NdA: Bien le bonjour ! Je reviens ici avec le chapitre le plus long de cette histoire jusqu'à présent. Vous avez même droit à un PoV Spider, j'espère que vous aimerez !

Disclaimer : Magic Kaito est la création d'Aoyama Gōshō et Miraculous Ladybug appartient à Thomas Astruc.


Chapitre Dix-Huitième


« Oh non, oh non, oh non… qu'est-ce que je vais faire ?
— Du calme, Marinette, tout n'est pas perdu. »

La jeune collégienne était en train de courir le plus vite qu'elle pouvait en direction de la maison de maître Fu, Tikki cachée dans sa sacoche. La kwami était en train d'avaler le cookie de secours qu'elle y transportait juste au cas où elles récupéreraient les boucles d'oreilles.

Elle arriva à bout de souffle, une dizaine de minutes plus tard. Elle avait… emprunté une trottinette électrique à quelqu'un en chemin, mais c'était pour la bonne cause. Elle frappa à la porte comme si sa vie en dépendait et s'engouffra dans l'appartement dès que la porte fut ouverte, sans à laisser au Gardien le temps d'en placer une. Le bruit de la télévision allumée attira son regard, et elle put voir Nadia Chamack avec les ruines du Louvre en arrière plan, qui faisait le point sur la situation.

« Maître Fu, c'est important. Est-ce que vous savez à quoi peut correspondre un balai ? »

Le Gardien, qui n'avait pas pu prononcer une seule parole jusqu'à présent et semblait plutôt sur le point de poser une question n'ayant rien à voir, cligna des yeux pendant une seconde.

« De quoi ?
— Mon Lucky Charm a créé un balai, mais ma Lucky Vision n'a pas réagi. C'était comme pour la fois où j'ai reçu une théière, qui m'a dirigé vers vous, mais cette fois, je n'ai aucune idée de ce que ça signifie.
— Un balai ? fit Fu en fronçant les sourcils. Ça ne me dit rien, désolé. Mais Marinette, j'aimerais savoir… qu'as-tu fait de ton Miraculous ? »

La collégienne déglutit et jeta un oeil vers Tikki. La kwami pencha la tête sur le côté et Marinette souffla.

« L'akuma me l'a volé.
— COMMENT?
— Mais au moins, j'ai toujours Tikki ! »

La petite déesse coccinelle agita une petite patte depuis la sacoche de Marinette. Fu, lui, soupira.

« Est-ce que quelqu'un t'as vu te détransformer ? »

L'héroïne piétina.

— Pas de civils, mais… l'Akuma a forcément vu mon visage. Il était juste à côté de moi. Est-ce que ça veut dire que le Papillon…
— Tu n'a pas à t'inquiéter pour ça, Marinette, fit la petite voix de Tikki. La broche du papillon ne permet que de transmettre les émotions entre le porteur et son champion. Pour le moment, seul l'akuma sait à quoi tu ressembles. Si on arrive à le détransformer avant qu'il ne ramène les Miraculous au Papillon, ton identité devrait être en sécurité.
— Mais ça ne change rien au fait qu'il a volé un Miraculous, intervint Fu. Le récupérer et la priorité absolue.
— Je comprends. Maître Fu, me serait-il possible d'emprunter un Miraculous le temps que je récupère m…
— Non, » trancha le Gardien.

Marinette coupée dans son élan, s'interrompit.

« Mais…
— Cet Akuma a réussi à voler ton Miraculous en quelques minutes. En prendre un autre en remplacement serait le lui offrir sur un plateau d'argent ! Le Papillon a bien choisi son champion, cette fois. Cet homme est spécialisé dans le vol de bijou sans même avoir de pouvoir. Alors avec…
— Mais dans ce cas, qu'est-ce que je pourrais bien faire ?
— Te tourner ailleurs. Ton Lucky Charm ne souhaitait pas que tu viennes ici, c'est certain. Tu es vraiment sûre que tu ignores ce que le balai signifie ?
— Si je le savais, je ne serais pas venue ici ! cria Marinette.
— Allons, pas la peine de paniquer comme ça, » fit une voix derrière elle.

La collégienne sursauta et se retourna vers l'endroit où la voix avait résonné. La fenêtre.
Elle eut la surprise de voir une jeune fille qui se trouvait à l'extérieur, comme flottant dans les airs. Elle portait une longue cape dont la capuche ne laissait voir qu'une cascade de cheveux noirs aux reflets rouges.
La fille posa un pied sur le rebord de la fenêtre, avant d'entrer dans la pièce, et Marinette put voir ce qui l'avait aidé à se maintenir en l'air: un balai.

Oh.

« Que… qui êtes vous ?
— Tu peux m'appeler la Sorcière Rouge, si tu veux. Il me semble que ton pouvoir a requis mon aide ?
— Heu… oui, mais… comment vous le savez ?
— Je te suis depuis un moment. La situation actuelle de Kid ne me plaît pas plus qu'à toi, tu sais.
— Vous m'avez suivie ? pâlit Marinette.
— Pas depuis le début, j'avais d'autres choses plus importantes à m'occuper, fit la fille avec un sourire en coin. Mais je suis parfaitement disponible en ce moment. Et pas d'inquiétude, je garderai ton identité secrète.
— Je… et bien, merci de votre assistance. Si je puis me permettre, est-ce que vous savez pourquoi mon Lucky Charm vous a désigné ?
— Ma spécialité est la magie rouge. Mais je pense que votre pouvoir m'a simplement désignée car je suis la plus puissante sorcière à la ronde.
— Sorcière ? Magie rouge ? »

Marinette jeta un coup d'oeil vers Tikki en espérant avoir le soutien de son amie, mais la kwami regardait seulement la nouvelle venue avec intérêt.
Celle-ci eut un sourire en coin en désignant quelque chose derrière l'héroïne.

« Regarde derrière toi. »

Marinette se tourna. Maître Fu semblait pris dans une transe étrange, les yeux vides, et son kwami Wayzz tentait de le réveille en lui tapotant la joue.

« Que… qu'est-ce qu'il lui est arrivé ?
— Je suis capable de contrôler les hommes à mon bon plaisir. Enfin, tous sauf un, et c'est celui que je suis en train d'essayer de sauver. »

Marinette avait l'impression qu'il y avait beaucoup de choses pour lesquelles elle n'aurait pas de réponses avec cette fille.

« Je… je vois. Et vous avez un plan ? »

La sorcière sourit.

« Peut-être. »


Saguru se trouvait dans une tente de premiers secours. Il s'y trouvait d'ailleurs depuis un bon moment, et commençait à sérieusement s'impatienter.
Dès que l'Akuma l'avait laissé seul dans la ruelle, il s'était dépêché d'aller rejoindre les policiers pour les informer de la situation, mais cela s'était avéré inutile vu qu'ils était déjà au courant.

Il avait eu alors la mauvaise idée de leur parler de la fusillade et de la balle qu'il s'était prit dans l'épaule. Il n'avait plus aucune blessure, et ne sentait plus de corps étranger dans son corps, preuve que Kaito… enfin, Poker Face, avait fait le nécessaire pour qu'il ne souffre plus, mais les médecins ne l'avaient pas entendu de cette oreille et l'avaient entraîné vers une tente pour faire un check-up. Chiant.

Il n'avait pas besoin d'avoir neuf ans d'étude de médecine pour savoir qu'il était parfaitement capable d'aider la Police ! D'autant plus que c'était partiellement de sa faute si Kuroba était dans cet état. Il avait été tellement occupé par son monologue et sa fierté d'avoir découvert le tour de la soirée qu'il n'avait même pas remarqué Spider et ses complices. Alors qu'ils étaient arrivés du côté qui se trouvait dans son champ de vision ! Pathétique, vraiment. Et maintenant, Kaito était sous le contrôle d'un fou et à la poursuite du criminel qu'il poursuivait depuis des années.
Il savait à quel point l'hypnotiseur était dangereux, et même s'il ignorait la raison pour laquelle il s'était de nouveau attaqué à Kid, il était de son devoir de veiller à ce que la situation ne s'aggrave pas.

« Pour la dernière fois, je vous dis que je vais bien !
— Vous avez été soigné pas un Akuma, nous ignorons quel genre d'effet secondaire cela peut présenter, » répliqua le médecin.

Il grogna. Tout ça ne faisait que lui compliquer la tâche. Il envisagea vaguement l'idée de filer à l'anglaise quand l'inspecteur Nakamori entra dans la tente et alla directement vers lui, en faisant signe au médecin de partir.

«Hakuba-kun ?
— Oui ?
— Comment tu te sens ? »

Saguru grogna.

« Parfaitement bien. En fait, je pourrais déjà être dehors à l'heure qu'il est.
— Évidemment, fit l'inspecteur. Dis-moi, ce « Spider » dont tu a parlé dans ton rapport, depuis combien de temps tu participes à l'enquête, déjà ?
— Environ trois ans, mais je ne l'ai rencontré en personne il n'y a qu'un an et demi. Il était la principale raison de ma venue au Japon.
— Et tu n'as vraiment aucune idée de la raison pour laquelle il s'attaque à Kid ?
— Je l'ai déjà dit tout à l'heure, inspecteur, je n'ai pas réussi à collecter ces informations. Je suis sûr à 80% que la seule chose qui les relie est ce tireur que Kid a appelé Snake.
— Et tu penses qu'il a un lien avec les fusillades. »

Ce n'était pas une question.

« J'en suis certain. »

Les coups de feu qui résonnaient régulièrement à proximité des cambriolages rendaient toujours la division 2 de la Police de Tokyo nerveuse. Nakamori avait espéré y mettre fin après l'arrestation massive du cambriolage du Red Tear, mais hélas cela n'avait pas été le cas, et avait envisagé travailler avec la division 1 à plusieurs reprises.
De ce que Saguru avait lu, cela durait depuis le tout début du premier Kid : sa première apparition officielle avait été juste après une fusillade qui avait eu lieu à une exposition à la tour Eiffel.
Nakamori soupira.

« J'aimerais dire qu'on devra compter sur ces super-héros pour nous aider, pour Kid et ces criminels, mais ça risque d'être compliqué.
— Pourquoi.
— Ladybug est introuvable et Chat Noir est… impuissant, si l'on peut dire. »

Saguru fronça les sourcils.

« Que voulez-vous dire ?
— Le démon n'a pas fait son travail à moitié. Nakamura et ses hommes sont encore en train d'aider les Français à le recoller.
— Pardon, ils sont en train de QUOI ? »

L'inspecteur grimaça.

« Le bon côté des choses, c'est qu'il suffit mettre en contact les bonnes parties et ça se remet tout seul. Le mauvais côté, c'est qu'il y a un paquet de morceaux à récupérer. Je suis presque sûr qu'ils ne les ont pas tous retrouvé, à l'heure qu'il est. »

Ça ne voulait rien dire et ce n'était même plutôt inquiétant. Saguru se demanda un moment s'il avait vraiment envie de savoir, avant de décider que non, certainement pas. Nakamori sembla voir quelque chose dans son regard car il ajouta :

« Ça ne lui fait pas mal, on lui a déjà demandé. Normalement, il devrait juste être un petit peu secoué. »

Oh, merci, c'était rassurant, tiens.

« J'ai pu contacter Aoko, fit l'inspecteur pour changer de sujet. Elle fait partie des gens qui ont été évacués de la place vers le parc à proximité. À mon avis, elle n'a rien à craindre là-bas, ce qui m'ennuie, c'est que je ne peux contacter ni Kaito-kun, ni Koizumi-kun.
— Je croyais que Koizumi-san était avec votre fille ? demanda Saguru en fronçant les sourcils.
— Elles se sont perdues dans la foule. Pour le moment elle est avec un garçon que Kaito et elle ont rencontré hier, qui s'appelle Nino je crois, mais leurs niveaux respectifs en Anglais ne leur permet pas vraiment de communiquer. Ils en sont au point d'utiliser Google Trad', c'est dire. Mais bon, c'est déjà ça.
— Je vois. »

Il s'était déjà demandé à quel point sa jolie camarade aidait le Kid; en public, ils ne se parlaient presque jamais, même quand Koizumi s'attardait près du bureau de Kuroba, mais il avait déjà entendu certaines conversations codées à la volée ici et là, dans des classes vides ou sur le toit du lycée, quand ils pensaient être seuls. Il avait hypothétisé qu'elle servait d'intermédiaire entre Kid et cet informateur dont le nom de code était Lucifer.
Si elle avait disparu juste au moment où Kuroba était sous l'influence de ce Papillon, c'était pour une bonne raison.

« Je vois. Quelle est la situation en ce moment ?
— Kid… enfin, ce qu'il est devenu, est parti à la poursuite de Ladybug. À mon avis, il ne va pas tarder à lui voler son bijou qui lui donne ses pouvoirs, si ce n'est déjà fait. Ce n'est pas pour rien que Kid est un voleur de joyaux professionnel. »

Il n'avait pas tord. Il était bien connu que Kid pouvait voler des joyaux à des places prétendument impossible d'accès.

« Qu'avez-vous l'intention de faire, maintenant ?
— Les policiers ont commencé à chercher la trace du démon sur les caméras de sécurité, mais il n'y en a certainement pas assez pour quadriller la zone correctement. Et puis si nous n'avons pas réussi à Tokyo, je ne vois pas pourquoi eux y arriveraient. On attend qu'il fasse des dégâts quelque part pour pouvoir retrouver sa trace, mais il est plutôt discret en ce moment.
— Je vois… puis-je retourner avec vous ? Si jamais vous avez besoin d'un traducteur… »

L'inspecteur le fixa d'un air très peu convaincu. Mais bon, après tout son excuse n'était pas vraiment des plus subtiles.
Finalement, il soupira.

« Ton épaule ?
— Je n'ai rien. Honnêtement, c'est comme si je n'avait pas été touché du tout.
— Dans ce cas… »

Il lui fit un signe et le jeune détective sauta de son lit à sa suite pour quitter la tente avant que le médecin ne se rende compte qu'il était parti.


Snake grogna. Le mercenaire était assis sur un morceau de pierre cassée, un des seuls endroits à peu près propres des catacombes où lui et ses hommes étaient cachés en ce moment.

« Je ne sais pas pourquoi, mais je le sens pas, ton plan.
— Patiente un peu, fit Spider qui était appuyé contre une alcôve. Nous ne pouvons rien faire tant que Kid est dans son état actuel, combien de fois faudra-t-il que je te le répète ? »

L'hypnotiseur fit tourner son téléphone portable dans sa main.

« Nous devons nous assurer que Kid ne puisse pas nous retrouver tant que ces… héros ne se seront pas occupés de lui. Seulement après qu'il sera redevenu normal, nous pourrons nous permettre de le faire chanter. Mais il faudra le faire en dehors de Paris, cela va de soi.»

Il jeta un coup d'oeil à la personnes qui était ligotée aux pieds de quelques hommes de main. Il n'avait été bien difficile de maîtriser le vieil homme, mais peu importe à quel point il était un bon moyen de pression, il ne pouvait être utilisé à sa juste valeur pour le moment.

« On pourrait le tuer, ce serait plus simple, fit Snake en grognant.
— La gâchette est ta réponse à tous les problèmes qui viennent à ta rencontre, Snake. Il faudra peut-être que tu te remettes en question, un de ces jours. Un otage est toujours plus utile vivant que mort.
— Je parlais pas du vioque, je parlais de Kid ! Si on l'avait tué directement, on n'en serait pas là. Mais c'est vrai qu'on pourrait très bien buter le vieux maintenant. Ces histoires d'otages, ça me gonfle tout le temps. À chaque fois, il faut s'assurer qu'ils restent en vie, et les nourrir, et tout plein de conneries. »

Spider fixa son « collègue » un moment.

« J'espère que tu te rends compte que t'attaquer à Kid en ce moment serait sans aucun doute l'idée la plus stupide de ta misérable carrière criminelle. »

Snake semblait sur le point de répondre quelque chose d'aussi cinglant que stupide quand un des hommes de main s'approcha de lui.

« Monsieur…
— Que ce passe-t-il ?
— Les gars ont entendu un bruit depuis l'entrée des catacombes…
— Quelqu'un est entré ?
— C'est possible.
— … je vois. Tout le monde, rassemblez-vous ici. »

C'est alors qu'un cri retentit dans les couloirs. Suivi de plusieurs autres.

« Merde, merde, merde, fit Snake. C'est quoi, ça, encore ?
— Reste à proximité de l'otage on ne sait jamais. »

Des bruits de pas résonnèrent alors, plus proches, et une silhouette apparut. Son masque au sourire moqueur brillait presque dans l'obscurité, et l'épée qu'il tenait dégainée semblait entourée d'une aura sombre.

« Oh… on dirait bien que Kid nous a trouvé.
— Navré de vous décevoir, mais je ne suis pas Kid en ce moment. Mon nom est Poker Face et vous avez quelque chose qui m'appartient. »

Spider réfléchit rapidement. Il tenta d'envoyer une illusion en direction de l'intrus, mais l'attaque fut bloquée sans difficulté, probablement par la magie qui entourait son adversaire. Étant le seul membre de l'organisation doté de pouvoirs paranormaux présents dans ces catacombes, il ne pouvait pas vérifier sa théorie avec d'autres formes d'immobilisation.
Ses pouvoirs étaient présentement aussi peu efficaces que les balles de pistolets que les hommes de main envoyaient dans la direction de Poker Face : celles-ci étaient bloquées par l'épée, et pour une étrange raison semblaient tomber en poussière à chaque fois qu'elles entraient en contact avec la lame.

« Comment nous as-tu trouvé ? » fit-il pour gagner du temps.

Poker Face pencha la tête.

«J'ai simplement demandé à ma chère compagne de vous suivre depuis notre dernière escarmouche.
— Ta compagne ? »

L'Akuma leva la main et une colombe s'y posa. Sa couleur blanche contrastait désormais fortement avec les vêtements noirs de son maître.

« Je lui avait donné l'ordre de vous suivre depuis que nous nous sommes quitté au Louvre. Vous auriez pu être un peu plus discrets, vous savez. Vous avez pu échapper à la vigilance de la Police, mais pour quelqu'un comme moi, vous avez laissé plus de traces qu'un troupeau d'éléphants. »

L'oiseau repartit se cacher dans une des manches de Poker Face, qui en tira à la place une longue corde faite de foulards de couleur. Il rangea nonchalamment son épée dans son fourreau pour prendre la corde à deux mains.

Aucun des hommes n'étaient de taille à résister à un démon, et en quelques secondes, tout le monde était ligotés. Les hommes de mains étaient suspendus au plafond de la voûte, mais Snake et Spider étaient toujours au sol, pas libre pour autant.
Poker Face s'approcha alors de l'otage.

« Hum… un coup à l'arrière du crâne… possible concussion. »

Il passa alors les mains au-dessus du vieil homme. Son manège dura un petit moment, jusqu'à ce que le vieillard se mette à remuer en gémissant. Poker Face leva les mains, avant de claquer des doigts. Le vieil homme, qui était sur le point de lever la tête, disparut dans un nuage de fumée.

« Mais… il est passé où ? fit Snake qui tentait de se libérer sans succès, écrasant le bras de Spider au passage.
— Je l'ai emmené en lieu sûr, fit l'Akuma en relevant la tête, affichant l'expression de désespoir que son masque portait à présent. Si j'étais vous, ce n'est pas pour lui que je m'inquiéterais, mais pour vous. »


Chat Noir faisait de son mieux pour ne pas bouger. Des policiers avaient enfin réussi à l'approcher sans tomber dans les pommes, et après leur avoir longuement expliqué que non, être en morceaux de lui faisait pas mal, mais qu'il préférerait être de retour en entier, ils avaient enfin accepté de l'aider.
Il avait vraiment de la chance, car il suffisait de plaquer les bouts coupés les uns contre les autres pour que les parties se ressoudent ensemble. Les policiers s'étaient répartis les tâches de rassembler les bouts, de les trier, et de les recoller, et jusqu'à présent il était aux trois-quarts reconstitué et pouvait se tenir assis en tailleur plutôt qu'affalé sur le sol.

C'était comme un espèce de puzzle géant, comme l'avait dit Poker Face. Au moins, il n'y avait que cet espèce de vortex bizarre au niveau des parties coupées, et pas les organes visibles, ou ça aurait été encore plus désagréable pour les policiers.

« Heu… monsieur Chat Noir ?
— Quoi ?
— On a un problème avec une des mains. On n'arrive pas… ben… à remettre la main dessus, en fait. Vous avez une idée d'où elle est tombée ? »

Chat Noir fronça les sourcils alors qu'il se redressait en position assise, ses jambes recollées.

« Ma main ? »

Un de ses bras était déjà complet et avait été recollé très vite, alors il devait s'agir de l'autre. Il ferma les yeux et se concentra. Il lui manquait la main droite. Elle semblait être coincée quelque part, car il y avait de la pression tout autour d'elle. Comme si elle était dans une poche.
C'est alors qu'il réalisa.

« Oh non.
— Quoi ?
— L'Akuma a emporté la main qui portait mon Miraculous avec lui. »