NdA: Bien le bonsoir braves gens ! Je sais que ça fait un moment, MAIS j'ai une bonne nouvelle pour compenser l'attente : j'ai ENFIN fini de drafter cette histoire, et je n'aurais plus qu'à éditer un peu pour publier ! (enfin, sauf pour pour une scène dans 3/4 chapitres, mais ne soyons pas rabat-joies). J'ai eu du mal à trouver où couper ce chapitre (ça ne m'a pris que deux mois pour prendre une décision, c'est tellement magnifique); au final, il est un peu plus court que je le voulais, mais si j'avais coupé plus loin, il aurait été beaucoup trop long... m'enfin, je m'égare. Also, il y a tellement de PdV différents dans ce chapitre, même moi j'arrive pas à m'y retrouver...

Guest : Merci pour ta review ! Elle m'a rappelée que cette histoire était toujours en cours, so here un chapitre tout beau tout neuf ;)

Je suis d'accord, Alya casse un peu le moment dramatique. Cette histoire d'yeux est un de mes headcanons préférés concernant les Miraculous, et je voulais vraiment l'intégrer quelque part. Ne t'inquiète pas, le Papillon ne va pas tarder à faire son apparition, juste un peu de patience !

Disclaimer : Magic Kaito est la création d'Aoyama Gōshō et Miraculous Ladybug appartient à Thomas Astruc.


Chapitre Quinzième


Kaito évalua ses options avant de jurer silencieusement en voyant le peu qu'il avait. Il était incapable de bouger, pris dans la toile de Spider, avec Jii inconscient à côté de lui et Hakuba qui avec une balle dans l'épaule, quelque part à proximité, sans qu'il puisse le voir. Il avait eu beau se mordre la langue jusqu'au sang et se craquer un doigt ou deux, rien n'y faisait. Bordel, pourquoi est-ce qu'il pouvait résister aux philtres d'amour que lui faisait boire Akako en douce et pas à ça ? On dirait bien qu'il allait avoir besoin d'une aide extérieure pour se sortir de là – peut-être qu'avec un peu de chance, la police arriverait ici… ou même les deux gamins en costumes, tiens ! Qu'est-ce qu'ils fabriquaient… il n'aurait peut-être pas dû les semer, tout bien réfléchi. Il jeta un œil à Snake et Spider, qui étaient en train d'argumenter sur le meilleur moyen de le tuer. Le mercenaire était d'avis qu'un bon coup de pistolet serait parfait, alors que l'hypnotiseur préférait l'étrangler avec les fils de son illusion (Kaito préférait ne pas chercher à savoir).

C'est alors qu'un mouvement de la toile lui fit tourner la tête: un des fils s'était un peu détendu, ce qui libérait très légèrement ses hanches. Spider avait-il relâché la pression ? Il tenta de remuer un peu. Les fils semblaient tous tirés dans la même direction : son torse.
Ah, non, peut-être que Spider était juste en train de le tuer, en fait.

Soudain, les fils qui immobilisaient son poignet se cassèrent net. Paniqué, Kaito regarda les bandits, mais Spider ne semblait rien remarquer. Il ne devait donc pas être responsable… il regarda les fils coupés, qui étaient en train de filer droit vers son torse avant de passer au travers de ses vêtement.
Il vérifia que personne ne le regardait pour bouger son bras libéré. Il ouvrit silencieusement sa veste et pu voir l'épée qu'il avait volé. Le joyau scellé sur le fourreau, même si toujours rouge, avait perdu la teinte sombre qu'il avait acquise quand il avait croisé Chat Noir un peu plus tôt et possédait à présent un cœur doré – de la même couleur que la toile. Instinctivement, il dégaina l'épée le plus discrètement possible et entreprit alors de couper chaque fils qui le retenaient un à un.

Alors qu'il se débarrassait du dernier lien, le dôme étrange qui le coupait de l'extérieur tomba en morceau et il put de nouveau voir autour de lui – apercevant immédiatement Hakuba, qui était conscient bien qu'au sol, et respirait difficilement en se tenant l'épaule pour limiter le saignement du mieux qu'il pouvait.
Kaito se rendit alors compte qu'il ne tenait plus l'épée – il pouvait la sentir sous sa veste. De toute évidence, il ne l'avait sortie qu'à l'intérieur de l'illusion… il ne savait pas trop comment c'était possible, mais préféra ranger ça dans la case « Je paniquerai là-dessus plus tard ».

Il regarda Hakuba, qui le fixait avec attention. Il avait dû se rendre compte de quelque chose, peut-être à cause d'un changement de posture. Il lui fit un clin d'œil discret et le jeune détective hocha lentement la tête. Puis Kaito se détourna de lui pour regarder l'endroit où se trouvait Jii… mais l'espace était à présent vide.
Merde. Il n'avait été qu'une illusion de Spider ? Où se trouvait le vrai, dans ce cas ?

Il réfléchit quelques secondes, avant de commander à Yume de quitter sa cachette discrètement, et la colombe alla se dissimuler près d'une fenêtre, tous ses appareils d'enregistrement activés.
Kaito regarda les hommes de mains. Il devait y en avoir une petite douzaine. Fort heureusement, personne ne prenait attention à lui. Parfait. Il n'avait plus aucun somnifère, ayant utilisé toutes ses réserves plus tôt, mais il avait bien un petite boule à fumée quelque part. Ce serait assez pour pouvoir s'enfuir et emmener son détective le plus vite possible pour recevoir des soins. Il mit une main dans sa poche, attrapa la petite boule, et la jeta entre lui et les brigands.

Immédiatement, la fumée s'étala dans la pièce et les mercenaires se mirent à crier. Il n'y prit pas attention, ignorant les cris du genre « Kid ! Il s'enfuit ! » et les coups de feu qui passèrent soudain au-dessus de sa tête : il se précipita, prit Hakuba dans ses bras en prenant garde à ne pas toucher son épaule, et courut vers l'escalier pendant que la fumée était toujours là.


Akako se redressa. Aoko, qui était à côté d'elle, se cramponnait à son panneau anti-Kid. Il était évident qu'il voulait appeler son père mais se retenait.

« Du calme, Nakamori-san. La police sait ce qu'elle fait.
— Mais le père d'Aoko est toujours là-bas… »

La sorcière soupira. Elle pouvait comprendre l'inquiétude de sa camarade, certes compréhensible, mais ne pouvait hélas perdre de temps là-dessus. Kuroba avait clairement des ennuis, si les informations que lui transmettaient ses corbeaux familiers étaient vraies. Et elle ne pouvait pas laisser la lycéenne seule pour aller l'aider : elle lui avait promis de veiller sur elle le temps du cambriolage.

« On va essayer de rejoindre un policier. Avec un peu de chance, il pourra nous dire comment ça se passe. »

Aoko hocha la tête d'un air piteux. La foule était rassemblée sur l'herbe, à l'écart du musée, et l'ambiance était bien plus morose qu'une demi-heure plus tôt.
Quand la nouvelle de la présence d'une bombe à l'intérieur du Louvre s'était répandue, elle avait craint un mouvement de panique; mais par chance la population de Paris était habituée aux situations de crises avec toutes ses attaques de démons. La sorcière secoua la tête à cette pensée. Dire que ces gens se reposaient presque entièrement sur une paire d'enfants pour résoudre tous leurs problèmes… enfin, ils ne pouvaient pas vraiment savoir ça, avec la magie qui les recouvrait et camouflait leur identités.

« Oh! Aoko connaît ce garçon ! »

Akako se retourna. Sa camarade fixait un garçon avec une casquette autour du cou, des lunettes et une casquette (elle ne voyait pas vraiment l'intérêt en pleine nuit, mais elle était probablement mal placée pour faire des remarques).

« D'où tu le connais ?
— Kaito et Aoko l'on rencontré vendredi. Kaito a bousculé une de ses amies, alors il leur a payé un verre. Aoko n'a pas tout compris parce qu'elle ne parle pas français, mais il y a eu une attaque de démons juste après.
— Je vois. »

Akako utilisa discrètement un sortilège de traduction automatique et s'approcha du garçon.

« Excusez-moi… »

Il sursauta.

« Oui ?
— Mon amie a dit qu'elle vous connaissait et je me suis dit que nous pouvions passer ce désagréable moment en compagnie de visages familiers. Cela ne vous dérange pas ? »

Le garçon cligna des yeux et fixa la sorcière un moment. Finalement, se regard se vida face à la pression de sa magie rouge.

« Oui, bien sûr, avec grand plaisir, vous pouvez rester ici aussi longtemps que vous le souhaitez, vous ne me dérangez pas du tout.
— Parfait. »

Elle se plaça en compagnie du garçon, jetant des coups d'oeil réguliers au téléphone abandonné dans la main du garçon.

« Akako-chan sait parler français ?
— Pas très bien, mais je me débrouille, » balaya la sorcière.

La vidéo ne l'aidait pas vraiment à savoir où se trouvait Kuroba. Rapidement, elle envoya un message télépathique à ses corbeaux pour s'enquérir de la situation. La réponse qu'elle reçut ne lui plu pas du tout. Grimaçant, elle jeta un léger sortilège de confusion sur les deux personnes qui l'entouraient et s'éclipsa discrètement.


Kaito filait dans le musée, traversant les salles d'exposition le plus rapidement possible en se fiant à la carte du Louvre qu'il avait mémorisé en prévision du cambriolage. Hakuba, sur son dos, essayait de bouger le moins possible pour éviter d'aggraver se blessures, mais on ne pouvait pas vraiment faire plus.
Alors que les deux garçons passaient devant une fenêtre, Kaito aperçut la place Napoléon qui se vidait à une vitesse folle. Il fronça les sourcils. Les gens avaient-ils entendu les coups de feu? Non, il devait y avoir autre chose. Il sortit son portable et activa le micro de Yume.

« … veux dire, « on a un problème » ?
— C'est ce que je vous dit, boss, les super-héros sont en train de désamorcer une des bombes. »

Kaito se tendit. Les fusillades, il connaissait, les bombes, c'était nouveau.

« Comment tu peux le savoir, ça ? demanda la voix de Snake.
— Quelqu'un est entré en douce et est en train de tout filmer.
— Merde ! Il faut qu'on se dépêche de faire exploser les autres, alors.
— Pas maintenant, abruti ! On est encore à l'intérieur ! On était censé être déjà dehors pour les activer.
— On évacue rapidement, dans ce cas, fit la voix de Spider. La police ne va pas tarder à arriver.
— Et Kid ?
— Pas le temps. Il a réussi, je ne sais comment, à s'échapper de mon illusion, ce qui n'était pas prévu. Il va falloir revoir le plan. Plus tard. Et puis on a toujours son complice pour pouvoir faire pression.
— Allez, grouillez-vous, on se casse ! S'il y en a un qui traîne, je n'hésite pas à le faire exploser ! »

Quand il n'y eu plus que des bruits de pas, Kaito éteignit son micro et se dépêcha de dévaler tous les escaliers avec rapidité, prenant tous les raccourcis qu'il pouvait trouver en se souvenant au mieux de la configuration des lieux, mais cela lui prit quand même une bonne poignée de minutes afin de dénicher une sortie de secours. Ce ne fut qu'une fois qu'il fut dehors, et bien caché dans une ruelle sombre et discrète, qu'il se permit de respirer.
Il se tourna ensuite vers Hakuba.

« Tu me prêtes ton portable deux secondes ?
— Poche… poitrine… »

Kaito fouilla à l'endroit indiqué et tapa rapidement le code PIN (Hakuba le changeait toutes les deux semaines; il connaissait celui-là depuis le troisième jour). Il chercha la vidéo dont l'homme de main avait parlé, et ne fut pas surpris de tomber sur le blog d'Alya — pas qu'il en était ravi, par contre. Elle allait finir par s'attirer des ennuis. Il envoya rapidement un texto pour prévenir Nakamori de la présence d'autres bombes, avant de se tourner vers le détective.

« Tu peux bouger ?
— Pas… trop violemment… mais oui. »

Le voleur hocha la tête avant de reprendre son déguisement de policier et de remettre Hakuba sur son dos.

« Je vais aller te trouver une belle petite ambulance, tu vas voir. Reste en vie en attendant, ok ?
— Comme si j'allais mourir… avant de t'avoir arrêté.
— Ah, ah, détective-san, toujours à faire de l'humour. »


Ginzo Nakamori souffla. Il n'avait vraiment pas pensé que les choses prendraient une telle tournure.

Oui, il savait pour ce Papillon, pour ces démons qui attaquaient la capitale française. Mais il ne pensait pas devoir faire face à une attaque terroriste ici. Surtout que ce n'était ni son domaine d'activité, ni son territoire. Il était juste là pour filer un coup de main pour un cambriolage censé être sans danger, pas pour superviser une évacuation ou une opération de déminage. Il avait failli faire une crise cardiaque quand il avait appris pour l'existence de la bombe, et avait dû s'empêcher d'appeler immédiatement Kaito pour s'assurer qu'il n'était pas à l'intérieur - il le connaissait, ce gosse.

Il sursauta quand un message arriva sur son portable. D'un mouvement rapide, il le sortit de sa poche pour jeter un oeil. Un message de la part d'Hakuba écrit deux fois, une fois en Français, et une fois en Japonais.

« Autres bombes à l'intérieur. Terroristes en train de quitter les lieux pour les faire exploser. KID »

Il ne chercha même pas à savoir comment le voleur avait mis la main sur le portable du lycéen et alla prévenir l'équipe de déminage.


Alya et Chat Noir formait une bonne équipe. La collégienne servait d'intermédiaire entre les démineurs qui indiquaient la marche à suivre, et le super-héros qui coupait les fils à coup de griffe. Finalement, sous les instructions de l'équipe de déminage, ils arrivèrent à venir à bout de la bombe au bout de quelques minutes et purent enfin se remettre à souffler, exténués, devant la carcasse désormais inutilisable.

« Bon travail, Ladybug, Chat Noir, mademoiselle Cézaire. À présent, je vais devoir vous demander d'évacuer immédiatement les lieux. On nous a confirmé la présence d'autres bombes à proximité, et nous préférons ne pas vous impliquer davantage.
— Vous voulez dire que ce n'était pas la seule ? demanda Alya d'une petite voix.
— En effet. Nos collègues sont arrivés sur les lieux et ont déjà commencé à ratisser la zone, et les policiers ont déjà évacué les alentours proches du musée. Nous voudrions éviter que vous soyez pris dedans, alors quittez l'endroit, s'il vous plaît.
— Compris. »

Ladybug raccrocha avant de se relever. Chat Noir attrapa Alya et les trois quittèrent la pièce en passant par la fenêtre pour atterrir directement à l'extérieur.

« Ce n'était pas Kid, fit Ladybug en atterrissant.
— Ça, il n'y a pas de doute, répondit Chat Noir en reposant l'apprentie journaliste sur le sol. Il n'aurait pas pris le risque de placer une bombe là où des gens risquent d'être blessés. Mais ça ne nous dit pas qui est responsable. »

Les deux super-héros se regardèrent quelques secondes en silence. Avant de sursauter en entendant Alya pousser un cri derrière eux.

« Mon portable ! J'avais oublié !
— Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Ladybug, sourcils froncés.
— Je voulais une interview tout à l'heure, mais avec tout ce qu'il s'est passé, j'ai complètement oublié que j'avais un direct en court… »

Ladybug jura.

« Au moins, tout le monde est prévenu, c'est déjà ça… tenta Chat Noir.
— Tu parles, ça a dû provoquer un mouvement de panique, oui.
— La Police a déjà dû se charger de l'évacuation, à l'heure qu'il est, donc ça devrait aller…
— J'espère que t… »

À peine Ladybug n'eut même pas le temps de finir sa phrase qu'une énorme explosion retentissait derrière eux.


NdA : Ending sur une petite note dramatique, mais je vais essayer de me fustiger pour éditer le chapitre 16 avant la fin de la semaine (et si vous ne voyez rien d'ici là, je vous autorise à m'envoyer des "QU'EST-CE QUE TU FOUS!" par mp jusqu'à ce que je me bouge l'arrière-train).