NdA: Bonjour tout le monde ! J'aurais aimé revenir un peu plus tôt, mais l'été est la période la plus chargée de l'année à mon boulot et je n'ai pas eu le temps de souffler depuis le mois d'avril (raison pour laquelle j'avais espéré en finir avec cette histoire avant)... ma connexion Internet est aussi devenue très aléatoire depuis que ma voisine du dessus qui me laissait utiliser sa wifi est malheureusement décédée pendant le confinement, donc soyez heureux parce que j'ai eu un mal fou à charger mon doc. Je suis obligée de l'éditer depuis mon téléphone et je déteste chaque seconde de l'opération. Mais bref ! Le chapitre d'aujourd'hui était censé contenir la fin du combat contre Poker Face, mais je n'ai pas pu m'empêcher de rajouter des trucs et resultat, j'ai dû le couper en deux. Quand sortira l'autre partie ? Aucune idée, faut demander à ma wifi.
Attention : Poker Face est toujours aussi creepy donc faites gaffe à la première moitié du chapitre. Merci.
Disclaimer : Magic Kaito est la création d'Aoyama Gōshō et Miraculous Ladybug appartient à Thomas Astruc.
Chapitre Vingtième
Le square de la Roquette, Onzième arrondissement de Paris, n'était jamais très peuplé de nuit. La rue de la Croix-Faubin qui lui faisait face l'était généralement un peu plus, car comme on le sait il y a toujours quelqu'un de réveillé dans une grande ville.
Mais le coin était déserté de toute voiture, ce soir-là. La raison ? L'Akuma répondant au nom de Poker Face avait bloqué l'endroit en utilisant toutes les voitures garées des environs, laissant la rue en T complètement impraticable.
Il se retourna pour fixer ses deux prisonniers de son masque au rictus large. Snake et Spider étaient ligotés contre le grillage du parc à l'aide de ses foulards, essayant de temps à autres de se débattre avec de moins en moins d'entrain à chaque essai.
« Et bien, on dirait que vous êtes impatients d'assister à mon prochain numéro…
— La ferme, ordure ! cracha Snake en tordant ses poignets.
— C'est moi que vous traitez d'ordure ? Vous ne vous êtes pas regardé, répondit l'Akuma avec un regard supérieur qu'on pouvait sentir à travers le masque.
— Snake, je pense qu'on devrait éviter de l'énerver plus qu'il ne l'est déjà… tenta Spider en tentant de ne pas laisser transparaître l'inconfort que provoquait ses liens.
— Toi, tu la boucles aussi, le magicien à deux balles ! T'es même pas capable de nous sortir de là !
— La magie du Papillon bloque mes illusions, expliqua Spider pour ce qui lui semblait être la centième fois. Et tu n'es pas beaucoup plus utile que moi.
— Allons, allons, évitons de nous disputer juste avant le grand final, voulez-vous ? intervint Poker Face en claquant des mains. Je ne veux pas que vous en perdiez une miette. »
L'Akuma tout de noir vêtu tourna plusieurs fois sur lui-même avant de s'immobiliser brusquement, le regard tourné vers l'asphalte.
« Ah ! Ici.
— Ici quoi ? » grogna Snake.
Poker Face se tourna vers son prisonnier.
« Hum… connaissez-vous bien l'Histoire de Paris ? Une très longue histoire, ça. Nous pourrions remonter très loin, mais le chapitre qui m'intéresse est assez récent. Savez-vous comment on tuait les gens ici, avant ? »
Silence.
« Ah, c'est vrai qu'il y avait plusieurs manières. Mais la plus emblématique ? La guillotine. »
Snake déglutit, et Spider fronça les sourcils sous son masque.
« Et savez-vous où se trouvait la toute dernière de ces guillotines ? »
Autre silence. Poker Face pointa un doigt vers le sol, là où se trouvaient ses pieds.
« Juste ici. »
Snake émit un bruit bizarre. Spider, lui, inspira longuement.
« Alors c'est ça, ton plan ? Nous couper la tête ? Je croyais que tu ne tuais pas les gens ?
— Juste ciel, qui a parlé de vous tuer ? s'écria Poker Face en posant ses mains sur les joues de son masque, l'intonation faussement inquiète de l'Akuma complètement annihilée par le sourire malsain de son masque. Non, non. Vous tuer serait bien trop clément pour ce que vous avez fait. J'ai bien pensé à quel châtiment j'allais vous donner, vous savez ? J'ai déjà testé mes possibilités. Je vous couperai volontiers la tête, mais je sais très bien que la première chose que feront les policiers sera de la recoller sur vos épaules. C'est ça, le problème des gens en rondelles : ils sont toujours reconstitués à la fin. »
Il secoua la tête et dégaina son épée. Elle brillait légèrement dans l'obscurité, d'une aura noire qui se dissipait autour de la lame comme une brume charbonneuse autour du métal aux reflets violets.
« Mais maintenant que j'ai les Miraculous avec moi… celui du Chat Noir en particulier… je pourrais faire en sorte que la coupure soit définitive. »
Il planta alors l'épée dans une légère encoche sur le sol. Celle-ci ce mit à briller encore plus fort qu'avant, et le sol se souleva en dessous d'elle, formant un poteau de trois mètres de haut. De larges lames en métal noir jaillirent des deux côtés, prêtes à tomber au moindre ordre.
« Donc c'est ça… tu vas vraiment nous tuer… ah ah, comme si… » fit Snake avec un rire forcé.
L'Akuma resta un instant le visage penché face à la structure. Finalement, il redressa la tête et fit face à ses prisonniers, de son masque dont le sourire était de nouveau inversé.
« Non, je l'ai déjà dit. Vous tuer ainsi serait bien trop gentil de ma part. »
Poker Face s'approcha des deux prisonniers et défit les foulards qui les reliaient au grillage, avant de les traîner derrière lui avec une force qu'il ne possédait certainement pas en temps normal.
« Vous voulez savoir quelque chose d'intéressant ? Probablement pas, mais je vais vous le dire quand même. À l'époque où les guillotines étaient encore utilisées, un homme de science s'est posé une question intéressante : une tête reste-t-elle en vie une fois coupée ? Alors il a demandé à un condamné de lui rendre un petit service : une fois le cou tranché, s'il était encore conscient, il devait lui faire un signe. Et vous voulez savoir ce qu'il s'est passé ? »
Aucun des deux bandits ne répondit, trop occupés à se faire traîner sur le goudron.
« L'homme de science jura que quand il se pencha sur la tête coupée, les yeux qui le regardaient étaient vivants. Intéressant, non ? La coupure est tellement rapide et nette que le cerveau continue de fonctionner pendant un moment. Bien sûr, puisqu'il n'est plus irrigué de sang, ça ne dure pas bien longtemps… »
Poker Face fixa sa main gantée un instant.
« Mais tout ceci n'est pas très important, au final. Parce qu'avec les Miraculous, je pourrais m'assurer que votre tête restera en vie bien longtemps après avoir été définitivement séparée de son corps. Vous aurez tout le temps de penser à ce que vous avez fait en prison. Enfin, si on vous envoie en prison et pas dans un cabinet de curiosités ou un laboratoire, bien sûr…
— Ça ne durera que jusqu'à ce que tu te fasses battre, enfoiré ! s'écria soudain Snake. Ces sales gosses qui se prennent pour des héros peuvent tout annuler en un claquement de doigt !
— Ah, oui. Mais vous voyez, ils ne peuvent faire ça que s'ils ont leurs Miraculous avec eux. Et je n'ai aucune intention de leur rendre, j'ai déjà un marché en cours. N'est-ce pas, Papillon ? »
Le symbole violet du super-vilain de Paris s'afficha un moment sur son visage.
« Ah, oui, je sais. Ça prends un petit peu de temps. Mais j'ai les deux Miraculous, non ? Qu'est-ce que ces enfants pourraient bien me faire dans leur condition ? »
Un silence.
« Quelques minutes. C'est tout ce que ça prendra. Après, vous aurez vos deux bijoux à utiliser à votre bon plaisir. Je ne reviens pas sur ma parole, Papillon. »
L'Akuma secoua la tête et le symbole se dissipa. En quelques gestes rapides, il emprisonna les deux criminels à la base du poteau, juste en dessous des lames.
« C'est intéressant, ce métal noir et violet, non ? Il est infusé de l'énergie des Miraculous du Papillon et du Chat Noir. Vous voulez savoir pourquoi ? C'est grâce à cette petite babiole, expliqua-t-il en pointant le fourreau qui était à sa taille. Elle absorbe l'énergie environnante et la retransmet à l'épée. Tant que j'ai la bague sur moi, la lame au-dessus de vous sera saturée d'énergie destructrice. »
Il pencha la tête.
« Largement de quoi empêcher votre cou de se recoller à tout jamais. »
Chat Noir commençait à paniquer depuis sa cachette. La situation commençait à devenir sérieuse et il ne pouvait pas bouger.
« Bon sang, combien de temps ça lui prend de préparer ses sorts… si ça continue je vais devoir attaquer sans l'attendre… »
La Sorcière et Ladybug étaient parties de leur côté pour préparer le piège, et lui était obligé de rester là à regarder l'Akuma expliquer son plan malsain aux deux types louches qu'il retenait prisonniers. Franchement, leurs têtes ne donnaient pas envie qu'on les aide.
La grosse guillotine qu'il avait construit lui faisait froid dans le dos. Mais ce qu'il appréciait encore moins, c'était que son masque était probablement en train de se recharger. En combien de temps serait-il de nouveau dangereux ?
« Je suis prête. »
Chat Noir sursauta en entendant la voix de la sorcière. Il se retourna pour faire face au corbeau qui était posé à côté de lui.
La Sorcière avait beau l'avoir prévenu, ça faisait quand même bizarre.
« Heu…
— On dirait que le masque est déchargé, continua le corbeau avec la voix de la Sorcière. C'est le moment d'agir. Je suis en position, tu peux y aller. »
Le héros souffla de soulagement. Il sauta du toit où il se trouvait et étendit son bâton, frappant l'Akuma qui était en train de fixer le poteau, comme perdu dans ses pensées. Celui-ci alla valser sur quelques mètres, et Chat Noir rétracta son bâton avant d'atterrir violemment sur le sol, ses jambes n'évitant la fracture que grâce à la magie de son costume.
« Re-bonsoir ! Navré d'arriver comme un poil de chat sur la soupe, mais au cas où tu l'aurais oublié, tu as quelque chose qui m'appartient, Poker Face !
— Oh. Parles-tu de ta bague ou de la main sur laquelle elle est sertie ?
— Et bien, les deux, merci de demander. Me serait-il possible de les récupérer ? »
Poker Face pencha la tête sur le côté.
« Hum… non. »
Chat Noir soupira.
« Et bien, ça valait au moins la peine d'essayer… »
Il jeta un œil à la guillotine qui se trouvait derrière l'Akuma.
« Au fait, je ne sais pas pour toi, mais dans notre pays, la peine de mort, c'est de l'histoire ancienne. Donc on va essayer d'arrêter ça avant que ça ne dégénère, d'accord ?
— Ah. Et comment comptez-vous m'arrêter exactement ? »
Le héros leva son moignon.
« Oh, très simple. Je vais juste employer les grands moyens.
— Les grands moyens ?
— CATACLYSME ! »
Chat noir agrippa son poignet coupé d'où s'échappa une fine brume noire aux éclats électriques. Poker Face pencha la tête, confus, avant de se redresser en jurant et de fouiller dans ses poches avec empressement. Il en sortit un petit sac en tissu qui vibrait de l'intérieur, qui se mit à se désintégrer quand la brume qui se trouvait à l'intérieur se mit à attaquer les fibres.
L'Akuma jeta avec empressement le sac avant qu'il ne s'attaque au reste, et retira également son gant qui avait touché le sac et commençait lui aussi à se changer en poussière.
Il tourna un regard vers Chat Noir, qui avait profité de la situation pour filer là où sa main se trouvait et l'avait remboîtée à son poignet.
« Ah ! Ça fait du bien ! fit le super-héros alors que le Cataclysme se dissipait. Je commençais à avoir des fourmis dans la main à force d'être coincé dans ce sac. »
L'Akuma resta silencieux un instant.
« Futé, comme plan. Mais assez risqué.
— Ah, quelqu'un d'aussi intelligent que toi aurait compris suffisamment tôt pour réagir. Je ne suis pas du genre à tuer les gens pour le plaisir. Ou à tuer les gens tout court, d'ailleurs.
— Je ne parlais pas de moi, mais de vous. Maintenant que vous avez utilisé votre pouvoir, vous ne pourrez rester transformé que pendant cinq minutes. Avec ça, j'aurai largement le temps de récupérer la bague.
— Ah, mais maintenant, je suis sur mes gardes ! Ça risque d'être un peu plus difficile. Mais je t'en prie, essaie ! »
Le garçon-chat déplia son bâton télescopique et fila vers le parc qui se trouvait derrière eux. L'Akuma jeta un regard rapide aux deux criminels toujours prisonniers, et à la lame les menaçant qui avait perdu ses tons noirs. Il grommela quelque chose avant de récupérer son pistolet dans ses poches et de tirer un grappin.
« Et bien, on dirait que pour une fois ce n'est pas moi le chat ! fit le super-héros qui filait devant lui. Je dois avouer, tu es plutôt rapide. Mais tu as oublié un petit détail, tu sais ?
— Et lequel est-il ?
— Ladybug avait déjà activé son pouvoir, tout à l'heure. Tu ne pensais quand même pas que ça ne servirait à rien ? »
Chat Noir se posa brusquement au milieu d'une clairière. Poker Face fit de même, évaluant ses possibilités. Il tenta de s'approcher du héros, mais…
« Désolé, pas un pas de plus. »
Une lumière rouge s'échappa du sol, qui se transforma d'un coup en immenses flammes qui entourèrent les environs. Celles-ci formèrent alors un cercle aux tons kabbalistiques qui emprisonna à la fois le héros et l'Akuma.
« Alors, on ne peut plus bouger, maintenant, hein ? railla Chat Noir. C'est ton amie la Sorcière Rouge qui nous a aidé à mettre au point ce piège.
— Oh… vous vous êtes volontairement piégé dans le cercle en même temps que moi ?
— Ouaip ! Et aucun de nous deux ne pourra bouger tant que ton amie ne l'aura pas décidé, » expliqua Chat Noir avec un sourire en coin.
Il jeta un regard à sa bague qui s'était mise à biper avant de relever les yeux. Derrière lui, la Sorcière Rouge sortit de sa cachette derrière un arbre en flottant doucement sur son balai.
« Tu m'as bien ennuyée, tout à l'heure, fit-elle en repoussant ses cheveux d'un mouvement de main rapide. Quelle idée de se téléporter sur de telles distances… et juste à cause de ton goût pour le spectacle. Je craignais de ne pas avoir le temps pour dessiner mon cercle, mais on dirait que tu es encore loin d'être rechargé. »
Elle mit pied à terre avant de faire quelques pas dans le cercle, libre de tous ses mouvements — l'avantage d'être celle l'ayant créé — pour finalement atteindre l'Akuma, qu'elle fouilla du regard un instant avant de fixer son regard vers une des poches du magicien corrompu.
Elle en sortit une paire de boucles d'oreilles rondes qui prit une couleur rouge vif quand elle les prit dans sa main. Elle murmura quelque chose avant de les mettre dans une de ses propres poches et avança de nouveau une main — cette fois en direction du masque encore complètement déchargé de l'Akuma.
« Inutile, ça ne servira à rien, fit Poker Face. Le masque est fixé à mon visage. »
La sorcière interrompit son mouvement, avant de hausser les épaules.
« Et bien, dans ce cas, je n'ai qu'à le briser directement. »
La sorcière leva son balai, qui se mit à briller avant de se transformer en une faux gigantesque ornée d'une tête de mort. Elle abattit alors la lame sur le masque de céramique. Et passa au travers.
« Que… »
L'image de Poker Face qui se trouvait devant elle se dissipa comme de la fumée.
« Mais… c'est impossible ! Son masque était encore déchargé d'avoir construit la guillotine ! s'exclama Chat Noir.
— Ah. Je crois que vous avez confondu mon pouvoir et celui de l'épée, » fit alors une voix derrière eux.
Les deux alliés se retournèrent. Poker Face leur faisait face, le masque portant toujours la même impression déchargée. Il gardait, emprisonnée dans son étreinte, Ladybug qui tentait désespérément de se libérer.
« Ladybug ! Tu devais restée cachée pour le moment ! cria Chat Noir au-dessus d'un nouveau bip émit par son Miraculous.
— Désolée, il s'est retrouvé derrière moi sans crier gare, » s'excusa l'héroïne, toujours dans son costume de fortune.
Elle parvint néanmoins, à force de contorsions, à libérer un de ses bras. Elle en profita pour se retourner et essaya d'attraper le masque de son geôlier, mais comme il l'avait dit plus tôt, celui-ci ne bougea pas. À la place, tout ce que Ladybug put retirer était une fine couche de plastique qui recouvrait le masque.
« Que… un autocollant ? »
Ce qu'elle avait en main était en effet un autocollant représentant l'expression complètement déchargée du masque de Poker Face. Elle leva les yeux, surprise, et croisa le regard de l'Akuma.
« Ah, fit-il, je l'ai placé juste après avoir installé ma guillotine. Vous ne pensiez quand même pas que j'allais rester avec un point faible aussi visible ? J'avais remarqué Chat Noir sur le toit ; s'il pensait être discret, c'était raté. J'ai caché mon masque afin de baisser votre garde.
— Tu… étais encore complètement rechargé quand tu as été piégé dans le cercle ? Mais alors… comment as-tu pu transformer l'épée ?
— Je ne l'ai pas transformée. Elle s'est transformée toute seule. »
La Sorcière Rouge se redressa soudain.
« Ah ! Alors c'est donc pour ça que tu étais venu ici. Ce n'était pas que pour l'esthétique !
— Je ne suis pas sûr de comprendre, fit Chat Noir à côté d'elle.
— Tu te souviens de quand Poker Face a monté sa guillotine ?
— Heu… oui ?
— Je pensais qu'il avait déchargé son pouvoir en la créant… sauf que ce n'est pas son pouvoir à lui qui a transformé l'épée. Elle s'est transformée d'elle-même à cause de l'endroit où elle se trouvait ! »
Chat Noir cligna des yeux.
« Je ne comprends pas beaucoup plus qu'avant. »
La sorcière soupira en désactivant son cercle.
« Pour le moment, ce n'est pas important. Essayons de libérer Ladybug. »
Le héros blond hocha la tête, enfin libéré, et fonça vers sa partenaire emprisonnée. Poker Face esquiva rapidement les attaques, mais avec moins d'aisance qu'avant, sa prisonnière rendant le travail difficile. Finalement, alors que celle-ci tentait pour la troisième fois de lui donner un coup dans le ventre, il finit pas abandonner et sortit un mouchoir de sa poche qu'il lui mit devant le nez : l'effet fut immédiat et la jeune héroïne s'effondra inconsciente.
Poker Face laissa alors tomber Ladybug évanouie, que Chat Noir récupéra presque au vol.
« On n'a pas le temps de s'occuper d'elle, Chat Noir ! lança la Sorcière Noire qui avait également attaqué le vilain, visant sans cesse son masque de sa faux. Viens plutôt m'aider !
— J'aimerais bien, mais… »
Un bip sonore et insistant sortit de la bague une dernière fois.
« … mais là ça va vraiment pas être possible ! »
Il posa Ladybug par terre et fila le plus vite possible en dehors du parc, passant en trombe devant la guillotine et les criminels toujours coincés dessous, pour aller se cacher dans une ruelle.
Il se détransforma à la seconde où il se retrouva hors de vue.
« Fiou… c'était juste, fit Adrien. Dommage que le plan de la sorcière n'ait pas marché…
— Dommage, en effet, fit Plagg en secouant la tête dans tous les sens. Dis, j'avais la berlue depuis le Miraculous ou on était en petits bouts tout à l'heure ?
— Heu… j'ai manqué de vigilance, pardon. Dépêche-toi de manger, Plagg, on doit retourner aider la Sorcière Rouge ! »
Il sortit un morceau de camembert de ses poches et le donna au chat volant. Pendant qu'il mangeait, son porteur jeta un coup d'œil en dehors de la petite ruelle : la Sorcière Rouge et Poker Face étaient également sortit du parc (probablement car l'Akuma le cherchait lui) et se battaient à présent au milieu de la rue. Comme le magicien en noir n'avait plus son katana, il devait se contenter de son pistolet à cartes et de ses foulards alors que la sorcière lui lançait des boules de feu à la figure.
« Tout va bien, Adrien ? » fit soudain une petite voix fluette.
Le garçon se retourna en sursautant pour se retrouver face à face à une petite créature rouge à pois noirs. La kwami de Ladybug.
« Oh… Tikki, qu'est-ce que tu fais là ? demanda Plagg entre deux bouchées.
— Ma porteuse est évanouie. Dans son état, elle ne pourra pas se transformer, encore moins réparer les dégâts que l'Akuma a causé, expliqua la déesse coccinelle. Je suis désolée de te demander ça, mais… est-ce que tu pourrais utiliser mon pouvoir, si elle ne se réveille pas à temps ? »
La question prit Adrien de cours.
« Heu…
— Tu essaies de me piquer mon porteur, Tikki ? C'est mesquin, ça.
— Plagg, ce n'est pas le moment, la situation est grave. Ne me dis pas que tu n'as pas reconnu l'épée ?
— L'épée ? » demanda Adrien.
La kwami hocha la tête en tendant les boucles d'oreilles qu'elle tenait dans les mains vers le collégien.
« Je pourrais la reconnaître peu importe la forme qu'elle prend. J'ai assisté à sa création, après tout.
- Vraiment ? Pourquoi ?
— Parce qu'elle a été faite spécialement pour l'une de mes anciennes porteuses, répondit la déesse coccinelle. Cette arme, c'était l'épée de Jehanne. »
NdA : Un cliffy sauvage apparaît ! /°O°\\ Qui est Jehanne ? Je pense avoir donné suffisamment d'indices depuis le debut de cette histoire pour que la réponse soit évidente.
See you next time, si ma connexion le veut !
