NdA : Ah, un chapitre où il se passe des trucs ! Enfin. J'espère que vous aimerez.
Disclaimer : Magic Kaito est la création d'Aoyama Gōshō et Miraculous Ladybug appartient à Thomas Astruc.
Chapitre Huitième
La sonnerie retentit dans tout le collège et les élèves se précipitèrent vers la sortie, fuyant le cours comme s'ils avaient un Akuma aux trousses. Sauf Marinette, qui avait réussi, allez savoir comment, à faire tomber toutes ses affaires par terre et qui alla les ramasser en grommelant, avec Alya qui piaillait joyeusement à côté d'elle.
Quand elles sortirent, elles virent avec surprise Adrien et Nino qui les attendaient… ou plutôt, Nino qui attendait sa petite amie et Adrien qui attendait avec Nino, sans doute pour retarder le moment où il devrait rentrer chez lui.
Marinette se mit à émettre des sons étranges quand Adrien lui fit un signe de la main et elle se cacha derrière Alya, qui leva les yeux au ciel.
L'apprentie journaliste prit la main de son petit ami et l'entraîna au-dehors, leurs amis respectifs les suivant derrière.
« Alors, Marinette, tu t'en es sortie avec le contrôle de math ? demanda Adrien pour faire la conversation alors que les deux tourtereaux discutaient dans leur bulle quelques pas devant eux.
— Oh… heu… b… bien… enfin, non… heu… c'était… heu…
— Pas trop bien donc ? » demanda le jeune mannequin avec un sourire.
Marinette hocha frénétiquement la tête. Elle se frappa mentalement la tête pour son bégaiement, et tenta de trouver quoi répondre quand elle entendit un cri de surprise devant elle.
Elle se tourna et vit qu'Alya avait percuté un passant de plein fouet en bas des escaliers qui permettaient de quitter le bâtiment. Elle se précipita vers son amie pour vérifier que tout allait bien, inquiète, mais Alya était déjà en train de se relever en fixant la personne qui lui était rentrée dedans, manifestement un touriste vu ses traits étrangers. Le jeune homme s'empressa de s'excuser, avec un accent que Marinette n'arrivait pas à placer.
« Je suis vraiment désolé ! Je ne vous avez pas vu… j'étais en train de discuter et…
— Ce n'est vraiment pas grave, je vous assure, le rassura Alya avec un sourire contrit. J'aurais dû regarder où j'allais…
— Vous veniez de sortir, vous ne pouviez pas me voir. C'est moi qui suis en faute. Puis-je faire quelque chose pour me pardonner ? Je peux vous payer une boisson, si vous voulez…
— Ce n'est pas nécessaire, je…
— Kaito ? »
Tout le monde se retourna vers Adrien, qui regardait l'étranger avec surprise et se rapprocha du groupe. Le touriste cligna des yeux un moment, de même que la fille qui l'accompagnait, qui se mit à lui parler dans leur langue avec rapidité.
Finalement, le garçon se tourna vers le mannequin et son visage se fendit d'un sourire.
« Ça alors ! Adrien Agreste ! J'ignorais que tu allais dans cette école ! Décidément, le monde est petit !
— En effet… qu'est-ce que tu fais ici ?
— Nous avions visité le Louvre ce matin quand il pleuvait. Maintenant qu'il fait soleil Aoko voulait aller se promener dehors, et j'ai malheureusement percuté cette demoiselle sur le chemin… »
Marinette cligna des yeux. Ce touriste – qui parlait à présent dans un français impeccable – semblait bien connaître Adrien, mais…
Elle se redressa soudain. Mais oui ! Ces deux-là avaient dîné au restaurant la veille avec lui ! Elle les avait aperçus quand elle faisait sa « promenade » la veille en tant que Ladybug… cela voulait dire qu'ils faisaient partie du groupe qui accompagnait les policiers venus protéger le fourreau du Kid ?
« J'ignorais que tu avais un accent… je ne l'ai pas entendu quand on a mangé hier…
— Oh, ça… – le garçon eut un rire gêné – je venais de percuter la demoiselle, alors il a dû ressortir sans que je m'en rende compte…
— Je vois. Où sont Arthur et l'autre fille qui vous accompagnait ?
— Ils sont toujours au Louvre, Hakuba est ici en tant qu'interprète et Akako voulait visiter encore un peu… »
Ils continuèrent à discuter un petit moment, quand Nino s'approcha, indécis.
« Heu… mec… tu le connais ? »
Adrien se retourna, avant de cligner des yeux.
« Oh, c'est vrai, vous ne les connaissez pas. Je vous présente Kaito Kuroba et Aoko Nakamori, ils accompagnent la Brigade qui est venue du Japon. Nous avons fait connaissance hier, quand j'ai accompagné mon père à un dîner avec le maire, et il se trouve que nous avons un ami commun.
— Oh, je vois… fit Alya, l'air concentré. Et pourquoi ils accompagnent la Police jusqu'en France ?
— C'est simple, fit le garçon – Kaito – avec un sourire. Aoko est la fille de l'inspecteur Nakamori, qui dirige la Brigade du Kid. Quand à moi, j'ai été invité par la personne qui sert d'interprète entre les forces françaises et japonaises.
— Et c'est un bon magicien, à ce que j'ai compris, ajouta Adrien. Il a aidé plusieurs fois la Brigade à comprendre la manière dont Kid avait volé quelque chose… »
Le garçon eut un rire gêné.
« Oh, ce n'est arrivé qu'une fois ou deux… mais bref. Je dois toujours un café à cette demoiselle, pourquoi ne viendriez-vous pas tous avec nous ?
— Je ne pense pas que mon père acceptera… tenta de refuser Adrien, mais Alya le fit taire et s'écria :
— Ce sera avec plaisir ! Et puis tu as l'air d'être drôlement calé sur le Kid… ça m'intéresse !
— Vraiment ? Je serais ravi d'en parler, dans ce cas. Sans vouloir me vanter, j'en connais un petit paquet sur lui… répondit Kaito avec un sourire.
— Oui, mais, mon chauffeur… tenta à nouveau Adrien, mais cette fois ce fut Nino qui le coupa :
— Allez, pour une fois, mec ! Tu n'auras qu'à dire à ton vieux qu'il y avait des embouteillages ou un truc du genre ! »
Le mannequin finit par souffler et se dirigea vers la longue voiture noire qui attendait devant les grilles. Un instant plus tard, il revint, son sac de cours en moins.
« Je ne connais pas très bien la ville, commença Kaito, alors je pense que vous serez plus adepte que moi pour trouver un bon endroit…
— Avec plaisir ! Oh, et tu peux me tutoyer, tu sais. Au fait, moi c'est Alya Cézaire !
— Enchanté, Alya.
— Et eux deux, ce sont Nino Lahiffe et Marinette Dupain-Cheng, des amis d'Adrien et moi ! »
Kaito se tourna vers les deux collégiens et s'inclina légèrement avec un sourire. Puis il se tourna vers la fille qui l'accompagnait – Aoko, si la mémoire de Marinette ne lui faisait pas défaut – pour lui parler en Japonais. Il lui traduisait sans doute la conversation, car la collégienne entendit les prénoms des Français à quelques reprises.
Les six jeunes se dirigèrent alors à la suite d'Alya vers un café pas trop bondé et s'installèrent tous autour d'une table.
Le plan se déroulait de manière un peu imprévue, mais Kaito n'allait pas se plaindre. À la base, il voulait se faire passer pour un simple touriste auprès de la jeune Alya Cézaire, mais la présence imprévue d'Adrien dans le cercle de ses amis était une aubaine sur laquelle il eût été stupide de cracher. Le garçon avait eu l'air d'être à la page quand il lui avait parlé la veille…
Maintenant qu'il y pensait, peut-être était-ce pour cette raison qu'Adrien semblait en connaître autant sur Ladybug, le Papillon, et tout le reste : s'il connaissait personnellement la gérante du Ladyblog, un des sites les plus complets du net, il devait obtenir tous les détails sans problèmes.
Mais pour pouvoir obtenir les informations qu'il cherchait, il allait falloir orienter la conversation en conséquence…
« Alors comme ça, tu es déjà allé sur plusieurs lieux de cambriolage… commença Alya avec un ton professionnel, en le fixant avec un intérêt non dissimulé.
— Et bien… le dirigeant de la Brigade du Kid est mon voisin, donc oui, il m'est souvent arrivé d'accompagner Aoko quand elle allait voir son père.
— Et tu es un magicien…
— Oui ! J'ai l'intention de commencer une carrière professionnelle quand j'aurais fini mes études.
— Ouah ! Mais c'est génial, ça ! fit Alya, excitée. Tu es doué, alors ? »
Kaito sourit et se contenta de faire apparaître une tulipe dans sa main. Les quatre français fixèrent la fleur, subjugués, tandis qu'Aoko levait les yeux au ciel en voyant son ami d'enfance qui faisait encore son intéressant.
« Kaito… tu recommences…
— Ils me demandaient si j'étais doué en tant que magicien, il fallait bien que je fasse quelque chose !
— Oui, oui… est-ce qu'ils servent des jus de fruits ici ? Aoko ne peut pas lire la carte… »
Kaito lui traduisit la liste avant de retourner vers Alya.
« Excuse-moi, de quoi étions-nous en train de parler, déjà ?
— De la magie.
— Ah, oui ! J'ai appris auprès de mon père. Tu le connais peut-être ? Il s'appelait Tōichi Kuroba, il était renommé dans le monde entier !
— Vraiment ? fit Alya en cherchant immédiatement le nom sur son portable. Ah, effectivement, il est drôlement célèbre ! Il… »
La jeune fille grimaça soudain.
« Il est mort ? Je suis vraiment désolée…
— Ce n'est pas grave, tu ne pouvais pas savoir, la rassura Kaito. Mais bref. Grâce à lui, j'ai pu avoir un bon niveau très tôt, je lui dois beaucoup.
— Je suppose que ça doit être bien pratique pour la Brigade d'avoir quelqu'un comme toi pour les aider.
— Oh, je ne les ai aidé qu'à de rares occasions, souffla le magicien, amusé. Vu que je suis plutôt fan du Kid, je n'ai pas vraiment envie de le voir capturé…
— Tu es un fan ? réagit immédiatement Alya en se redressant. Et pour quelles raisons ? »
Parce que je suis génial, bien sûr, mais je ne vais pas dire ça, pensa Kaito en clignant des yeux.
« Et bien… déjà, en tant que magicien moi-même je ne peux qu'apprécier sa dextérité. Il est exceptionnellement doué, après tout, même s'il utilise ses talents pour voler.
— Je vois…
— Et j'ai hâte de voir ce qu'il a l'intention de faire pour le cambriolage de demain ! Il arrive toujours à trouver quelque chose qui sort de l'ordinaire… comme cette fois ou il marchait dans les airs…
— Il marchait dans les airs ? Vraiment ? »
Kaito lui expliqua alors comment c'était passé le cambriolage de l'aigue-marine « Merveille Bleue ». Un serveur arriva pendant qu'il parlait et ils commandèrent leurs boissons, qui arrivèrent quelques minutes plus tard.
« … et la figure de proue a été retrouvé dans le side-car ? Vraiment ?
— Oui. Personne ne sait ce qu'il s'est passé exactement.
— Je vois… »
Alya semblait être un véritable puits de questions. Mais Kaito n'était pas dérangé, et répondait du mieux qu'il pouvait.
« Il a l'air d'être plein de ressources… je me demande comment il s'en sortira face à Ladybug et Chat Noir…
— S'ils viennent ! Ils n'ont fait aucune annonce pour confirmer leur présence, intervint Nino.
— Oh, mais moi, je suis sûr qu'ils viendront… répondit Adrien avec un sourire. Chat Noir adore les challenges, après tout !
— C'est vrai. Et face à des super-pouvoirs, je ne pense pas que Kid fera long feu !
— Oh, je n'en serais pas si sûre… il est imprévisible, cela pourrait lui être d'une grande aide… »
Les français se mirent alors à discuter avec animation pour savoir si oui ou non Kid faisait le poids contre les super-héros. Kaito s'étira sur sa chaise avant de se tourner vers Aoko, qui avait fini son verre de jus de pomme depuis un bon moment.
« Ça va ?
— Aoko ne comprends pas ce que vous dites… c'est pas marrant… »
Le magicien fronça les sourcils, avant de sourire. D'un geste, il sortit son paquet de cartes et commença à les mélanger et les tendit à sa camarade, qui sourit à son tour avant d'en prendre une.
Les autres virent ce qu'il se passait et arrêtèrent leurs échanges pour observer.
« Bien… tu as bien retenu la carte ?
— Oui. »
Kaito la prit alors pour la montrer aux autres – c'était un trois de carreau. Puis il la remit dans le deck et mélangea, faisant également faire de même aux autres. Quand ce fut finit, il fit choisir deux cartes à Alya. L'une d'elle, sans surprise, était le trois de carreau. L'autre…
« Heu… je ne sais pas lire les hiraganas, désolée… » fit la lady-blogueuse en la tendant aux deux Japonais. Aoko, qui était la plus proche, se saisit de la carte pour la lire.
Dessus, il y avait marqué « Aoko a une culotte à pois roses. »
« BAKAITOOOOOOOO ! »
Quelques secondes plus tard, les deux étaient partis dans une course-poursuite entre les tables, Kaito riant ouvertement en évitant habilement les coup de balai d'Aoko. Comment elle avait mis la main sur l'objet ménager était néanmoins un mystère.
« Heu… quelqu'un peu m'expliquer ce qu'il se passe ? » demanda Nino, mais personne ne répondit, les autres étant tout aussi perdus que lui.
Les serveurs arrivèrent alors, légitimement furieux de voir leur café démoli à coup de balai, mais ils n'eurent pas le temps de pouvoir atteindre les deux Japonais toujours pris dans leur course-poursuite, car une explosion retentit soudain à l'extérieur, accompagné de cris divers et variés, dont une puissante alarme qui semblait résonner dans tout le quartier et un très reconnaissable et très paniqué « AKUMAAAAAAAAA ! ».
Tout les clients et employés arrêtèrent soudain se qu'ils étaient en train de faire, et le café fut vidé en quelques secondes. Aoko et Kaito cessèrent leur course-poursuite et firent comme les autres autour d'eux, qui se dirigeaient vers une porte à l'arrière du magasin qui donnait sur un escalier.
Mais alors qu'il s'apprêtait à entrer dans la cave du restaurant, manifestement aménagée pour les attaques récurrentes de démons, Kaito se rendit compte qu'il avait été séparés du groupe de collégiens français. Il fouilla autour de lui, avant d'apercevoir Nino qui peinait à avancer, plaqué contre un mur. Il navigua dans sa direction et une fois à sa hauteur, lui demanda :
« Tu sais où sont les autres ?
— Non, répondit le garçon en secouant la tête. Je suppose qu'Alya est allée tout filmer, comme d'habitude… mais j'ai perdu Adrien et Marinette. Je les ai vu partir dans la mauvaise direction, j'espère qu'ils vont bien… »
Le magicien jura mentalement. Il espérait que les trois collégiens, étaient en sécurité.
« Par où ils sont partis ?
— En direction des toilettes, fit Nino en désignant l'endroit du doigt – une porte à proximité de la sortie. Je voulais les attendre pour être sûr qu'ils descendent avant qu'on ferme la cave, mais ils ne sont toujours pas revenus…
— Je vois. Descends, je m'occupe d'aller les chercher, d'accord ? »
Le jeune DJ hocha vivement la tête avant de suivre les derniers clients qui descendaient les escaliers. Kaito, lui, alla en direction des toilettes et appela les deux collégiens.
Personne ne répondit.
Il pinça les lèvres, avant de se diriger vers l'extérieur, où devait sans doute se trouver Alya en premières loges, et que les deux derniers de la bande avaient manifestement rejointe.
Hors de question de laisser des enfants se faire blesser tant qu'il pourrait l'empêcher.
NdA : O.O Un cliff-hanger sauvage apparaît ! Désolée, j'ai pas pu m'en empêcher... ^^'
