NdA : Bonsoir tout le monde ! Je vais couper toutes les excuses parfaitement justifiées qui m'ont poussée à ne pas donner signe de vie pendant quatre mois et demi et vous laisser profiter de la fin du combat, ça vous va ? ^^'

Edit : On dirait que ff net n'aime pas ce chapitre. J'essaie de le reposter, on verra bien...

Guest : J'ai rigolé aussi, t'inquiète. Et oui, c'est bien ce qu'il avait l'intention de faire.

Kurune : Спасибо за ваш комментарий ! Надеюсь, тебе понравится остальное.

Disclaimer : Magic Kaito est la création d'Aoyama Gōshō et Miraculous Ladybug appartient à Thomas Astruc.


Chapitre Vingt-et-unième


Adrien cligna des yeux, surpris par ce que Tikki venait de dire.

« Jehanne ? »

La kwami hocha la tête.

« C'était une de mes porteuses, elle a vécu il y a des siècles. Son épée a été faite par l'un des meilleurs mages-forgerons de l'époque, juste pour elle. Quand les gens ont vu de quoi elle était capable, ils ont fait tous ce qu'ils pouvaient pour l'aider à ramener la paix dans le pays…

— La paix ? »

Tikki hocha la tête.

« Mon pouvoir n'est pas fait pour détruire, c'est le travail de Plagg. Mais malheureusement, il y a un moment ou créer ne suffit plus. La guerre est un de ces moments… quand Jehanne a été capturée par l'ennemi, l'épée a été cachée par l'ordre des Guardiens pour s'assurer que personne ne puisse l'utiliser impunément.

— Capturée ? »

La kwami secoua la tête, visiblement désireuse de changer de sujet.

« À ma connaissance, elle n'a été ressortie qu'une seule fois, pour une de mes porteuses qui vivait à la Renaissance. Après tout ce temps, et la destruction du temple des Guardiens, je pensais que l'épée avait été perdue à tout jamais, et honnêtement, ça aurait été pour le mieux. Il suffit de voir ce qu'il s'est passé ce soir pour imaginer l'horreur qui arriverait si on la laissait entre de mauvaises mains… je ne sais pas pourquoi cette épée est ici, mais il faudra absolument la rendre à maître Fu une fois que tout ça sera fini. »

— La… mais l'épée appartient à monsieur le maire ! On ne peux pas la voler comme ça ! s'exclama Adrien.

— Si on la laisse en évidence, une situation comme celle que nous vivons en ce moment risque de se reproduire ! répondit Tikki avec humeur. L'épée pourrait se transformer en n'importe quoi, c'est beaucoup trop risqué ! »

Adrien cligna des yeux.

« Comment ça ?

— C'est une des caractéristiques de l'épée. En fonction du Miraculous dont elle absorbe l'énergie et de la personne qui la manie, elle change pour s'adapter à la situation. Je serais bien incapable de compter toutes les fois où Jehanne a changé cette épée en lance pour tuer un monstre… et où la Coccinelle l'a changé en rapière pour un duel…

— Alors cette épée peut vraiment se transformer toute seule… mais pourquoi une guillotine ? demanda Adrien en pointant la rue où Poker Face et la Sorcière Rouge se battait toujours.

— Ah, c'est simple, expliqua Tikki. Le Miraculous du Papillon est lié aux émotions. Comme nous sommes à un endroit où avaient lieu des exécutions, il y en a encore des empreintes — pas assez pour former un fantôme, mais assez pour être repérées par le Joyau, s'il est fortifié par le pouvoir du Papillon. Je pense que Poker Face a choisi cet endroit parce que les résidus étaient les plus nets…

— Je… je vois… attends, des fantômes ?

— Ne t'inquiète pas, gamin, ils ne peuvent pas te faire de mal, fit Plagg en tapotant l'épaule de son porteur.

— Mais ça n'a pas d'importance. Dès qu'elle sera séparée de son socle, elle reprendra sa forme de base. »

Adrien hocha la tête et Tikki posa les boucles d'oreilles dans sa main.

« Ne les mets pas. Si tu veux avoir une chance contre cet Akuma, il va falloir sortir le grand jeu. Nous n'aurons droit qu'à une seule dernière chance, nous ne pouvons pas la gâcher.

— Le grand jeu… ?

— Plagg ! continua Tikki sans laisser Adrien parler. Tu es prêt ?

— Au taquet, sucrette !

— Ne m'appelle pas sucrette !

— Oui madame. »

C'est alors qu'un grand bruit résonna dans la rue, faisant se tourner Adrien et les kwamis. La Sorcière Rouge avait enfin réussi à trancher net l'échafaud qui soutenait la lame, qui s'écroula en poussière presque immédiatement. La lame double brilla un moment, avant de rétrécir à vue d'œil, et la Sorcière la frappa violemment du manche de sa faux pour l'éloigner de son adversaire.

L'épée, redevenue normale, tomba au sol dans un bruit sourd.

« Maintenant ! »

Tikki et Plagg filèrent en direction de l'épée et la soulevèrent de leurs petites pattes. Adrien se sentit mal de les regarder sans rien faire, mais il ne pouvait pas vraiment quitter sa cachette sans costume. Il se contenta donc de les encourager mentalement.

L'Akuma, furieux, tenta de les rattraper, mais la Sorcière reporta alors ses attaques sur lui et il dût cesser sa poursuite, pris d'assaut par des dizaines de corbeaux qui l'attaquèrent en piqué.

Finalement, les kwamis regagnèrent la cachette.

« Pfiou… elle est plutôt douée, cette fille, fit Plagg en se posant par terre. Ça fait un bail que je n'avait pas croisé de Luciférienne.

— De quoi ?

— Une sorcière luciférienne. Je pensais qu'elles avaient toutes été tuée au Moyen Âge. Plutôt coriaces, ces filles-là. »

Il secoua la tête tendis que Tikki levait la tête vers Adrien.

« Pourrais-tu me passer les boucles d'oreilles, s'il te plaît ?

— Heu… oui, » répondit Adrien.

Il se pencha vers Tikki qui attrapa ses Miraculous. Elle se pencha alors vers l'épée, jusqu'à trouver deux petits trous ronds qu'on voyait à peine. Elle y plaça les deux boucles d'oreilles qui s'emboîtèrent parfaitement. Aussitôt, la lame perdit ses reflets violets pour prendre des tons rouge vif. On avait l'impression que le coucher du soleil se reflétait sur la lame, alors qu'on était au beau milieu de la nuit.

« Bien ! Poker Face a encore le fourreau sur lui, mais comme il ne sert à rien sans l'épée, il n'aura plus aucun boost.

— Boost ? »

La kwami hocha la tête.

« Le joyau qui est sur le fourreau permet d'absorber l'énergie environnante et de la transmettre à la personne qui manie l'épée. Il était trop lourd et encombrant pour être placé directement dessus, sans parler qu'il ne peut pas se transformer lui-même. Mais ce n'est pas important : le joyau a beau avoir reçu beaucoup d'énergie de la part du Papillon, celle que l'épée reçoit de moi est beaucoup plus importante en ce moment.

— Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris… mais tout ce que j'ai à faire, c'est me transformer, péter le masque de Poker Face, purifier l'Akuma, récupérer le fourreau, et on est bon ?

— En théorie.

— Bon, et bien, on y va, alors… désolé, Plagg.

— Pas de souci. Ce serait dangereux d'utiliser nos deux Miraculous en même temps, de toute façon, fit le chat volant en secouant la tête.

— Alors… Tikki, transforme-moi ! »

La kwami fut attirée à l'intérieur de l'épée, et le corps d'Adrien se recouvrit d'un costume noir et rouge de super-héros. Il cligna des yeux.

« Wouah, gamin, ça fait trop bizarre de te voir avec ces couleurs. »

Le jeune garçon leva la tête vers Plagg.

« Couleurs ? Je crois que j'ai oublié ce mot. Comment est-ce que Ladybug fait pour se battre comme ça tout le temps…

— AH ! »

Adrien se précipita hors de sa cachette, Plagg caché dans ses cheveux. La sorcière avait été désarmée par Poker Face, qui maniait ses foulards et son pistolet lanceur de cartes avec une agressivité visible. Le jeune héros se précipita à son secours, et stoppa une nuée de foulards d'un coup d'épée.

« Oh… elle a encore changé de forme… »

Maintenant qu'il prenait le temps de regarder son arme, il pouvait voir que l'épée s'était transformée en un magnifique fleuret.

« Décidément, Chat Noir, on peut dire que tu sais quand retomber sur tes pattes, fit Poker Face en lui faisant face. Enfin, je suppose que tu n'es plus un chat, maintenant…

— En effet! Tu as affaire à… heu… Red Coccinelle !

— Gamin, pourquoi tu me fais ça… gémit Plagg depuis sa cachette.

— Bon, ok, va pour Mister Bug, fit le héros en haussant les épaules. Mais c'est bien parce que c'est toi.

— C'est pas beaucoup mieux… »

Adrien l'ignora et fonça au combat. Son fleuret, à son grand bonheur, avait le même poids et le même équilibre que celui qu'il utilisait en escrime, ce qui rendait le combat bien plus facile. Mais l'Akuma arrivait à tenir le combat grâce à sa grande agilité et évitait presque tous ses coups.

« Bon… Plagg, une idée ?

— Vise son masque ? C'est pas trop mon truc, d'organiser les trucs, tu sais.

— Ah ben moi non plus, comme ça on est deux.

— Hng… si jamais tu as besoin, ton yo-yo est accroché à ta ceinture.

— Oh, merci. »

Il utilisa la main qui ne tenait pas le fleuret pour tâter l'objet. C'était dans ces moments-là qu'il était content d'être un fan-boy de Ladybug, tiens. Il avait suffisamment cosplayé pour se débrouiller relativement bien avec ce truc… il n'avait pas la dextérité de l'héroïne, bien sûr, mais pour le moment ça suffirait. Pas tout de suite, par contre : il avait déjà du mal à tenir l'Akuma à distance, et son corps était moins agile que quand il portait le Miraculous du Chat Noir. Sans compter que sa main principale maniait l'épée et qu'il n'était toujours pas devenu ambidextre au cours des dernières minutes.

La Sorcière Rouge, pendant ce temps, était allée récupérer sa faux et attaquait de l'autre côté. Hélas, leurs attaques combinées n'arrivaient jamais à atteindre le masque : l'Akuma prenait attention à toujours protéger son visage avec ses attaques. Le seul bon côté, s'était qu'il était passé d'une position offensive à défensive. Le héros n'était pas dupe, cependant : Poker Face ne cherchait qu'à gagner du temps jusqu'à ce qu'il puisse utiliser de nouveau son pouvoir, et son compteur était maintenant à moins d'une minute. Si ça continuait comme ça, ils risquaient de perdre le petit avantage qu'ils avaient sur lui.

Finalement, la sorcière transforma de nouveau sa faux en balai et décolla hors de portée.

« Chat Noir ! cria-t-elle d'en haut.

— Quoi ? Et c'est Mister Bug, là ! »

La sorcière l'ignora.

« Demande à ton kwami de me rejoindre !

— J'arrive, fit Plagg en décollant immédiatement.

— Sympa de me laisser tout seul ! » se plaignit Mister Bug pour la forme.

Il se doutait que la Sorcière devait avoir un plan, et fit ce qu'il faisait le mieux : détourner l'attention. Il se mit donc à courir dans tous les sens, l'Akuma à sa poursuite pour récupérer les Miraculous. Enfin, il n'en avait qu'un seul sur lui, puisque la bague du Chat Noir était planquée dans un papier sale dans la ruelle où Adrien s'était détransformé, mais ça, Poker Face ne pouvait pas le savoir.

Mister Bug était en train de bloquer une rafale de cartes quand il fit Plagg revenir, la sorcière avec lui. Cette dernière s'interposa entre les deux garçons et retransforma son balai. Adrien se demanda brièvement si c'était aussi facile que ça en avait l'air.

« Éloigne-toi, » fit le kwami en retrouvant sa place dans les cheveux de son humain, et Mister Bug lança son yo-yo pour se mettre en sécurité sur un toit.

« Alors, ce plan ?

— Je n'ai pas bien compris où elle voulait en venir, mais elle avait l'air de penser qu'on aurait une meilleure chance de gagner contre l'Akuma en touchant la personne en dessous.

— Ça risque d'être compliqué, ça. Comment elle compte s'y prendre ?

— Et bien… »

Plagg lui expliqua. Adrien cligna des yeux.

« Quoi ?

— Oui, je sais, mais elle semblait convaincue que ça marcherait. Elle avait même l'air de se sentir coupable…

— Oh. Ça a l'air stupide, pourtant.

— Je sais. C'est pas très rassurant, mais c'est le plan. Et on a intérêt à se dépêcher, parce que l'Akuma sera rechargé dans une poignée de secondes.

— Magnifique. »

Mister Bug secoua la tête avant de lever son yo-yo.

« Bon, voyons voir… Lucky Charm ! »

Une nuée de coccinelle jaillit de l'objet en tourbillonnant. Puis quelque chose tomba dans sa main. Heureusement, c'était exactement ce dont il avait besoin.

« Mate ça, Ladybug, je contrôle mieux ton pouvoir que toi ! Quand je vais lui raconter ça, tiens…

— Tu peux te dépêcher ?! cria la sorcière depuis la rue.

— Heu, oui, pardon ! »

Il sauta pour venir en aide à sa partenaire de bataille, tout en brandissant son Lucky Charm devant lui. Ce n'était pas le bouclier le plus impressionnant qu'il ait jamais eu, pour être parfaitement honnête.

Heureusement, son adversaire n'était pas du même avis. Il se figea sur sa lancée pendant une bonne seconde, comme s'il avait du mal à voir ce qu'il avait sous les yeux.

Un bruit sourd s'échappa de sous son masque.

Puis il poussa un hurlement.

« S… SAKANAAA ! »

Houlà, c'était quoi cette réaction, encore ?

Il évita de justesse une attaque de cartes, encore plus violente qu'avant.

« Heu… hey, la sorcière ! Tu étais sûre que c'était une bonne idée ? On n'a fait que l'énerver encore plus, là !

— Gamin, fit alors Plagg. Regarde ça. Ses mouvements n'ont plus rien à voir avec tout à l'heure. On dirait qu'il est… désordonné, ou quelque chose du genre…

— Ouais, ben ça l'a pas rendu plus calme, en tout c… ha ! »

Le poisson en peluche rouge qu'il avait matérialisé plus tôt, et qu'il tenait encore dans sa main, venait brusquement de se transformer en lapin. Surpris, il leva la tête vers l'Akuma, et vit son masque changer d'expression sous ses yeux, le sourire qu'il abordait juste avant complètement renversé.

« Je… non mais je rêve ! Il a utilisé son pouvoir pour ça ?

— Je ne crois pas qu'il soit en train de penser clairement en ce moment… regarde, on dirait que même le Papillon n'arrive plus à l'atteindre. »

En effet, le symbole violet était en train de clignoter devant le masque de l'Akuma, comme si le super-vilain essayait de contacter sa victime par téléphone depuis un tunnel. Poker Face, lui, était en train de dire quelque chose à toute vitesse dans ce qui devait être du Japonais. Il avait lâché son pistolet pour mettre ses deux mains contre ses tempes, et secouait la tête avec énergie.

« Qu'est-ce qu'il se passe, exactement ? »

Personne ne répondit à Adrien. Plagg, parce qu'il n'en avait aucune idée, et la sorcière, parce qu'elle s'était rué vers Poker Face pour aller trancher son masque d'un coup de faux rapide, profitant du fait qu'il était immobile. Les deux moitiés du masque tombèrent sur le sol et un petit papillon violet s'en échappa.

Poker Face se détransforma immédiatement et redevint le Kid vêtu de blanc qu'il était avant, quoique d'un blanc un peu sali de poussière et de sang, souvenir de ce qui s'était passé juste avant sa transformation. Le masque, lui, devint un monocle dont le verre était coupé en deux par une brisure nette.

« Gamin, c'est à toi, fit le kwami.

— Ah ! Oui. Attends deux secondes… »

Mister Bug envoya son yo-yo et attrapa le petit lépidoptère.

« Déakumatisation, go !

— S'il te plaît, tu me fait honte, là… »

Le super-héros attrapa la créature à l'intérieur de son yo-yo, avant de la laisser ressortir immaculée.

« Trop cool ! »

Adrien vit alors que la sorcière s'était posée à côté de Kid et parlait dans un Japonais trop rapide pour qu'il puisse la comprendre (il n'était pas aussi à l'aise dans cette langue qu'il l'était avec le Chinois). Il décida de s'approcher à son tour.

« Bon… on peut m'expliquer ce qu'il s'est passé, exactement ? »

Les deux sursautèrent.

« Oh, et bien…

— Mon amie m'a expliqué ce qui m'est arrivé dans les grandes lignes, fit soudain Kid en se redressant. Je n'en ai aucun souvenir, mais vous avez mes plus sincères remerciements pour m'avoir libéré de l'emprise de ce Papillon. »

Le jeune héros eut un mouvement gêné.

« Oh, ce n'est rien, c'est notre travail, vous savez…

— Même si c'est le cas, je m'excuse platement pour tous les ennuis que je vous ai causé.

— Il n'y a pas de mal. Très honnêtement, il y a des Akumas qui ont fait beaucoup plus de dégâts que vous. »

Le visage de Kid eut un léger mouvement, comme s'il était sur le point de grimacer mais s'était retenu au dernier moment.

Il se redressa alors soudainement.

« Snake et Spider ! Où est-ce qu'ils…

— Ne t'inquiète pas, ils sont là, » fit la sorcière en pointant les restes de l'échafaud.

Les deux criminels, mêmes s'ils n'étaient plus attaché à la structure, étaient toujours emmêlés dans les foulards. Kid les fixa un instant avant de se tourner vers son amie.

« Il va falloir que tu m'expliques un peu plus en détails, je crois.

— Plus tard. »

Le voleur hocha la tête avant de baisser les yeux. Il prit dans ses mains le fourreau qui avait été attaché à sa taille, et le leva au-dessus de lui en l'examinant minutieusement. Finalement, il secoua la tête et se tourna vers le super-héros.

« Je n'ai aucun intérêt à garder ceci. Pourriez-vous le rendre à ses propriétaires ?

— Heu… bien sûr. »

Il prit le fourreau et glissa son fleuret à l'intérieur. Immédiatement, la pierre explosa d'une lumière rouge. Le fourreau, quant à lui, devint très fin de manière à s'adapter à son contenant. La sorcière observa l'opération avec intérêt, avant de se redresser.

« Je pense qu'il te reste une chose à faire, non ?

— Heu… Oui, c'est vrai ! »

Mister Bug fit tourner le bras qui tenait le lapin en peluche en visant au-dessus de lui.

« Gamin, qu'est-ce que…

— Ne gâche pas mon bonheur, Plagg, j'ai toujours rêvé de faire ça. MIRACULOUS LADYBUG ! »

Il envoya le Lucky Charm en l'air, et celui-ci se transforma en une nuée de coccinelles qui partirent dans toutes les directions, pour aller réparer tous les dégâts survenus dans la ville au cours de la dernière heure.

Quelques unes firent disparaître les foulards qui emprisonnaient Snake et Spider. Malheureusement pour eux, la sorcière les ligota aussitôt de nouveau en utilisant un long serpent qui sifflait méchamment tout en fixant le criminel qui portait son nom.

Adrien, lui, regardait les coccinelles faire leur travail avec admiration. Parce qu'il était habitué à ce que sa lady le fasse, mais c'était la première fois pour lui.

« C'est plutôt cool, comme pouvoir. Mais ne t'inquiète pas, Plagg, tu es toujours mon préféré.

— Y a intérêt, » grommela le kwami.

Kid, un peu plus loin, ramassa son monocle, complètement réparé, et le plaça sur son visage d'un mouvement ample.

« Bon ! Ce n'est pas tout ça, mais nous avons un programme assez chargé et allons devoir vous laisser.

— Heu… une seconde ! fit Mister Bug. Je veux juste sav…

— Si c'est le serpent qui t'inquiète, il ne te fera pas de mal et ne partira que quand les policiers auront passé les menottes à Snake et Spider, » fit la sorcière.

Adrien, qui n'avait pas vu le serpent jusqu'à ce qu'on le lui pointe du doigt, bondit en arrière. Quand il se retourna de nouveau, ce fut pour voir que Kid et son amie avaient disparu.

« Que…

— Désolé, gamin, on dirait que tu ne pourra pas continuer ta discussion.

— Mais je voulais savoir ce que c'était que cette histoire avec le poisson… »

Un bip résonna soudain près de son oreille et il sursauta. Il n'était pas habitué à l'avoir juste à côté de son oreille.

« Bon, on va récupérer mon Miraculous vite fait ?

— Bonne idée.

— Chat Noir ? » fit soudain une voix féminine derrière eux.

Adrien se retourna et tomba nez-à-nez avec Ladybug, qui était toujours dans le déguisement que la sorcière lui avait donné.

« Oh, ma lady au bois dormant ! Tu as fait de beaux rêves ?

— Hn, grommela l'héroïne. Depuis quand tu utilises mon Miraculous ?

— Depuis que j'avais un boost de disponible, fit son compagnon en montrant son fleuret.

— Uh ? C'est l'épée, ça ? Comment l'as-tu récupérée ?

— C'est une longue histoire. Je pense que Tikki t'expliquera mieux que moi. Enfin, quand elle aura récupéré. Deux transformations dans la soirée, ça a dû être crevant…

— Gamin, la police arrive, fit alors Plagg en se cachant un peu plus dans les cheveux de son humain.

— Ah, magnifique ! Il y a justement un paquet pour eux, » s'enthousiasma Adrien pendant que Ladybug fixait les deux criminels d'un air intéressé.

Il s'écarta pour laisser la police passer et vit le père de Sabrina arriver en courant. C'était bizarre, d'ailleurs, c'était toujours lui qu'il croisait peu importe le problème. À croire qu'il était dans tous les arrondissements de Paris au même moment. Peut-être qu'il avait des pouvoirs, lui aussi ?

… houlà, il commençait à être vraiment fatigué, il fallait qu'il aille se coucher.

« Vous arrivez pile à l'heure, M. Raincomprix, lança-t-il en guise de bienvenue. Nous avons capturé les criminels qui ont mis les bombes dans le musée.

— Oh ! Magnifique. Je suppose que vous avez aussi libéré l'Akuma ?

— Oui. Il vient de partir. »

Le policier grommela.

« C'était aussi un criminel, vous auriez pu essayer de le retenir un peu…

— Il s'est enfui avec l'aide de son complice quand j'avais le dos tourné, désolé. »

Les autres policiers étaient en train de se demander comment approcher les deux prisonniers, leurs menottes à la main.

« Ah, ne faites pas gaffe au serpent, il est gentil. Je crois.

— Heu… si vous le dites… il y en a pas un qui peut hypnotiser les gens, aussi ? C'est le petit Anglais qui l'a dit… »

Adrien se dirigea vers Spider, lui retira son masque, et l'assomma avec.

« C'est bon, danger écarté. »

Il retourna auprès de Ladybug, qui avait l'air mal à l'aise sans son costume. Il l'attrapa par la manche et la traîna en dehors de la rue, jusqu'à l'endroit où il avait caché sa bague.

« Tikki m'a dit que nous devions donner l'épée à maître Fu, je suppose que tu sais où il habite ?

— Heu… oui. Je m'en chargerai.

— Parfait. Par contre… ton Miraculous est accroché à l'épée, alors je ne peux pas te la rendre maintenant. Tu veux que je la laisse à un endroit particulier ?

— Pas la peine, Chat, je n'aurai qu'à fermer les yeux.

— Heu…

— Tu me fais confiance, non ?

— Oui, bien sûr… »

Il échangea un regard avec Plagg, qui haussa les épaules. Puis il souffla avant de se détransformer.

Tikki sortit de l'épée, l'air essoufflée. L'arme avait reprit la forme qu'elle avait au musée, complètement inerte. Adrien plaça le tout dans les main de sa partenaire.

« Bon, nous on y va. À la prochaine fois, ma lady ! »

La jeune fille hocha la tête, et serra l'objet contre elle. Adrien, lui, fit un signe de la main à la kwami, et partit en courant. Parce qu'il était presque trois heures du matin et que son lit l'attendait.

Il est à noter que parmi tous les personnages de cette histoire, il serait bien un des rares à aller se coucher avant l'aube.


NdA : Eeet... fin du combat ! Vous avez aimé ? Pas du tout ? Dites-moi tout ! Enfin bref. Je vais être honnête : ce chapitre a été infernal. Sérieusement, il m'a pris des mois à écrire et à éditer. Et je ne parle pas des quatre derniers mois : ça fait plus de deux ans que j'écris cette histoire (je pleure en écrivant ça) et c'est de loin la partie qui a été la plus difficile. Le premier jet a été écrit bien avant que je visionne l'épisode Poupéflekta, et a été un peu modifié ensuite en me basant dessus, donc il y a quelques éléments que j'ai récupéré.

Mais bref ! Il reste deux chapitres. Je ne donnerai pas de date, j'ai compris que ça ne servait à rien avec moi (transpire), mais j'espère que ce sera vite.