil qui s'était transformé en un temps plus ou moins long elle n'aurait pas pu le dire, elle avait la flemme de regarder sur l'écran de son yo-yo high-tech (avec connexion internet, oreillettes, et GPS inclus, ce truc était décidément très pratique).
Quand tout le monde avait fini par quitter le restaurant (elle avait vraiment dû rêvasser devant le visage d'Adrien pendant un long moment… mais elle aimait le regarder quand il parlait aux gens… (non, pour la dernière fois, elle n'était pas un stalker dérangé)), elle avait continué à se balancer de toits en toits jusqu'à atteindre le sommet de la Tour Montparnasse.
La vue qu'il y avait de là-haut était vraiment magnifique, surtout de nuit.
Elle respira doucement. En général, elle ne se transformait que quand un Akuma attaquait la ville ou dans une situation de crise en général, mais il y avait du bon parfois, à juste se balancer pour le plaisir. Et en plus, elle ne risquait pas de se dé-transformer tant qu'un super-vilain ne l'obligerait pas à utiliser son Lucky Charm.
Oui, décidément, c'était bien plus tranquille la nuit…
C'est alors que Chat Noir atterrit brusquement devant elle. Prise au dépourvu, elle ne put s'empêcher de pousser un cri de surprise et son compagnon eut un sourire amusé en voyant sa réaction.
« Surprise de me voir, ma Lady ? »
Elle toussa avant de retrouver ses esprits. On dirait bien qu'elle n'était pas la seule à avoir eu besoin de prendre l'air, ce soir.
« Et bien, j'ai vraiment réussi à te surprendre, on dirait. Tu ne t'attendais pas à ce qu'il se mette à pleuvoir un chat sur ton balcon, pas vrai ? » continua Chat Noir avec un sourire satisfait.
La super-héroïne, dépitée, se frappa le visage du plat de la main. Elle n'était même pas sur son balcon.
« Et sinon, est-ce que je t'ai manqué depuis la dernière fois ? continua le héros au costume de félidé. Oui, sûrement, vu que tu est venue exprès jusqu'ici pour me voir…
— Je ne pensais pas vraiment te croiser ici, Chat Noir.
— C'est ton subconscient qui a dicté tes pas, dans ce cas. J'ai vraiment dû beaucoup te manquer depuis la dernière fois ! »
La super-héroïne soupira.
« La dernière fois, c'était hier, chaton. Je ne vois pas ce qui aurait pu mal se passer durant ce laps de temps…
— Bah, on ne sait jamais. Il peut s'en passer, des choses, en une journée… peut-être que mon absence prolongée a fini par te faire ouvrir les yeux sur mon charme félin et… »
Ladybug lui donna un coup de poing sur la tête pour le faire taire.
« … enfin bref, passons. Alors, que fait une aussi charmante coccinelle toute seule dehors à cette heure ?
— Je pourrais te retourner la question. Mais si tu veux savoir, j'essayais juste de remettre à plus tard du travail… déjà en retard.
— Ma Lady, prise à procrastiner ! fit mine de s'offusquer Chat Noir. Je ne te pensais pas comme ça…
— Oh, c'est bon, le coupa Ladybug. Pourquoi tu es là, toi, d'ailleurs ?
— Les dîners sont horriblement barbants, presque autant que les adultes qui y assistent. J'avais besoin de décompresser après ça.
— Un dîner ? »
Chat Noir secoua la tête.
« Ouais, une sorte de… repas de famille, en quelque sorte ? »
Ce n'était pas tout à fait la vérité, mais Adrien ne pouvait pas vraiment aller dans les détails sans se faire mettre à jour – pas que ça le dérangerait, mais les identités secrètes étaient censées rester secrètes…
« Je vois… tiens, en parlant de dîner, je suis allée jeter un coup d'œil à ce groupe de policiers japonais qui sont arrivés aujourd'hui…
— Tu es allée surveiller la Brigade du Kid ? Quand ? demanda Chat Noir, surpris.
— Oh, juste un coup d'œil tout-à-l'heure quand ils mangeaient au Grand Paris avec le maire et Gabriel Agreste. Je voulais voir de quoi ils avaient l'air, on ne sait jamais… »
Ce n'était pas… tout à fait… la vraie raison, mais au moins cette excuse avait du sens : après tout, ces gens n'étaient pas habitués à vivre sous la menace du Papillon. Si les Parisiens avaient appris à tenter de contrôler leurs émotions pour éviter de se faire déborder par la colère – les cours de méditation zen étaient très populaires à la capitale en ce moment – le chef de ces policiers étrangers semblait avoir comme mot d'ordre de crier le plus fort possible dès que la moindre petite contrariété arrivait ça lui était arrivé une ou deux fois pendant le temps qu'elle était à la fenêtre. Il faudrait surveiller ça.
Sous son costume, Adrien était en train de hurler d'excitation à l'idée que sa Lady avait été aussi proche de sa véritable identité, à vérifier que tout allait bien pour lui (bon, d'accord, elle ne l'avait pas mentionné, mais peu importe). Il se concentra néanmoins afin de ne pas laisser transparaître son état sous-jacent de fan-boy avancé en face de sa partenaire.
« Et alors ? Tes pronostics ?
— Si jamais le chef de leur brigade se fait akumatiser, il faudra venir se battre avec des boules Quiès level 999. »
Chat Noir eut une toux amusée.
« Je prends note. Tiens, d'ailleurs, en parlant de la Brigade du Kid…
— Quoi ?
— Qu'est-ce que tu as l'intention de faire pour ce voleur ? L'arrêter ou…
— Je ne sais pas, soupira Ladybug en s'asseyant sur le rebord d'un toit. C'est vrai que c'est un criminel qui sévit depuis deux décennies, il serait grand temps que quelqu'un finisse par l'arrêter… mais d'un autre côté, il n'a pas l'air vraiment dangereux…
— Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas essayer de l'arrêter quand même ! J'ai particulièrement envie d'aller chat-boter son cambriolage ! » s'exclama Chat Noir.
La super-héroïne se retint de s'enfoncer le visage dans les mains en entendant le mauvais jeu de mot de son coéquipier.
Son homologue ne s'en aperçut pas, trop occupé à penser à la perspective de se mesurer au voleur. Il ne s'en rendait pas compte, mais la ceinture de cuir qui constituait sa queue de chat était en train de s'enrouler sur elle-même en remuant et le spectacle aurait été assez amusant à voir s'il y avait eu quelqu'un pour le regarder.
« Je savais que tu dirais ça… mais ce voleur a l'air d'être plutôt populaire auprès des gens… l'arrêter signifierait se mettre tout son fan-club à dos, et il est encore plus monumental que le nôtre… ce n'est pas vraiment la même chose qu'avec les Akumas… »
Chat Noir haussa les épaules.
« Ce type a l'air d'adorer les challenges, or, par un fabuleux hasard, il se trouve que c'est également mon cas. Et même s'il ne finit pas en prison, j'ai bien l'intention de l'empêcher de mettre la main sur le fourreau ! »
Ladybug réfléchit un instant. Elle savait que Kid avait de grandes chances de rendre l'objet volé une fois le cambriolage fini, mais s'il parvenait à le voler à la base, cela jetterait un coup au système de protection du Louvre ET à la Police de Paris…
Chat Noir n'avait pas tort. Même s'ils n'essayaient pas de l'arrêter – ce qui serait de toutes façons une mauvaise idée avec tous les fans du voleur sur place qui étaient connus pour toujours couvrir la fuite de leur idole avec joie – l'empêcher de mettre la main sur le fourreau serait un bon moyen de mettre en valeur les capacités de protection de Paris…
Mais d'un autre côté elle n'avait pas envie d'être responsable de l'emprisonnement de qui que ce soit… sauf le Papillon, mais le Papillon était une tout autre histoire.
Elle se redressa.
« Bon, écoute. On va sur place, et on empêche le Kid de voler sa cible par tout les moyens, mais si on doit choisir entre récupérer le fourreau et arrêter Kid, on choisit le fourreau, ça te va ?
— Ce type n'a pas l'air du genre à s'avouer vaincu facilement, mais… ça marche pour moi, ma Lady ! »
La jeune fille sourit avant de se relever.
« Bon, c'est pas tout ça mais il faudrait que je rentre, maintenant.
— Pourquoi ? On a tout notre temps, on ne risque pas de se dé-transformer ! Pour une fois qu'on peut discuter tranquillement…
— Mais mes parents vont finir par s'inquiéter, chaton.
— … entendu. Tu veux que je te raccompagne ? »
Sa partenaire lui jeta un regard blasé.
« Était-ce une manière absolument pas subtile pour essayer de déterminer l'endroit où j'habite que je viens d'entendre ?
— Heu… peut-être », concéda Chat Noir, l'air gêné.
Ladybug leva les yeux au ciel, mais était malgré tout amusée. Elle savait bien que ce n'était qu'une plaisanterie de la part de Chat, tout les deux étant parfaitement au courant des règles évidentes de sécurité de tout super-héro sain d'esprit.
« Bon, j'y vais.
— Entendu… à bientôt, Buginette ! »
Ladybug se retint de lever les yeux au ciel au surnom et décolla, accrochant son yo-yo à toutes les structures suffisamment hautes pour pouvoir lui donner de l'élan pendant sa course.
Bientôt, elle arriva sur le toit de la Boulangerie/Pâtisserie Dupain-Cheng et elle se glissa par la trappe qui menait à sa chambre. Là, elle se dé-transforma et sa Kwami sortit de ses boucles d'oreilles pour voleter mollement dans la pièce, les bijoux perdant leurs tâches rouges pour redevenir d'un noir uni.
Marinette sourit et lui tendit une assiette de cookies que la petite créature engloutit avec avidité. Puis elle s'assit à son bureau pour finir ses devoirs plus qu'un peu négligés. Sauf qu'évidement, elle ne pouvait pas se concentrer.
Elle n'avait pas trop compris pourquoi Adrien et son père avaient accompagné le maire à ce dîner avec la délégation japonaise, même après être allée jeter un coup d'œil discret au jeune mannequin en tant que Ladybug. Après tout, même si le styliste était ami avec le maire, cela ne pouvait pas justifier qu'il soit invité à discuter avec la Police… peut-être était-ce un simple problème relationnel d'adultes ? Oh, et puis peu importait, après tout.
Elle secoua la tête. Foutu contrôle de maths. Elle laissa son esprit vagabonder en regardant les photos d'Adrien qui constituaient son fond d'écran. Ce n'était pas bien difficile de trouver son image sur le net, le jeune mannequin était plutôt populaire. Et il était de notoriété publique que Gabriel Agreste était le styliste préféré de Marinette depuis des années, aussi il n'était pas surprenant de voir des photos d'Adrien posant pour les créations de son père un peu partout dans sa chambre… enfin, elle espérait. Mais elle les cachait quand même au-cas-où si besoin il y avait.
Elle eu un petit rire. Dire que quand elle avait rencontré le jeune garçon pour la première fois, quelques mois auparavant, il lui avait fait une si mauvaise impression qu'elle était persuadée qu'elle allait le détester ! La situation avait bien changé. Elle ne connaissait personne sur cette Terre qui était plus gentil qu'Adrien, après tout.
Elle finit ses révisions sans entrain alors que Chat Noir lui revenait en tête. Elle se demanda ce qu'il faisait en ce moment. Cet histoire de dîner de famille l'intriguait également. De quel genre de dîner s'agissait-il ? Quelque chose de simplement familial ou de plus mondain ?
En fait, elle ne savait pas du tout quel genre de personne il était sous son masque… elle se demandait parfois comment son partenaire gérait sa double identité et le fait de devoir cacher son statut de super-héro à ceux qu'il connaissait… en tout cas, pour elle, ce n'était pas toujours facile. Elle avait arrêté de compter les fois où elle avait brusquement dû faire faux bond à ses amis ou arriver en retard au collège à cause d'un akuma…
Elle aurait bien aimé, parfois, pouvoir connaître la véritable identité de Chat Noir, discuter avec lui sans masque et sans avoir à mentir pour protéger leurs identités, se confier à quelqu'un sur la situation sans avoir à sortir en cachette la nuit pour traverser la ville, ou simplement pour avoir quelqu'un d'autre dans la même situation qu'elle et qui pouvait la comprendre, voire couvrir ses arrières, même hors du costume… mais c'était trop risqué.
Si jamais le Papillon découvrait l'identité de l'un d'entre eux, il fallait à tout prix éviter que l'autre se fasse mettre à jour dans le même temps. Et par conséquent, ils ne pouvaient pas se permettre de révéler leurs identités. Ils ne pouvaient pas prendre le risque.
Mais, si elle était un peu triste de cette situation, elle savait cela devait être bien plus difficile à vivre pour Chat Noir : après tout, il était amoureux de Ladybug, et il avait beau être une tête brûlée qui passait son temps à faire des jeux de mots stupides ou à lui donner des surnoms bizarres, elle savait que ses sentiments étaient sincères à son égard, alors même qu'il ne connaissait ni son nom ni son visage.
Mais elle ne pouvait pas partager ses sentiments. Son cœur était à Adrien, et Chat Noir était juste un ami pour elle. Certes, un ami très important, qu'elle n'échangerait pour rien au monde, mais…
Elle lui avait fait comprendre qu'elle ne voulait pas gâcher cette amitié-là et qu'elle aimait déjà quelqu'un d'autre.
Pourtant, ça ne changeait rien à ses yeux. Peut-être espérait-il que ses sentiments évoluent un jour…
Elle soupira. Sa vie était vraiment, vraiment, beaucoup trop compliquée.
