NdA : Bonjour à tous et bonne année ! Oui, je sais, janvier est presque fini, mais mieux vaut tard que jamais. Il ne se passe pas grand-chose dans ce chapitre, qui sert surtout à faire une transition tranquillou entre l'attaque de l'Akuma et le début du cambriolage. Car oui, bonne nouvelle, le chapitre suivant est le début du cambriolage que vous attendiez tous ! Mauvaise nouvelle, par contre, je n'ai aucune idée de quand il sortira. Je viens d'entamer mon dernier semestre de Licence et avec tous les projets qu'on nous a donné à faire, j'ignore quand je trouverai le temps d'écrire pendant les quatre prochains mois...
Guest : Merci pour ton commentaire ! Je suis d'accord, c'est pas juste que Conan ait le droit de voyager en Europe et pas Kaito x)
Disclaimer : Magic Kaito est la création d'Aoyama Gōshō et Miraculous Ladybug appartient à Thomas Astruc
Chapitre Onzième
Aoko n'était pas stupide. Elle savait voir quand quelque chose n'allait pas, et en ce moment, quelque chose n'allait pas. Kaito et Akako se chuchotaient des trucs dans un coin de la pièce, et leurs visages étaient beaucoup trop sérieux pour que se soit pour des broutilles.
Quand Kaito était enfin revenu en compagnie des trois français qui avaient disparus – elle ne se souvenait que du nom d'une des filles, qui s'appelait Ariya ou quelque chose comme ça, pas que ça lui soit d'un grande utilité vu qu'elle ne pouvait pas parler avec eux – elle s'était précipitée sur son ami d'enfance pour obtenir des réponses : pourquoi il ne s'était jamais mis à l'abri avec elle, pourquoi il n'avait pas répondu à son message et avait attendu aussi longtemps pour l'appeler…
Même si elle n'aimait pas l'avouer, elle s'était énormément inquiétée pour son ami d'enfance et savoir qu'il était parti, pour la énième fois, au devant du danger… Elle soupira. Kaito avait toujours été bien plus courageux qu'elle, mais elle ne savait jamais si c'était une bonne chose.
Elle sentit une présence à côté d'elle et se retourna, pour voir Hakuba qui était arrivé dans le salon de l'hôtel.
« Oh, Hakuba-kun. Tu es déjà rentré du musée ?
— En effet… les effectifs au Louvre se sont grandement rétrécis quand la nouvelle de l'apparition du Démon s'est répandue dans la police, et puisque nous n'avions plus grand-chose à faire là-bas…
— Vous pensez pouvoir attraper le Kid, cette fois ? »
Le détective soupira.
« Ça, je serais bien incapable de te le dire, Nakamori-kun. À chaque fois, on dit que cette fois cela la bonne, et à chaque fois, force est de constater que ce n'est pas le cas.
— Mais cette fois vous êtes en territoire inconnu, peut-être que ça changera la donne ! »
Hakuba sourit.
« C'est vrai. Enfin, ça ne l'a jamais beaucoup dérangé, mais j'ai bon espoir que les super-héros locaux viennent lui compliquer la tâche.
— C'est vrai ? Ils ont prévenus la Police ? s'écria la jeune fille.
— Chut ! Pas si fort ! » répliqua Hakuba en lui mettant une main devant la bouche.
Il jeta un regard en direction de Kaito et d'Akako qui étaient toujours en train de discuter dans un coin et Aoko soupira. Peu importait depuis combien de temps ils se fréquentaient, Hakuba était toujours persuadé que Kaito et Kid étaient la même personne… alors même qu'elle avait réussi à plusieurs reprises à prouver son innocence. Que lui fallait-il pour comprendre qu'il faisait fausse route ?
Il retira doucement sa main avant de répondre à la question.
« Si tu veux savoir, non, je n'ai pas entendu dire qu'il y ait eu une annonce officielle… mais les policiers français sont certains qu'au moins Chat Noir sera présent. Reste à savoir si sa partenaire sera avec lui ou non.
— Vraiment ? Comment peuvent-il savoir quelque chose comme ça ? »
Hakuba haussa les épaules.
« Ils ont simplement dit que depuis le temps, ce n'était pas compliqué de comprendre comment il fonctionnait et qu'il serait incapable de laisser un tel challenge lui passer sous le nez.
— Oh… un peu comme Kid, en quelque sorte, fit Aoko.
— C'est vrai. »
Le détective secoua la tête avant de se diriger vers le canapé où ses deux invités étaient en train de se disputer le plus silencieusement possible et Aoko, intriguée, le suivit.
« Dis-moi, Kuroba…
— Quoi ? Qu'est-ce que tu veux ? lança l'interpellé sans tourner la tête.
— Étant donné que tu n'as pas daigné répondre à mon message, je vais me permettre de te poser la question en personne : que faisais-tu avec Adrien aujourd'hui ? »
Aoko tourna la tête, surprise, avant de s'écrier :
« Ah ! Ça, c'est parce que nous étions partis nous promener quand il a commencé à faire soleil et que ce bakaito est rentré dans une de ses amies quand elle sortait de l'école, alors on les a invités à boire un verre pour se faire pardonner.
— Vraiment ? Et puis-je savoir ce que vous faisiez à proximité du collège d'Adrien et… – Il sortit son portable pour montrer la page d'un site Internet aux tons noirs et rouges. – … de la gérante du Ladyblog ? »
Kaito se redressa, agacé.
« Bon alors, d'une, je ne savais pas que c'était leur école, merci bien, et de deux, il me semble que j'ai le droit de me balader où je veux dans Paris, je n'ai pas besoin de ton autorisation signée !
— Certes… mais j'ai le droit de me questionner… il se trouve que je ne crois pas du tout au hasard, Kuroba, tu le sais. Alors permets-moi d'être légèrement dubitatif quant à ton excuse… »
La magicien ne répondit même pas. Il se retourna vers Akako pour continuer la conversation que Hakuba avait interrompu comme s'il n'était pas là.
« Même si c'était possible, je ne pense pas qu'il accepterait.
— Je trouvais simplement que tu te compliques trop la vie. Je sais de quoi tu es capable, tu sais ?
— Moi, oui, mais…
— OH ! Je n'ai pas fini cette conversation, Kuroba ! » s'écria Hakuba, excédé.
Kaito se détourna d'Akako pour mieux se disputer avec le détective et Aoko soupira. Ce n'était pas près de se terminer, à ce train-là. Elle se tourna un instant en direction de sa camarade, qui s'était tue pour observer la dispute entre les deux garçons d'un air vaguement intéressé.
« Dis, Akako-chan…
— Oui ? Qu'y a-t-il, Nakamori-san ? » demanda la jeune fille en se retournant vers elle.
Aoko hésita. Elle avait toujours un peu du mal à parler à sa jolie camarade, bien plus à l'aise qu'elle quand il s'agissait de conversation.
« Et bien… je me demandais simplement si tu avais l'intention d'aller assister au cambriolage du Kid demain soir où si tu restais ici…
— Hum… et bien, j'irai sans doute y faire un tour… pourquoi cette question ? »
Aoko déglutit.
« Et bien, en fait, c'est que… je… je n'ai pas envie de rester toute seule à l'hôtel, mais je n'ai pas non plus très envie d'aller au cambriolage sans pouvoir parler avec qui que ce soit dans la rue, et Kaito est du genre à toujours partir tout seul dans une direction parce que « Môssieur » veut une meilleure vue, alors…
— Oh. Je vois. Et bien, cela ne me dérange pas d'y aller avec toi si tu veux, Nakamori-san. Sauf si tu préfères rester ici malgré tout…
— Oh, non non, pas du tout, ce sera parfait ! M… merci, Akako-chan ! »
Aoko secoua la tête, soulagée. L'idée de savoir qu'elle aurait quelqu'un avec qui communiquer serait grandement rassurant, surtout sachant qu'elle faisait partie des rares personnes dans la foule à porter un panneau anti-Kid qui faisait régulièrement d'elle la cible de fans un peu trop zélés… et elle n'aurait pas Keiko avec elle, cette fois.
Elle releva la tête pour voir les deux garçons toujours dans leur dispute et souffla, excédée.
« … et par conséquent, c'est dans mon droit de…
— Harceler les autres n'est toujours pas devenu un droit !
— … n'as pas pas de comportement suspect et…
— SILENCE ! »
Tout le monde sursauta en entendant le cri excédé d'Akako.
« Je sais qu'il est difficile pour les représentants de la gent masculine de contrôler leurs hormones en présence d'autres mâles…
— Erk ! »
Les deux mâles pointés du doigt sursautèrent d'un mouvement parfaitement coordonné que la lycéenne ignora.
« … mais j'apprécierais fortement que vous baissiez un peu le ton pendant vos joutes. Voire que vous quittiez la pièce pour aller vous disputer ailleurs. »
Kaito se mit à grommeler pendant que Hakuba bafouillait une vague excuse. Ce dernier tenta alors d'attraper le poignet de l'autre garçon pour le traîner dehors, mais le magicien se recula d'un bond, s'assurant de mettre son bras hors de portée du détective.
Hakuba cligna des yeux, pris au dépourvu. Il essaya une nouvelle fois, sans succès, et Aoko finit par soupirer : il ne risquait pas d'arriver à grand-chose comme ça. Elle se clissa derrière son ami d'enfance et lança son bras avec rapidité. Kaito, dont l'attention était focalisée sur Hakuba, ne put esquiver à temps et la jeune fille attrapa le poignet du magicien d'une poigne ferme.
Poigne qui fut immédiatement relâchée quand elle sentit quelque chose bouger furieusement sous le tissu. Elle se recula d'une bond, et une colombe sortit de la manche du magicien comme si elle avait le diable aux trousses. Elle alla se poser sur le dossier du canapé, et jeta un regard mauvais à Aoko avant de réarranger ses plumes ébouriffées.
« Yume ? »
Elle était pourtant certaine que Kaito n'avait emmené aucune de ses colombes avec lui pendant le voyage ! Il aurait dû les laisser dans la soute pendant tout le vol, en compagnies des habituels chiens et chats, mais n'avait récupéré aucune cage à l'aéroport. De plus que les cacher sur lui n'aurait pas été possible, sachant que la présence de la colombe n'aurait pas pu rester ignorée à la fouille corporelle de l'aéroport et que ç'aurait été de toutes façons très dangereux pour la fragile créature, qui supportait assez mal l'altitude. Alors comment Yume pouvait-elle se trouver ici ? Sans compter qu'elle ne l'avait pas vue une seule fois jusqu'à présent alors qu'ils étaient à Paris depuis plus de vingt-quatre heures !
Hakuba pensait avoir songé à la même chose car il s'approcha du magicien avec un regard suspect.
« Kuroba, d'où sort cette colombe ?
— De quoi je me mêle ? répliqua le garçon en lissant doucement les plumes de son oiseau.
— Il n'était pas avec toi pendant le voyage ! Je veux savoir d'où il sort !
— Déjà, c'est « elle », pas « il », et de deux, ça ne te concerne pas. »
Hakuba souffla, excédé.
« Tu peux nier autant que tu veux sur le Kid, mais je veux savoir comment tu as fait pour emmener cet animal avec toi. Tu n'avais aucune caisse dans tes bagages et on l'aurait repéré à la fouille des portiques.
— Un magicien ne dévoile jamais ses secrets, tu ne le savais pas ?
— On parle de trafic d'animal illégal, là !
— Tout de suite les grands mots… »
Aoko soupira. Kaito et Hakuba pouvaient être tous aussi exubérants l'un que l'autre.
« Kaito… pas la peine d'être aussi défensif… Aoko ne voit pas où est le problème à ce qu'on sache… »
Le magicien fixa un moment son amie d'enfance avant de soupirer et de hausser les épaules.
« Bon, si tu insistes… j'ai demandé à une sorcière locale de me la téléporter magiquement parce que c'était plus pratique comme ça. »
Hakuba se mit à tousser de manière frénétique et Akako se mit à fusiller Kaito du regard pour une raison inconnue – Kaito lui répondit d'un sourire en coin pour une raison toute aussi inconnue. Aoko, pour sa part, se contenta de soupirer. Évidemment qu'il allait sortir une explication, complètement tirée par les cheveux pour éviter de répondre…
« Oh, peu importe, après tout, du moment que tu ne vas terroriser personne avec. Tu as de quoi la nourrir pendant le séjour ? »
La magicien secoua la tête d'un signe affirmatif avant de reporter son attention vers le colombidé qui se mit à voleter doucement autour de lui. Aoko soupira. Un des jeux préférés de Kaito était de cacher ses colombes dans les endroits les plus improbables et elle était prête à parier que son père n'arriverait pas à repérer la moindre plume blanche de toute la durée de leur séjour à Paris.
NdA : Que voulez-vous. Un magicien sans ses colombes est comme un plat de pâtes sans fromage fondu. Il a moins de saveur.
